Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Trop de chrétiens à l’espérance diluée

10-01-2014 source : Radio Vatican

« L’Eglise est pleine de chrétiens en déroute, qui ne croient pas que la foi est victoire ». C’est la pensée développée par le Pape François ce vendredi matin dans l’homélie de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe. « Trop de chrétiens n’ont qu’une espérance diluée, sans force : une espérance faible, trop de chrétiens n’ont pas la force et le courage de se confier au Seigneur ».

« Je n’ai pas peur de le dire, le thermomètre de la vie de l’Église est bien bas : je vois peu de capacité d’adorer le Seigneur, tout simplement parce que dans la confession de la foi, nous ne sommes pas convaincus, ou seulement convaincus à moitié. L’homme ou la femme qui a la foi se confie à Dieu : il se confie ! Mais s’il ne vit pas cette foi dans la victoire, alors c’est la déroute et c’est le monde qui l’emporte, le Prince du monde, c’est-à-dire le démon ». Et le Pape cite l’apôtre Paul qui, dans un moment difficile de sa vie, disait : ‘Je sais bien à qui je me suis confié’. En effet, il s’était confié  au Seigneur Jésus ».

« Il faut se confier, car cela nous porte à l’espérance. Comme la confession de la foi nous porte à l’adoration et à la louange de Dieu, de la même manière se confier à Dieu nous porte à une attitude d’espérance. Confesser sa foi demande que l’on croit non pas en partie ou à moitié, mais de croire toute la foi, cette foi qui est arrivée à nous par la voie de la tradition : toute la foi ! Et comment puis-je savoir si moi je confesse bien la foi ? Et bien celui qui confesse bien la foi, toute la foi, est capable d’adorer Dieu, adorer Dieu. La première attitude à avoir est de confesser sa foi et la protéger. L’autre attitude est de se confier à Dieu. »

Souvenez-vous de la date de votre baptême

08-01-2014 source : Radio Vatican

A la première audience générale de cette année 2014, le Pape, ce mercredi, a ouvert un nouveau cycle de catéchèses par une réflexion sur le baptême, un thème qui lui est cher. Le baptême, premier des sept sacrements qu’il entend présenter et expliquer aux fidèles durant les prochaines audiences générales. « Qu’un enfant soit baptisé ou qu’il ne soit pas baptisé, ce n’est pas la même chose. Qu’une personne soit baptisée, ou qu’elle ne le soit pas, ce n’est pas la même chose. Avec le baptême, nous sommes immergés dans cette source d’eau nouvelle qu’est l’amour de Jésus, un courant de salut ». Le Pape François a mis en garde les fidèles face au risque de considérer « notre propre baptême comme un évènement du passé et non voulu par notre volonté mais celle des parents ».

La date de notre baptême est une date joyeuse

« Certes  nous ne nous souvenons pas de notre baptême, si nous avons été baptisés peu après notre naissance. Mais il est important de se souvenir de la date de notre baptême, car c’est une date joyeuse. Qui se souvient de la date de son baptême ? » « Je me permets de vous donner un conseil, ou plutôt un devoir : demandez chez vous qu’elle est la date de votre baptême. Vous le ferez, n’est-ce-pas ? » Et après l’immanquable « oui » répondu par la foule, le Pape a estimé qu’ignorer cette date c’est perdre la mémoire de ce don que nous avons reçu, en le considérant comme un évènement du passé.

« Nous devons absolument réveiller la mémoire de notre baptême, nous sommes appelés à le vivre chaque jour comme une réalité actuelle dans notre existence. Si nous arrivons à suivre Jésus et à rester dans l’Église malgré nos limites et nos péchés, a encore souligné le Pape François, c’est justement grâce à ce sacrement par lequel nous sommes devenus de nouvelle créatures, libérées du péché originel et greffées dans la relation avec Jésus ». « Grâce au baptême, nous sommes capables d’aimer, de pardonner celui qui nous a fait du mal, de reconnaitre dans les pauvres le visage de Dieu qui nous visite dans le baptême, de reconnaitre le visage de Jésus ».

Le Pape a ensuite posé une série de questions à son auditoire concernant la possibilité ou non de se baptiser soi-même. Et devant la foule interdite, un peu perplexe face à la question, le Pape a tenu à rappeler que « cela est impossible, que nous avons toujours besoin de quelqu’un qui nous confère ce sacrement au nom du Seigneur, dans un acte de filiation à l’Église ».

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En résumé, voici l’essentiel de son Audience : –> Lire la suite →

Écouter Jésus pour éviter les faux prophètes

07-01-2014 source : Radio Vatican

Le chrétien sait surveiller son cœur pour distinguer ce qui vient de Dieu et ce qui provient des faux prophètes. C’est ce qu’a affirmé le Pape François lors de la messe célébrée ce mardi matin en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, la première messe après les fêtes de Noël. Il a rappelé que la voie de Jésus est celle du service et de l’humilité. Une voie que tous les chrétiens sont appelés à suivre.

« Restez proches du Seigneur ». Le Pape François a prononcé son homélie en partant de l’exhortation de l’apôtre Jean, figurant dans la première lecture. Un « conseil de vie » que Jean répète de manière « presque obsessionnelle ». L’apôtre désigne « un des comportements du chrétien qui veut rester proche du Seigneur : savoir ce qui se passe dans son propre cœur ». C’est pour cela qu’il avertit qu’il ne faut pas donner foi à tout esprit , mais mettre « les esprits à l’épreuve ». Il est nécessaire de savoir « discerner les esprits », savoir discerner si « quelque chose nous fait rester proche du Seigneur ou nous éloigne de lui ». Notre cœur a toujours des désirs, des envies, des pensées. Mais « proviennent-ils du Seigneur ou certains de ceux-ci nous éloignent-ils du Seigneur ? »

Le chrétien doit surveiller son cœur

L’apôtre Jean nous exhorte à mettre à l’épreuve ce que nous pensons et ce que nous désirons : « Si cela figure dans la ligne du Seigneur, c’est bien, mais sinon… Mettez à l’épreuve les esprits pour savoir s’ils proviennent véritablement de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. Prophètes, prophéties ou propositions : « J’ai envie de faire ceci ! » « Mais ça ne te mène pas au Seigneur, ça t’éloigne de lui. C’est pour cela que la vigilance est nécessaire. Le chrétien est un homme ou une femme qui sait surveiller son cœur. Et à plusieurs reprises, notre cœur, avec tant de choses qui vont et viennent, semble être un marché de rue : de tout, tu trouves de tout là-bas…Et non ! Nous devons sonder si ceci provient du Seigneur et si cela ne l’est pas, pour rester proche du Seigneur ».

Faire la différence entre le Christ et l’antéchrist

Quel est donc le critère pour comprendre si quelque chose provient du Christ ou de l’antéchrist ? Saint Jean a une idée claire, « simple » : Chaque esprit, devenu chair, qui reconnait Jésus Christ provient de Jésus. Chaque esprit qui ne reconnait pas Jésus Christ, ne provient pas de Dieu : c’est l’esprit de l’antéchrist. Mais que signifie donc « reconnaître que le Verbe est devenu chair ? » Cela veut dire « reconnaître la voie de Jésus Christ », reconnaitre que lui, « étant Dieu », s’est abaissé, s’est humilié « jusque à sa mort sur la croix » :

« Ceci est la voie de Jésus Christ : l’abaissement, l’humilité, la pure humiliation. Si une pensée, un désir te mène sur la voie de l’humilité, de l’abaissement, du service aux autres, elle provient de Jésus. Mais si elle te porte sur la voie de la suffisance, de la vanité, de l’orgueil, sur le chemin d’une pensée abstraite, elle n’est pas de Jésus. Pensons aux tentations de Jésus dans le désert : toutes les trois propositions que fait le démon à Jésus sont des propositions qui veulent l’éloigner de cette voie, la voie du service, de l’humilité, de l’humiliation, de la charité. Mais la charité fait partie de sa vie, non ? Jésus dit non aux trois tentations :  » Non, ceci n’est pas ma voie ! « »

Le Pape a donc invité tout le monde a penser à ce qui se passe dans notre propre cœur. À ce que nous pensons et à ce que nous ressentons, à ce que nous voulons et à passer au crible les esprits. « Moi, est-ce que je mets à l’épreuve ce que je pense, ce que je veux, ce que je désire- a-t -il demandé- ou je prends tout ? »

Dieu fait homme, qui s’est abaissé pour nous

« Tant de fois, notre cœur est un chemin, ils passent tous par là…Mettre à l’épreuve. Et est-ce que je choisis toujours les choses qui proviennent de Dieu ? Est-ce que je connais le vrai critère pour discerner mes pensées, mes désirs ? Pensons à ceci et nous n’oublions pas que le critère est l’Incarnation du Verbe. Le Verbe est devenu chair : ceci est Jésus-Christ ! Jésus-Christ qui s’est fait homme, Dieu fait homme, il s’est abaissé, il s’est humilié par amour, pour tous nous servir. Et l’apôtre Jean nous concède cette grâce de connaître ce qui se passe dans notre cœur et d’avoir la sagesse de discerner ce qui provient de Dieu et ce qui ne provient pas de Dieu ».