Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Sainte Joséphine Bakhita

Sainte Joséphine Bakhita

Sainte Joséphine Bakhita
Sainte Joséphine Bakhita

Sainte Joséphine Bakhita, née au Soudan dans la région du Darfour en 1869,  fut enlevée toute jeune, vendue plusieurs fois à des marchands d’esclaves africains et subit une servitude cruelle. Enfin libérée, elle devint chrétienne puis religieuse à Venise chez les Filles de la Charité, passa le reste de sa vie dans le Christ à Schio, au pays de Vicence, en subvenant aux besoins de tous, et mourut en 1947.

Ce fut la très Sainte Vierge Marie qui la libéra de toute souffrance. Ses dernières paroles furent: «Notre Dame! Notre Dame!», tandis que son sourire témoignait de sa rencontre avec la Mère du Seigneur. Le saint Pape Jean Paul II a béatifié Joséphine Bakhita le 17 mai 1992 et l’a déclarée sainte le 1er octobre 2000.

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«Ô Seigneur, si je pouvais voler là-bas, auprès de mes gens et prêcher à tous à grands cris ta bonté: Oh, combien d’âmes je pourrais te conquérir! Tout d’abord ma mère et mon père, mes frères, ma sœur encore esclave… tous, tous les pauvres Noirs de l’Afrique, fais, o Jésus, qu’eux aussi te connaissent et t’aiment!»

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GIUSEPPINA BAKHITA (1869-1947)  Lire la suite →

Grande Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes 6e jour

Grande Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes 6e jour

Onzième apparition, dimanche 28 février : pénitence

Plus de mille personnes assistent à l’extase. Bernadette prie, baise la terre et rampe sur les genoux en signe de pénitence. Elle est ensuite emmenée chez le juge Ribes qui la menace de prison.

Douzième apparition, lundi 1er mars : premier miracle 

1ère guerison à Lourdes
1ère guerison à Lourdes

Plus de mille cinq cents personnes sont rassemblées et parmi elles, pour la première fois, un prêtre. Dans la nuit, Catherine Latapie, une amie lourdaise, se rend à la grotte, elle trempe son bras déboîté dans l’eau de la source : son bras et sa main retrouvent leur souplesse. 

Prions:

Notre-Dame de Lourdes, santé des infirmes, vous qui guérissez les corps afin de mieux guérir les âmes, montrez-vous encore favorable à mes désirs ardents. Soyez l’espoir pour nos chers malades, que leur confiance en vous soit couronnée de succès.

Vierge miséricordieuse, dont le nom seul évoque de merveilleuses guérisons, montrez-moi encore votre pouvoir. Intercédez pour moi et pour les êtres qui me sont chers que je vous recommande.

Notre-Dame de Lourdes, qui guérissez les malades, priez pour nous.

Sainte Bernadette, priez pour nous

Notre-Dame de Lourdes, Soutien de la Sainte Église, apprenez-moi à vivre à tout moment en présence du Seigneur, à élever mes pensées, mon cœur, mon âme vers le Père, le Fils et l’Esprit d’amour. Je Vous prie spécialement d’intercéder de toute Votre puissance et de tout Votre amour maternel, pour la Sainte Église, le Saint Père le Pape et tous les pasteurs. « Que tous soient UN ».

O Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l’Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce…

Pratique : Se confesser avec une parfaite contrition.

Salut des infirmes, priez pour nous.

Prière à l’Esprit Saint

Roi du ciel, Consolateur, Esprit de vérité,
toi qui es partout présent et qui remplis tout,
Trésor de biens et Donateur de vie,
viens et demeure en nous,
purifie-nous de toute souillure
et sauve nos âmes, toi qui es bonté.

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Marie, la Mère du Sauveur

Marie, la Mère du Sauveur

Mère-de-Dieu-et-Christ-Sauveur
Mère-de-Dieu-et-Christ-Sauveur

Dans la doctrine révélée sur la Vierge Marie, les deux grandes vérités qui dominent et d’où dérivent toutes les autres sont la maternité divine et la plénitude de grâce, affirmées l’une et l’autre dans l’Évangile et les Conciles.

l’Évangile rapporte que Jésus, passant au milieu du peuple. une femme dit (Luc, xr, 27) : «Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » : et Jésus répondit : « Heureux surtout ceux qui écoulent la Parole de Dieu et la conservent dans leur cœur. »

D’après cette réponse du Sauveur, la plénitude de grâce et de charité, principe des actes surnaturels et méritoires sont mis en évidence par Jésus. Et Marie par excellence les possède.

Cette femme du peuple cependant ne parlait pas précisément de la maternité divine; elle ne considérait pas encore Jésus comme Dieu, mais plutôt comme un prophète écouté, admiré et acclamé, et elle parlait surtout de la maternité corporelle selon la chair et le sang : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! »

Elle ne pensait pas à ce que la maternité divine comporte spirituellement comme consentement surnaturel et méritoire au mystère de l’Incarnation rédemptrice. D’où la réponse de Jésus : « Heureux surtout ceux qui écoulent la parole de Dieu et la conservent dans leur cœur. »

Mais précisément Marie est devenue Mère du Sauveur en écoutant la Parole de Dieu, en y croyant, en disant généreusement avec une parfaite conformité de volonté au bon plaisir de Dieu et à tout ce qu’il entraînerait : « Voici la servante du Seigneur qu’il me soit fait selon ta parole »,et elle n’a pas cessé de conserver les paroles divines en son cœur, depuis le jour béni de l’Annonciation.

Si bien que sainte Élisabeth lui dit (Luc, r, 45) : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur.  » Tandis que Zacharie est devenu muet pour n’avoir pas cru aux paroles de L’Ange Gabriel. « Mais voici que tu seras réduit au silence et, jusqu’au jour où cela se réalisera, tu ne pourras plus parler, parce que tu n’as pas cru à mes paroles » (Luc, I, 20).

Pour préciser encore la question, il faut insister sur ce point que la maternité chez une créature raisonnable
n’est pas seulement la maternité selon la chair et le sang. Car elle demande de soi le consentement libre donné à la lumière de la raison à un acte dont l’exercice relève de soi de la liberté et des lois morales. Autrement ce serait une faute.

De plus pour la maternité divine, il fut demandé à Marie un consentement non seulement libre, mais surnaturel et méritoire. sans lequel, d ‘après le plan de la Providence, le mystère de l’incarnation rédemptrice ne se fut pas accompli : elle le donna au nom de l’humanité.

Il ne s’agit donc pas seulement d »une maternité matérielle selon la chair et le sang, mais d’une maternité qui par sa nature même demandait le consentement surnaturel à la réalisation du mystère de l’Incarnation rédemptrice, tel qu’il devait être réalisé hic et nunc. et à tout ce qu’il entrainait de souffrances selon les prophéties messianiques, particulièrement selon celles d’Isaïe, bien connues de Marie.

Dès lors, il ne peut être question de maternité divine pour Marie, sans qu’elle soit, selon le plan de la Providence, la digne Mère du Rédempteur avec une parfaite conformité de volonté à celle de son Fils.

Aussi la Tradition dit-elle qu’elle a doublement conçu son Fils, de corps et d’esprit ; de corps : il est la chair de sa chair, le flambeau de la vie humaine du Christ s’est allumé dans le sein de la Vierge par l’opération du Saint-Esprit dans la plus parfaite pureté ; d’esprit : car il a fallu le consentement exprès de la Vierge, pour que le Verbe s’unisse en elle à notre nature.

Selon la Tradition, si la maternité divine, proclamée au Concile d’Éphèse, est unie à la plénitude de grâce et de charité, le plus grand litre de gloire de Marie est celui de Mère de Dieu.

d’après le P. Garrigou-Lagrange +