Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

comment transmettre la foi aux enfants

Le pape François demande aux parents qui ont choisi le baptême pour leurs enfants de toujours réfléchir « à comment transmettre la foi aux enfants ».

Comme c’est la tradition depuis 1989, lors de la fête du Baptême du Christ, le pape François a conféré le sacrement du baptême à 32 bébés – 18 filles, 14 garçons – ce dimanche matin, 12 janvier, à 9 h 30, en la chapelle Sixtine; (La majorité des parents travaillent au Vatican.)

Lors de la messe au cœur de laquelle les baptêmes ont été célébrés, dans son homélie, le pape a encouragé les mamans à leur donner le biberon s’ils avaient faim !

Transmettre la foi aux enfants

Le pape a fait le lien entre le baptême de Jésus et le baptême des petits enfants aujourd’hui : « Jésus n’avait pas besoin d’être baptisé, mais les premiers théologiens disent que par son corps, par sa divinité, il a béni toutes les eaux, afin que les eaux aient le pouvoir de conférer le baptême. Et avant de monter au Ciel, Jésus nous a dit d’aller dans le monde entier pour baptiser. Et depuis ce jour-là jusqu’à aujourd’hui, la chaîne a été ininterrompue : on a baptisé les enfants, et les enfants des enfants, et les enfants… Et aujourd’hui encore, cette chaîne continue. Ces enfants sont l’anneau d’une chaîne. »

« Vous, les parents, vous avez aujourd’hui un enfant – garçon ou fille – à baptiser, mais dans quelques années, ce seront eux qui auront un enfant à baptiser, un petit-enfant… Il en est ainsi de la chaîne de la foi ! Qu’est-ce que cela signifie ? Je voudrais vous dire une seule chose : vous êtes ceux qui transmettent la foi, les transmetteurs. Vous avez le devoir de transmettre la foi à ces enfants. C’est le plus bel héritage que vous leur laisserez : la foi ! Cela seulement. »

« Aujourd’hui, emportez chez vous cette pensée : nous devons être des transmetteurs de la foi. Réfléchissez à cela. Réfléchissez toujours à comment transmettre la foi aux enfants.»

Le pape s’est interrompu un moment : « Aujourd’hui, le chœur chante, mais le chœur le plus beau, c’est celui des enfants qui font du bruit. Certains vont pleurer, soit parce qu’ils ne sont pas à l’aise, soit parce qu’ils ont faim : s’ils ont faim, vous, les mamans, ne vous en faites pas, donnez-leur à manger, parce que ce sont eux les protagonistes ici ! » « Et maintenant, avec cette conscience d’être des transmetteurs de la foi, continuons la cérémonie du baptême. »

Le pape a lui-même fait le signe de la croix sur chaque enfant avant le baptême et il a lui-même versé l’eau du baptême sur le front des 32 enfants, au Nom de la Sainte Trinité.

Les autres rites, notamment les rites « explicatifs » effectués après le baptême ont été faits par les parents (les papas ont allumé les cierges au cierge pascal, pour signifier le don de la Lumière du Christ aux enfants) ou par des concélébrants (comme l’onction de Saint-Chrême sur le front, la remise du vêtement blanc, l’onction de l’Effata sur les oreilles et la bouche des enfants).

« Nous demandons à la Sainte Vierge de nous soutenir par son intercession en notre engagement à suivre le Christ sur le chemin de la foi et de la charité, la voie tracée par notre baptême. »

Baptême du Seigneur

La fête du Baptême de Jésus nous fait souvenir de notre baptême. Ce jour-là, nous sommes devenus enfants de Dieu, appelés à être dans le monde des témoins de l’amour de Dieu pour chaque personne.

Cette mission est importante alors que nous célébrons la Journée internationale des migrants et des réfugiés. Que partout, ces personnes puissent être accueillies et aidées pour qu’elles aient chacune, ainsi que leur famille, une existence digne. Comme Jésus, soyons proches de ceux qui souffrent et n’ont pas de voix pour se faire entendre. Il bénira chaque geste de charité.

BENOÎT XVI, condensé lors de l’Angélus
en la fête du Baptême du Seigneur,
place Saint-Pierre, le 13 janvier 2013

© Copyright 2013 – Libreria Editrice Vaticana

BENOÎT XVI Angélus 13 janvier 2013 méditation intégrale

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En ce dimanche après la solennité de l’Épiphanie, nous célébrons la fête du Baptême du Seigneur, qui conclut le temps liturgique de Noël. Aujourd’hui, nous portons notre regard sur Jésus qui, à l’âge de trente ans environ, se fit baptiser par Jean dans le fleuve Jourdain.

Il s’agissait d’un baptême de pénitence, qui utilisait le symbole de l’eau pour exprimer la purification du coeur et de la vie. Jean, appelé le « Baptiste », c’est-à-dire « celui qui baptise », prêchait ce baptême à Israël pour préparer la venue imminente du Messie; et il disait à tous qu’après lui serait venu un autre, plus grand que lui, qui aurait baptisé non pas avec l’eau, mais avec l’Esprit Saint (cf. Marc 1, 7-8).

Et voici que lorsque Jésus fut baptisé dans le Jourdain, l’Esprit Saint descendit,  se  posa sur Lui sous l’apparence physique d’une colombe, et Jean le Baptiste reconnut qu’Il était le Christ, l' »Agneau de Dieu » venu ôter le péché du monde (cf. Jean 1, 29).

C’est pourquoi le Baptême au Jourdain est lui aussi une « épiphanie », une manifestation de l’identité messianique du Seigneur et de son oeuvre rédemptrice qui culminera dans un autre « baptême », celui de sa mort et de sa résurrection, pour laquelle le monde  entier  sera  purifié dans le feu de  la  divine  miséricorde (cf. Luc  12,  49-50).

Que la solennité d’aujourd’hui soit une occasion propice pour tous les chrétiens de redécouvrir avec joie la beauté de leur Baptême, qui, s’il est vécu avec foi, est une réalité toujours actuelle:  il nous renouvelle continuellement, à l’image de l’homme nouveau, dans la sainteté des pensées et des actions. En outre, le Baptême unit les chrétiens de toute confession. En tant que baptisés, nous sommes tous fils de Dieu en Jésus Christ, notre Maître et Seigneur. Que la Vierge Marie nous obtienne de comprendre toujours plus la valeur de notre Baptême et d’en témoigner à travers une conduite de vie digne.

BENOÎT XVI, lors de l’Angélus en la fête du Baptême du Seigneur,
place Saint-Pierre, le 8 janvier 2006

© Copyright 2006 – Libreria Editrice Vaticana

Le vrai prêtre a un rapport étroit avec Jésus

2014-01-11 Radio Vatican

Le « vrai prêtre » a un rapport « étroit » avec Jésus. Quand celui-ci vient à manquer, le prêtre devient un « idolâtre » dévoué au Dieu Narcisse. C’est en substance ce qu’a affirmé le Pape ce samedi matin lors de la messe célébrée, comme presque chaque jour, dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.

« Quand Jésus devenait populaire, il se retirait dans le désert pour prier, il allait auprès du Père. Cela doit être pour nous, prêtres, un point de comparaison. Allons-nous, nous aussi, rejoindre Jésus ? ». Commentant la Ière Lettre de Saint Jean, le Pape s’est interrogé dans son homélie sur le rapport entre le prêtre et Jésus puisque, pour lui ,« la force du prêtre réside dans ce lien ».

Un prêtre qui recherche Dieu est un bon prêtre

Il pouvait arriver que le prêtre perde le « rapport vivant de disciple à Maître, de frère à frère, d’homme pauvre à Dieu » pour se replier dans une relation « un peu superficielle qui ne vient pas du cœur ». « Comme cela fait mal à l’Église les prêtres onctueux ! Ceux qui mettent leur force dans les choses artificielles, dans les vanités, dans un comportement, un langage précieux ». Que peut en effet donner le prêtre aux fidèles quand il devient entrepreneur, affairiste, mondain, se demande le Pape ?

Les prêtres ont tous des limites et le Pape n’est pas un exception : « nous sommes tous des pécheurs » mais « si nous recherchons Dieu dans la prière, d’intercession ou d’adoration, nous sommes de bons prêtres malgré nos péchés ».