Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Paroles chrétiennes à ancrer dans le Christ

05-12-2013 source : Radio Vatican

Celui qui prononce des paroles chrétiennes sans le Christ, c’est-à-dire sans le mettre en pratique, se fait du mal à soi-même et aux autres, parce qu’il est soumis à l’orgueil et provoque de la division, même dans l’Église : voilà en résumé ce qu’a affirmé le Pape François, ce jeudi matin, durant la messe célébrée dans la Chapelle de la Maison Sainte Marthe. Écouter et mettre en pratique la parole du Seigneur c’est comme construire la maison sur le roc.

Le Pape François explique la parabole de l’Évangile de la liturgie de ce jeudi. Jésus reproche aux pharisiens de connaitre les commandements mais de ne pas les mettre en pratique dans leur vie : « ce sont des paroles bonnes », mais si elle ne sont pas mises en pratique « non seulement elles ne servent pas, mais elles font du mal : elles sont trompeuses, elles nous font croire que nous avons une belle maison, mais sans fondations ». Une maison qui n’est pas construite sur le rocher.

« Cette image du rocher se réfère au Seigneur. Isaïe, dans la Première Lecture, le dit : « Ayez toujours confiance dans le Seigneur, parce que le Seigneur est un rocher éternel ! ». Le rocher, c’est Jésus-Christ ! Le rocher, c’est le Seigneur ! Une parole est forte, elle donne la vie, elle peut aller de l’avant, elle peut tolérer toutes les attaques, si cette parole a ses racines en Jésus-Christ. Une parole chrétienne qui, dans la vie d’une personne, n’a pas ses racines vitales en Jésus-Christ, est une parole chrétienne sans le Christ ! Et les paroles chrétiennes sans le Christ sont trompeuses, elles font du mal ! Un écrivain anglais, un jour, en parlant des hérésies disait qu’une hérésie est une vérité, une parole, qui est devenue folle. Quand les paroles chrétiennes sont sans le Christ, elles commencent à prendre le chemin de la folie ».

Une examen de conscience s’impose sur notre lien à Jésus-Christ

« Une parole chrétienne sans le Christ te porte à la vanité, à l’assurance mais surtout à l’orgueil, au pouvoir pour le pouvoir. Et le Seigneur renverse ces personnes. C’est une constante dans l’histoire du Salut. Anna, la mère de Samuel le dit; Marie le dit dans le Magnificat : le Seigneur renverse la vanité, l’orgueil de ces personnes qui se croient des rocs. Ces personnes qui suivent une parole mais sans Jésus-Christ : une parole chrétienne certes, mais sans le rapport avec Jésus-Christ, sans l’amour de Jésus-Christ. Voilà ce que le Seigneur nous dit aujourd’hui : de construire notre vie sur ce rocher, et le rocher c’est Lui ». « Un examen de conscience nous fera du bien, affirme le Pape, pour comprendre « comment sont nos paroles », si ce sont des paroles « qui pensent être puissantes », capables « de nous donner le salut », ou si ce sont « des paroles avec Jésus-Christ ».

« Je me réfère aux paroles chrétiennes, parce qu’en l’absence de Jésus-Christ, cela nous divise entre nous, dans l’Église. Demandons au Seigneur la grâce de nous aider dans cette humilité, que nous devons toujours avoir, de dire des paroles chrétiennes en Jésus-Christ, et non pas sans Jésus-Christ. Cette humilité d’être des disciples sauvés et d’aller de l’avant non pas avec des paroles qui, se croyant puissantes, finissent dans la folie de la vanité, de l’orgueil. Que le Seigneur nous donne cette grâce de l’humilité de prononcer des paroles fondées sur Jésus-Christ ! »

que signifie ressusciter ?

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 4 décembre 2013
condensé

Chers frères et sœurs, il n’est pas facile de comprendre la réalité future de la résurrection de la chair. L’Écriture Sainte est un chemin vers la pleine foi dans la résurrection des morts. Elle nous dit que notre résurrection est liée à celle de Jésus. C’est lui qui, au dernier jour, ressuscitera ceux qui auront cru en lui. Mais que signifie ressusciter ? Avec la mort, le corps se décompose alors que l’âme va à la rencontre du Seigneur, dans l’attente d’être de nouveau réunie à son corps, au dernier jour, par la puissance de Dieu. De la même manière que Jésus est ressuscité dans son propre corps, parce que nous sommes ses disciples, nous ressusciterons nous aussi, dans notre propre corps, un corps désormais glorieux et transfiguré. Seule la foi nous rend accessible cette certitude. Mais, dès ici-bas, par le Baptême, nous avons reçu une semence de cette résurrection à venir, et nous y participons déjà.

Le Pape prie pour les religieuses et toutes les personnes enlevées en Syrie

Le Pape François a lancé ce mercredi un appel pour les sœurs orthodoxes emmenées par des hommes armés dans le nord de la Syrie, et « toutes les personnes enlevées en raison du conflit » dans ce pays. A l’issue de l’audience générale sur la place Saint-Pierre, le Pape a évoqué le sort « des religieuses du monastère gréco-orthodoxe de Sainte Thècle à Maaloula en Syrie, qui ont été emmenées par la force par des hommes armés ». « Nous prions pour ces sœurs et pour toutes les personnes enlevées en raison du conflit. Continuons à prier et à opérer ensemble pour la paix. » Les sœurs ont été contraintes de quitter leur couvent et emmenées vers Yabroud.

Une Église sans joie est impensable

03-12-2013 source : Radio Vatican

Une Église sans joie est impensable. Dans la joie, elle annonce le nom du Christ avec le sourire. L’Église doit toujours être joyeuse comme Jésus. C’est ce qu’a affirmé le Pape François lors de la messe célébrée ce mardi matin en la chapelle de la Maison Sainte Marthe. L’Église est appelée à transmettre la joie du Seigneur à ses enfants, une joie qui donne la vraie paix. Paix et joie. Dans la première lecture tirée du livre d’Isaïe, nous apercevons le désir de paix que nous avons tous. Une paix que nous apportera le Messie. Dans l’Évangile, par contre, « nous pouvons entrevoir un peu l’âme de Jésus, le cœur de Jésus : un cœur joyeux. »

Jésus était un homme joyeux, souriant

« Nous pensons toujours à Jésus lorsqu’il prêchait, lorsqu’il guérissait, lorsqu’il marchait à travers les rues, également durant le Cène. Mais nous ne sommes pas vraiment habitués à penser à Jésus souriant, joyeux. Jésus était plein de joie. Dans cette intimité avec son Père : « J’exulte de joie dans l’Esprit Saint et je loue le Père ». C’est vraiment le mystère intérieur de Jésus, ce rapport avec le Père dans l’Esprit. Et c’est sa joie intérieure qu’il nous donne ».

« Et cette joie est la paix véritable : ce n’est pas une paix statique, calme, tranquille. La paix chrétienne est une paix joyeuse car notre Seigneur est joyeux ». Et il est également joyeux lorsqu’il parle du Père : « il aime tellement le Père qu’il ne peut pas parler du Père sans joie ». Notre Dieu « est joyeux ». Et Jésus « a voulu que son épouse, l’Église, soit-elle aussi joyeuse. »

La joie de l’Église c’est d’évangéliser, de parler de son Époux

« On ne peut pas penser à une Église sans joie et la joie de l’Église, c’est cela : annoncer le nom de Jésus. Dire : « Il est le Seigneur. Mon époux est le Seigneur. C’est Dieu. Il nous sauve, il marche avec nous ». Et c’est cela, la joie de l’Église, qui dans cette joie d’épouse, devient mère. Paul VI disait : la joie de l’Église est justement d’évangéliser, d’aller de l’avant et de parler de son Époux. Et aussi, de transmettre cette joie aux enfants à qui elle donne naissance, qu’elle fait grandir ». Et ainsi nous voyons que la paix dont nous parle Isaïe « est une paix qui se déplace beaucoup, c’est une paix de joie, une paix de louange », une paix que nous pouvons dire « bruyante, dans la louange, une paix féconde dans la maternité de nouveaux enfants ». Une paix « qui vient justement dans la joie de la louange à la Trinité et de l’évangélisation, du fait d’aller à la rencontre des peuples et de dire qui est Jésus ». « Paix et joie. »

Le Pape a encore mis l’accent sur ce que dit Jésus, « une déclaration dogmatique » lorsqu’il affirme : « Tu as décidé ainsi, de te révéler non pas aux sages mais aux petits » : « Même pour les choses sérieuses, comme celle-là, Jésus est joyeux, l’Église est joyeuse. Elle doit être joyeuse. Même dans son veuvage- car l’Église a un rôle de veuve qui attend le retour de son époux- même dans son veuvage, l’Église est joyeuse dans l’espérance. Que le Seigneur nous donne cette joie, cette joie de Jésus, en louant le Père dans l’Esprit. Cette joie de notre mère l’Église dans l’évangélisation, dans l’annonciation de son Époux ».