Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

recevoir la tendresse de Dieu pour consoler

logo de l'année de la foi « Vous représentez la jeunesse de l’Eglise ! Si l’Eglise est l’Epouse du Christ, dans un certain sens vous représentez le moment des fiançailles, le printemps de la vocation », a déclaré le pape François dan son homélie pour le pèlerinage des séminaristes et des novices dans le cadre de l’Année de la foi, ce dimanche matin, 7 juillet, en la basilique Saint-Pierre.

Le pape a commenté les lectures de la messe, soulignant la « cascade de tendresse » que Dieu déverse sur les siens. La mission c’est de consoler le Peuple de Dieu et pour cela, l’apôtre doit d’abord se laisser consoler par Dieu lui-même, faire l’expérience de sa tendresse, a expliqué en substance le pape en improvisant ce passage de son homélie. De là dit-il dépend la « fécondité » de la mission.

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Bienheureuse celle qui a cru

Conclusion de l’encyclique LUMEN FIDEI :

« Bienheureuse celle qui a cru  » (Lc 1, 45)

Dans la parabole du semeur, saint Luc rapporte ces paroles par lesquelles Jésus explique la signification de «   la bonne terre  » : « Ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur noble et généreux, la retiennent et portent du fruit par leur constance  » (Lc 8, 15). Dans le contexte de l’évangile de Luc, la mention du cœur noble et généreux, en référence à la Parole écoutée et gardée, constitue un portrait implicite de la foi de la Vierge Marie. Le même évangéliste nous parle de la mémoire de Marie, de la manière dont elle conservait dans son cœur tout ce qu’elle écoutait et voyait, de façon à ce que la Parole portât du fruit dans sa vie. La Mère du Seigneur est l’icône parfaite de la foi, comme dira sainte Élisabeth  : « Bienheureuse celle qui a cru  » (Lc 1, 45).

En Marie, Fille de Sion, s’accomplit la longue histoire de foi de l’Ancien Testament, avec le récit de la vie de beaucoup de femmes fidèles, à commencer par Sara, femmes qui, à côté des Patriarches, étaient le lieu où la promesse de Dieu s’accomplissait, et la vie nouvelle s’épanouissait. À la plénitude des temps, la Parole de Dieu s’est adressée à Marie, et elle l’a accueillie avec tout son être, dans son cœur, pour qu’elle prenne chair en elle et naisse comme lumière pour les hommes. Saint Justin martyr, dans son Dialogue avec Tryphon, a une belle expression par laquelle il dit que Marie, en acceptant le message de l’Ange, a conçu « foi et joie  ».49 En la mère de Jésus, en effet, la foi a porté tout son fruit, et quand notre vie spirituelle donne du fruit, nous sommes remplis de joie, ce qui est le signe le plus clair de la grandeur de la foi. Dans sa vie, Marie a accompli le pèlerinage de la foi en suivant son Fils.50 Ainsi, en Marie, le chemin de foi de l’Ancien Testament est assumé dans le fait de suivre Jésus, et il se laisse transformer par Lui, en entrant dans le regard-même du Fils de Dieu incarné.

Nous pouvons dire que dans la Bienheureuse Vierge Marie s’est réalisé ce sur quoi j’ai insisté auparavant, c’est-à-dire que le croyant est totalement engagé dans sa confession de foi. Marie est étroitement associée, par son lien avec Jésus, à ce que nous croyons. Dans la conception virginale de Marie, nous avons un signe clair de la filiation divine du Christ. L’origine éternelle du Christ est dans le Père, il est le Fils dans un sens total et unique  ; et pour cela il naît dans le temps sans l’intervention d’un homme. Étant Fils, Jésus peut apporter au monde un nouveau commencement et une nouvelle lumière, la plénitude de l’amour fidèle de Dieu qui se livre aux hommes. D’autre part, la maternité véritable de Marie a assuré au Fils de Dieu une véritable histoire humaine, une véritable chair dans laquelle il mourra sur la croix et ressuscitera des morts. Marie l’accompagnera jusqu’à la croix (cf. Jn 19, 25), de là sa maternité s’étendra à tout disciple de son Fils (cf. Jn 19, 26-27). Elle sera également présente au cénacle, après la Résurrection et l’Ascension de Jésus, pour implorer avec les Apôtres le don de l’Esprit Saint (cf. Ac 1, 14). Le mouvement d’amour entre le Père et le Fils dans l’Esprit a parcouru notre histoire  ; le Christ nous attire à Lui pour pouvoir nous sauver (cf. Jn 12, 32). Au centre de la foi, se trouve la confession de Jésus, Fils de Dieu, né d’une femme qui nous introduit, par le don de l’Esprit Saint, dans la filiation adoptive (cf. Ga 4, 4-6).

Tournons-nous vers Marie, Mère de l’Église et Mère de notre foi, en priant  :

Ô Mère, aide notre foi  !
Ouvre notre écoute à la Parole,
pour que nous reconnaissions la voix de Dieu et son appel.
Éveille en nous le désir de suivre ses pas,
en sortant de notre terre et en accueillant sa promesse.
Aide-nous à nous laisser toucher par son amour,
pour que nous puissions le toucher par la foi.
Aide-nous à nous confier pleinement à Lui, à croire en son amour,
surtout dans les moments de tribulations et de croix,
quand notre foi est appelée à mûrir.
Sème dans notre foi la joie du Ressuscité.
Rappelle-nous que celui qui croit n’est jamais seul.
Enseigne-nous à regarder avec les yeux de Jésus,
pour qu’il soit lumière sur notre chemin.
Et que cette lumière de la foi grandisse toujours en nous
jusqu’à ce qu’arrive ce jour sans couchant,
qui est le Christ lui-même, ton Fils, notre Seigneur  !

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 29 juin 2013, solennité des saints Apôtres Pierre et Paul, en la première année de mon Pontificat.

le merveilleux exemple de Benoît XVI

PAPE FRANÇOIS

ANGELUS

Place Saint Pierre
Dimanche, 30 juin 2013

Lors de la prière de l’Angélus dimanche 30 juin place Saint-Pierre, le pape François est revenu sur une phrase de l’Évangile du jour (Luc, 9, 51-62), quand Jésus « prend la ferme décision de se mettre en chemin vers Jérusalem », la « destination finale » où il doit « mourir et ressusciter, et ainsi achever sa mission salvatrice. »

A partir de cette prise de décision, Jésus est dirigé uniquement vers cet objectif, explique le pape. A ceux qui veulent le suivre, il donne les conditions : ne pas avoir de domicile établi, savoir se détacher des liens affectifs et ne pas céder à la nostalgie du passé. « Mais Jésus dit également à ses disciples qui le précèdent sur la route de l’Évangile pour annoncer sa venue, de ne rien imposer : s’ils ne trouvent pas de possibilité d’accueil, il faut procéder autrement, tout en continuant à aller à l’avant ». Le pape a alors regardé la foule. Improvisant, il a souligné que « Jésus n’impose jamais, il est humble. Il invite, mais il n’impose pas. »

Ce passage de l’ Évangile montre l’importance de la conscience : même Jésus écoute la parole du Père en son cœur et la suit. « Jésus, au cours de son existence terrestre, n’était pas pour ainsi dire « télécommandé »: il était le Verbe incarné, le Fils de Dieu fait homme, et à un certain moment, il a pris la ferme décision de monter à Jérusalem pour la dernière fois; une décision prise dans sa conscience, mais pas tout seul: ensemble, avec le Père, en union totale avec lui! (…) Et dans le Père Jésus trouvait la force et la lumière pour son chemin »

Le Pape a également insisté sur la liberté donnée par Dieu : Jésus était libre dans sa décision, car le dialogue avec Dieu donne de la liberté.  « Jésus ne veut pas des chrétiens égoïstes, qui suivent leur propre « ego » – ne parlent pas avec Dieu -, ni des chrétiens faibles, des chrétiens qui n’ont pas de volonté, de chrétiens « télécommandés », incapables de créativité, qui cherchent toujours d’être connectés à la volonté d’un autre, et ne sont pas libres. Jésus nous veut libres! Et cette liberté, où se fait-elle? Elle se fait dans le dialogue avec Dieu dans la conscience de chacun. Si un chrétien ne sait pas parler avec Dieu, ne sait pas entendre Dieu dans sa conscience, il n’est pas libre. Il n’est pas libre. Jésus n’impose jamais: Jésus est humble, il invite. Si tu veux, viens. Et l’humilité de Jésus est ainsi, Lui, il nous invite toujours. Il n’impose pas »

« Nous devons apprendre à écouter davantage notre conscience. Mais attention! Cela ne signifie pas suivre mon propre moi, faire ce qui m’intéresse, ce qui me convient, ou qui me plaît… Ce n’est pas cela! La conscience est l’espace intérieur de l’écoute de la vérité, du bien, de l’écoute de Dieu; c’est le lieu intérieur de ma relation avec lui, qui parle à mon cœur, et m’aide à discerner, à comprendre la route que je dois parcourir, et une fois la décision prise, à avancer, à rester fidèle. »

« Nous nous avons eu un exemple merveilleux de comment est ce rapport avec Dieu dans la conscience. Un exemple récent, merveilleux. Le pape Benoît XVI nous a donné ce grand exemple, quand le Seigneur lui a fait comprendre, dans la prière, quel était le pas qu’il devait accomplir. Il a suivi sa conscience, c’est-à-dire la volonté de Dieu qui parlait à son cœur, avec un grand sens du discernement et avec courage. Et cet exemple, de notre père, nous fait tellement de bien, à nous tous, comme un exemple à suivre ».

« Marie, de façon très simple, a écouté et médité en son for intérieur la parole de Dieu. Elle a suivi son fils avec une conviction intime et une espérance solide. Que Marie nous aide à devenir toujours davantage des hommes et des femmes de conscience, libres, dans la conscience, parce que c’est dans la conscience, que se donne le dialogue avec Dieu. Des hommes et des femmes capables d’écouter la voix de Dieu et de la suivre avec décision. »

Avant de souhaiter un bon dimanche et un bon déjeuner aux milliers de fidèles qui étaient sous ses fenêtres, le pape les a invité à prier pour lui. Il a d’ailleurs remercié « les évêques, les paroisses, surtout les plus pauvres, pour leurs prières et leurs dons afin de soutenir les initiatives pastorales et caritatives du successeur de Pierre à travers le monde. » En Italie, l’Église célèbre, le 30 juin, la Journée de la charité du pape.

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