Archives de catégorie : Billet

sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

Accumulons des trésors au ciel

2014-06-20 Radio Vatican

Richesse, vanité et pouvoir «enchainent le cœur » alors que « Jésus veut que nous ayons un cœur libre. » C’est le message offert par le Pape François, ce vendredi, durant la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican. « Combien de personnages importants, orgueilleux, hommes et femmes de pouvoir, ont fini dans l’anonymat, dans la misère ou en prison. » De là l’exhortation à ne pas accumuler l’argent, la vanité, l’orgueil et le pouvoir. Ces trésors « ne servent pas ». « Le Seigneur nous demande au contraire d’accumuler ‘des trésors dans le ciel’. »

Le Pape s’est basé sur l’Évangile du jour dans lequel Jésus conseille de ne pas accumuler de trésors sur la terre. C’est un conseil de prudence, parce que « les trésors sur la terre ne sont pas en sécurité. Il suffit que viennent les voleurs. » Et si quelqu’un pense être tranquille « avec les investissements », « la Bourse peut s’effondrer, et tu restes sans rien. » Les richesses peuvent servir « pour faire de bonnes choses, pour subvenir aux besoins de ta famille. Mais si tu les accumules comme un trésor, elles te volent ton âme ! »

La joie de l’Évangile, au cœur de la mission de l’Église

14-06-2014 source :  Radio Vatican

Le message du Pape pour la prochaine journée missionnaire mondiale a été publié ce samedi. Cette journée, la 88 ème, sera célébrée le 18 octobre prochain et est l’occasion de se pencher sur l’activité missionnaire de l’Église universelle. Dans son message. Le Pape François invite les croyants à retrouver une ferveur apostolique contagieuse, enracinée dans la joie de l’Évangile.

« Aujourd’hui encore, très nombreux sont ceux qui ne connaissent pas Jésus Christ. C’est pourquoi la mission ad gentes demeure une grande urgence, à laquelle tous les membres de l’Église sont appelés à participer, parce que l’Église est, de par sa nature même, missionnaire : l’Église est née « en sortie » ». C’est par ces mots que commence le message du pape, invitant à renouveler le zèle missionnaire de l’Église. Cette journée mondiale de la mission est l’occasion d’une célébration de grâce et de joie. De grâce, parce que le Saint Esprit, envoyé par le Père, offre sagesse et force à ceux qui sont dociles à son action. De joie, parce que Jésus accompagne l’œuvre missionnaire.

« La joie est celle des disciples fort de l’amour de Dieu qu’ils ont reçu et de la possibilité de le partager. Mais attention à ceux qui seraient trop pleins d’eux-mêmes et prétendent déjà tout savoir » avertit le Pape. Non, la mission passe par les “petits”, les humbles, les simples, les pauvres, les marginalisés, ceux qui sont sans voix, fatigués et opprimés, et que Jésus a déclarés “bienheureux”. En citant largement Saint Luc, le Pape souligne le plan salvifique et bienveillant de la part du Père envers les hommes et rappelle cette joie de Jésus qui voyait la réussite de la mission de ses disciples, une joie pour le salut en acte.

Le manque de vocations est souvent un manque de ferveur apostolique

Pour le Pape François, la difficulté de la mission est aussi celle du monde contemporain, « marqué par une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels et de la conscience isolée » , c’est pourquoi poursuit-il, l’humanité a un grand besoin de puiser au salut apporté par le Christ, en portant la joie de l’Évangile, comme le rappelle son encyclique Evangelii Gaudium. Tous les disciples du Seigneur sont par ailleurs appelés à alimenter cette joie de l’Évangélisation.

Dans son message, le Saint-Père relève aussi que dans certaines régions, le manque de vocations au sacerdoce et à la vie consacrée est souvent du à un manque de ferveur apostolique contagieuse et encourage ainsi les communautés paroissiales, les associations et les groupes à vivre une vie fraternelle intense en étant attentifs aux plus défavorisés. Il rappelle la mission toujours plus importante des fidèles laïcs dans l’Église et l’importance qu’ils soient formés de manière adéquate. A l’occasion de cette journée, le Pape exhorte enfin à faire mémoire, « comme dans un pèlerinage intérieur, du « premier amour » avec lequel Jésus a réchauffé le cœur de chacun, non pas pour en concevoir un sentiment de nostalgie mais pour persévérer dans la joie.»

A cet effet, il mentionne la Vierge Marie : « De cette rencontre avec Jésus, la Vierge Marie a eu une expérience toute particulière et elle est devenue « causa nostrae laetitiae » (la cause de notre joie). »

Texte intégral du message du Pape François –> Lire la suite →

trois supplications pour la paix

08-06-2014 source : Radio Vatican

Après le temps de prière et l’invocation pour la paix, le Pape François, puis les présidents d’Israël et de Palestine ont pris la parole. Premier à prononcer un discours, le Pape a affirmé qu’il faut du courage pour faire la paix, « bien plus que pour faire la guerre. Il faut du courage pour dire oui à la rencontre et non à l’affrontement ; oui au dialogue et non à la violence ; oui à la négociation et non aux hostilités ; oui au respect des accords et non aux provocations ; oui à la sincérité et non à la duplicité ».

Ensuite, le président israélien Shimon Peres a voulu se présenter d’emblée comme un homme venu de la Cité Sainte, Jérusalem, le cœur battant du peuple juif. « En hébreu, le mot Jérusalem et le mot paix ont la même racine ». Citant à plusieurs reprises l’Écriture Sainte, Shimon Peres s’est dit convaincu qu’Israéliens et Palestiniens peuvent apporter la paix à leurs enfants, le bien-être et la prospérité.

« Nous avons tous besoin de la paix »

« Deux peuples désirent encore ardemment la paix, a-t-il affirmé. Les larmes des mères sur leurs fils sont gravées dans nos cœurs. Nous devons mettre fin aux cris, à la violence, au conflit. Nous tous, avons besoin de la paix. Paix entre égaux. Nous devons employer toutes nos forces pour l’atteindre rapidement. Même si cela demande des sacrifices et des compromis ». le président israélien a conclu son intervention par une prière : « que celui qui fait la paix dans les hauteurs fasse aussi la paix sur nous, et sur tout Israël, et sur le monde entier, et nous disons, amen ».

Enfin, le président palestinien Mahmoud Abbas s’est exprimé au nom d’Allah, « suprêmement clément, suprêmement miséricordieux ». Il a prié Dieu de sauver Jérusalem en l’appelant « notre Cité bénie : la première Kiblah, la deuxième sainte mosquée, avec tout ce qui l’entoure ». Il a prié au nom du peuple de Palestine, – musulmans, chrétiens et samaritains -, qui « désire ardemment une paix juste, une vie digne et la liberté, dans un État souverain et indépendant ».

« Une terre sûre pour les croyants »

Citant Jean-Paul II, il a souligné que « si la paix se réalise à Jérusalem, la paix sera témoignée dans le monde entier. Nous te demandons, a-t-il alors prié, de rendre la Palestine, et Jérusalem en particulier, une terre sûre pour tous les croyants, et un lieu de prière et de culte pour les adeptes des trois religions monothéistes, judaïsme, christianisme, et islam, et pour tous ceux qui désirent la visiter, comme il est décidé dans le Saint Coran ». Mahmoud Abbas a enfin souhaité une paix juste, la stabilité et la coexistence pour tous les peuples du Moyen-Orient.

« Il faut plus de courage pour faire la paix, que pour la guerre »

Après avoir écouté des prières juives, chrétiennes et musulmanes en différentes langues, le Pape François a pris la parole lors de l’invocation de paix historique qui s’est tenue ce dimanche au Vatican, avec le président israélien Shimon Peres et son homologue palestinien Mahmoud Abbas.

« Pour faire la paix, il faut du courage, bien plus que pour faire la guerre », a affirmé le Pape François dans son discours, évoquant avec des accents dramatiques les victimes innocentes de la guerre et de la violence, les nouvelles générations épuisées par les conflits.

« L’Histoire nous enseigne que nos seules forces ne suffisent pas. Plus d’une fois, nous avons été proches de la paix, mais le malin, par divers moyens, a réussi à l’empêcher. Nous ne renonçons pas à nos responsabilités, mais nous invoquons Dieu comme un acte de suprême responsabilité, face à nos consciences et face à nos peuples. Il faut abattre les murs de l’inimitié et parcourir la route du dialogue, a conseillé François, il faut rompre la spirale de la haine et de la violence avec une seule parole : « frère ». Mais pour prononcer cette parole, nous devons tous lever le regard vers le Ciel, et nous reconnaître enfants d’un seul Père

Le Pape François a ensuite adressé sa prière au Seigneur, Dieu d’Abraham et des Prophètes : « Dieu Amour qui nous a créés et nous appelle à vivre en frères : rends-nous disponibles à écouter le cri de nos concitoyens qui nous demandent de transformer nos armes en instruments de paix, nos peurs en confiance et nos tensions en pardon. Et que du cœur de chaque homme soient bannis ces mots : division, haine, guerre ! Seigneur, a-t-il prié, désarme la langue et les mains, renouvelle les cœurs et les esprits, pour que la parole qui nous fait nous rencontrer soit toujours « frère », et que le style de notre vie devienne : shalom, paix, salam ! Amen ».

Au moment de saluer le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée, le Pape a qualifié sa participation de « grand don » ; un soutien précieux, le témoignage du chemin que, comme chrétiens, nous parcourons vers la pleine unité.

Le discours du Pape en intégralité
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