Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Joseph, gardien fidèle

Saint Joseph, patron de la ville et du diocèse d’Itabuna
Saint Joseph, patron de la ville et du diocèse d’Itabuna

C’est une loi générale, dans la communication de grâces particulières à une créature raisonnable : lorsque la bonté divine choisit quelqu’un pour une grâce singulière ou pour un état sublime, elle lui donne tous les charismes nécessaires à sa personne ainsi qu’à sa fonction, et qui augmentent fortement sa beauté spirituelle.

Cela s’est tout à fait vérifié chez saint Joseph, père présumé de notre Seigneur Jésus Christ, et véritable époux de la Reine du monde et Souveraine des anges. Le Père éternel l’a choisi pour être le nourricier et le gardien fidèle de ses principaux trésors, c’est-à-dire de son Fils et de son épouse; fonction qu’il a remplie très fidèlement. C’est pourquoi le Seigneur a dit: Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître.

Si tu compares Joseph à tout le reste de d’Église du Christ, n’est-il pas l’homme particulièrement choisi, par lequel et sous le couvert duquel le Christ est entré dans le monde de façon régulière et honorable? Si donc toute la sainte Église est débitrice envers la Vierge Marie parce que c’est par elle qu’elle a pu recevoir le Christ, après elle, c’est à saint Joseph qu’elle doit une reconnaissance et un respect sans pareil.

Il est en effet la conclusion de l’Ancien Testament: c’est en lui que la dignité des patriarches et des prophètes reçoit le fruit promis. Lui seul a possédé en réalité ce que la bonté divine leur avait promis.

Certes, il ne faut pas en douter: l’intimité, le respect, la très haute dignité que le Christ pendant sa vie humaine portait à Joseph, comme un fils à l’égard de son père, il n’a pas renié tout cela au ciel, il l’a plutôt enrichi et achevé. Aussi le Seigneur ajoute-t-il bien; Entre dans la joie de ton maître.

Bien que la joie de l’éternelle béatitude entre dans le cœur, le Seigneur a préféré dire: Entre dans la joie de ton maître, pour faire comprendre mystérieusement que cette joie ne sera pas seulement en lui, mais qu’elle l’enveloppera et l’absorbera de tous côtés, qu’elle le submergera comme un abîme infini.

Souviens-toi de nous, bienheureux Joseph, intercède par le secours de ta prière auprès de ton Fils présumé; rends-nous propice également la bienheureuse Vierge, ton épouse, car elle est la mère de celui qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne pour les siècles sans fin. Amen.

Sermon de Saint Bernardin de Sienne 

Prière

Notre Père

Dieu tout-puissant, à l’aube des temps nouveaux, tu as confié à saint Joseph la garde des mystères du salut; accorde maintenant à ton Église, toujours soutenue par sa prière, de veiller sur leur achèvement.

imiter la miséricorde du Seigneur

la miséricorde de Dieu - cathédrale Saint Samson Dol de Bretagne
la miséricorde de Dieu – cathédrale Saint Samson Dol de Bretagne

Ce lundi matin, lors de la messe célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican, le Pape a parlé de la miséricorde de Dieu en offrant quelques suggestions afin de vivre pleinement le temps du Carême.

 

Ne pas juger les autres, ne pas condamner, et pardonner : c’est de cette façon que l’on imite la miséricorde du Père. «Pour ne pas se tromper», dans la vie, il faut «imiter Dieu», «cheminer devant les yeux du Père». En partant de l’Évangile de Luc, le Pape a précisé ce qu’est la miséricorde de Dieu, capable de pardonner les actions les plus «mauvaises».

«La miséricorde de Dieu est une chose tellement grande, tellement grande. N’oublions pas cela. Beaucoup de gens disent : “Moi, j’ai fait des choses très mauvaises. J’ai acheté ma place en enfer, je ne pourrais pas revenir en arrière.” Mais est-ce qu’ils pensent à la miséricorde de Dieu ? Souvenons-nous de cette histoire de la pauvre veuve qui est allée se confesser auprès du curé d’Ars. Le mari s’était suicidé, il s’était jeté d’un pont dans le fleuve. Et elle pleurait. Elle disait : “Moi, je suis une pécheresse. Mais mon pauvre mari ! Il est en enfer ! Il s’est suicidé et le suicide est un péché mortel ! Il est en enfer !” Et le curé d’Ars a répondu : “Mais, arrêtez-vous madame, parce qu’entre le pont et le fleuve il y a la miséricorde de Dieu.” Jusqu’à la fin, jusqu’à la fin, il y a la miséricorde de Dieu.»

De bonnes habitudes pour le Carême

Pour se mettre sur le seuil de la miséricorde, Jésus indique trois conseils pratiques. Avant tout, ne pas juger : c’est une «mauvaise habitude» dont il faut s’abstenir, surtout dans ce temps du Carême.

«C’est une habitude qui s’immisce dans notre vie même sans que nous ne nous en rendions compte. Toujours ! Même pour initier une conversation : “Tu as vu ce qu’elle a fait ?” Le jugement sur l’autre. Pensons à combien de fois par jour nous jugeons. Mais s’il vous plait ! Nous ressemblons à des juges ratés, tous ! Toujours, pour commencer une conversation, un commentaire ou un autre: “Mais regarde, elle a fait de la chirurgie esthétique ! Elle est plus moche qu’avant…”»

On n’a pas besoin de juger. Et il faut pardonner, même si c’est difficile, parce que nos actions donnent la mesure à Dieu sur ce qu’il doit faire avec nous.

La sagesse de la générosité

Apprendre la sagesse de la générosité, c’est la voie maîtresse pour renoncer aux «bavardages» dans lesquels «nous jugeons continuellement, nous condamnons mutuellement et nous pardonnons difficilement».

«Le Seigneur nous apprend : “Donnez”. “Donnez et il vous sera donné”. Soyez généreux dans le don, n’ayez pas des “poches fermées” : soyez généreux en donnant aux pauvres, à ceux qui ont besoin, et il faut donner beaucoup de choses : donner des conseils, donner des sourires aux gens, sourire. Toujours donner, donner. “Donnez et il vous sera donné. Et il vous sera donné dans une bonne mesure, pleine et débordante”, parce que le Seigneur sera généreux : nous donnons un et Lui, Il nous donnera cent de tout ce que nous donnons. Et ceci est l’attitude qui blinde le fait de ne pas juger, de ne pas condamner et de pardonner. L’importance de l’aumône, pas seulement l’aumône matérielle mais aussi l’aumône spirituelle : perdre du temps avec un autre qui en a besoin, visiter un malade, sourire.»

Jésus prépare ses apôtres à supporter le scandale de la croix

La transfiguration du -Christ. Miniature arménienne Évangile de Trézibonde
La transfiguration du -Christ. Miniature arménienne Évangile de Trézibonde

Le Pape François, ce 17 mars, lors de l’Angélus, a commenté l’Évangile de Luc (9, 28b-36) qui nous fait contempler l’événement de la transfiguration,  en ce second dimanche de Carême.

 

Lorsque Jésus concède à ses disciples un avant-goût de la gloire de la résurrection, il assure que la croix et les épreuves trouvent leur solution dans sa Pâques. Le Pape invite les chrétiens à vivre le carême comme un temps « pour jouir de la proximité avec Dieu » et pour reprendre « la voie sacrificielle de la croix qui mène à la résurrection« .

«L’évangéliste saint Luc (9,28-36) nous montre Jésus transfiguré sur la montagne, qui est le lieu de la lumière, symbole fascinant de l’expérience particulière réservée aux trois disciples.» «Pendant qu’il priait, son visage devint autre et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.»

Habitués à le voir chaque jour dans l’apparence de son humanité, Pierre, Jacques et Jean restèrent saisis, «face à cette splendeur nouvelle qui embrasse toute sa personne». Et aux côtés de Jésus apparurent Moïse et Élie qui parlèrent avec Lui de son prochain «exode», c’est-à-dire de sa Pâques de mort et résurrection, «Alors Pierre s’exclama : « Maître, il est bon que nous soyons ici ! » Il voudrait que ce moment de grâce ne finisse plus !»

Suivre Jésus pour obtenir la vie éternelle 

Mais la transfiguration «s’accomplit en un moment bien précis de la mission du Christ, c’est-à-dire après qu’il a confié aux disciples de devoir “souffrir beaucoup (…) Être tué, et le troisième jour, ressusciter”».

Ainsi, Jésus est conscient que ses disciples n’acceptent pas cette réalité, et il veut les préparer à supporter le scandale de la passion et de la mort en croix, afin qu’ils sachent le chemin par lequel le Père céleste fera arriver son fils à la gloire. «Aucun n’arrive à la vie éternelle s’il ne suit pas Jésus, en portant sa propre croix lors de sa vie sur terre.»

La perspective chrétienne de la souffrance

De cette manière, la transfiguration du Christ nous montre la perspective chrétienne de la souffrance. Ce n’est pas du «sadomasochisme», mais un «passage nécessaire et transitoire: en Lui est le salut, la béatitude, la lumière, l’amour de Dieu sans limite». En montrant sa gloire, Jésus nous assure que la croix, les épreuves, les difficultés dans lesquelles nous nous débattons trouvent leur solution et sont dépassées dans sa Pâques.

«Demeurons chaque jour recueillis pour quelques instants. Fixons notre regard intérieur sur son visage et laissons sa lumière nous pénétrer et irradier notre vie.» La prière en Jésus-Christ et en l’Esprit Saint transforme la personne de l’intérieur et peut illuminer le monde alentour avant de conseiller de donner de l’espace à la prière et à la Parole de Dieu, que la liturgie nous propose en abondance ces jours-ci.

«Que la Vierge Marie nous enseigne à rester avec Jésus même lorsque nous ne le comprenons pas, ni lui, ni ses méthodes. Parce que c’est seulement en restant avec Lui que nous verrons sa gloire.»

Après la prière de l’Angélus

Le Pape François a exprimé sa proximité à la communauté musulmane frappée par l’attaque de deux mosquées à Christchurch en Nouvelle-Zélande.

«Je prie pour les morts, les blessés et leurs familles. J’exprime ma proximité à nos frères musulmans et à cette communauté, et je renouvelle mon invitation à s’unir par la prière et des gestes de paix pour contraster la haine et la violence.» Le Pape a invité les pèlerins rassemblés place Saint-Pierre à prier pour ceux qui ont été tués.

NB. Les évêques d’Afrique de l’Est expriment leur solidarité à la suite des inondations tragiques au Malawi, tandis que la Conférence Épiscopale du Malawi a appelé à soutenir les victimes.