Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

L’avidité détruit personnes et familles

21-10-2013 source : Radio Vatican

« L’avidité, l’attachement à l’argent, détruit les personnes, détruit des familles et les relations avec les autres », c’est ce qu’a indiqué le pape François ce lundi lors de la messe célébrée en la chapelle de la maison Sainte-Marthe, au Vatican. Il ne s’agit pas « de choisir la pauvreté en soi, mais d’utiliser la richesse que Dieu nous donne pour aider ceux dans le besoin ».

S’attardant sur l’Évangile du jour (Lc 12, 13-21), lorsqu’un homme demande à Jésus d’intervenir pour régler une affaire d’héritage avec son frère, le Saint-Père propose une réflexion sur la question de notre relation avec l’argent : « c’est un problème de tous les jours. Combien avons-nous vu de familles brisées à cause de l’argent : frère contre frère, père contre père ? »

« Quand une personne est attachée à l’argent, elle se détruit, elle détruit la famille ! L’argent détruit ! » « L’argent est utilisé pour apporter beaucoup de bonnes choses, beaucoup de travail pour développer l’humanité , mais quand ton cœur est tellement attaché à l’argent, il te détruit ».

L’avidité rend malade

L’avertissement de Jésus est de rester loin de toutes les convoitises : « avoir plus, toujours plus, porte à l’idolâtrie, détruit la relation avec les autres ! Cette avidité rend malade, car elle ne fait penser qu’en termes d’argent ».

« La cupidité est un outil de l’idolâtrie, parce qu’elle va dans le sens contraire de ce que Dieu a fait avec nous ». « Saint Paul nous dit que Jésus-Christ, qui était riche, s’est fait pauvre pour nous enrichir. Voilà la voie de Dieu : l’humilité, le fait de s’abaisser pour servir ».

Jésus dit des choses « très dures, très fortes contre cet attachement à l’argent. Il nous dit qu’il est impossible de servir deux maîtres : ou Dieu ou l’argent. Il nous dit de ne pas nous inquiéter, que le Seigneur sait de quoi nous avons besoin, et il nous invite à nous abandonner confiants au Père ».

journée missionnaire mondiale

PAPE FRANÇOIS

ANGELUS 

Place Saint Pierre à Rome
Dimanche 20 octobre 2013

Semaine missionnaire mondiale l'Évangile pour tous j'y crois

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Chers frères et sœurs !

Aujourd’hui, c’est la journée missionnaire mondiale. Quelle est la mission de l’Église ? Répandre dans le monde la flamme de la foi, que Jésus a allumé dans le monde : notre foi en Dieu qui est Père, amour, miséricorde. La méthode de la mission chrétienne n’est pas de faire du prosélytisme, mais de partager la flamme qui réchauffe l’âme. Je remercie tous ceux qui, par la prière et l’aide pratique  soutiennent le travail missionnaire, en particulier la préoccupation de l’évêque de Rome à répandre l’Évangile.

En ce jour, soyons proches de tous les missionnaires qui si paisiblement travaillent et donnent leur vie. Comme l’Italienne Afra Martinelli, qui a travaillé pendant de nombreuses années au Nigeria : il y a quelques jours elle a été tuée ; tous ont pleuré, chrétiens et musulmans. elle voulait le bien. Elle a proclamé l’Évangile par sa vie, par son travail elle a créé un centre d’éducation, ainsi a-t-elle répandu la flamme de la foi, elle a combattu le bon combat ! Pensons à  notre sœur et  par nos applaudissements saluons-la tous !

Etienne SandorJe pense aussi à Étienne Sándor, qui a été béatifié hier à Budapest. Il était salésien, il accomplissait un service exemplaire laïque auprès de jeunes dans l’art de parler et dans l’enseignement professionnel. Lorsque le régime communiste a fermé toutes les œuvres catholiques, il fait face à la persécution avec courage, et a été tué à 39 ans. Nous nous associons à l’action de grâces de la famille salésienne et de l’Église hongroise.

Je tiens à exprimer ma proximité avec la population des Philippines touchée par un fort tremblement de terre et je vous invite à prier pour cette chère nation qui a récemment subi plusieurs catastrophes.

Message du pape François pour la Journée Missionnaire Mondiale 2013

Trouvera-t-il la foi sur la terre ?

Le Fils de l’homme trouvera-t-il la foi sur terre ?

Dans l’évangile de ce 29ème dimanche ordinaire, cette question vient juste après la parabole de la veuve importune, elle nous montre que la foi est une question de confiance et de persévérance, et c’est la prière qui l’exprime.

Le Christ veut « montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager ». Si la prière a un sens, elle doit être profondément motivée. Pour la veuve, c’est de lui rende justice. Mais pour nous, qu’est-ce qui motive notre prière ? L’habitude ? La recherche d’un meilleur confort, d’une plus grande facilité pour vivre le jour ?

Un véritable acte de foi est à faire lorsque nous prions. « C’est lorsque tu seras parvenu, dans ta prière, au‐dessus de toute autre joie, qu’enfin en vérité tu auras trouvé le vrai sens de la prière ». (Un disciple d’Origène, IIIe siècle) Que notre prière soit un véritable abandon à Dieu, un acte de foi qui nous décentralise de nous‐mêmes pour mettre Dieu au centre de notre vie !

C’est d’ailleurs la seule façon d’admettre les occasions où nous ne pensons pas être exaucés. Donnons toute la place à Dieu dans notre prière, sachant que l’absence de réponse spontanée de sa part prépare l’acte d’amour plus grand qu’Il nous donnera en temps voulu.

Persévérer est important, sans pour autant le confondre avec s’obstiner. La prière non exaucée, il faut savoir la remettre en question et nous remettre en question. Là aussi, l’abandon à Dieu est un bon critère pour savoir si nous sommes en droit d’insister, pour savoir si ce sont nos exigences que nous présentons à Dieu ou bien la mise en lumière de sa volonté.

A l’approche de la Toussaint, n’hésitons pas à solliciter nos saints patrons, chargés d’intercéder pour nous auprès de Dieu, – et bien sûr notre Sainte Mère Marie par excellence, – pour qu’ils interprètent exactement nos demandes, tout en remplissant nos cœurs de la présence de Dieu. Ainsi, le Christ à défaut de trouver la foi sur la terre, la trouvera-t-il au moins dans nos cœurs.