Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

rêver en grand

Le Pape invite les jeunes à ne pas avoir peur de « rêver en grand »

24-04-2013 source : Radio Vatican

C’est sous un beau soleil printanier romain et devant une foule nombreuse et enthousiaste venue écouter sa catéchèse que le Pape François a présidé sa traditionnelle audience générale hebdomadaire. Ce mercredi, Le Pape a débuté sa catéchèse en revenant sur le Credo, au cours duquel les fidèles professent que « Jésus viendra de nouveau dans la gloire pour juger les vivants et les morts. » Le sens de l’existence de l’Homme est résumée dans cette phrase. La création de l’homme et de la femme à l’image de Dieu et le jugement éternel du Christ. Un évènement sur lequel Jésus est revenu régulièrement lors de sa vie terrestre. Le pape François s’est donc attardé sur trois passages de l’Évangile de Matthieu : la parabole des dix vierges, celle des talents et celle du Jugement dernier.

La parabole des dix vierges

La parabole des vierges qui attendent l’époux, nous renvoie au temps situé entre la première et la dernière venue de Jésus. Ces deux pôles sont les deux bornes des temps actuels, que nous vivons dans l’attente d’être accueilli par le Seigneur. Alors que dix vierges ont préparé de l’huile pour alimenter leurs lampes, d’autres moins prévoyantes voient les leurs s’éteindre. Avec miséricorde et patience, le Seigneur nous donne ce temps d’attente avant son retour pour que nous tenions allumées les lampes de la foi, de l’espérance et de la charité, et ayons le cœur ouvert au bien, à la beauté et à la vérité. Il nous enjoint donc d’être toujours prêt à sa venue dont nous ne connaissons ni le jour, ni l’heure en sachant décrypter les signes de sa présence parmi nous et maintenant vive notre Foi par la prière et les sacrements.

La parabole des talents, l’occasion d’inviter les jeunes à « rêver en grand »

C’est certainement l’une des paraboles les plus connues. Notre vie sur terre est décrite par Jésus comme une épreuve : le temps d’un voyage du maître. Avant de partir, le maître confie les talents, de façon inégale, en s’adaptant aux personnes. A la fin, Il en demandera compte. Elle dépeint un maitre qui gratifie des serviteurs méritants, et qui en punit un autre pour sa paresse. La parabole des talents nous fait réfléchir sur l’usage des dons que nous recevons de Dieu. L’attente du retour du Seigneur est le temps de la mise en valeur de ces dons pour Dieu, pour l’Église et pour les autres. Une parabole qui prend tout son sens en cette période de crise où la solidarité devient une nécessité, rappelle le Pape. Il s’est une nouvelle fois adressé aux jeunes qu’il a interpellé. « N’enterrez pas vos talents ! Pariez sur des idéaux de service de l’autre ! La vie ne nous est pas donnée pour la garder jalousement mais pour que nous la donnions ! N’ayez pas peur de rêver en grand»

La parabole du jugement éternel

La parabole sur le Jugement dernier décrit la seconde venue du Seigneur, en utilisant l’image du berger qui sépare les brebis des chèvres, les personnes qui ont aidé leur prochain de celles qui ne l’ont pas fait. Nous serons donc jugés sur notre amour pour Dieu sur notre attention et à notre service au prochain. Le fait de penser au Jugement dernier, a insisté le Pape François, devrait nous stimuler à mieux vivre notre quotidien, en apprenant chaque jour à reconnaître Dieu présent dans les pauvres et les petits, en travaillant pour le bien et en étant vigilants dans la prière et dans l’amour.

PAPE FRANÇOIS AUDIENCE DU 24-04-2013

Saint Georges témoin du Christ

23-04-2013 source : l’Osservatore Romano

 Dans un épisode de la Passion de saint Georges, un texte grec du Ve siècle traduit dans plusieurs langues orientales et en latin, le jeune homme, après avoir distribué ses biens aux pauvres, se déclare chrétien devant l’empereur et ses gouverneurs.

Avec cette rare miniature médiévale, qui synthétise efficacement le sens du témoignage d’un saint très populaire aussi bien en Orient qu’en Occident,  adressons comme de tradition nos vœux les plus cordiaux et affectueux au Pape dont le nom de baptême est Georges, sûrs d’exprimer les vœux et les prières de bien des personnes à travers le monde, et alors que l’on fête le quarantième anniversaire de la profession religieuse solennelle dans la Compagnie de Jésus du père Bergoglio (22 avril 1973), en la date où advint celle d’Ignace de Loyola et de ses compagnons (22 avril 1542).

Le Pape invite les cardinaux à bannir la mondanité

23-04-2013 source : Radio Vatican

En la solennité de Saint Georges, le Pape François, Jorge Bergoglio, a voulu célébrer cette fête entouré par une cinquantaine de cardinaux présents à Rome, lors d’une messe mardi matin en la chapelle Pauline. L’occasion de les remercier : » Vous m’avez bien accueilli. Merci, je me sens bien avec vous et cela me plaît ».

Dans son homélie, le Pape a tenu à souligner que « l’identité chrétienne n’est pas une carte d’identité, mais bien une appartenance à l’Église, à l’Église mère », parce que « trouver Jésus en dehors de l’Église n’est pas possible ». « C’est une dichotomie absurde de vouloir vivre avec Jésus sans l’Église », a encore expliqué le Pape, « de vouloir suivre Jésus en dehors de l’Église, d’aimer Jésus sans l’Église ». « L’Église mère nous donne Jésus, elle nous donne l’identité qui n’est pas seulement un sceau, mais une appartenance: l’identité signifie appartenance, et cette appartenance à l’Église est une belle chose », ajoutait encore le Pape dans cette homélie improvisée.

Dans cette intervention il a été aussi question du caractère missionnaire de l’Église, et du fait que la vraie vie chrétienne et la vie de l’Église procèdent toujours des « persécutions du monde aux consolations du Seigneur ».  » Si nous voulons aller un tant soit peu sur le chemin de la mondanité, a-t-il expliqué, en négociant avec le monde comme voulaient le faire les Maccabées, nous n’aurons jamais la consolation du Seigneur. Et si nous ne cherchons que la consolation, ce sera une consolation superficielle et non celle du Seigneur ».

« Si nous ne sommes pas « brebis de Jésus », la foi ne vient pas. C’est une foi à l’eau de roses, une foi sans substance ». Pour le Pape, une fois encore il « n’est pas possible de croire en Jésus sans l’Église, car Jésus lui-même le dit dans l’Évangile: Mais vous vous ne croyez pas parce que vous ne faites pas partie de mes brebis ».

A la fin de la cérémonie, dans la Cour Saint Damase, la fanfare des Gardes Suisses a joué quelques morceaux pour célébrer la fête du Pape.

non à une religion de boutique

22-04-2013 source : Radio Vatican
« Dans les communautés chrétiennes aussi se trouvent des escaladeurs. Ils font semblant d’entrer mais ce sont des voleurs et des brigands, ils volent à Jésus sa gloire… On ne peut suivre une religion ‘de boutique’. Jésus disait aux pharisiens: ‘Vous vous échangez la gloire l’un l’autre’. Une religion un peu de boutique, non ? Je te donne la gloire, tu me donnes la gloire. Mais ceux-là ne sont pas entrés par la véritable porte, qui est Jésus ! »

L’unique porte, l’unique chemin c’est Jésus

« Dans les deux Lectures de la liturgie de ce lundi on trouve de manière répétée le verbe « entrer ». Et Jésus, selon le Pape François, est très explicite : celui qui n’entre pas dans le parc des brebis par la porte n’est pas le berger. La porte, la vraie porte, l’unique porte est Jésus. Nous devons entrer par cette porte ». Celui qui ne le fait pas est un voleur ou un brigand, quelqu’un qui veut faire du profit pour lui-même ». Et pour qui ne l’aurait encore compris, le Pape répète : « La porte c’est Jésus, et celui qu n’entre pas par cette porte se trompe ». Comment sait-on que la porte c’est Jésus? Pour le Pape, il faut alors prendre les Béatitudes et faire ce qu’elles disent. « Tu es humble, tu es pauvre, tu es doux, tu es juste. Et quand tu entends une autre proposition, tu ne l’écoutes pas ». Certes, ajoute le Pape François, « il existe de nombreuses routes, peut-être beaucoup plus avantageuses pour arriver. Mais elles sont fausses. La route, c’est Jésus. Refusant de passer pour un fondamentaliste, il ajoute : N’est-ce pas Jésus qui nous le dit : « Je suis la porte, je suis le chemin qui donne la vie » ?