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Neuvaine de la Présentation du Seigneur 9

Neuvaine de la Présentation du Seigneur
NEUVIÈME JOUR (2 FÉVRIER)

Présentation de Jésus au Temple - détail du vitrail - Honington Angleterre
Présentation de Jésus au Temple – détail du vitrail – Honington Angleterre

La fête de la Présentation de Jésus au Temple (2 février) nous invite à nous en remettre au Père des cieux, à sa volonté, comme a pu le faire Jésus, porté par ses parents Marie et Joseph. En ce jour de fête, vivons intensément cette fin de neuvaine de prière à l’Enfant-Jésus. Pour nous, associés de la Médaille Miraculeuse, elle sera source de grandes grâces et de croissance dans la vie spirituelle.

Quel bonheur pour ce saint vieillard et pour cette sainte veuve de voir de leurs propres yeux Jésus, et de le connaître en même temps pour ce qu’il était ! Quel bonheur, surtout pour Siméon, de le porter entre ses bras ! Ô qu’il avait bien raison de dire qu’il n’avait plus qu’à mourir en paix !

Cette faveur fut le fruit de leur sainteté et des vœux ardents qu’ils formaient depuis longtemps pour la venue du Messie. On trouve toujours le Seigneur, quand on soupire après lui ; et ceux qui ont mis leur confiance en ce Dieu de bonté, ne furent jamais confondus. À nous maintenant de le recevoir et de le communiquer par une sainte vie conforme à son Évangile.

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1. Ô divin Enfant, Ta main droite toute puissante, combien de bénédictions n’a-t-elle pas donné à ceux qui T’honorent et T’invoquent. Bénis aussi, ô Enfant-Jésus, mon âme, mon corps et ce qui m’est nécessaire. Bénis-moi dans mes besoins pour y pourvoir ; bénis-moi dans mes désirs pour les exaucer, écoute ma prière et moi, je bénirai Ton Saint Nom chaque jour.

2. Pater, Ave, Gloria

3. Par Ta Divine Enfance, Ô Jésus, accorde-moi la grâce que je Te demande (la formuler ici) si elle est conforme à Ta Volonté et à mon vrai bien. Ne regarde pas ma faiblesse mais ma foi et Ta Miséricorde infinie.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

La Présentation du Seigneur

La Présentation du Seigneur

Présentation de Jésus au Temple - vitrail - Honington Angleterre
Présentation de Jésus au Temple – vitrail – Honington Angleterre

40 jours après Noël, chaque 2 février, l’Église célèbre la Présentation de Jésus au Temple, fête religieuse aux multiples déclinaisons populaires.

Ce 2 février 2024, à 17h25, le Pape François préside la Messe dans la Basilique Saint Pierre avec les membres des Instituts de Vie Consacrée et Sociétés de Vie Apostolique, à l’occasion de la fête de la Présentation du Seigneur, et de la Journée Mondiale de la Vie Consacrée.

1. – Associés de la Médaille Miraculeuse, nous sommes sensibles à la solennité de ce jour, qui clôt le temps de Noël. C’est une fête de Jésus aussi bien que de Marie: Jésus est présenté au Temple par sa Mère quarante jours après sa naissance, selon la prescription de la loi ; Marie se soumet au rite de la Purification.

L’antique liturgie célèbre, avant tout, la première entrée de Jésus-Enfant dans le Temple: « Voici que le Seigneur en maître vient dans son saint Temple: Réjouis-toi et sois dans l’allégresse, Sion, en accourant au-devant de ton Dieu ». Allons à sa rencontre, nous aussi ; que nos sentiments rivalisent avec ceux du vieillard Siméon qui, « mû par l’Esprit Saint, alla au Temple » et, plein de joie, reçut l’Enfant Jésus dans ses bras.

Aujourd’hui, pour mieux célébrer cette rencontre, l’Église bénit les cierges et nous les remet ; en procession, cierges allumés, nous entrons dans le Temple. Le cierge allumé est le symbole de la vie chrétienne, de la foi et de la grâce qui doivent resplendir dans notre âme. Mais il est aussi l’image du Christ, lumière du monde, « lumière qui doit éclairer les nations », tel que l’a salué Siméon, d’où le nom aussi Chandeleur donné à la fête.

Le cierge allumé nous rappelle que nous devons toujours porter avec nous le Christ, source de notre vie, auteur de la foi et de la grâce. Jésus lui-même, par sa grâce, nous dispose à aller à sa rencontre avec une foi plus vive et un plus grand amour. Puisse, en ce jour, notre rencontre avec lui être particulièrement intime et sanctifiante !

Jésus est présent au Temple pour être offert au Père. Le rachat n’a pas d’effet sur Lui, comme sur les autres premiers-nés des Hébreux. Sa présentation au Temple est, pour ainsi dire, l’offertoire de sa vie, le sacrifice s’accomplira plus tard sur le Calvaire pour le salut du monde. Offrons-nous en même temps que Jésus.

2. – Jésus est présenté au Temple par sa Mère : contemplons donc aujourd’hui Marie dans sa fonction maternelle. La Vierge n’ignorait pas que Jésus était le Sauveur du monde et, à travers le voile de la prophétie, elle sentait que sa mission s’accomplirait dans un mystère de douleur auquel elle aurait à participer, en sa qualité de Mère.

La prophétie de Siméon : « quant à toi, un glaive de douleur transpercera ton âme » (Lc 2, 35), confirma son intuition. Dans le secret de son cœur, Marie dut répéter en cet instant : « Voici la Servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc 1, 38). En offrant son Fils, elle s’offre elle-même, toujours intimement unie à son sort à lui.

Purification de Marie La Trinité en Plozevet Finistère.JPG
Purification de Marie – La Trinité en Plozevet Finistère

Selon la coutume introduite par la loi juive de cette époque (Lévitique 12) : une mère ayant accouché d’un garçon était considérée comme impure pendant 7 jours et devait ensuite attendre la purification de son sang pendant 33 jours, donc pas question pour elle de se rendre dans un lieu sacré avant la fin de cette période.

Avant d’entrer dans le Temple pour y présenter Jésus, Marie veut se soumettre à cette loi de la purification légale. Bien qu’elle soit consciente de sa virginité, elle se met au rang de toutes les autres mères juives et, confondue avec elles, elle attend humblement son tour, portant « une paire de tourterelles », l’offrande des pauvres.

Nous voyons Jésus et Marie, accompagnés de Joseph, se soumettre à des lois auxquelles ils n’étaient pas tenus : Jésus ne devait pas être racheté, Marie ne devait pas être purifiée. Leçon d’humilité et de respect envers la loi de Dieu.

Il y a des lois auxquelles nous sommes tenus et auxquelles notre amour-propre nous soustrait sous de faux prétextes : ce sont des dispenses abusives réclamées au nom de droits en réalité inexistants. Alors que Marie n’avait nullement besoin d’être purifiée, reconnaissons notre extrême besoin de purification intérieure.

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« Ô Jésus, tu es allé t’offrir au Temple. Qui t’a offert ? La Vierge Marie qui n’a jamais eu d’égale et n’en aura jamais. Marie t’a offert, elle qui, par la bouche de la sagesse, fut appelée par ton Père la ‘toute belle’… A qui t’a-t-elle offert ? A Dieu, essence infinie, sublime dans sa création, fécond dans son héritage, insondable dans ses desseins, gracieux et suave dans l’amour »

« Et qu’a-t-elle offert ? Toi, Verbe éternel, substance de l’Essence divine, Fils du Très-haut, législateur de l’univers, toi, qui as reçu tant de noms illustres et choisis : ô clef de David, ô Roi des nations, ô Emmanuel. »

« Que m’enseignes-tu, ô Seigneur, en t’offrant au Temple ? Tu me montres ton respect pour la loi en voulant l’observer ; tu m’enseignes l’adoration, car tu t’es offert au Père, non comme son égal, – tu l’es vraiment, – mais comme homme. Tu m’as donné ici le modèle du respect que je dois à ta loi, les dix commandements.. »

« Cette loi m’est toute douceur et suavité, mais je me la rends amère quand je ne renonce pas à moi-même, car alors, au lieu de la porter suavement, la loi est obligée de me porter » (Sainte Marie-Madeleine de Pazzi).

« Ô Jésus, par les mains de Marie, je veux m’offrir aujourd’hui avec toi au Père éternel. Mais tu es hostie sainte, tandis que je suis pécheur. »
« Ô Marie, ma Mère, vous qui avez voulu être purifiée, bien qu’exempte de la moindre ombre d’imperfection, aidez-moi à me purifier, je vous prie, afin que je sois moins indigne d’être offert au Père en même temps que Jésus. »
« Ô Vierge très pure, acheminez-moi vers une purification sérieuse et profonde, et puis accompagnez-moi vous-même, afin que mon manque de courage ne me fasse pas défaillir devant la rudesse du chemin. »

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Angélus: dans la pénombre de l’Histoire, les Béatitudes répandent la lumière

Angélus: dans la pénombre de l’Histoire, les Béatitudes répandent la lumière

Lors du premier Angélus de février, Léon XIV a enjoint les fidèles rassemblés place Saint-Pierre à méditer sur les Béatitudes (Mt 5, 1-12), qui rappellent que «Jésus transforme l’amertume des épreuves en joie des rachetés».
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PAPE LÉON XIV

ANGELUS

Place Saint-

Dimanche 1er février 2026

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

La liturgie d’aujourd’hui proclame une page splendide de la Bonne Nouvelle que Jésus annonce à toute l’humanité : l’Évangile des Béatitudes (Mt 5, 1-12). Ce sont là, en effet, des lumières que le Seigneur allume dans les ténèbres de l’histoire, révélant le plan de salut que le Père accomplit par le Fils, avec la puissance du Saint-Esprit.

Sur la montagne, le Christ donne à ses disciples la loi nouvelle, celle qui est inscrite dans les cœurs et non plus sur la pierre : une loi qui renouvelle nos vies et les rend bonnes, même lorsqu’aux yeux du monde elles paraissent ratées et misérables. Seul Dieu peut véritablement appeler bienheureux les pauvres et les affligés (cf. vv. 3-4), car Il est le Bien suprême qui se donne à tous avec un amour infini.

Seul Dieu peut combler ceux qui recherchent la paix et la justice (cf. vv. 6.9), car Il est le juste juge du monde, l’auteur de la paix éternelle. C’est en Dieu seul que les doux, les miséricordieux et les cœurs purs trouvent la joie (vv. 5.7-8), car Il est l’accomplissement de leurs aspirations.

Dans la persécution, Dieu est la source de la rédemption ; dans le mensonge, Il est l’ancre de la vérité. C’est pourquoi Jésus proclame : « Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse !» (v. 12).

Ces Béatitudes demeurent un paradoxe seulement pour ceux qui croient que Dieu est différent de la manière dont le Christ le révèle. Ceux qui s’attendent à ce que les puissants soient toujours maîtres de la terre sont surpris par les paroles du Seigneur. Ceux qui ont l’habitude de penser que le bonheur appartient aux riches pourraient croire que Jésus est dans l’erreur.

Pourtant, l’illusion réside précisément dans le manque de foi en Christ : Il est le pauvre qui partage sa vie avec tous, le doux qui persévère dans la souffrance, l’artisan de paix persécuté jusqu’à la mort sur la croix.

C’est ainsi que Jésus éclaire le sens de l’histoire : non pas l’histoire écrite par les vainqueurs, mais celle que Dieu accomplit en sauvant les opprimés. Le Fils pose un regard lucide sur le monde, empreint de l’amour du Père ; à l’inverse, comme l’a dit le pape François, se trouvent « les artisans de l’illusion. Nous ne devons pas les suivre, car ils sont incapables de nous donner l’espérance » (Angelus, 17 février 2019).

Dieu, au contraire, offre cette espérance en premier lieu à ceux que le monde rejette comme désespérés.

Ainsi, chers frères et sœurs, les Béatitudes deviennent pour nous un critère de bonheur et nous invitent à nous interroger : le considérons-nous comme un accomplissement à acquérir ou comme un don à partager ? Le plaçons-nous dans des objets de consommation ou dans les relations qui nous accompagnent ?

C’est en effet « pour l’amour du Christ » (cf. v. 11) et grâce à Lui que l’amertume des épreuves se change en joie des rachetés : Jésus ne parle pas d’une consolation lointaine, mais d’une grâce constante qui nous soutient toujours, surtout dans l’affliction.

Les Béatitudes élèvent les humbles et dispersent les orgueilleux dans les pensées de leur cœur (cf. Luc 1, 51-52). C’est pourquoi nous implorons l’intercession de la Vierge Marie, servante du Seigneur, que toutes les générations proclament bienheureuse.

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Après l’Angélus

Chers frères et sœurs,

J’ai appris avec une grande inquiétude la montée des tensions entre Cuba et les États-Unis d’Amérique, deux pays voisins. Je m’associe au message des évêques cubains, invitant tous les dirigeants à promouvoir un dialogue sincère et constructif, à éviter la violence et toute action susceptible d’accroître les souffrances du cher peuple cubain.

Que la Vierge de Charité d’El Cobre assiste et protège tous les enfants de cette terre bien-aimée !

Je vous assure de mes prières pour les nombreuses victimes du glissement de terrain survenu dans une mine du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo. Que le Seigneur soutienne ces personnes qui souffrent tant !

Nous prions également pour les défunts et pour ceux qui souffrent des tempêtes qui ont frappé le Portugal et le sud de l’Italie ces derniers jours. N’oublions pas non plus le peuple du Mozambique, durement touché par les inondations.

Aujourd’hui en Italie marque la « Journée nationale des victimes civiles de la guerre et des conflits dans le monde ». Cette initiative arrive malheureusement à point nommé : chaque jour, des victimes civiles sont recensées suite à des actions armées qui violent ouvertement la morale et le droit. Les morts et les blessés d’hier et d’aujourd’hui seront véritablement honorés lorsque cette injustice intolérable prendra fin.

Vendredi prochain débutent les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, suivis des Jeux paralympiques. J’adresse mes meilleurs vœux aux organisateurs et à tous les athlètes. Ces grands événements sportifs véhiculent un puissant message de fraternité et ravivent l’espoir d’un monde en paix.

C’est aussi le sens de la Trêve olympique, une coutume ancestrale qui accompagne les Jeux. J’espère que ceux qui ont à cœur la paix entre les peuples et qui détiennent l’autorité sauront, à cette occasion, faire des gestes concrets de détente et de dialogue.

Je vous salue tous, chers Romains et pèlerins venus de tous les pays !

Je suis particulièrement heureux d’accueillir les membres du mouvement Lumière-Vie du diocèse de Siedlce, en Pologne, accompagnés de l’évêque auxiliaire.

Je salue les groupes de fidèles du Paraná, en Argentine ; de Chojnice, Varsovie, Wrocław et Wagrowiec, en Pologne ; de Pula et Sinj, en Croatie ; de Guatemala ; et de San Salvador ; ainsi que les étudiants de l’Institut Rodríguez Moñino de Badajoz et ceux de Cuenca, en Espagne.

Je salue également les dévots de Notre-Dame des Miracles de Corbetta, près de Milan. Je vous remercie du fond du cœur pour vos prières et vous souhaite un bon dimanche !

Texte traduit et présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse