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Editorial de la lettre aux associés de la Médaille miraculeuse

La Médaille, signe d’espérance

Sœur Catherine Labouré au milieu des révolutionnaires
Sœur Catherine Labouré au milieu des révolutionnaires

Le 27 novembre 1830, notre Sainte Mère est apparue à sainte Catherine Labouré et lui a donné la Médaille Miraculeuse. Lors de sa première apparition le 18 juillet, Marie lui dit : “Les temps sont très mauvais. Des douleurs viendront sur la France…. Le monde entier va être bouleversé par des misères de toutes sortes.” Marie parlait des révolutions de 1830 et 1832. (photo D.R.)

L’Église catholique a souffert de ces décennies de chaos plus que toute autre institution. La France et  ’Europe avaient déjà souffert d’une des époques les plus horribles de l’histoire. La Révolution française et son “règne de la terreur” dans les années 1790 avaient amené le massacre de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants.

Pas étonnant que Catherine Labouré vit des larmes dans les yeux de Marie quand elle a parlé des souffrances du peuple de Dieu. La situation semblait désespérée. Mais aucune situation n’est désespérée lorsque Marie, la mère de Jésus, prend les choses en main !

La Médaille Miraculeuse qu’elle a donnée à Catherine se propagea à travers l’Europe, puis en Amérique et partout dans le monde. Des dizaines de millions de médailles ont été distribuées déjà entre 1832 et 1840, et l’espoir se mit à briller comme le soleil après une tempête.

Nous faisons toujours face à de véritables défis. Raison de plus de nous tourner vers Marie Immaculée, de porter sa Médaille Miraculeuse et de propager la dévotion à Notre-Dame, qui apporte Jésus Christ, notre Seigneur et notre Dieu, au monde.

Depuis que la Médaille Miraculeuse a été révélée, Marie a touché la vie de centaines de millions de personnes qui l’ont  portée et ont eu recours en son intercession. Prions avec confiance. Profitons de la puissance de son intercession. Notre Sainte Mère attend nos prières et a promis d’intercéder pour tous ceux qui se confient à elle

Prions avec l’invocation que Notre-Dame donna à Catherine Labouré : “ Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.” Et que Dieu vous bénisse toujours.■

P. Jean-Daniel Planchot, cm

LE RECOURS À L’IMMACULÉE

apparition-du-27-novembre-1830
Apparition du 27 novembre 1830 – Vitrail 1938 atelier Jacques Simon – Reims – Fère-en-Tardenois

Le mois de novembre commence par la Toussaint, cette grande fête qui nous invite de façon pressante à prendre conscience de la fin, du but de notre credo : la Communion des Saints et la vie éternelle.

En fin de mois vient une autre fête, spécifique au sanctuaire de la rue du Bac, Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, sainte par excellence, notre modèle de sainteté. Cette fête qui nous révèle Marie, conçue sans péché, prélude la grande fête de l’Immaculée Conception du début décembre, mois qui s’achève par la fête de Noël, la Nativité de Jésus, « né de la Vierge Marie », comme nous le disons dans le credo.

Ce merveilleux ensemble nous invite à nous tourner vers cette Sainte Mère, à qui Jésus nous a confiés au calvaire, pour la prier.  Car elle est vraiment notre recours, nous pouvons faire appel à elle. Et nous le faisons depuis si longtemps sans discontinuer.

Oui, la Vierge Marie est la Mère de Jésus, choisie et bénie par Dieu entre toutes les femmes. Elle est sans tâches. Son cœur maternel est plein d’amour et de miséricorde. Comme mère, elle connaît nos peines, nos souffrances, elle connaît nos intentions ou celles confiées par nos proches.

Venons vers elle tout simplement pour obtenir la conversion et le salut des pécheurs que nous sommes. Demandons-lui d’affermir notre foi, de nous aider à devenir humbles et de nous donner l’ardeur de prier chaque jour.

Oui, Marie nous console dans nos épreuves et nous apprend à connaître Dieu, à l’aimer, à le servir. Que son cœur Immaculé puisse nous diriger sur le chemin de la paix, de l’amour, de la charité, de l’unité, de la sainteté et de l’espérance du retour de son fils Jésus.

Qu’elle soit phare dans notre vie, et nous fasse sentir souvent sa présence. Elle qui est notre Mère et notre protectrice,  demandons-lui de présenter notre prière à Dieu notre Père par l’intermédiaire de son fils Jésus. ■

Jean-Daniel Planchot, cm

Maintenant et à l’heure de notre mort

Maintenant et à l’heure de notre mort

Le Bon Larron - Père Yves Aubry fondateur du Bon Larron
Le Bon Larron – Père Yves Aubry fondateur du Bon Larron

Cette fin de la prière du Je vous salue Marie, nous l’avons sûrement prononcée bien des fois. Une expression qui nous fait désirer la prière de Marie pour les deux temps les plus essentiels de notre vie : maintenant, et à l’heure de notre mort.

Depuis novembre, l’Église nous met dans le mystère du salut en nous invitant à fêter d’abord les saints, puis tous les défunts. Nous espérons bien sûr que ceux-ci sont appelés à rejoindre les premiers dans un éternel face à face avec Dieu pour la vie et la joie sans fin !

Ces fêtes nous interrogent sur l’heure de la mort dont nous nous rapprochons inéluctablement à chaque instant. Certains sont tentés de tout faire pour «vivre au maximum» et oublier cette question dérangeante. D’autres peuvent se laisser submerger par l’angoisse : celle du trou suivi de rien, ou celle du jugement éventuellement suivi d’un châtiment éternel !

Pour entrevoir dans la confiance cette heure de la mort, suivons Marie. Elle fut témoin au pied de la croix de cet étonnant échange entre son Fils et un larron (photo D.R.) : «souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume» ; «aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis». Celui qui a entendu cette invitation était un condamné à mort, mais il a reconnu sa petitesse et son Dieu.

Marie sait ce que son Fils peut faire pour nous. À l’heure de notre mort assurément. Mais aussi «maintenant» ! Comprenons «maintenant» son invitation aux noces de Cana, faites tout ce qu’Il vous dira. Quand le doute ou la douleur nous submergent, laissons-nous porter par la tendresse maternelle de celle
qui s’est engagée par son oui et s’est laissée guider par l’Esprit-Saint durant toute sa vie. ■

P. Jean-Daniel Planchot, cm