Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

RETOUR SUR L’ANNONCIATION

RETOUR SUR L’ANNONCIATION : L’HEURE DES AILES

L'Annonciation F. Carbonnier, cm
L’Annonciation F. Carbonnier, cm -chapelle Saint Vincent de Paul Paris VI

On sait trop peu de choses sur la vie de la Vierge jusqu’à l’Annonciation pour qu’il y ait obligation de s’y étendre. On le peut, sous le couvert de traditions incertaines, de récits apocryphes ou de légendes. Mieux vaut, pour nous courir d’un trait des blancheurs de l’aube virginale à l’incendie secret.

Celui qui doit venir est aux portes. Porte close du prophète, portes de l’univers qui ouvrent sur ce cœur sont invitées à livrer passage. Une humble femme, une enfant est maîtresse de la décision. Il suffit de l’avertir ; elle ne résistera point, et son âme est toute prête à recevoir sans étonnement le surprenant message.

« Je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes. »

Un ange ! deux anges, plutôt, et des deux quel est le plus céleste ? N’est-ce pas le doux ange nazaréen, Marie, fille de Joachim et d’Anne, qui va faire entre le ciel et la terre le lien ? Ailée de désirs, elle ne sait ce qu’elle attend ; mais elle attend à coup sûr dans la providence. Quoi qu’il advienne, elle y est disposée, elle y est préparée, elle y est adaptée comme l’horizon à l’orbe du ciel.

Je vous salue !… Comme l’être fulgurant se fait modeste ! L’art chrétien nous le montre incliné, agenouillé, plein de respect et d’admiration devant la merveille. La jeune élue en est bien naturellement bouleversée. Un ange n’étonne point un ange ; mais une salutation si magnifique convient-elle à l’humilité ? Que signifie ce discours ?

« Ne craignez pas, Marie, vous avez trouvé grâce devant Dieu. Et voici que vous concevrez et que vous enfanterez un fils, et vous l’appellerez du nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé le Fils du Très-Haut. »

Son étonnement ne fait pas perdre à Marie le sentiment du possible. Celle que surprend une salutation ne va pas songer aussitôt à un miracle : « Comment en sera-t-il ainsi, puisque je ne connais point d’homme ? » Elle a voué la virginité ; on lui annonce une maternité : que Dieu se concilie avec Dieu ; elle attend paisiblement la réponse.

Son chaste doute n’est pas long ; assez pour être un témoignage, trop peu pour faire obstacle aux glorieux desseins. L’ange n’a qu’une chose à faire : lui annoncer une maternité surhumaine, puisque c’est vrai qu’elle ne connaît point d’homme. Voici : « L’Esprit-Saint viendra sur vous ; la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre, et pour cela l’Enfant né sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. »

On voit Marie toute retirée en elle-même, immobile, paupières baissées comme pour un enveloppement de l’âme, sentant tout le poids de Dieu et percevant, dans un pressentiment indistinct, des perspectives immenses.

Quel changement en un instant ! Tout à l’heure, celle-ci vaquait aux humbles soins, et de sa main broyait le blé, faisait le pain, le rangeait dans la huche et disposait la table. Voici maintenant que le Pain des cieux se propose comme son ouvrage. Elle va lui faire un corps et nous le donnera. De la réalité prétendue elle passe au symbole. Mais quel est ici le symbole ? Est-ce le pain qui est la vraie nourriture de l’homme, n’est-ce pas surtout son Dieu ?

Eve avait cru à l’ange tentateur : à l’ange annonciateur, l’Eve nouvelle n’opposera pas de vaines paroles. C’est la Parole d’en haut qui a retenti, la Parole vivante, celle qui a élu l’habitation de son cœur ; elle la recevra avec simplicité, avec foi, avec une vague terreur refoulée, il se peut, à coup sûr avec allégresse. « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. »

A-t-elle crié cela, l’a-t-elle balbutié ? Pour la joie, c’est la même chose, et dans l’immense douceur qui l’envahit, Marie ne sait plus distinguer entre l’obligation et le bonheur.

Fiat, qu’il me soit fait ! « Terme exauçant le vouloir éternel », écrit Dante. Celle qui appartient toute au ciel dit maintenant oui au ciel, non pour se donner au ciel, mais pour recevoir le ciel, pour devenir un ciel et mériter cette appellation de « ciel animé » que lui donnera l’Église.

La Bonne Nouvelle évangélique est ainsi amorcée ; le Feu que le Christ va apporter trouve un foyer docile. L’Amour agit avant que ne soit proclamé l’amour.

Ave — Fiat, c’est déjà toute l’histoire divine, tout le drame que les protagonistes expriment en deux mots. Car si toute la Divinité est engagée dans l’Ave, c’est aussi toute l’humanité que l’Eve nouvelle engage dans le Fiat. Par elle nous disons oui au plan divin. En disant oui elle-même, elle nous engendre. Par l’effet, elle va avoir en elle, charnellement ou spirituellement, l’humanité religieuse tout entière, Tête et corps.

Marie va faire sa première communion, recevoir sa confirmation, et son ordination, et son sacre. D’un coup elle entre dans tous ses rôles, dans ses rôles à l’égard de tous. Elle prend la charge des hommes et prenant celle de Dieu.

Elle adopte tous les chemins de Celui qui va par elle envahir son œuvre. Elle est le cœur de l’humanité ; elle est, à travers l’humanité, le cœur du monde ; elle coïncide humblement, d’une certaine manière, par acceptation, par amour, par service, par efficacité médiatrice, avec le cœur de Dieu.

Aussi la Communion des Saints, unie à l’Éternel, est-elle de la fête. Le fruit secret des divines épousailles a pour nom Légion, et il s’agit cette fois de la légion céleste. L’instant présent sera justement appelé, pour ce fait, la « plénitude des temps »; car le centre de coordination et d’expansion des âges, en avant et en arrière, est ici, est maintenant, et il comprend en soi l’âge éternel.

Comme ce grand fait se réalise avec simplicité, avec humilité ! Il en est comme des transformations de la terre au cœur des substances, comme des fabrications d’univers au sein des nébuleuses spirales. Mais le Fiat de Marie est plus fort ; il ne change pas seulement des relations créées ; il établit un intime rapport et, sur un point, une quasi-identité entre Dieu et sa créature. Le Fiat lux, en comparaison, n’était rien.

P. Sertillanges

Méditation sur le psaume 50

Méditation sur le psaume 50

« Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés. »  (Ps 50 [51], 3-4.12-15).

Psaume 50 16-17
Psaume 50 16-17

Ces paroles nous sont venues de siècles lointains. Elles précèdent la venue du Christ. Pourtant, elles sont toujours nouveaux, toujours d’actualité. elles ne vont pas sur ordonnance. On les retrouve dans le trésor des paroles que l’Église répète le plus souvent.

Ces mots, en tant que texte de la littérature universelle, sont sans aucun doute un chef-d’œuvre. Cependant, avant de devenir un texte littéraire, elles étaient inscrites dans la conscience. Ils sont un témoignage de péché et de conversion. Un homme qui fait pénitence et cherche la réconciliation avec Dieu se manifeste en eux.

C’est pourquoi nous nous attarderons sur ces paroles au temps du Carême, lorsque l’Église et l’humanité recherchent plus intensément la réconciliation avec Dieu et font pénitence.

Difficile de trouver un texte qui atteste avec plus d’éloquence combien profondément humain est le thème de « réconciliation et pénitence » ; combien elle est inséparablement liée à l’histoire de l’homme, à toute son existence terrestre.

« Constitué par Dieu dans un état de sainteté, l’homme, cependant, tenté par le Malin, dès le début de l’histoire a abusé de sa liberté, se dressant contre Dieu et aspirant à atteindre sa fin en dehors de Dieu ». Ainsi la constitution Gaudium et Spes résume brièvement le début de l’histoire de l’homme – et de l’histoire du péché.

Ce début a sa suite de génération en génération. L’histoire du péché traverse le cœur de chaque homme et en même temps décrit des cercles de plus en plus larges autour de lui, imprime sa marque sur la vie des familles, des nations et de toute l’humanité.

« Souvent, refusant de reconnaître Dieu comme son principe – continue la même constitution » Gaudium et Spes « – l’homme a rompu l’ordre dû par rapport à son but ultime, et en même temps toute son orientation tant vers lui-même que vers les autres hommes et envers toutes choses créées » (Gaudium et Spes, 13).

« Lorsque / l’Esprit de vérité sera venu, / le convaincra du monde quant au péché, à la justice et au jugement » (Jn 16, 8). Nous méditons sur la réconciliation et la pénitence dans la mission de l’Église.

A la base de cette mission se trouve la « conviction du monde quant au péché ». Parfois, le monde contemporain semble si peu convaincu. Et cela malgré le fait que la présence du péché et ses terribles effets sont si objectifs dans le monde.

Combien, combien il est immensément nécessaire que l’Esprit de vérité convainque le monde quant au péché… : quant au péché, à la justice et au jugement.

Cette « conviction » est à la base de la mission de l’Église, particulièrement au temps du Carême.

Saint Jean-Paul II – Angélus, 28 mars 1982

© Copyright 1982 – Libreria Editrice Vaticana

MOIS DE SAINT JOSEPH – XXVIIIe JOUR

MOIS DE SAINT JOSEPH – XXVIIIe JOUR

Constance de saint Joseph.

SAINT FRANÇOIS DE SALES

Saint Joseph église Saint Joseph artisan Paris
Saint Joseph église Saint Joseph artisan Paris

« Il nous faut passer à la troisième propriété que je remarque être en la palme, qui est la vaillance, constance et force, vertus qui se sont trouvées en un degré fort éminent en notre saint. La palme a une force et une vaillance; et même une constance très- grande au-dessus de tous les autres arbres : aussi est-elle le premier de tous. La palme montre ses forces et sa constance en ce que plus elle est chargée, et plus elle monte en haut et devient plus-haute; ce qui est tout contraire non-seulement aux autres arbres, mais à toutes autres choses; car plus on est chargé, et plus l’on s’abaisse contre terre.

Mais la palme montre sa force et sa constance en ne se soumettant ni abaissant jamais pour aucune charge que l’on mette sur elle; car c’est son instinct de monter en haut, et par­tant elle le fait sans que l’on l’en puisse em­pêcher. Elle montre sa vaillance en ce que ses feuilles sont faites comme des épées, et semble en avoir autant pour batailler comme elle porte de feuilles.

C’est certes à très juste raison que saint Joseph est dit ressembler à la palme; car il fut toujours fort vaillant, constant et persévérant. Il y a beaucoup de différence entre la constance et la persévé­rance, la force et la vaillance. Nous appelons un homme constant, lequel se tient ferme et préparé à souffrir les assauts de ses ennemis, sans s’étonner ni perdre courage durant le combat; mais la persévérance regarde princi­palement un certain ennui intérieur qui nous arrive en la longueur de nos peines, qui est un ennemi aussi puissant que l’on en puisse rencontrer.

Or la persévérance fut que l’homme méprise cet ennemi, eu telle sorte qu’il en demeure victorieux par une conti­nuelle égalité et soumission à la volonté de Dieu. La force, c’est ce qui fait que l’homme résiste puissamment aux attaques de ses ennemis ; mais la vaillance est une vertu qui fait que l’on ne se tient pas seulement prêt pour combattre ni pour résister quand l’oc­casion s’en présente, mais que l’on attaque l’ennemi à l’heure même qu’il ne dit mot.

Or notre glorieux saint Joseph fut doué de toutes ces vertus, et les exerça merveilleuse­ment bien. Pour ce qui est de sa constance, combien, je vous prie, la fit-il paraître, lorsque voyant Notre-Dame enceinte, et ne sachant point comment cela se pouvait faire (mon Dieu ! quelle détresse, quel ennui, quelle peine d’esprit n’avait-il pas?); néanmoins il ne se plaint point, il n’en est point plus rude ni plus mal gracieux envers son épouse, il ne la maltraite point pour cela, demeurant aussi doux et aussi respectueux en son endroit qu’il soûlait être.

Mais quelle vaillance et quelle force ne témoigne pas la victoire qu’il remporta sur les deux plus grands ennemis de l’homme, le diable et le monde? et cela par la pratique exacte d’une très-parfaite humilité, comme nous avons remarqué en tout le cours de sa vie.

Le diable est tellement ennemi de l’humilité, parce que, manque de l’avoir, il fut déchassé du ciel et précipité aux enfers (comme si l’humilité pouvait mais de quoi il ne l’a pas voulu choisir pour compagne inséparable), qu’il n’y a invention ni artifice duquel il ne se serve pour faire déchoir l’homme de cette vertu, et d’autant plus qu’il sait que c’est une vertu qui le rend infiniment agréable à Dieu; si que nous pou­vons bien dire : Vaillant et fort est l’homme qui, comme saint Joseph, persévère en icelle, parce qu’il demeure tout ensemble vainqueur du diable et du monde, qui est rempli d’am­bition, de vanité et d’orgueil.

Quant à la persévérance contraire à cet en­nemi intérieur, qui est l’ennui qui nous sur­vient en la continuation des choses abjectes, humiliantes, pénibles, des mauvaises fortu­nes, s’il faut ainsi dire, ou bien ès divers ac­cidents qui nous arrivent ; oh I combien ce grand saint fut éprouvé de Dieu et des hom­mes même en son voyage !

L’ange lui com­mande de partir promptement et de mener Notre-Dame et son Fils très-cher en Égypte ; le voilà que soudain il part sans dire mot ; il ne s’enquiert pas: Où irai-je? quel chemin tiendrai-je? de quoi nous nourrirons-nous? qui nous y recevra? il part d’aventure avec ses outils sur son dos, afin de gagner sa pau­vre vie et celle de sa famille à la sueur de son visage.

Oh l combien cet ennui dont nous parlons le devait presser, vu mêmement que l’ange ne lui avait point dit le temps qu’il y devait être ; si qu’il ne pouvait s’éta­blir nulle demeure assurée, ne sachant quand l’ange lui commanderait de s’en retourner. Si saint Paul a tant admiré l’obéissance d’Abraham, lorsque Dieu lui commanda de sortir de sa terre, d’autant que Dieu ne lui dit pas de quel côté il irait, ni moins Abraham ne lui demanda pas : Seigneur, vous me dites que je sorte ; mais dites-moi donc si ce sera par la porte du midi ou du côté de la bise ;
ainsi il se mettait en chemin, et allait selon que l’esprit de Dieu le conduisait ; combien est admirable cette parfaite obéissance de saint Joseph I L’ange ne lui dit point jusqu’à quand il demeurerait en Égypte, et il ne s’en enquiert pas : il y demeura l’espace de cinq ans, comme la plupart croient, sans qu’il s’informât de son retour, s’assurant que celui qui avait commandé qu’il y allât, lui com­manderait derechef quand il s’en faudrait retourner ; à quoi il était toujours prêt d’o­béir.

Il était en une terre non-seulement étran­gère, mais ennemie des Israélites ; d’autant que les Égyptiens se ressentaient encore de quoi ils les avaient quittés, et avaient été cause qu’une grande partie des Égyptiens avaient été submergés, lorsqu’ils les poursui­vaient.

Je vous laisse à penser quel désir de­vait avoir saint Joseph de s’en retourner, à cause des continuelles craintes qu’il pouvait avoir envers les Égyptiens. L’ennui de ne sa­voir quand il en sortirait, devait sans doute grandement affliger et tourmenter son pau­vre cœur! néanmoins il demeure toujours lui-même, toujours doux, tranquille et per­sévérant en sa soumission au bon plaisir de Dieu, auquel il se laissait pleinement conduire : car, comme il était juste, il avait tou­jours sa volonté ajustée, jointe et conforme à celle de Dieu.

Être juste, n’est autre chose qu’être parfaitement uni à la volonté de Dieu, et y être toujours conforme en toutes sortes d’événements, soit prospères, ou adverses. Que saint Joseph ait été en toutes occasions toujours parfaitement soumis à la divine vo­lonté, nul n’en peut douter : et ne le voyez- vous pas? Regardez comment l’ange le tourne à toutes mains : il lui dit qu’il faut aller en Égypte, il y va ; il commande qu’il revienne, il s’en revient ; Dieu veut qu’il soit toujours pauvre, qui est une des plus puissantes épreuves qu’il nous puisse faire, et il s’y sou­met amoureusement, et non pas pour un temps, car ce fut toute sa vie ; mais de quelle pauvreté? d’une pauvreté méprisée, rejetée et nécessiteuse.

La pauvreté volontaire dont les religieux font profession est fort aimable, d’autant qu’elle n’empêche pas qu’ils ne re­çoivent et prennent les choses qui leur se­ront nécessaires, défendant et les privant seulement des superfluités; mais la pauvreté de saint Joseph, de Notre-Seigneur et de No­tre-Dame n’était pas telle : car, encore qu’elle fût volontaire, d’autant qu’ils l’aimaient chèrement, elle ne laissait pas pourtant d’être abjecte, rejetée, méprisée et nécessiteuse grandement;
car chacun tenait ce grand saint comme un pauvre charpentier, lequel sans doute ne pouvait pas tant faire, qu’il ne leur manquât plusieurs choses nécessaires, bien qu’il se peinât avec une affection non- pareille pour l’entretien de toute sa petite famille, après quoi il se soumettait très-humblement à la volonté de Dieu en la continuation de sa pauvreté et de son abjection, sans se laisser aucunement vaincre ni terrasser par l’ennui intérieur, lequel sans doute lui faisait maintes attaques.

Mais il demeurait toujours constant en la soumission, laquelle (comme toutes ses autres vertus) allait continuellement croissant et se perfectionnant ; ainsi que de Notre-Dame, laquelle gagnait chaque jour un surcroît de vertus et de per­fections qu’elle prenait en son Fils très- saint, lequel, ne pouvant croître en aucune chose, d’autant qu’il fut dès l’instant de sa conception tel qu’il est et sera éternellement, faisait que la sainte famille en laquelle il était, allait toujours croissant et avançant en perfection, Notre-Dame tirant sa perfection de sa divine bonté, et saint Joseph la rece­vant (comme nous avons déjà dit) par l’en­tremise de Notre-Dame.»

(Saint François de Sales, suite de l’entretien XIX)