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sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

La foi n’est pas une escroquerie

Messe du Pape à Sainte-Marthe

27-04-2013 source : L’Osservatore Romano

La foi n’est pas une aliénation ni une escroquerie, mais elle est un chemin concret de beauté et de vérité, tracé par Jésus, pour préparer nos yeux à fixer sans lunettes « le visage merveilleux de Dieu » dans l’endroit définitif qu’il a préparé pour chacun. C’est une invitation à ne pas se laisser saisir par la peur et à vivre la vie comme une préparation à mieux voir, à mieux écouter et à aimer davantage que le Pape François a prononcée dans l’homélie de la Messe célébrée  le vendredi matin, 26 avril, dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe.

Le Pape François a axé son homélie sur le passage évangélique de saint Jean (14, 1-6) : « Que votre cœur ne se trouble pas ! Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, je vous l’aurais dit ; je vais vous préparer une place » .

« Comment se passe – a dit le Pape François – cette préparation ? Comment a-t-elle lieu ? Comment est cet endroit ? Que signifie préparer la place ? Louer  une pièce là-haut ? ». Préparer la place  signifie « préparer notre possibilité de profiter, notre possibilité de voir, d’entendre, de comprendre la beauté de ce qui nous attend, de cette patrie vers laquelle nous nous acheminons ».

« Et toute la vie chrétienne – a poursuivi le Souverain Pontife – est un travail de Jésus, de l’Esprit Saint pour nous préparer une place, préparer nos yeux pour pouvoir voir ». « ‘Mais, Père, je vois bien ! Je n’ai pas besoin de lunettes !’. Mais il s’agit d’une autre vision. Pensons à ceux qui sont malades de cataracte et qui doivent se faire opérer de la cataracte : ils voient, mais après l’intervention, que disent-ils ? ‘Jamais je n’ai pensé que l’on puisse voir ainsi, sans lunettes, si bien !’. Nos yeux, les yeux de notre âme ont besoin, ont la nécessité d’être préparés pour regarder ce visage merveilleux de Jésus ». Il s’agit alors de « préparer l’ouïe pour pouvoir entendre les belles choses, les belles paroles. Et principalement préparer le cœur : préparer le cœur pour aimer, aimer davantage ».

« Sur le chemin de la vie – a expliqué le Pape – le Seigneur a toujours fait cela : à travers les épreuves, les consolations,  les tribulations, les bonnes choses. Tout le chemin de la vie est un chemin de préparation. Parfois le Seigneur doit le faire rapidement, comme il l’a fait avec le bon larron : il n’avait que quelques minutes pour le préparer et il l’a fait. Mais la norme dans la vie est d’aller ainsi : se laisser préparer le cœur, les yeux, l’ouïe pour arriver à cette patrie. Car là est notre patrie ».

Le Pape François a mis en garde de ne pas perdre de vue cette dimension fondamentale de notre vie et du chemin de foi et contre les objectifs de ceux qui ne reconnaissent pas une perspective d’éternité : « ‘Mais, Père, je suis allé chez un philosophe et il m’a dit que toutes ces pensées sont une aliénation, que nous sommes aliénés, que la vie est cela, ce qui est concret, et que de l’autre côté on ne sait pas ce qu’il y a…’ Certains pensent ainsi. Mais Jésus nous dit qu’il n’en est pas ainsi et il nous dit : « Ayez foi également en moi. Ce que je te dis est la vérité : je ne t’escroque pas, je ne te trompe pas’. Nous sommes en marche vers la patrie, nous les enfants de la race d’Abraham, comme le dit saint Paul dans sa première lettre (Ac 13, 26-33).

« Et depuis l’époque d’Abraham – a affirmé le Pape – nous somme en chemin, avec cette promesse de la patrie définitive. Et « cela n’est pas une aliénation : cela est la vérité, cela signifier laisser Jésus préparer notre cœur, nos yeux, pour cette beauté si grande. C’est le chemin de la beauté. Également le chemin du retour à notre patrie ».

La vie nous prépare à suivre Jésus

Quand Jésus parle du ciel à ses disciples, il veut leur dire, et aujourd’hui il veut nous dire, que toute la vie chrétienne est un travail de Jésus et de l’Esprit pour nous préparer une place à ses côtés, pour comprendre quel est le but de notre existence chrétienne. Ainsi s’est exprimé ce vendredi matin le Pape François dans son homélie à la messe à Sainte-Marthe.

Tout le chemin de la vie est un chemin de préparation. Parfois le Seigneur doit le faire en toute hâte comme pour le bon larron : il avait seulement quelques minutes pour le préparer et il l’a fait Mais la normalité de la vie est celle-ci : laisser son cœur être préparé, ses yeux, son ouïe, pour arriver jusqu’à cette patrie. Parce que c’est celle-ci notre patrie. « Mais, Père, je suis allé voir un philosophe et il m’a dit que toutes ces pensées étaient une aliénation, que nous étions aliénés, que la vie était ainsi, le concret, et à partir de là, on ne sait pas ce qu’il se passe. » Certains pensent les choses de cette manière… mais Jésus nous dit que ce n’est pas comme cela et nous dit : « Ayez foi aussi en moi ». Ce que je te dis est la vérité : moi je ne te trompe pas, moi je ne te trahis pas.

humilité, charité et amour fraternel

25-04-2013 source : Radio Vatican

« Le style de la prédication évangélique doit se caler sur cette attitude: humilité, service, charité et amour fraternel ». Le Pape François, lors de la traditionnelle messe du matin en la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican, a voulu réfléchir dans son homélie sur l’expression : « Seigneur, nous devons conquérir le monde ». « Cette parole, conquérir, n’est pas acceptable – a tenu à souligner le Pape – nous devons prêcher dans le monde. Les chrétiens ne peuvent être comme les soldats qui, une fois qu’ils ont remporté la bataille, font place nette ». « Le style de l’annonce chrétienne est humble mais sans aucune peur d’accomplir de grandes choses ».

Au coeur de l’homélie du Pape, le passage de l’Évangile de Saint Marc qui raconte l’Ascension de Jésus. « Le Christ avant de monter au ciel envoie les apôtres annoncer l’Évangile « jusqu’aux confins du monde ». C’est cela la mission de l’Église, elle va de l’avant en prêchant pour le monde entier »

Comment accomplir cette mission ?

Un chrétien n’est jamais seul… Toujours, « le Seigneur travaille aux côtés de tous ceux qui annoncent l’Évangile ». En guise de préambule, le pape se veut rassurant avant de se montrer plus incisif : pour lui, « un chrétien pusillanime, ça ne se comprend pas ». « C’est cela la magnanimité que les chrétiens doivent avoir (…) pour aller toujours et encore de l’avant. »

Grandeur d’âme, audace mais humilité, car il ne s’agit pas de « conquérir » le monde. Pour le pape « l’humilité, le service, la charité et l’amour fraternel : voilà le style de prédication des chrétiens ». En outre, le chrétien annonce l’Évangile non pas avec des mots, mais avec son témoignage de vie.

La magnanimité, c’est la vocation chrétienne.

Comme le dit Saint Thomas d’Aquin, repris ce jeudi par le pape François : Le chrétien doit avoir une grande âme qui ne s’effraie pas des grandes choses et d’aller au-devant du monde, mais dans le même temps l’humilité de tenir compte des petites choses. E quand nous allons magnanime et humble, quand nous n’avons pas peur des grandes choses et du vaste horizon et que nous prenons aussi en compte les petites choses, le Seigneur confirme la Parole. Le triomphe de l’Église c’est la résurrection mais avant cela il y a la Croix, rappelle le pape qui conclue par cette prière : Demandons au Seigneur de devenir missionnaires, apôtres de l’Église dans cet état d’esprit : magnanime et humble. Que cela soit”