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Jubilé de la miséricorde: les portes saintes refermées

Les portes saintes des cathédrales et des basiliques de par le monde se sont refermées ce dimanche 13 novembre 2016, à l’exception de celle de la basilique Saint-Pierre de Rome. Des messes étaient organisées dans chaque église pour marquer cet événement qui précède d’une semaine la conclusion du jubilé de la miséricorde. A Rome, les trois autres basiliques majeures qui possédaient chacune une porte sainte n’ont pas manqué de le faire.

Le cardinal Agostino Vallini, vicaire du Pape pour le diocèse de Rome, a célébré la messe en fin d’après-midi en la basilique de Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de Rome dont il est l’archiprêtre. Dans son homélie, il a dit que « le jubilé a été pour l’Église le “temps favorable” qui a rendu plus fort et efficace notre témoignage de croyants. Nous sommes reconnaissants envers Dieu et à partir d’aujourd’hui nous essaierons de nous engager à continuer à vivre de manière plus consciente et avec davantage de responsabilité le don de la miséricorde ... Réveillons donc notre conscience devant les peines de tant de familles qui souvent vivent à côté de nous et qui témoignent, dans une société qui semble devenir toujours plus cynique, que l’unique vraie réalisation de la vie est de donner l’amour et de vivre selon la justice nos relations humaines ».

Le cardinal Santos Abril y Castello a refermé la porte sainte de la basilique Sainte-Marie-Majeure, dont il est l’archiprêtre. Il a conclu son homélie rappelant que « la porte toujours ouverte de la miséricorde de Dieu ne se referme jamais », de même que la douce compagnie de la Mère de la Miséricorde ne disparait pas. « Avec cette certitude et cette aide valide, nous devenons nous aussi des témoins crédibles de miséricorde au milieu de notre monde. Ainsi, avec tant de frères rachetés par l’amour, nous pourrons poursuivre le pèlerinage vers les bras ouverts du Père ».

Enfin, le cardinal James Harvey, archiprêtre de la basilique Saint-Paul-Hors-les-Murs, a rappelé que ce Jubilé avait concerné en premier lieu les catholiques, mais que des pèlerins d’autres confessions s’étaient aussi rendus à Rome à cette occasion. La basilique Saint-Paul-Hors-les-Murs accueille traditionnellement, chaque 25 janvier, les vêpres conclusives de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, en présence du Pape, évêque de Rome et chef de l’Église catholique, et de représentants des autres Églises chrétiennes. Dimanche soir, le cardinal Harvey a rappelé que «le temps fort de l’Année de la Miséricorde se rapproche de la conclusion, mais, renouvelés, nous nous rendons compte que la porte de la miséricorde de Dieu n’est jamais fermée.»

douzième et dernier vendredi de la Miséricorde

11-11-2016 source : Radio Vatican

Ce vendredi après-midi, vers 15h30, le Pape s’est rendu dans le quartier de Ponte di Nona, à l’est de Rome. Dans un appartement, le Pape a rencontré sept familles, toutes formées de jeunes qui ont quitté le ministère au cours de ces dernières années.

Le Pape a voulu offrir un signe de proximité et d’affection à ces jeunes qui ont assumé un choix souvent non partagé par leurs confrères prêtres, et par leurs proches. Après différentes années dédiées au ministère presbytéral, dans les paroisses, il est arrivé que la solitude, l’incompréhension, la fatigue face au grand engagement de responsabilité pastorales ait mis en crise le choix initial. Se sont donc succédés des mois et des années d’incertitudes et de doutes qui ont porté souvent à retenir d’avoir accompli le mauvais choix. D’où la décision de laisser le presbytérat, et de former une famille.

Parmi ces sept jeunes ayant quitté la prêtrise, figurent quatre anciens curés de diverses paroisses de Rome, les trois autres jeunes provenant de Madrid, d’Amérique latine et de Sicile.

L’entrée du Pape dans l’appartement a été marqué par un grand enthousiasme : les enfants se sont regroupés autour du Pape pour l’embrasser, pendant que les parents n’ont pas retenu leur émotion. La visite du Saint-Père a été très appréciée par toutes les personnes présentes, qui n’ont pas senti un jugement du Pape sur leur choix, mais sa proximité et l’affection de sa présence. Le temps est passé vite : le Pape a écouté leurs histoires et a suivi avec attention les considérations qui lui étaient faites concernant les développements des procédures juridiques pour ces différents cas. Il les a tous assurés de son amitié et de son attention.

De cette façon, une nouvelle fois, le Pape a voulu donner un signe de miséricorde à ceux qui vivent une situation de malaise spirituel et matériel, en mettant en évidence l’exigence que personne ne se sente privé de l’amour et de la solidarité des pasteurs. La visite s’est conclue vers 17h20. Puis le Pape est retourné au Vatican.

Le dernier « Vendredi de la Miséricorde »

Cette visite d’aujourd’hui conclut le cycle des « Vendredi de la Miséricorde », ces 12 visites « aux périphéries » que le Pape avait prévu d’accomplir durant l’Année jubilaire. Lire la suite →

lutte contre la traite des personnes

Le Pape François s’est adressé ce lundi 7 novembre dans la matinée aux quelques 130 participants à la IIe Assemblée du réseau européen contre la traite des personnes. Cette rencontre, qui s’est ouvert ce dimanche, se tient à Rome jusqu’au 12 novembre sur le thème : « Mettre fin au trafic commence avec nous ». Le Saint-Père, particulièrement sensible à cette question douloureuse, a une nouvelle fois condamné la traites des êtres humains, interpellant les responsables politiques et économiques mais aussi l’opinion publique.

La traite des êtres humains est aujourd’hui dans le monde « l’une des plaies les plus douloureuses ». C’est en ces termes que le Pape François s’insurge une fois de plus contre un phénomène qu’il n’a eu de cesse de condamner depuis le début de son pontificat. « Cette forme moderne d’esclavage » représente à ses yeux une violation de « la dignité, don de Dieu, de tant de frères et sœurs ». Elle constitue « un véritable crime contre l’humanité ». Une accusation déjà portée par le Saint-Père notamment en juin dernier devant une centaine de magistrats du monde entier réunis au Vatican.

Tout en reconnaissant que beaucoup a été fait pour mettre en lumière « la gravité et l’expansion de ce phénomène », le Pape rappelle que de nombreux efforts restent à faire pour sensibiliser davantage l’opinion publique et pour mieux coordonner l’action des gouvernements, des autorités judiciaires et législatives ainsi que des acteurs sociaux. « L’un des défis importants dans ce travail de sensibilisation, d’éducation et de coordination, c’est de combattre une certaine indifférence voire une complicité (de la part de nombreuses personnes) alors que des intérêts économiques puissants et des réseaux criminels sont à l’œuvre ». Le Saint-Père salue ainsi « les efforts énormes et souvent silencieux » des congrégations religieuses, en particulier féminines, dans l’accompagnement des victimes. Et il invite en cette année sainte, comme le bon samaritain, à panser les nombreuses plaies présentes dans notre monde avec le baume de la miséricorde.