MYSTÈRE DE MARIE VIII : élevée en gloire

Introduction

Commençons par un extrait de l’homélie du pape Benoît XVI lors de la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie.

(Paroisse pontificale Saint-Thomas de Villanova, Castel Gandolfo, samedi 15 août 2009)

« La solennité d’aujourd’hui couronne le cycle des grandes célébrations liturgiques au cours desquelles nous sommes appelés à contempler le rôle de la bienheureuse Vierge Marie dans l’Histoire du salut. En effet, l’Immaculée Conception, l’Annonciation, la Maternité divine et l’Assomption sont des étapes fondamentales, intimement liées entre elles, à travers lesquelles l’Eglise exalte et chante le destin glorieux de la Mère de Dieu, mais dans lesquelles nous pouvons également lire notre histoire. Le mystère de la conception de Marie rappelle la première page de l’histoire humaine, en nous indiquant que, dans le dessein divin de la création, l’homme aurait dû posséder la pureté et la beauté de l’Immaculée. Ce dessein, compromis mais non détruit par le péché, à travers l’incarnation du Fils de Dieu, annoncée et réalisée en Marie, a été recomposé et restitué à la libre acceptation de l’homme dans la foi. Enfin, dans l’Assomption de Marie, nous contemplons ce que nous sommes appelés à atteindre à la suite du Christ Seigneur et dans l’obéissance à sa Parole, au terme de notre chemin sur la terre.  La dernière étape du pèlerinage terrestre de la Mère de Dieu nous invite à considérer la façon dont Elle a parcouru son chemin vers l’objectif de l’éternité glorieuse. »

Le 1er novembre 1950, Pie XII, sur la place Saint-Pierre, en présence d’une très grande foule de fidèles et de six cents évêques venus du monde entier, a proclamé solennellement le dogme de l’Assomption de Marie, participation singulière à la Résurrection du Christ, et anticipation de notre propre résurrection :

« Cette vérité doit être considérée par les chrétiens comme le gage de la réalité de notre association à tous à la victoire de notre divin chef sur le mal, et l’affirmation que nous partageons sa gloire dans la mesure où nous aurons été associés, par la foi et l’amour, à son oeuvre rédemptrice » (Louis Bouyer).

1. La définition dogmatique

L’Assomption de Notre-Dame fut donc solennellement définie le 1er novembre 1950, lorsque le Pape Pie XII lut la conclusion de la Bulle « Munificentissimus Deus » : « Par l’autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des Bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et par notre autorité, Nous prononçons, déclarons et définissons comme dogme divinement révélé que Marie, l’Immaculée Mère de Dieu, toujours Vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la gloire céleste ».

1. Quelle est la portée exacte de cette définition ?

a) « C’est un dogme divinement révélé ».

Avant cette date, des discussions s’étaient élevées sur ce sujet. L’autorité infaillible s’est prononcée. Elle déclare qu’on ne peut plus considérer la croyance de l’Assomption comme une « pieuse opinion », mais qu’on doit l’admettre comme une vérité de foi.

b) « après avoir achevé le cours de sa vie terrestre ».

Cette expression a été délibérément choisie pour éviter l’affirmation de la mort de la Sainte Vierge.

Est-elle morte vraiment ?

La Bulle affirme la fin de sa vie terrestre sans préciser quoi que ce soit sur la manière dont Marie a quitté cette terre. Ce point demeure un sujet de libre discussion.

c) « Marie, l’Immaculée Mère de Dieu, toujours Vierge, a été élevée en corps et en âme à la gloire céleste ».

Ces termes suggèrent qu’il y a un fondement de l’Assomption dans l’Immaculée conception, la maternité divine et la virginité perpétuelle, mais n’affirment pas que ces qualités de la Vierge constituent des titres à l’Assomption.

La définition porte donc seulement sur le fait que Marie « a été élevée en corps et en âme à la gloire céleste ».

Le terme « élevée » marque la différence entre l’Ascension de Jésus et l’Assomption de Marie. Jésus monta au ciel par sa propre puissance, sa Mère y fut élevée par une action divine ; elle reçut la gloire céleste.

La formule de la définition évite aussi de dire que Marie a été élevée au ciel. Ce langage aurait l’inconvénient de suggérer un déplacement local. Il semblerait désigner le ciel comme un lieu situé au-dessus de la terre.

En déclarant de façon très précise que Marie a été élevée à la gloire céleste, le texte affirme un changement d’état : le passage de la vie terrestre à l’état de gloire céleste.

Cet état, la définition ne l’analyse pas ; elle précise seulement qu’il affecte le corps et l’âme de la Vierge, par conséquent sa personne entière.

2. Les fondements du dogme

a) l’Ecriture

Aucune tentative n’est faite par la Bulle pour torturer quelque texte biblique de façon à lui faire signifier explicitement le dogme de l’Assomption. L’Ecriture n’en offre aucun qui puisse démontrer cette vérité.

La Bulle « Munificentissimus » a invoqué le fait global que l’Écriture nous présente Marie étroitement unie à son Fils Jésus.

C’est une constatation qui résulte de l’Evangile de l’Enfance. La Bulle parle en effet de celle qui « a conçu le Christ, l’a enfanté, l’a nourri de son lait, tenu dans ses bras ».

Elle en tire la conséquence qu’une union aussi intime a dû se poursuivre par-delà la mort et que Marie doit être auprès de son Fils avec son corps et son âme.

L’Ecriture fournit donc une orientation de base qui sera développée par la Tradition et explicitée par le raisonnement théologique pour amener la foi des fidèles à croire que Marie a bénéficié d’un triomphe glorieux complet qui lui permet une parfaite union avec son Fils.

b) la Tradition

En effet, de très bonne heure, dès la fin du deuxième siècle, s’est posée pour les chrétiens le mystère de la mort de la Vierge Marie.

La piété mariale prenant progressivement de l’essor, a cherché à connaître la fin de la vie de Marie. Il y a eu des récits populaires, des apocryphes. Le peuple chrétien ne pouvait pas supposer que cet événement n’ait été marqué par quelques prodiges. L’Eglise honorait la mémoire des Apôtres, des martyrs ; elle célébrait le jour de leur mort sur la terre comme le jour de leur naissance à la vie éternelle. Pouvait-elle faire moins pour la Mère de Dieu ?

Entre toutes les fêtes mariales, la mémoire du trépas de Marie, appelée fête de la Dormition », puis « Assomption », a tenu le premier rang. Elle eut d’abord le sens de la naissance au ciel de Marie et comporta, ensuite, une orientation vers son Assomption corporelle.

c) la piété populaire

Au cours des siècles, les signes de la foi de l’Eglise se sont manifestés. Sous la direction de leurs pasteurs, les fidèles ont appris par l’Ecriture que la Vierge Marie, au cours de son pèlerinage sur terre, a mené une vie d’angoisse et de souffrances.

Ils ont admis sans peine qu’à l’image de son Fils, la Mère de Jésus quitta cette vie, mais cela ne les empêcha pas de croire que son corps très saint ne fut jamais soumis à la corruption du tombeau. Éclairés par la grâce divine et poussés par leur piété envers la Mère de Dieu, ils ont contemplé l’harmonie des privilèges que Dieu lui a accordés, privilèges si élevés qu’aucune autre créature, hormis l’humanité du Christ, n’atteignit jamais pareils sommets.

Cette croyance est attestée par d’innombrables églises consacrées à Dieu en l’honneur de l’Assomption de Notre-Dame. En outre, des villes, des diocèses, des régions furent placés sous la protection et le patronage spéciaux de Marie élevée au ciel.

d) l’universalité de la foi

Cependant, ce n’est pas précisément sur la continuité de la foi au cours des siècles, mais bien plutôt sur l’universalité de cette foi dans la communauté chrétienne, à l’époque contemporaine, que la Bulle Munificentissimus a fondé la preuve décisive du dogme de l’Assomption.ar une lettre encyclique du 1er mai 1946, Pie XII demandait aux évêques du monde entier s’ils estimaient qu’on pouvait définir l’assomption corporelle de Marie comme dogme de foi et si eux-mêmes le souhaitaient avec leur clergé et leurs fidèles. Les réponses furent quasi-unanimes dans le sens affirmatif.

A ce témoignage la Bulle attache la plus haute importance. L’accord universel du magistère ordinaire de l’Eglise fournit l’argument le plus solide pour prouver que l’Assomption corporelle de la Bienheureuse Vierge Marie est une vérité révélée ».

e) Une question ouverte : Marie est-elle morte ?

Dans la définition que nous venons de citer, nous pouvons remarquer que Pie XII n’a pas voulu répondre à la question : « Marie est-elle morte, ou bien est-elle passée de la vie de la terre à la vie du ciel sans solution (c’est-à-dire rupture) de continuité ? » Il affirme seulement qu’au terme de sa vie terrestre, Marie a été élevée « corps et âme » à la gloire céleste.

L’opinion théologique selon laquelle Marie aurait été transportée vivante directement au ciel n’a guère eu de partisans dans la tradition théologique. Ceux qui la soutiennent s’appuient sur le fait que la mort ne convenait pas, en raison de l’Immaculée Conception.

On remarque que la plupart des récits apocryphes concernant la fin de la vie de Marie décrivent avec force détails la mort et l’ensevelissement de la Vierge. Le mot employé est soit « transitus » (qui signifie : translation), soit « dormitio ».

Peut-être faut-il voir également une indication dans la formule employée par Pie XII dans le texte de la définition. Il s’exprime en effet de la façon suivante : « … les fidèles, sous la direction de leurs pasteurs… ont admis sans peine que l’admirable Mère de Dieu quitta cette vie à l’exemple de son Fils », ce qui tendrait à insinuer que, comme Jésus, Marie a connu la mort. Le Pape cite d’ailleurs nombre de textes où la mort de Marie est affirmée, et il n’en donne aucun où elle soit mise en doute.

Ce qui ressort de plus probable d’après ces éléments, c’est que Marie est morte. « Cette croyance ne s’impose pas à notre foi au nom d’une définition solennelle, mais au nom de l’accord constant et unanime du peuple chrétien et de ses pasteurs sur la fin terrestre de la Mère de Jésus ». Ceux qui soutiennent cette opinion s’appuient sur le fait que Jésus a voulu unir sa Mère à sa Rédemption, et la rendre ainsi le plus semblable à lui. S’il en a bien été ainsi, il faut affirmer que le corps de Marie n’a pas connu la corruption : dans l’instant même où elle est morte, elle a été glorifiée.

Quant à la question du lieu de la « dormition » de Marie, on ne peut y répondre avec certitude, même si des raisons très sérieuses font penser que ‘la ville d’Ephèse, évangélisée par saint Paul (sur la côte de la mer Egée), fut la dernière demeure de la Vierge sur notre terre.

Le problème de la mort de Marie apparaît en fait comme secondaire. L’essentiel réside dans le fait que Marie soit vraiment vivante avec son corps, quelle que soit la voie choisie par Dieu pour la faire accéder à cette Vie nouvelle auprès de son Fils, dans la Gloire.

II. — Dans la lumière de l’Assomption

L’Assomption inaugure la phase céleste et éternelle du mystère de Marie. Elle est le couronnement de l’œuvre de Dieu en son chef-d’œuvre qu’est la Vierge. C’est une joie pour nos cœurs d’enfants et une lumière pour nos âmes.

a) Reine avec son Fils

Comme l’Ascension est pour le Christ l’établissement de son pouvoir céleste et de sa royauté sur l’univers, l’Assomption marque pour Marie l’inauguration de sa puissance de Reine du monde.

Sans doute, sa maternité divine lui conférait la plus haute dignité qui put appartenir à une créature, mais cette dignité demeurait cachée.

Au ciel, elle se manifeste dans toute sa gloire. Et surtout ce pouvoir royal acquiert les moyens de s’exercer avec une parfaite connaissance et de la manière la plus efficace.

Par son Assomption, Marie est établie plus près du Christ. La Mère retrouve son Fils ; bien plus elle partage avec lui la gloire d’une manière parfaite en son âme et en son corps.

Reine et Mère glorifiée : ces deux titres lui confèrent une intimité incomparable avec le Christ avec une puissance unique de médiation et d’intercession.

En particulier, son état glorieux la rend plus apte à compatir à toute douleur terrestre et lui donne la puissance de secourir toute détresse.

b) plus proche des hommes

Parce qu’elle est plus proche du Christ, Marie se trouve en même temps plus proche des hommes.

Son départ de la terre ne l’a pas éloignée de nous ; sa situation céleste la rend capable d’une présence universelle et assidue à notre vie terrestre. Elle est présente à toute la chrétienté, présente à chacun d’une présence d’action, car elle agit constamment sur notre âme avec le Christ.

En lui, dans -la vision bienheureuse, elle connaît chacun de ses enfants d’une façon individuelle et personnelle, d’une connaissance maternelle plus intime que celle des autres saints.

Elle les avait aimés tous en son Fils d’un amour universel mais indistinct ; elle puise désormais dans le cœur de Dieu une tendresse infinie qu’elle répand sur chacun de ses enfants avec son cœur de Mère, son cœur de chair glorifiée.

C’est ainsi que l’Assomption se présente comme un bonheur avide de se répandre, comme l’allégresse qu’une Mère souhaite de partager avec ses enfants.

c) lumière sur notre destinée

Le Christ glorieux représente l’aboutissement de notre destinée. Par sa résurrection et son ascension, il en est la cause et le modèle.

La Vierge de l’Assomption représente le même idéal. Par une anticipation exceptionnelle, en elle s’est réalisée la plénitude du bonheur céleste tel qu’il appartiendra aux élus, mais seulement après la parousie. Son corps glorifié est, pour elle, une réalisation de la résurrection universelle des corps et, pour nous, une annonce de la nôtre.

Comme elle éclaire cet article de notre Credo : « Je crois à la résurrection de la chair ».

Marie est l’image de l’humanité parvenue au dernier terme de son existence, dans la condition définitive, éternelle qui succédera à l’histoire du monde.

Saint Paul l’a dit clairement : « de même que tous meurent en Adam, tous revivront dans le Christ. Mais chacun à son rang : en tête le Christ comme prémices, ensuite ceux qui seront au Christ lors de son avènement… Puis ce sera la fin… afin que Dieu soit tout en tous » (1 Corinthiens 15, 22. 23. 28).

L’Assomption de Notre-Dame atteste que la résurrection des corps n’est pas le privilège exclusif de la personne du Verbe Incarné, mais qu’elle sera le sort final de tous les rachetés.

L’Assomption réalise également la promotion féminine. Marie au ciel manifeste la mission que la femme doit assumer sur la terre dans le Royaume de Dieu, la place qu’elle doit tenir dans l’Eglise.

d) la noblesse du corps : en la Vierge glorieuse apparaissent la valeur et la dignité du corps.

Si les forces du péché se servent souvent du corps de la femme pour solliciter au mal, l’Assomption démontre que Dieu se sert du corps de la femme pour la diffusion de la sainteté dans le monde. Elle est le triomphe de la noblesse maternelle ainsi que de la pureté virginale. Cet aspect revêt une signification particulière pour les religieuses et doit augmenter en elles l’estime de la chasteté.

L’Assomption corporelle propose encore une autre leçon à tous les baptisés. Ce qui a fait la grandeur du corps de la Vierge, ce fut d’être la demeure du Verbe incarné. Pareillement tout chrétien, par la vie de la grâce, devient le temple, le séjour de Dieu et son corps participe à cette dignité.

Ne savez-vous pas, dit Saint Paul, que votre corps est le temple du Saint Esprit… Glorifiez Dieu dans votre corps » (1 Corinthiens 6, 19-20).

De plus, par la communion eucharistique, notre corps devient de façon directe et concrète le temple du corps du Christ.

L’Assomption, glorification du temple unique qu’a été le corps de la Mère de Dieu, suggère la splendeur finale réservée au corps du chrétien. La promesse de résurrection attachée à la communion en reçoit un nouvel éclairage et une nouvelle assurance.e) Espérance : ainsi la Vierge élevée au ciel représente l’idéal vers lequel tend l’humanité.

Son Assomption, unie à la Résurrection et à l’Ascension du Christ soutient l’espérance des hommes, l’illumine et l’oriente vers la perfection du dernier jour.

« La Vierge Marie brille comme un signe d’espérance assurée et de consolation devant le peuple de Dieu en pèlerinage » (Lumen Gentium n° 68).

Après des siècles de travail, après les progrès extraordinaires de la technique, l’humanité ne semble pas parvenue au bonheur, la terre ne ressemble guère à un paradis retrouvé.

La science échoue devant l’inconnu et la technique devant la mort.

Combien de malheureux sans foi, sans espérance pour qui la vie n’a aucun sens ; il ne leur reste qu’à attendre la mort comme le prélude de la désintégration de l’univers. Et combien de pessimistes et de défaitistes !

La Vierge Marie, notre Mère, est là, dans le Ciel, glorifiée dans son corps et dans son âme, si proche de nous, pour ranimer notre espérance.

Non, la terre n’est pas faite pour une définitive désagrégation, mais pour cette glorieuse Assomption. La voie est ouverte entre la terre et le ciel.

Du mystère de notre Mère, nous sommes solidaires. Elle nous fait signe de la suivre, elle nous attire et nous entraîne. Pour la suivre, imitons-là.

Jamais ne s’est mieux vérifiée que dans l’Assomption de Notre-Dame la vérité de cette parole de Notre Seigneur : « Quiconque s’abaisse sera exalté ». (Luc 14,11).

La Vierge Marie la répète dans son Magnificat : « Il exalte les humbles » (Luc 1, 52).

Conclusion

Concluons en citant  Benoit XVI, lors de son homélie du 15 août dernier : « Toute la vie est une ascension, toute la vie est méditation, obéissance, confiance et espérance, même dans les ténèbres; et toute la vie est cette « sainte hâte », qui sait que Dieu est toujours la priorité et que rien d’autre ne doit susciter de hâte dans notre existence. Enfin, l’Assomption nous rappelle que la vie de Marie, comme celle de chaque chrétien, est un chemin d’imitation, à la suite de Jésus, un chemin qui a un objectif bien précis, un avenir déjà tracé:  la victoire définitive sur le péché et sur la mort et la pleine communion avec Dieu, car – comme le dit Paul dans la Lettre aux Ephésiens – le Père « nous a ressuscités; avec lui, il nous a fait régner aux cieux, dans le Christ Jésus » (Ep 2, 6). Cela veut dire qu’avec le Baptême, nous sommes fondamentalement déjà ressuscités et que nous siégeons dans les cieux en Jésus Christ, mais que nous devons corporellement rejoindre ce qu’il a commencé et réalisé dans le Baptême. En nous, l’union avec le Christ, la résurrection, est inachevée, mais pour la Vierge Marie, elle est accomplie, malgré le chemin que la Vierge a dû elle aussi accomplir. Elle est entrée dans la plénitude de l’union avec Dieu, avec son Fils, et elle nous attire et nous accompagne sur notre chemin. Alors, en Marie élevée au ciel, nous contemplons celle qui, par un singulier privilège, participe corps et âme à la victoire définitive du Christ sur la mort. »