Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Paix en Terre Sainte et au Proche-Orient

09-13-2012 source :Radio Vatican

Ambiance œcuménique ce lundi matin dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican. Le Pape a en effet célébré la messe en compagnie de Mgr Ibrahim Isaac Sidrak, le patriarche d’Alexandrie des coptes catholiques, de passage à Rome pour manifester publiquement sa « communion ecclésiastique »  en célébrant avec le successeur de Pierre.

Dans son homélie, le Pape a plaidé une nouvelle fois pour que les divisions s’apaisent au Proche-Orient. Il a renouvelé sa proximité avec les chrétiens de la région qui vivent dans l’incertitude des lendemains.

« Prions avec confiance pour que la paix en Terre Sainte et dans tout le Proche-Orient puisse toujours se relever des coups d’arrêt récurrents et parfois dramatiques qui lui sont portés », a souligné le Pape, invitant à dépasser les intérêts personnels parfois obscurs, et plaidant pour que la liberté religieuse soit garantie pour tous, et que les chrétiens puissent vivre sereinement là où ils sont nés.

Le Saint Père a aussi rappelé la fuite de la Sainte Famille, qui fut généreusement accueillie en terre égyptienne, et demandé au Seigneur qu’il « veille particulièrement sur les Égyptiens pour qu’ils cherchent dignité et sécurité ».

En demandant au Pape François  sa bénédiction, le patriarche copte-catholique l’a invité à se rendre en Egypte.

athéisme et dérives contemporaines

07-12-2013 source : Radio Vatican

Le Pape François a fustigé ce samedi matin l’athéisme pratique largement répandu dans le monde contemporain qui propose un modèle erroné de l’homme et de la société. Il a encouragé les chrétiens laïcs à penser et à agir conformément à l’Évangile et à la Doctrine sociale de l’Église surtout dans le domaine politique.

Les dérives de la société actuelle dénoncées

Le pape François s’inscrit dans la droite ligne de ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI, quand il décrit sans complaisance les dérives de la société actuelle. « Malheureusement à notre époque, pourtant si riche en conquêtes et espoirs, il existe des pouvoirs et des forces qui finissent par produire une culture du déchet dont les principales victimes sont les êtres humains les plus faibles et fragiles ». Le Souverain Pontife cite les enfants à naître, les pauvres, les personnes âgées malades, les handicapés qui risquent d’être expulsés d’un engrenage qui se veut performant coûte que coûte.

A la base de cette mentalité, il pointe du doigt l’athéisme pratique qui nie la Parole de Dieu. Créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, tout homme et toute femme possède une dignité qui échappe aux pouvoirs et aux idéologies. La Parole de Dieu impose des limites à toute hégémonie et donne espérance et réconfort à ceux qui ne sont pas en mesure de se défendre. D’où cet appel aux consciences personnelles et sociales.

L’importance du doute et de la parole de Dieu

Si nous laissons la parole de Dieu remettre en question notre manière de penser et d’agir, nos priorités et nos choix, alors les choses pourront changer. Le modèle à suivre pour les laïcs engagés est la Doctrine sociale de l’Église qui réclame la défense de la liberté religieuse, de la vie à chacune de ses étapes, du droit à un travail décent, de la famille, de l’éducation, etc. Le pape François invite à redécouvrir la portée éthique et sociale du principe de la dignité humaine, fondement de liberté et de justice. Il exhorte les laïcs chrétiens à agir avec cohérence surtout dans le domaine politique.

Le cri qui importune

07-12-2013 source : L’Osservatore Romano

La prière est « un cri » qui ne craint pas d’« importuner Dieu », de faire du bruit, comme lorsqu’on « frappe à une porte » avec insistance. Voilà, selon le Pape François, la signification de la prière qui doit être adressée au Seigneur en esprit de vérité et avec la certitude qu’il peut vraiment l’exaucer.

Le Pape en a parlé dans l’homélie de la Messe célébrée vendredi matin, 6 décembre, dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Faisant référence au passage du chapitre 9 de Matthieu (27-31), il a tout d’abord attiré l’attention sur un mot contenu dans le passage de l’Évangile « qui nous fait réfléchir : le cri ». Les aveugles, qui suivaient le Seigneur, criaient pour être guéris. « Même cet aveugle à l’entrée de Jéricho criait et les amis du Seigneur voulaient le faire taire. » Mais cet homme « demande au Seigneur une grâce et il la demande en criant », comme pour dire à Jésus : « Mais fais-le ! J’ai droit à ce que tu fasses cela ! ».

« Le cri est ici un signe de la prière. Jésus lui-même, quand il nous enseignait à prier, disait de le faire comme un ami importun qui, à minuit, allait demander un morceau de pain pour ses invités ». Ou bien «  de le faire comme la veuve avec le juge corrompu ». En substance, « de le faire – dirais-je – en étant importun. Je ne sais pas, peut être est-ce que cela ne sonne pas bien, mais prier est un peu comme importuner Dieu pour qu’il nous écoute ».

Du reste, quand nous prions, c’est le Seigneur lui-même qui nous demande : « Tu crois que je peux faire cela ? ». Une interrogation de laquelle naît la question que chacun doit se poser à lui-même : « Suis-je certain qu’il peut le faire ? Ou est-ce que je prie un peu, mais je ne sais pas s’il peut le faire ? ». La réponse est qu’« il peut le faire », même si « nous ne savons pas quand il le fera et comment il le fera ». Précisément «  celle-ci est la sécurité de la prière ».

En ce qui concerne ensuite le « besoin » spécifique qui motive notre prière, il faut le présenter « avec vérité au Seigneur : je suis aveugle, Seigneur, j’ai ce besoin, j’ai cette maladie, j’ai ce péché, j’ai cette douleur ». Ainsi, il « sent le besoin, mais il sent que nous demandons son intervention avec sécurité ».

En conclusion, le Pape François a réaffirmé la nécessité de toujours réfléchir « si notre prière est un besoin et si elle est sûre » : elle est « un besoin car nous disons la vérité à nous-mêmes », et elle est « sûre parce que nous croyons que le Seigneur peut faire ce que nous demandons ».