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Bientôt le synode sur l’Amazonie

forêt amazonienne
forêt amazonienne

Le synode sur l’Amazonie du mois d’octobre prochain est bien lancé. Présenté lundi 17 juin, le document de travail de l’assemblée analyse les défis que l’Église doit affronter dans cette région amazonienne, qui couvre neuf pays différents et de nombreuses réalités, tant géographiques qu’ecclésiales.

 

Le texte veut mettre en valeur la nécessité de protéger une zone essentielle à la survie de la planète mais aussi la dignité de ses habitants: de nombreuses communautés autochtones qui vivent aujourd’hui menacées par la prédation des ressources naturelles. Ce document dresse aussi des pistes pastorales pour que l’Église puisse trouver de nouvelles voies afin d’annoncer l’Évangile et qu’elle puisse, comme le suggère le Pape François, trouver un «visage amazonien».

Cette réalité amazonienne, Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne en Guyane française la connait. Il sera l’un des pères synodaux au mois d’octobre. Ces populations indigènes vivent dans son diocèse, souvent abandonnées. Elles doivent être au cœur des préoccupations de l’Église.

À Notre-Dame de Paris, première messe après l’incendie

À Notre-Dame de Paris, première messe après l’incendie

Notre-Dame de Paris vers 1525-1530 - pontifical romain.
Notre-Dame de Paris vers 1525-1530 – pontifical romain.

Une  messe a été célébrée ce samedi 15 juin à 18h en la cathédrale Notre-Dame de Paris, la première depuis l’incendie ravageur survenu il y a deux mois. Cet évènement vient rappeler l’éminente vocation cultuelle de l’édifice et incite à la poursuite de la mobilisation en faveur de sa reconstruction.

La date choisie est symbolique,  c’est la fête de la dédicace de la cathédrale,  de la consécration de l’autel pour signifier que le rôle de la cathédrale est de montrer la gloire de Dieu. Célébrer l’eucharistie, même en tout petit comité, en est le signe.  Trente personnes, dont la moitié sont des prêtres, ont participé à cette célébration présidée par Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris,  dans la chapelle de la Vierge, située derrière le chœur de la cathédrale.

Trois initiatives pour conserver l’âme de la cathédrale

Deux mois après l’incendie du 15 avril 2019 qui a détruit la toiture, la flèche et une partie de la voûte de Notre-Dame de Paris, le diocèse tient à rappeler que «la cathédrale est, d’abord et avant tout, un édifice à vocation cultuelle». Cette messe est l’une des trois initiatives menées en ce sens.

Le diocèse a aussi décidé que les offices habituellement célébrés à Notre-Dame de Paris le seront, à partir du 1er septembre 2019», en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, où seront vénérées la Sainte Couronne d’épines et les autres reliques de la Passion du Christ jusqu’alors conservées à Notre-Dame. Les célébrations de plus grande affluence auront lieu à l’église Saint Sulpice, ainsi les ordinations du 29 juin prochain.

Enfin, troisième initiative: une réplique de la Vierge du Pilier, symbole de Notre-Dame, sera installée sur le parvis de la cathédrale, dans un espace de recueillement spécifiquement installé dès que les conditions de sécurité le permettront, car «les Parisiens, les touristes et les fidèles du monde entier ont besoin de continuer à se recueillir.

Où en sont les dons ?

La mobilisation en faveur de la cathédrale se poursuit sous des formes diverses:«mobilisation des pouvoirs publics nationaux et locaux dès le soir de l’incendie ; mobilisation des architectes et des entreprises qui assurent, dans l’immédiat, la sécurisation de l’édifice ; mobilisation de dizaines de milliers de donateurs, petits et grands, originaires de toute la France, mais aussi du monde entier.

Cet élan montre que Notre-Dame est un symbole unique, en France, mais aussi au-delà. «Que tous ceux qui se sont mobilisés dès le 15 avril et que tous ceux qui continuent à œuvrer, chaque jour, pour Notre-Dame, qu’ils soient donateurs, architectes, ouvriers du chantier, responsables politiques, soient remerciés chaleureusement pour leurs efforts», a dit Mgr Aupetit.

«Nous voulons sauver la cathédrale. Cet écrin splendide a été voulu pour être la manifestation magnifique du génie humain qui rend hommage à l’amour de Dieu qui, pour se donner à nous, s’est fait l’un d’entre nous. Rendons grâce à la foi des bâtisseurs qui ont su unir le génie humain et la grâce divine», avait-il déclaré lors de la messe de Pâques du 21 avril dernier.

Rencontre du Pape François avec des membres de la communauté Rom

Ce dimanche après-midi, à Blaj, le Pape François a rencontré un peu plus de 300 membres de la communauté rom, qui forment environ 9% de la population de la ville. Dans son discours, le Saint-Père leur a adressé une demande de pardon, rappelant ensuite l’importance de choisir «le chemin de Jésus», celui où, dans la fraternité et la singularité, les peuples peuvent marcher vers la paix.

 

clocher de la chapelle dédiée à l’apôtre Saint André et au bienheureux Ioan Suciu à Blaj Roumaine
clocher de la chapelle dédiée à l’apôtre Saint André et au bienheureux Ioan Suciu à Blaj Roumanie

C’est par une rencontre avec le peuple rom, qui représente 2% de la population de la Roumanie, que s’est achevé le voyage du Pape François. Après la béatification des sept évêques martyrs, au “Champ de la liberté” de Blaj, il s’est rendu dans le plus ancien quartier de la ville, “Barbu Lautaru”. La rencontre s’est déroulée dans la petite chapelle dédiée à l’apôtre Saint André et au bienheureux Ioan Suciu, consacrée le 19 mai dernier.

En Roumanie, la majorité des Roms se déclare orthodoxe (environ 76%), mais le nombre de catholiques de rite latin ou de gréco-catholiques n’est pas négligeable. Dans la ville de Blaj, les liens avec l’Église gréco-catholique sont renforcés par le fait que celle-ci vient en aide aux Roms à travers des actions pastorales et de l’assistance sociale.

Pardon pour toutes les formes de mal subies

La rencontre avec le Saint-Père s’est ouverte par le témoignage d’un prêtre gréco-catholique d’origine rom. L’Église, a dit alors le Pape, «est un lieu de rencontre et nous avons besoin de le rappeler non pas comme un beau slogan mais comme un élément de la carte d’identité de notre être chrétien». «L’Évangile de la joie se transmet dans la joie de se rencontrer et de savoir que nous avons un Père qui nous aime. Regardés par Lui, nous comprenons comment nous regarder les uns les autres.»

«Mais dans mon cœur, je porte un poids», celui «des discriminations, des ségrégations et des mauvais traitements subis par votre communauté». «L’histoire nous dit que même les chrétiens, même les catholiques, ne sont pas étrangers à tant de mal»:

«Je voudrais demander pardon pour cela. Je demande pardon – au nom de l’Église, au Seigneur et à vous – pour les fois où, au cours de l’histoire, nous vous avons discriminés, maltraités ou regardés de travers, avec le regard de Caïn et non pas celui d’Abel, et où nous n’avons pas été capables de vous reconnaître, de vous valoriser, et de vous défendre dans votre singularité».

Jour après jour, choisir le bien, avec le Christ

Dans l’histoire de l’humanité, il y a «la main tendue et la main qui frappe. Il y a l’ouverture de la rencontre et la fermeture de l’affrontement. Il y a l’accueil et il y a la mise au rebut. Il y a celui qui voit en l’autre un frère et celui qui voit en lui un obstacle sur son propre chemin. Il y a la civilisation de l’amour et il y a celle de la haine».

«Chaque jour, il y a à choisir entre Abel et Caïn», et «un choix décisif se pose tant de fois face à nous : suivre le chemin de la réconciliation ou celui de la vengeance». «Choisissons le chemin de Jésus.» «C’est un chemin qui coûte de la peine, mais c’est le chemin qui conduit à la paix».

Après avoir mis en garde contre l’esprit de «rancune», le Pape François a encouragé la population Rom: «vous avez, en tant que peuple, un rôle prépondérant à assumer, et vous ne devez pas avoir peur de partager et d’offrir ces notes particulières qui vous constituent», – entre autres – «la valeur de la vie et de la famille au sens large», «la valorisation et le respect des anciens», «le sens religieux de la vie, la spontanéité et la joie de vivre».

«Ne privez pas de ces dons les sociétés où vous vous trouvez et encouragez-vous aussi à recevoir tout le bien que les autres peuvent vous offrir et vous apporter.» Puis le Pape les a exhortés à «marcher ensemble, là où vous êtes, dans la construction d’un monde plus humain, en allant au-delà des peurs et des soupçons», en visant la fraternité, et dans une dignité aux formes multiples: «la dignité de la famille, la dignité de gagner le pain de chaque jour – c’est ce qui te fait avancer –  et la dignité de la prière».

Un voyage à sa fin

«Et maintenant je rentre à la maison enrichi, emportant avec moi des lieux et des moments, mais surtout des visages. Vos visages coloreront mes souvenirs et peupleront ma prière». Bénissant et saluant les personnes rassemblées, le Saint-Père est sorti de la chapelle au son des chants joyeusement entonnés par un chœur d’enfant.

Après cette rencontre, le Pape a quitté Blaj pour l’aéroport de Sibiu, où s’est déroulé la cérémonie de départ de la Roumanie, en présence du président du pays, Klaus Iohannis.