Archives de catégorie : Billet

sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

Révolutionnaires selon les Béatitudes

30-06-2014 source : Radio Vatican

Le Pape François demande aux jeunes catholiques hollandais d’être des révolutionnaires selon le modèle des Béatitudes qui offrent un programme de vie nouveau, pur et intense. Il l’exprime dans un message au Festival national de la jeunesse catholique des Pays-Bas. Pas question de vivoter, il faut savoir viser loin, prendre de la hauteur, recommande le Saint-Père. Citant le bienheureux Piergiorgio Frassati*, étudiant italien intrépide et généreux mort à 24 ans, le Pape François affirme que vivre sans la foi, sans aucun patrimoine à défendre, sans une vérité à soutenir par une lutte de tous les instants, ce n’est plus vivre mais gâcher sa vie !

Les Béatitudes, qui sont au cœur des préparatifs des prochaines JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) de Cracovie, proposent un modèle de bonheur contraire à la logique du monde. Ceux que Jésus appelle bienheureux sont pour le monde des perdants, des êtres inutiles. Le monde glorifie le succès coûte que coûte, la richesse, le pouvoir, l’affirmation de soi au détriment des autres. Au contraire, quand nous contemplons Jésus dans sa pauvreté, la pureté de son cœur, sa miséricorde, nous comprenons la beauté de notre vocation chrétienne et nous n’hésitons pas à prendre le chemin qui conduit au bonheur authentique.

Dans son message, le Souverain Pontife exhorte donc les jeunes des Pays-Bas à ne pas avoir peur du Christ, à prendre au sérieux ses paroles, à dire non à une culture éphémère et superficielle, non à la culture du déchet qui les considère, à tort, incapables d’affronter les grands défis de leur vie.

* Piergiorgio Frassati était membre des conférences de Saint Vincent de Paul

Privilégions des choix de vie définitifs

29-06-2014 source : Radio Vatican

« Un chrétien sans Marie est un orphelin. Mais un chrétien sans l’Église est également un orphelin. Un chrétien a besoin de ces deux femmes, de ces deux mères, de ces deux vierges : l’Église et Marie ». « Pour faire le ‘test’ d’une vocation chrétienne juste, il faut se demander : ‘Où en est mon rapport avec ces deux Mères ? L’Église et Marie. Ce n’est pas une pensée de pitié, non, mais bien théologie pure. C’est de la théologie. Où en est mon rapport avec l’Église, avec ma mère l’Église, avec la sainte mère Église hiérarchique ? Et où en est mon rapport avec Marie, qui est ma maman, ma Mère? »

« Pour nous c’est important, parce que nous vivons dans une culture du provisoire. Oui pour ceci ou pour cela, mais pour un moment seulement. Tu te maries ? Oui, oui, mais tant que dure l’amour, après chacun chez soi à nouveau…Un jeune homme, me racontait un évêque, m’a un jour dit :’Je voudrais devenir prêtre, mais seulement pour dix ans.’ Le règne du provisoire donc. Nous avons peur des choses définitives. » « Et pour choisir une vocation, que ce soit le mariage, la vie consacrée, le sacerdoce, on doit choisir dans une perspective du ‘définitif’, alors que nous vivons dans une culture du provisoire. C’est un aspect de la culture de notre époque que nous devons vivre et vaincre ».

Du Pape François samedi soir vers 19 heures, près de la Grotte de Lourdes dans les Jardins du Vatican,
à un groupe de jeunes du diocèse de Rome en recherche vocationnelle.

nécessaire fidélité

A cause d’une légère indisposition, le Pape François a annulé au dernier moment la visite qu’il devait accomplir à l’hôpital romain Gemelli ce vendredi après-midi. Le cardinal Scola, archevêque de Milan, et président de l’institut à l’origine de l’université catholique du Sacré-Cœur, dont dépend l’hôpital Gemelli, a célébré toutefois la messe que devait présider le Pape et a lu l’homélie qu’il devait prononcer. En voici  quelques extraits :

« Aujourd’hui tout particulièrement, la fidélité est une valeur en crise, car nous sommes portés à rechercher toujours le changement, une soi-disant nouveauté, en négociant les racines de notre existence, de notre foi. Dieu est absolu et seulement dans l’amour, il aime les liens, il en crée, des liens qui libèrent, qui ne retiennent pas ». Jésus-Christ « ne trahit jamais, même lorsque l’on se trompe. Dans son amour, il ne s’arrête pas devant notre ingratitude, ni devant le rejet ». « Sans fidélité à ses racines une société ne peut aller de l’avant : elle peut faire de grands progrès techniques, mais pas un progrès intégral, de l’homme tout entier et de tous les hommes ».