Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Le chrétien est fondamentalement joyeux

06-09-2013 source : Radio Vatican

« Comment s’explique la joie chrétienne face à la douleur ? Comment s’explique la vie chrétienne comme attitude joyeuse du cœur ? » C’est la question que s’est posée le Pape François durant la messe célébrée vendredi matin en la chapelle de la Maison Sainte Marthe où il réside au Vatican. Une homélie dans laquelle il a rappelé l’idée que « le mariage soit « image de l’union du Christ avec l’Église . »

« Le chrétien est fondamentalement  joyeux » , a déclaré le Pape, « même s’il y a des moments de croix, de douleur, il y a toujours cette paix profonde de la joie, parce que la vie chrétienne se vit comme une fête, comme les noces de Jésus avec l’Église. Le Seigneur nous demande seulement de Le reconnaître comme unique époux. Lui, le Christ est toujours fidèle et nous demande aussi cette fidélité. »

« Jésus, a souligné le Pape, nous fait entrevoir le rapport entre Lui et l’Église comme des noces ». « Je pense que c’est la raison essentielle pour laquelle l’Église défend tellement le Sacrement du mariage, et le nomme ‘grand sacrement’, parce qu’il est vraiment la représentation de l’union du Christ avec l’Église ».

écoute, renonciation et mission

05-09-2013 source : L’Osservatore Romano

Quand le Seigneur passe dans notre vie, il dit toujours un mot et il nous fait une promesse. Mais il nous demande aussi de nous dépouiller de quelque chose et il nous confie une mission. C’est ce qu’a rappelé le Pape François pendant la Messe célébrée ce matin, jeudi 5 septembre, dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe.

En commentant l’épisode de la « pêche miraculeuse » racontée par Luc (5, 1-11) dans le passage évangélique proclamé pendant la liturgie, le Pape a rappelé saint Augustin, qui « répète une phrase qui m’a toujours frappé. Il dit : “J’ai peur quand passe le Seigneur”. Pourquoi ? “Parce que j’ai peur qu’il passe et que je ne m’en aperçoive pas”. Et le Seigneur passe dans notre vie comme cela est arrivé ici, dans la vie de Pierre, de Jacques, de Jean ».

La vie chrétienne, par conséquent, « consiste toujours à suivre le Seigneur ». Mais pour le suivre, il faut d’abord « écouter ce qu’il dit » ; puis il faut « laisser ce qu’à ce moment-là l’on doit laisser et le suivre ».

Enfin, il y a la mission que Jésus nous confie. En effet « il ne dit jamais : “Suis moi!” sans ensuite préciser la mission. Il dit toujours “Laisse cela et suis-moi pour cette raison”». Donc si « nous allons sur le chemin de Jésus – a précisé le Pape – c’est pour faire quelque chose. C’est cela la mission ».

C’est  «une séquence qui se répète aussi lorsque nous allons prier ». En effet « notre prière – a souligné le Saint-Père – doit toujours avoir ces trois moments ». Avant tout, l’écoute de la parole de Jésus, une parole à travers laquelle il nous donne la paix et il nous assure de sa proximité. Puis le moment de notre renonciation : nous devons être prêt à « laisser quelque chose : “Seigneur que veux-tu que je laisse pour être plus proche de toi ?”. Peut-être à ce moment-là il ne le dit pas. Mais nous posons la question, généreusement ». Enfin, le moment de la mission : la prière nous aide toujours à comprendre ce que nous « devons faire ».

Et voici alors la synthèse de notre prière : « Écouter le Seigneur, avoir le courage de se dépouiller de quelque chose qui nous empêche de nous presser pour le suivre et enfin suivre la mission ». Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas affronter les tentations. Pierre, a rappelé le Pape François, a péché gravement en reniant Jésus. Mais ensuite le Seigneur l’a pardonné. Jacques et Jean ont péché par carriérisme. Mais à eux aussi le Seigneur a concédé le pardon. Donc il est important de prier en ayant bien présents ces trois moments. « Nous pouvons – a-t-il conclu –  demander aux apôtres, qui ont vécu de si près ces choses-là, de nous donner la grâce de faire toujours une prière en essayant d’écouter la parole et la promesse de Jésus ; d’avoir l’envie de laisser ce qui nous empêche de suivre de près Jésus ; et d’ouvrir notre cœur pour recevoir la mission ».

accueil, fête et mission

logo de l'année de la foi PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 4 septembre 2013
abrégé

Chers frères et sœurs, en reprenant les catéchèses, je voudrais parler aujourd’hui de mon voyage au Brésil, à l’occasion des Journées mondiales de la Jeunesse. Une des plus belles particularités de ces Journées a été l’accueil des familles et des paroisses. L’accueil aide à surmonter les difficultés et à tisser des liens. Ainsi l’Église grandit comme un réseau d’amitiés en Jésus-Christ. L’accueil est la première parole qui ressort de ce voyage. Une autre parole est la fête. Les Journées mondiales de la Jeunesse sont une grande fête de la foi et de la fraternité. Mais cela n’est possible qu’avec le Seigneur, car sans l’amour de Dieu il n’y a pas de véritable fête pour l’homme. La mission est le troisième élément qui a caractérisé ces Journées. Aux yeux de Dieu, tout jeune est un apôtre de son Royaume. Si tous les jeunes qui ont rencontré le Christ ressuscité à Rio de Janeiro lui restent unis, ils construiront son Royaume ; ils construiront la fraternité. Accueil, fête et mission: que ces paroles soient l’âme de notre vie et de la vie de nos communautés.

Chers jeunes, soyez une espérance pour Dieu et pour l’Église. Soyez aussi cette force d’amour et de miséricorde qui veut transformer le monde pour le rendre plus juste et plus beau. Bon pèlerinage à tous!

 


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PAPE FRANÇOIS – AUDIENCE GÉNÉRALE entière du mercredi 4 septembre 2013