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Rencontre de la communauté Rom de Slovaquie

Rencontre de la communauté Rom de Slovaquie

Le Saint-Père s’est rendu mardi après-midi dans un quartier pauvre de Košice où vit une importante communauté Rom. Il a rappelé l’importance de la place de cette communauté marginalisée dans l’Église et dans la société et remercié ceux qui œuvrent à leur intégration.
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VOYAGE APOSTOLIQUE DU SAINT-PÈRE
À BUDAPEST, À L’OCCASION DE LA MESSE DE CLÔTURE
DU 52e CONGRÈS EUCHARISTIQUE INTERNATIONAL, ET EN SLOVAQUIE
(12-15 SEPTEMBRE 2021)

RENCONTRE AVEC LA COMMUNAUTÉ ROM

SALUT DU PAPE FRANÇOIS

Quartier Luník IX (Košice)
Mardi 14 septembre 2021

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Chers frères et sœurs, bon après-midi !

Je vous remercie pour votre accueil et pour vos affectueuses paroles. Ján a rappelé ce que vous disait saint Paul VI : « Vous, dans l’Église, vous n’êtes pas en marge, … Vous êtes dans le cœur de l’Église » (Homélie, 26 septembre 1965).

Personne dans l’Église ne doit se sentir comme n’étant pas à sa place ou mis de côté. Ce n’est pas seulement une manière de dire, c’est la façon d’être de l’Église. Parce qu’être Église, c’est vivre en tant que convoqués par Dieu, c’est se sentir responsable dans la vie, faire partie de la même équipe. Oui, parce que Dieu nous désire ainsi : chacun différent mais tous unis autour de lui. Le Seigneur nous voit ensemble. Tous.

«Sentez-vous toujours chez vous dans l’Église»

Et il nous voit en fils : il a un regard de Père, regard de prédilection pour chaque enfant. Si j’accueille ce regard sur moi, j’apprends à bien voir les autres : je découvre qu’il y a auprès de moi d’autres fils de Dieu et je les reconnais comme frères.

Telle est l’Église, une famille de frères et sœurs ayant un même Père qui nous a donné Jésus comme frère, afin que nous comprenions combien il aime la fraternité. Et il veut que l’humanité entière devienne une famille universelle. Vous nourrissez un grand amour pour votre famille, et vous regardez l’Église à partir de cette expérience.

Oui, l’Église est une maison, elle est votre maison. C’est pourquoi je voudrais vous dire de tout cœur que vous êtes les bienvenus. Sentez-vous toujours chez vous dans l’Église et n’ayez pas peur d’y habiter. Que personne ne vous laisse, vous ou quelqu’un d’autre, en dehors de l’Église !

Ján, vous m’avez salué avec votre femme Béata : ensemble, vous avez fait passer le rêve de la famille avant vos grandes diversités d’origine, d’us et coutumes. Plus que beaucoup de paroles, c’est votre mariage qui témoigne de la manière combien la réalité de vivre ensemble peut faire tomber beaucoup de stéréotypes qui autrement sembleraient insurmontables.

Il n’est pas facile d’aller au-delà des préjugés, même chez les chrétiens. Il n’est pas facile d’apprécier les autres : souvent on voit en eux des obstacles ou des adversaires et on porte des jugements sans connaître leur visage ni leur histoire.

Mais écoutons ce que dit Jésus dans l’Évangile : « Ne jugez pas » (Mt 7, 1). L’Évangile ne doit pas être édulcoré, il ne doit pas être dilué. Ne jugez pas, nous dit le Christ. Combien de fois, au contraire, non seulement nous parlons sans savoir ou par ouï-dire, mais nous nous estimons le droit quand nous nous faisons les juges rigoureux des autres. Indulgents envers nous-mêmes, inflexibles envers les autres.

Combien de fois les jugements ne sont en réalité que des préjugés, combien de fois ne cataloguons-nous pas ! C’est défigurer par des paroles la beauté des enfants de Dieu, qui sont nos frères. On ne peut pas réduire la réalité de l’autre à nos modèles préfabriqués, on ne peut pas schématiser les personnes.

Pour les connaître vraiment, il faut d’abord les reconnaître : reconnaître que chacun porte en soi la beauté irrépressible de fils de Dieu, dans lequel le Créateur se reflète.

L’intégration, la voie vers une coexistence pacifique 

Chers frères et sœurs, trop souvent, vous avez été objet de préjugés et de jugements impitoyables, de stéréotypes discriminatoires, de paroles et de gestes diffamatoires. Avec cela, nous sommes tous devenus plus pauvres, pauvres en humanité. Ce qu’il nous faut pour retrouver la dignité, c’est passer des préjugés au dialogue, des fermetures à l’intégration. Mais comment faire ?

Nikola et René, vous nous avez aidés : votre histoire d’amour est née ici et a mûri grâce à la proximité et à l’encouragement que vous avez reçus. Vous vous êtes sentis responsabilisés et vous avez voulu un travail ; vous vous êtes sentis aimés et vous avez grandi avec le désir de donner quelque chose de plus à vos enfants.

Ainsi, vous nous avez donné un message précieux : là où l’on prend soin de la personne, là où il y a un travail pastoral, là où il y a patience et réalisme, les fruits arrivent. Pas tout de suite, avec le temps, mais ils arrivent. Les jugements et les préjugés ne font qu’augmenter les distances. Les oppositions et les paroles fortes n’aident pas.

Mettre les personnes dans un ghetto ne résout rien. Quand on alimente la fermeture, tôt ou tard la colère s’enflamme. La voie vers une coexistence pacifique c’est l’intégration. Il s’agit d’un processus organique, un processus lent et vital, qui commence par la connaissance réciproque, avance avec patience et regarde vers l’avenir. Et à qui appartient l’avenir ? Nous pouvons nous demander : à qui appartient l’avenir ? Aux enfants.

Ce sont eux qui nous guident : leurs grands rêves ne peuvent pas se briser contre nos barrières. Ils veulent grandir avec les autres, sans obstacles, sans exclusions. Ils méritent une vie intègre, une vie libre. Ce sont eux qui motivent des choix à long terme, ne recherchant pas le consensus immédiat, mais regardent le futur de chacun.

Des choix courageux doivent être faits pour les enfants : pour leur dignité, pour leur éducation, pour qu’ils grandissent bien enracinés dans leurs origines, mais en même temps sans exclure aucune possibilité.

Je remercie ceux qui poursuivent ce travail d’intégration qui, outre les nombreux efforts requis, reçoivent aussi parfois incompréhension et ingratitude, peut-être même jusque dans l’Église. Chers prêtres, religieux et laïcs, chers amis qui consacrez votre temps à offrir un développement intégral à vos frères et sœurs, merci ! Merci pour tout le travail fait avec ceux qui sont marginalisés.

Je pense aussi aux réfugiés et aux détenus. À eux en particulier, et à tout le monde carcéral, j’exprime ma proximité. Merci, abbé Peter, de nous avoir parlé des centres pastoraux où vous ne faites pas de l’assistanat social, mais de l’accompagnement personnel.

Merci à vous, Salésiens. Allez de l’avant sur cette voie qui ne donne pas l’illusion de pouvoir donner tout et tout de suite, mais qui est prophétique parce qu’elle inclut les derniers, construit la fraternité et sème la paix. N’ayez pas peur de sortir à la rencontre de ceux qui sont marginalisés.

Vous vous apercevrez que vous sortez à la rencontre de Jésus. Il vous attend là où il y a de la fragilité et non pas du confort; là où il y a du service, et non pas du pouvoir; là où il faut s’incarner et non pas se complaire. C’est là, qu’il est.

Et je vous invite tous à dépasser les peurs, à dépasser les blessures du passé, avec confiance, pas à pas : dans le travail honnête, dans la dignité de gagner le pain quotidien, dans l’alimentation de la confiance réciproque. Et dans la prière les uns pour les autres, parce que c’est ce qui nous oriente et nous donne force. Je vous encourage, je vous bénis et je vous apporte l’étreinte de toute l’Église. Merci. Palikerav.


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Saint Jean-Gabriel Perboyre, témoin de la médaille miraculeuse

Saint Jean-Gabriel Perboyre
Saint Jean-Gabriel Perboyre

C’est à Mongesty en 1802 que naquit Saint Jean-Gabriel Perboyre. Ce fils de laboureur entra chez les Lazaristes en 1820, fut ordonné prêtre en 1825 et attendit 10 ans avant de s’embarquer pour la Chine. En 1839 il alla exercer son ministère dans les montagnes du Hou-Pei où il fut arrêté le 16 septembre de cette même année. Il mourut martyr le 11 septembre 1840 à Ou-Tchang-Fou et fut canonisé par Jean-Paul II en 1996.

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A son Oncle, à Montauban
Paris, le 14 décembre 1833.

M. Boullangier a été aux portes la mort. On lui a administré les derniers sacrements ; je lui ai récité la prière des agonisants ; le chirurgien avait prononcé qu’il n’y avait plus de ressource ; il l’avait abandonné après l’avoir embrassé en signe de derniers adieux.

Mais voilà qu’au milieu des crises les plus affreuses, lorsqu’on ne s’attendait plus qu’à le voir expirer d’un moment à l’autre, M. Aladel lui donna la médaille miraculeuse de l’Immaculée Conception, qu’il reçut avec la plus grande dévotion en la mettant sur son cœur.

Dès lors, ses cruelles douleurs disparurent presque entièrement ; la hernie monstrueuse que l’art et les longs efforts du chirurgien n’avaient pu réduire, se ramollit et rentra comme d’elle-même. Notre docteur a vu comme un vrai miracle dans cette guérison ; tous les médecins de Paris y ont vu un phénomène inouï et naturellement inexplicable. Le récit de cette guérison a opéré une conversion bien marquante d’un vieux pécheur.

La médaille dont je vous ai parlé est celle qui en 1830, fut révélée par la Sainte Vierge à une séminariste des Sœurs de la Charité. Il s’est déjà répandu par milliers de ces médailles dans toutes les parties de la France et en Belgique ; elles opèrent de nombreux miracles, guérisons, conversions. Je vous en enverrai quelques-unes à la première occasion.

A son Frère Antoine, au Puech
Paris, le 14 janvier 1834.

Mon très cher frère,

Je vous envoie une douzaine de médailles indulgenciées de la Sainte Vierge qui en a elle-même révélé la forme et ordonné l’exécution à une sœur de la Charité, il y a environ trois ans. Déjà elles ont opéré un très grand nombre de guérisons et de conversions.

Portez-en une sur vous avec beaucoup de confiance, récitant la prière qui est dessus. Donnez-en une à chaque membre de la famille et à M. le Curé. Puis disposez des autres comme vous voudrez. Jacques, Antoinette et moi, nous nous portons bien. Nous prierons pour Papa, que nous embrassons avec vous et notre chère Mère.

Offrez mes respects ou amitiés comme à l’ordinaire. Ne tardez pas à nous donner des nouvelles.
Votre très affectionné frère,
J.G. PERBOYRE.
Bons souhaits pour le jour de saint Antoine où je dirai la messe pour vous.

A Jean Aladel , C.M., Assistant, à Paris
Hou-pé, 10 août 1839.

Monsieur et très cher Confrère,
La grâce de N.S, soit toujours avec nous.

Comme j’étais à faire Mission dans une chrétienté du Honan, en novembre 1837, les chrétiens de l’endroit me présentèrent une jeune femme d’une autre chrétienté, atteinte d’aliénation mentale depuis environ huit mois, me disant qu’elle désirait ardemment se confesser, et que, quelque incapable qu’elle fût d’une pareille action, ils me suppliaient de ne pas lui refuser une consolation qu’elle avait tant à cœur.

Le triste état où elle était réduite ôtait toute apparence d’utilité dans l’exercice de mon ministère auprès d’elle ; cependant, je l’entendis par pure compassion, En la renvoyant, je la mis sous la protection spéciale de la Sainte Vierge, c’est-à-dire que je lui donnai une médaille de l’Immaculée Conception.

Elle ne comprenait pas alors le prix du saint remède qu’elle recevait ; mais elle commença dès ce moment à en ressentir la vertu, en éprouvant un mieux qui alla se développant au point que quatre ou cinq jours après elle était entièrement changée.

A un désordre complet d’idées, à des appréhensions qui la tenaient continuellement dans des angoisses mortelles, où je crois que le démon était pour beaucoup, succédèrent le bon sens, le calme et le bonheur. Elle se confessa de nouveau, et fit la sainte Communion avec les sentiments les plus vifs de joie et de ferveur.

Ce trait particulier de bonté de la Mère de Dieu vous apprendra sans doute peu, Monsieur et très cher Confrère, vous qui savez si bien que toute la terre est remplie de la miséricorde de Marie ; mais votre bon cœur sera ravi d’avoir cette nouvelle occasion de lui en rendre des actions de grâces particulières, et c’est là le principal motif qui m’a engagé à porter ce fait à votre connaissance.

Jean-Gabriel Perboyre (1802-1840)
de la Congrégation de la Mission, martyr en Chine ( biographie page 2)

Sainte Mère Teresa de Calcutta

Sainte Mère Teresa de Calcutta

Sainte Mère Teresa de Calcutta (© Vatican Media)
Sainte Mère Teresa de Calcutta (© Vatican Media)

Témoin de la charité et de la miséricorde, Mère Teresa est un exemple des merveilles qu’une personne peut accomplir si elle se confie entièrement à Dieu. La fondatrice des Missionnaires de la Charité, fêtée le 5 septembre, reçut en 1979 le prix Nobel de la Paix.

Albanaise et Indienne

Cette messagère lumineuse de l’amour de Dieu est née le 26 août 1910 à Skopje, une ville située aux croisements de l’histoire des Balkans. Cadette de Nikola et Drane Bojaxhiu, elle fut appelée Gonxha Agnès. Le jour de sa première communion, elle fut remplie d’un grand amour pour les âmes. La mort soudaine de son père quand elle avait environ huit ans, laissa la famille dans une condition financière difficile.

Naissance d’une vocation missionnaire

A l’âge de dix-huit ans, poussée par le désir de devenir missionnaire, Gonxha quitte sa maison en septembre 1928 pour rentrer à l’Institut de la Vierge Marie. En décembre, elle part pour l’Inde, et arrive à Calcutta le 6 janvier 1929. Le 24 mai 1937, Sœur Teresa fit ses vœux perpétuels devenant, comme elle disait, “l’épouse de Jésus” pour “toute l’éternité.” A partir de ce moment-là, elle fut appelée Mère Teresa. Elle continua à enseigner à Sainte Marie et en 1944 devint la directrice de l’école.

Un appel dans l’appel

Le 10 septembre 1946, Mère Teresa reçut son “inspiration”, son “appel dans l’appel”. Ce jour-là, d’une manière qu’elle n’expliquera jamais, la soif d’aimer de Jésus et sa soif pour les âmes prit possession de son cœur et le désir de satisfaire cette soif devint la motivation de sa vie. Jésus lui révéla sa douleur devant la négligence envers les pauvres, son chagrin d’être ignoré d’eux et son immense désir d’être aimé par eux. Il demanda à Mère Teresa d’établir une communauté religieuse.

Missionnaires de la charité dans le monde

Le 7 octobre 1950, la nouvelle congrégation des Missionnaires de la Charité était officiellement établie dans l’Archidiocèse de Calcutta. Au début des années 60, Mère Teresa commença à envoyer ses sœurs dans d’autres régions de l’Inde. L’approbation accordée par le Pape Paul VI en février 1965 l’encouragea à ouvrir une maison au Venezuela. Ce fut bientôt suivi par des fondations à Rome et en Tanzanie et finalement, sur tous les continents. Commençant en 1980 et continuant à travers les années 90, Mère Teresa ouvrit des maisons dans presque tous les pays communistes, y compris l’ancienne Union Soviétique, l’Albanie et Cuba.

1979, le prix Nobel

Durant ces années de croissance rapide, le monde commença à tourner son regard vers Mère Teresa et le travail qu’elle avait commencé. Elle reçut de nombreux prix pour honorer son travail, en commençant par le prix indien Padmashri en 1962 et le Prix Nobel de la Paix en 1979, alors que les médias, avec un intérêt grandissant, commençaient à suivre ses activités. Elle reçut tout cela “pour la gloire de Dieu et au nom des pauvres”. Le 5 septembre 1997 fut le dernier jour de la vie terrestre de Mère Teresa.


Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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