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sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

Dieu prépare la voie de chacun avec amour

13-01-2014 L’Osservatore Romano

Dieu prépare la voie pour chaque homme. Il le fait avec amour: un «amour artisanal», car il la prépare artisanalement pour chacun. Il est prêt à intervenir à chaque fois que le chemin est à corriger, précisément comme le font une mère et un père. Telle est la réflexion proposée par le Pape François lundi matin, 13 janvier, au cours de la célébration de la Messe dans la chapelle de Sainte-Marthe.

Le Pape s’est inspiré de l’épisode de l’Évangile de Marc (1, 14-20) où l’on raconte que Jésus, après l’arrestation de Jean, alla en Galilée, donnant l’impression de vouloir commencer une autre étape du chemin. «Et il proclame l’Évangile avec les mêmes paroles que Jean: les temps sont accomplis et le royaume de Dieu est proche, convertissez-vous. Jésus dit la même chose que disait Jean. Jean avait préparé la voie à Jésus. Et Jésus la suit».

Il s’agit d’une œuvre de préparation que Jésus mène de l’avant depuis de nombreuses générations. Dans la généalogie de Jésus lui-même, il y a «des pécheurs et des pécheresses. Mais comment a fait le Seigneur? Il s’en est mêlé; il a corrigé la route; il a réglé les choses. Pensons au grand David, grand pécheur et ensuite grand saint. Le Seigneur sait. Quand le Seigneur nous dit: avec un amour éternel je t’ai aimé, il se réfère à cela. Depuis de nombreuses générations, le Seigneur a pensé “en nous”». Et ainsi, il nous accompagne en éprouvant les mêmes sentiments que nous, quand on se prépare au mariage, quand on est dans l’attente d’un enfant: à chaque moment de notre histoire «il nous attend et nous accompagne».

Le Pape s’est ensuite adressé à un groupe de prêtres qui ont concélébré à l’occasion de leur soixantième anniversaire d’ordination et il a dit: «Vous pensez à vos soixante ans de messes. Que de choses ont eu lieu. Que de choses. Le Seigneur était là qui préparait la voie également pour d’autres que nous ne connaissons pas, mais que lui connaît». Il est «le Seigneur de la préparation, qui nous aime depuis toujours et ne nous abandonne jamais». Peut-être «est-ce là un acte de foi qui n’est pas facile à croire, c’est vrai. Car notre rationalisme nous fait dire: mais pourquoi le Seigneur, avec les nombreuses personnes avec lesquelles il a affaire, doit-il penser à moi?». Et pourtant il «a préparé la route pour moi, avec nos mamans, avec nos grands-mères, nos pères, nos grands-pères et nos arrières-grands-parents, tous: le Seigneur fait ainsi. Et cela est son amour: concret, éternel et aussi artisanal».

«Prions en demandant cette grâce de comprendre l’amour de Dieu. Mais on ne le comprend jamais n’est-ce pas! On le sent, on pleure, mais pour ce qui est de le comprendre, on n’y arrive pas. Cela aussi nous dit à quel point cet amour est grand».

comment transmettre la foi aux enfants

Le pape François demande aux parents qui ont choisi le baptême pour leurs enfants de toujours réfléchir « à comment transmettre la foi aux enfants ».

Comme c’est la tradition depuis 1989, lors de la fête du Baptême du Christ, le pape François a conféré le sacrement du baptême à 32 bébés – 18 filles, 14 garçons – ce dimanche matin, 12 janvier, à 9 h 30, en la chapelle Sixtine; (La majorité des parents travaillent au Vatican.)

Lors de la messe au cœur de laquelle les baptêmes ont été célébrés, dans son homélie, le pape a encouragé les mamans à leur donner le biberon s’ils avaient faim !

Transmettre la foi aux enfants

Le pape a fait le lien entre le baptême de Jésus et le baptême des petits enfants aujourd’hui : « Jésus n’avait pas besoin d’être baptisé, mais les premiers théologiens disent que par son corps, par sa divinité, il a béni toutes les eaux, afin que les eaux aient le pouvoir de conférer le baptême. Et avant de monter au Ciel, Jésus nous a dit d’aller dans le monde entier pour baptiser. Et depuis ce jour-là jusqu’à aujourd’hui, la chaîne a été ininterrompue : on a baptisé les enfants, et les enfants des enfants, et les enfants… Et aujourd’hui encore, cette chaîne continue. Ces enfants sont l’anneau d’une chaîne. »

« Vous, les parents, vous avez aujourd’hui un enfant – garçon ou fille – à baptiser, mais dans quelques années, ce seront eux qui auront un enfant à baptiser, un petit-enfant… Il en est ainsi de la chaîne de la foi ! Qu’est-ce que cela signifie ? Je voudrais vous dire une seule chose : vous êtes ceux qui transmettent la foi, les transmetteurs. Vous avez le devoir de transmettre la foi à ces enfants. C’est le plus bel héritage que vous leur laisserez : la foi ! Cela seulement. »

« Aujourd’hui, emportez chez vous cette pensée : nous devons être des transmetteurs de la foi. Réfléchissez à cela. Réfléchissez toujours à comment transmettre la foi aux enfants.»

Le pape s’est interrompu un moment : « Aujourd’hui, le chœur chante, mais le chœur le plus beau, c’est celui des enfants qui font du bruit. Certains vont pleurer, soit parce qu’ils ne sont pas à l’aise, soit parce qu’ils ont faim : s’ils ont faim, vous, les mamans, ne vous en faites pas, donnez-leur à manger, parce que ce sont eux les protagonistes ici ! » « Et maintenant, avec cette conscience d’être des transmetteurs de la foi, continuons la cérémonie du baptême. »

Le pape a lui-même fait le signe de la croix sur chaque enfant avant le baptême et il a lui-même versé l’eau du baptême sur le front des 32 enfants, au Nom de la Sainte Trinité.

Les autres rites, notamment les rites « explicatifs » effectués après le baptême ont été faits par les parents (les papas ont allumé les cierges au cierge pascal, pour signifier le don de la Lumière du Christ aux enfants) ou par des concélébrants (comme l’onction de Saint-Chrême sur le front, la remise du vêtement blanc, l’onction de l’Effata sur les oreilles et la bouche des enfants).

« Nous demandons à la Sainte Vierge de nous soutenir par son intercession en notre engagement à suivre le Christ sur le chemin de la foi et de la charité, la voie tracée par notre baptême. »

Le vrai prêtre a un rapport étroit avec Jésus

2014-01-11 Radio Vatican

Le « vrai prêtre » a un rapport « étroit » avec Jésus. Quand celui-ci vient à manquer, le prêtre devient un « idolâtre » dévoué au Dieu Narcisse. C’est en substance ce qu’a affirmé le Pape ce samedi matin lors de la messe célébrée, comme presque chaque jour, dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.

« Quand Jésus devenait populaire, il se retirait dans le désert pour prier, il allait auprès du Père. Cela doit être pour nous, prêtres, un point de comparaison. Allons-nous, nous aussi, rejoindre Jésus ? ». Commentant la Ière Lettre de Saint Jean, le Pape s’est interrogé dans son homélie sur le rapport entre le prêtre et Jésus puisque, pour lui ,« la force du prêtre réside dans ce lien ».

Un prêtre qui recherche Dieu est un bon prêtre

Il pouvait arriver que le prêtre perde le « rapport vivant de disciple à Maître, de frère à frère, d’homme pauvre à Dieu » pour se replier dans une relation « un peu superficielle qui ne vient pas du cœur ». « Comme cela fait mal à l’Église les prêtres onctueux ! Ceux qui mettent leur force dans les choses artificielles, dans les vanités, dans un comportement, un langage précieux ». Que peut en effet donner le prêtre aux fidèles quand il devient entrepreneur, affairiste, mondain, se demande le Pape ?

Les prêtres ont tous des limites et le Pape n’est pas un exception : « nous sommes tous des pécheurs » mais « si nous recherchons Dieu dans la prière, d’intercession ou d’adoration, nous sommes de bons prêtres malgré nos péchés ».