Archives de catégorie : Billet

sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

le risque de rigidité des prêtres

20-11-2015 source : Radio Vatican

«Le prêtre est un homme qui naît dans un certain contexte humain». Le Pape rappelle une vérité toute simple : ils «ont une histoire, ils ne sont pas des champignons qui poussent de manière improvisée dans une cathédrale le jour de leur ordination». Cette vie et cette expérience doit être prise en compte lors de la formation personnalisée au séminaire. Parmi les lieux de vie où le futur prêtre a été façonné, figure la famille, «centre de pastorale vocationnelle».

«Un bon prêtre est donc avant tout un homme avec sa propre humanité, qui connait sa propre histoire, avec ses richesses et ses blessures, et qui a appris à faire la paix avec soi-même, atteignant la sérénité de fond, celle d’un disciple du Seigneur». C’est ainsi, «pacifié», qu’il pourra répandre la «sérénité autour de lui». Pas question donc qu’un prêtre soit «triste, nerveux ou dur de caractère ; ça ne va pas et ça ne fait pas de bien ni au prêtre ni à son peuple». Et de demander à ce que «les fidèles ne paient pas la névrose des prêtres». Le prêtre ne doit donc pas perdre «ses racines».

De là, il doit agir en faveur des hommes, car «nous ne sommes pas prêtres pour nous-mêmes et notre sanctification est étroitement liée à celle de notre peuple», explique le Pape. Se le rappeler aide à être «joyeux mais pas superficiels (…) pasteurs et non fonctionnairesUn prêtre doit apprendre à être joyeux, il ne doit jamais perdre la capacité de joie : s’il la perd, il y a quelque chose qui ne va pas. Et moi je vous le dis sincèrement, moi j’ai peur de devenir rigide. »

«Ce qui est né du peuple doit rester avec le peuple.» Le prêtre n’est pas «un professionnel de la pastorale ou de l’évangélisation», ni même un philanthrope. «On devient prêtre pour être au milieu des gens». C’est grâce à la proximité, à un regard d’amour et à la miséricorde l’on peut évangéliser.

Cette proximité, les évêques doivent également en être dotés envers leurs prêtres. Et doivent rester dans leur diocèse : «le décret de résidence de Trente est encore en vigueur». Pas question de refuser de recevoir un prêtre qui en fait la demande.

Il y a cinquante ans étaient promulgués deux décrets conciliaires : Optatam Totius et Presbyterorum Ordinis, sur la formation des prêtres. Ces documents ont été au cœur d’une conférence organisée cette semaine par la Congrégation pour le Clergé. C’est pourquoi le Pape François est revenu sur cette formation des prêtres, et surtout sur le rapport entre les clercs et les laïcs.

imiter les Saints

01-11-2015 source : Radio Vatican

Notre nom de famille c’est Dieu, parce que nous sommes ses enfants. Le Pape François l’a affirmé, ce dimanche 1er novembre, solennité de la Toussaint, avant la prière de l’Angélus avec les pèlerins rassemblés place Saint-Pierre. Le Saint-Père a exhorté les fidèles à prendre conscience de ce don inestimable, à se souvenir que dans le baptême ils ont reçu le « sceau » du Père Céleste et sont devenus ses enfants.

C’est là que se trouve la racine de la vocation à la sainteté et les Saints dont nous faisons mémoire sont justement ceux qui ont vécu dans la grâce de leur baptême et qui ont conservé ce « sceau » dans son intégrité, en agissant comme des enfants de Dieu, en s’efforçant d’imiter Jésus. Ils ont atteint le but final, car ils voient enfin Dieu tel qu’Il est. Ils appartiennent à Dieu en plénitude et n’appartiennent qu’à Lui.

Amour et miséricorde

Les Saints sont des exemples à imiter, pas seulement ceux qui ont été canonisés, mais aussi les nombreux Saints que nous avons rencontrés dans nos familles, parmi nos amis ou nos connaissances, toutes ces braves personnes que nous qualifions de « Saint homme » ou de « Sainte femme ». Le Pape François a exhorté les fidèles à imiter leurs gestes d’amour et de miséricorde : un acte de tendresse, une aide généreuse, du temps passé à écouter, une visite, une parole aimable, un sourire…ces gestes évangéliques, qui peuvent paraitre insignifiants, résistent à la destruction de la mort, car l’amour et la compassion sont plus forts que la mort.

Le Souverain Pontife a par ailleurs insisté sur l’importance de la Communion des Saints, notre grande famille, que composent tous les membres de l’Église, ceux qui sont encore pèlerins sur la terre, et, beaucoup plus encore, ceux qui l’ont quittée pour aller au Ciel. Nous sommes tous unis, c’est la « Communion des Saints », la communauté de tous les baptisés.

hommage au martyre de Mgr Romero

30-10-2015 source : Radio Vatican

Le Pape François a rendu hommage à Mgr Oscar Romero, béatifié le 23 mai 2015, lors d’une rencontre ce vendredi 30 octobre au Vatican avec environ cinq cents pèlerins venus du Salvador en remerciement de cette grâce. L’archevêque centraméricain a été assassiné en pleine eucharistie en 1980.

« Le martyre de Mgr Romero ne fut pas seulement au moment de sa mort ; il fut un martyre-témoignage, une souffrance antérieure, une persécution antérieure, jusqu’à sa mort ». Il fut aussi « postérieur parce qu’une fois mort, il fut diffamé, calomnié, trainé dans la boue (…) par ses frères dans le sacerdoce et dans l’épiscopat ».

« Seul Dieu » sait « les histoires des hommes », il sait que « l’on continue à lapider ceux qui ont donné leur vie ou qui sont morts avec la pierre la plus dure qui existe au monde : la parole ».

« On ne naît pas martyr. C’est une grâce que le Seigneur accorde. » Une grâce qui permet à Mgr Romero aujourd’hui d’être une « stimulation et une œuvre renouvelée de la proclamation de l’Évangile de Jésus Christ, l’annonçant d’une manière que tout le monde le connaisse ». Et pour « le saint peuple de Dieu qui chemine au Salvador » qui « a encore devant lui une série de tâches difficiles », c’est une aide précieuse qui l’aide à « favoriser la promotion et le développement d’une nation en quête de vraie justice, d’une authentique paix et de la réconciliation des cœurs ».

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Mgr Romero était en effet un prêtre bon et un évêque sage. Mais c’était surtout un homme vertueux. Il aimait Jésus, il l’adorait dans l’Eucharistie, il aimait l’Église, il vénérait la Bienheureuse Vierge Marie et il aimait son peuple. Jeune séminariste à Rome, peu avant son ordination sacerdotale, il écrivait dans ses notes : « Cette année, je ferai ma grande remise à Dieu ! Mon Dieu, aide-moi, prépare-moi. Tu es tout, je ne suis rien, et pourtant, ton amour veut que je sois beaucoup. Courage ! Avec ton tout et avec mon rien, nous ferons ce beaucoup. »

Homélie de Mgr Romero sur la Vierge de Guadalupe –>
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