Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Trouvera-t-il la foi sur la terre ?

Le Fils de l’homme trouvera-t-il la foi sur terre ?

Dans l’évangile de ce 29ème dimanche ordinaire, cette question vient juste après la parabole de la veuve importune, elle nous montre que la foi est une question de confiance et de persévérance, et c’est la prière qui l’exprime.

Le Christ veut « montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager ». Si la prière a un sens, elle doit être profondément motivée. Pour la veuve, c’est de lui rende justice. Mais pour nous, qu’est-ce qui motive notre prière ? L’habitude ? La recherche d’un meilleur confort, d’une plus grande facilité pour vivre le jour ?

Un véritable acte de foi est à faire lorsque nous prions. « C’est lorsque tu seras parvenu, dans ta prière, au‐dessus de toute autre joie, qu’enfin en vérité tu auras trouvé le vrai sens de la prière ». (Un disciple d’Origène, IIIe siècle) Que notre prière soit un véritable abandon à Dieu, un acte de foi qui nous décentralise de nous‐mêmes pour mettre Dieu au centre de notre vie !

C’est d’ailleurs la seule façon d’admettre les occasions où nous ne pensons pas être exaucés. Donnons toute la place à Dieu dans notre prière, sachant que l’absence de réponse spontanée de sa part prépare l’acte d’amour plus grand qu’Il nous donnera en temps voulu.

Persévérer est important, sans pour autant le confondre avec s’obstiner. La prière non exaucée, il faut savoir la remettre en question et nous remettre en question. Là aussi, l’abandon à Dieu est un bon critère pour savoir si nous sommes en droit d’insister, pour savoir si ce sont nos exigences que nous présentons à Dieu ou bien la mise en lumière de sa volonté.

A l’approche de la Toussaint, n’hésitons pas à solliciter nos saints patrons, chargés d’intercéder pour nous auprès de Dieu, – et bien sûr notre Sainte Mère Marie par excellence, – pour qu’ils interprètent exactement nos demandes, tout en remplissant nos cœurs de la présence de Dieu. Ainsi, le Christ à défaut de trouver la foi sur la terre, la trouvera-t-il au moins dans nos cœurs.

Sans Jésus, il n’y a pas d’Église

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre à Rome
Mercredi 16 octobre 2013
Condensé

Année-de-la-foi-2012-13Chers frères et sœurs, l’Église est apostolique à cause de son lien profond et constitutif avec les Apôtres, choisis, appelés et envoyés par Jésus. Elle est fondée sur leur prédication, leur prière et sur l’autorité que Jésus leur a donnée. Elle est comme un édifice formé de pierres vivantes que sont les chrétiens, et dont la pierre angulaire est Jésus. L’Église est apostolique en ce sens qu’elle garde et transmet, avec l’aide de l’Esprit Saint, l’enseignement, le bon dépôt, les saines paroles entendues des apôtres (Catéchisme de l’Église Catholique, n. 857). Elle conserve la Sainte Écriture, la doctrine, les Sacrements, le ministère des Pasteurs, de telle sorte que nous puissions être fidèles au Christ et participer à sa vie. L’Église est apostolique, car elle est envoyée pour porter l’Évangile au monde entier. Une Église qui s’enferme sur elle-même et sur son passé trahit sa propre identité. Découvrons alors toute la beauté et la responsabilité d’être Église apostolique.

Comme les Apôtres de Jésus, puissiez-vous porter, sans peur ni honte, l’Évangile à tous vos frères et sœurs ! Par vos paroles et surtout par votre vie chrétienne, soyez toujours et partout des missionnaires pleins de dynamisme et de joie !

 © Copyright – Libreria Editrice Vaticana

Audience Générale du 16-10-2013 (complète)

Message du Pape pour le 70ème anniversaire de la déportation des juifs de Rome

Marie nous précède sur le chemin de la foi

Notre-Dame d'AviothComme chrétien, pourquoi est-il si important de rencontrer Marie ?

Il est important de la rencontrer parce qu’elle est comme une maman, qui nous précède sur le chemin de la foi en son fils Jésus, foi qui ouvre à l’Espérance et dilate notre cœur aux dimensions du monde.

Au début de notre pèlerinage auprès de notre mère, la Vierge Marie, peut-être est-il bon de nous rappeler que cette année a été promulguée par le Pape émérite Benoît XVI, Année de la Foi, et je voudrais aujourd’hui vous inviter à la vivre sous le signe de la joie. Cet appel à la joie peut paraître déplacé dans un monde où il y a tant de malheur et de souffrance. Autour de nous, combien de visages tendus et inquiets ? Il est vrai que les difficultés économiques, l’insécurité, les drames familiaux, les soucis de santé et de l’âge … tout cela n’est pas très réjouissant. Alors, on se contente souvent de joies artificielles où le bruit et l’agitation font oublier …. pour un moment. Notre monde manque terriblement de joie, de vraie joie, de joie simple. Le plus grave, peut-être, c’est que nos Églises sont souvent elles-mêmes bien tristes, sans enthousiasme, tiraillées par des problèmes internes.

Et, pourtant, comme chrétiens, nous sommes appelés à être les témoins de la Bonne Nouvelle en Jésus Christ. L’Évangile de l’incarnation est un message de joie et de salut. Comme le prophétise Sophronie : « Ne craint pas, Sion ! Le Seigneur, ton Dieu est en toi … Il y aura en toi sa joie et son allégresse ». La naissance du Sauveur est une source d’immense joie car, en Marie, la joie promise à la fille de Sion trouve son accomplissement.

Il est important que la prière accompagne notre démarche car, sans la prière, l’année de la Foi n’atteindra pas son objectif qui est de fortifier la foi de chacun. Une manière toute simple et accessible à tous est de prier avec Marie le rosaire et, ainsi, de partager sa joie d’être avec Jésus. Voilà une école de la joie toute évangélique : méditer avec Marie les joies de la venue du Sauveur, au-delà de la croix, la grande joie de Pâques et la joie plénière du ciel où Marie nous précède et nous attend auprès de son fils.

Demandons à Marie d’intercéder pour nous pour que, dans la force de l’Esprit Saint, nous puissions grandir dans la foi et que notre joie soit le rempart de notre foi.

« Les bergers découvrirent Marie et Joseph et le nouveau né … Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de l’enfant. Et tous ceux qui les entendirent s’émerveillèrent de ce que les bergers leur avaient dit … Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur ».

L’évangéliste Luc concentre toute notre attention sur le cœur de Marie, celle qui a crû. Elle est le modèle du croyant.

« Ô Marie, Mère de tous les croyants, tu nous précèdes sur le chemin de la foi. Sois notre guide sur la route qui, par Jésus ton fils, mène à Dieu, Notre Père dans la force du Saint-Esprit. »

Homélie Notre-Dame d’Avioth, le 16 juillet 2013