Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

180e anniversaire des apparitions de La Salette, un don de Marie à l’Église

180e anniversaire des apparitions de La Salette, un don de Marie à l’Église

Notre-Dame-de-La-Salette
Notre-Dame de La Salette

Le 19 septembre marque le 180e anniversaire de l’apparition de La Salette. La Vierge en larmes était apparue à de simples enfants de la campagne. Elle les a fascinés par sa beauté et sa majesté, et leur a transmis un appel à la conversion, à la prière et à la confiance en Dieu.

Depuis que cette apparition a été approuvée par l’Église, elle est devenue un don pour tout le Peuple de Dieu. Marie avait demandé précisément cela: «“Annoncez-le à tout mon peuple”».

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«Depuis combien de temps je souffre pour vous». En apparaissant aux deux petits bergers, Maximin Giraud et Mélanie Calvat, sur un alpage, la Vierge Marie leur a montré, par des exemples concrets, les conséquences dramatiques d’une vie sans Dieu et les a exhortés à se convertir et à confier leur vie au Christ.

«Si Mon peuple ne veut pas se soumettre, Je suis forcée de laisser aller le bras de Mon Fils. Il est si lourd et si pesant que Je ne puis le retenir. Depuis si longtemps que Je souffre pour vous autres; si Je veux que Mon Fils ne vous abandonne pas, Je suis chargée de Le prier sans cesse et vous n’en faites pas cas. Vous aurez beau prier, beau faire, vous ne pourrez récompenser la peine que J’ai prise pour vous!», avait dit Marie.

L’immensité de l’amour maternel

Marie prononce ces paroles non pas pour se plaindre ou susciter la pitié. Ses larmes et sa confession pleine de douleur révèlent l’immensité de son amour maternel pour chaque être humain et le don total d’elle-même pour la mission du Fils. C’est la Mère de tous les croyants et la réconciliatrice des pécheurs, qui invite à lire les signes des temps et à changer de vie. Ce message est extrêmement actuel, même aujourd’hui.

La source de lumière, c’est la Croix du Christ

Le contenu christologique de l’apparition de La Salette se manifeste non seulement dans ce que Marie dit de son Fils, mais aussi dans ce que les enfants voient. La source de lumière qui attire l’attention des petits bergers et qui illumine la silhouette de la Belle Dame, c’est Jésus vivant sur la croix, appuyé contre sa poitrine.

Les fruits de l’apparition conduisaient eux aussi au Christ. «Dès les premiers mois qui ont suivi, on a constaté que les gens avaient commencé à revenir en grand nombre se confesser et assister à la Sainte Messe», a dit le P.. Skałba MS. Et la congrégation à laquelle il appartient est née à la suite d’une révélation, pour porter Jésus à la France sécularisée et «à tout le peuple», comme l’avait demandé Marie.

Marie dans une France sans Dieu

L’apparition de La Salette eut lieu en 1846, alors que la France postrévolutionnaire était en proie à la persécution de l’Église, que de nombreux chrétiens étaient tués et que la foi était rejetée, oubliée et raillée, car la raison était devenue le dieu. C’est sur ce contexte historique que le Père Skałba attire l’attention.

«Je pense que son apparition au XIXe siècle a été la réponse du Ciel.» Une série d’apparitions de la Vierge Marie en France, reconnues par l’Église au cours de ce XIXe siècle tumultueux, porte en elle une invitation constante à la conversion, à la prière et à la confiance en Dieu. «Quand tout semble perdu, c’est alors qu’Elle vient.»

Une mère qui n’abandonne pas

À La Salette, comme à Lourdes, à la rue du Bac ou à Pontmain, la Vierge Marie est envoyée par son Fils pour raviver la foi. «J’y vois la sollicitude de Marie, sa maternité qui n’abandonne pas, car elle sait combien Dieu a payé en donnant son Fils pour notre salut».

Marie sait aussi que la grâce du Saint-Esprit est efficace. Elle en a fait l’expérience personnellement. «Elle sait que la victoire appartient au Christ et que, par conséquent, toutes les infidélités, les trahisons et les persécutions peuvent être surmontées si nous nous en remettons à Dieu et si nous Lui faisons confiance».

«Marie, pour employer une expression familière, “ne lâche pas”, car elle sait que son Fils Jésus-Christ a déjà vaincu. Cependant, nous devons Lui permettre, par la foi, de triompher dans notre vie.»

–Extrait de Vatican News proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Sainte Sophie

Sainte Sophie

Sainte Sophie icone XVIe siècle
Sainte Sophie icone XVIe siècle

Sophie veut dire en grec sagesse. Et pourtant, on sait peu de chose sur la vie de la sainte qui porte ce nom et que l’Église commémore le 18 septembre.

Le Ménologe de la liturgie grecque, c’est-à-dire le volume qui renferme les hymnes et les prières dédiés à chaque Saint du jour au cours de l’année, commémore sainte Sophie ensemble avec sainte Irène, comme martyres à Chypre, et fait allusion à leur décapitation.

A quelle période a-t-elle vécu?

Diverses traditions s’entrecroisent sur l’époque où Sophie vécut: pour certains la Sainte ferait partie des premiers chrétiens, alors que pour d’autres sa vie se déroula à l’époque byzantine. Ce qui, au contraire est certain, est que c’est le cardinal Baronio qui, au XVI siècle, inséra Sophie et Irène dans son œuvre Martyrologium romanum, en en établissant la mémoire liturgique au 18 septembre.

Une autre Sophie

Souvent, l’histoire de Sophie martyre à Chypre s’entrecroise avec celle , bien plus légendaire, de Sophie martyre à Rome durant le règne de l’empereur Trajan(I-II sec.d.C ), et commémorée le 30 septembre. D’origine grecque, et donc vénérée aussi en Orient, Sophie, épouse de Filandre, aurait donné naissance à trois filles: Vera, Nadezda et Liubov.

Curieusement, au cours des siècles, les trois jeunes ont été associées aux trois vertus théologales de foi, espérance et charité, peut-être aussi en référence sapientielle au nom maternel.

Le supplice

Restée veuve, Sophie aurait consacré sa vie à l’aide et à l’assistance des prisonniers chrétiens. Mais justement ç’aurait été son activité caritative à susciter la colère de l’empereur. Trajan la convoque, racontent les légendes, et lui demande de renoncer à sa foi chrétienne. Mais Sophie refuse et, pour la punir, elle est soumise aux tortures auxquelles sont également soumises ses trois filles, qui subissent le fouet, l’épée, le feu.

Malgré les souffrances, les jeunes n’abjurent pas, et il ne reste aux bourreaux que le moyen de les décapiter. Sophie en recueille les corps martyrisés et leur donne une sépulture digne sur une colline, en dehors de la ville. Trois jours plus tard, épuisée de douleur, la mère s’effondre sur la tombe de ses filles et meurt.

La transfert de ses dépouilles

La vénération des quatre femmes croît d’année en année jusqu’au moment où, au VIII siècle, le pape Paul 1er aurait ordonné la translation des dépouilles de ces martyres de la Via Aurélia à l’église de saint Sylvestre au champ Marzio.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Audience générale: construire une famille humaine à l’heure de l’intelligence artificielle

Audience générale: construire une famille humaine à l’heure de l’intelligence artificielle

Le Pape a prononcé ce mercredi 15 septembre sa troisième catéchèse sur la Constitution pastorale Gaudium et spes, s’arrêtant sur la communauté humaine. Notamment là où celle-ci évoque le respect de chaque personne et des peuples qui, selon le dessein de Dieu, forment une seule famille. À l’heure des réseaux sociaux, des médias numériques et de l’IA, il a invité les fidèles à «veiller à ce que les relations sociales aient une réelle épaisseur et une profondeur personnelle».
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LÉON XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 16 septembre 2026

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Catéchèse. Les Documents du Concile Vatican II IV. La Constitution Pastorale Gaudium et spes (GS 23-32) 3. La communauté humaine

Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !

En consacrant son deuxième chapitre à la « communauté humaine », la Constitution Gaudium et spes (GS) invite à considérer la « multiplication des relations entre les hommes » comme « l’un des aspects les plus importants du monde d’aujourd’hui » (n° 23).

Cette réalité doit cependant trouver son accomplissement « plus profondément au sein de la communauté des personnes », pour laquelle est indispensable « un respect réciproque de leur pleine dignité spirituelle » (ibid.).

Ce sont là des affirmations qui, de nos jours, revêtent une urgence accrue. D’une part, en effet, le développement technologique, la diffusion des mass-médias et des réseaux sociaux, le recours toujours croissant à l’intelligence artificielle ouvrent de nouvelles possibilités, en abattant les barrières et les distances.

D’autre part, les relations tendent à devenir de moins en moins personnelles, de plus en plus virtuelles, et l’on risque de s’habituer à déléguer aux algorithmes des décisions qui ne relèvent que de la conscience humaine. Veiller à ce que les relations sociales aient une réelle épaisseur et une profondeur personnelle est, à cet égard, la contribution que la communauté chrétienne se propose d’offrir.

Le Concile invite à puiser critères et force dans le projet créateur de Dieu, qui a voulu que « tous les hommes forment une seule famille et se traitent les uns les autres comme des frères » ; c’est pourquoi « l’amour de Dieu et du prochain est le premier et le plus grand commandement », qui a trouvé en Christ sa pleine révélation et son accomplissement parfait (cf. GS, 24).

Le perfectionnement de la personne humaine et le développement de la société doivent être considérés comme étroitement interdépendants : les opposer ou les séparer reviendrait à les réduire à néant.

L’histoire, même la plus récente, confirme clairement cette vérité ; c’est pourquoi il ne faut pas se lasser de réaffirmer, avec les Pères de Vatican II, que « la personne humaine, qui, par sa nature même, a absolument besoin d’une vie sociale, est et doit être le principe, le sujet et la fin de toutes les institutions sociales » (GS, 25).

Dans cette perspective, Gaudium et spes affirme que la diversité des personnes et des peuples dans le monde ne doit pas être considérée comme un danger ou une menace, mais comme un potentiel d’enrichissement et de croissance. L’opposition, qui dégénère parfois en violence, est le fruit du pouvoir du péché et de la manière dont celui-ci conditionne les mentalités et les actions, à tous les niveaux, provoquant destruction et mort.

Il faut s’ouvrir toujours davantage à la logique de la réciprocité, du partage et de la sollicitude, comme c’est le cas également entre les différents membres du corps humain (cf. 1Co 12, 21-25).

À ce stade, la Constitution pastorale propose également une définition concise du « bien commun », en rappelant qu’il consiste en « cet ensemble de conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu’à chacun de leurs membres, d’atteindre leur perfection d’une façon plus totale et plus aisée » (GS, 26).

Dans le même temps, reconnaissant l’interdépendance entre les peuples, elle affirme que « chaque groupe doit tenir compte des besoins et des légitimes aspirations des autres groupes, et plus encore du bien commun de l’ensemble de la famille humaine » (GS, 26).

Partant de cette approche, les Pères conciliaires indiquent ensuite certaines « conséquences pratiques d’une urgence particulière » (GS, 27). Tout d’abord, le respect de la personne humaine. Gaudium et spes déclare :

« tout ce qui s’oppose à la vie elle-même, comme toute espèce d’homicide, le génocide, l’avortement, l’euthanasie et même le suicide délibéré ; tout ce qui constitue une violation de l’intégrité de la personne humaine, comme les mutilations, la torture physique ou morale, les contraintes psychologiques ;

tout ce qui est offense à la dignité de l’homme, comme les conditions de vie sous-humaines, les emprisonnements arbitraires, les déportations, l’esclavage, la prostitution, le commerce des femmes et des jeunes ; ou encore les conditions de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang de purs instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et responsable : toutes ces pratiques et d’autres analogues sont, en vérité, infâmes » (ibid.).

Deuxième conséquence : le respect et l’amour même envers les adversaires ou ceux dont les façons de penser et d’agir diffèrent des nôtres (cf. GS, 28).

Troisièmement : l’égalité fondamentale de tous les hommes, qui exige la justice sociale. Le Document affirme : « toute forme de discrimination touchant les droits fondamentaux de la personne, qu’elle soit sociale ou culturelle, qu’elle soit fondée sur le sexe, la race, la couleur de la peau, la condition sociale, la langue ou la religion, doit être dépassée et éliminée, comme contraire au dessein de Dieu » (GS, 29).

Enfin, les Pères conciliaires exhortent à dépasser la mentalité individualiste et à adopter une attitude de responsabilité et de participation (cf. GS, 30-31).

Chers frères et sœurs, cette vision de l’humanité comme « communauté de personnes » est un héritage précieux que le Concile Vatican II nous a laissé.

Elle nous aide tous à exercer un discernement personnel et communautaire, afin d’évaluer de manière responsable les projets sociaux et politiques d’aujourd’hui, selon les critères de la dignité de la personne humaine, de la justice sociale et de la libre participation à la construction du bien commun.

Car l’avenir de l’humanité dépend de l’engagement de chacun à collaborer avec Dieu et avec ses frères pour construire un monde plus humain (cf. GS, 30).

* * *

Je salue tous les pèlerins de langue française et plus particulièrement le groupe de pèlerins de Paris.

« L’amour de Dieu et du prochain est le premier et le plus grand des commandements » : soyez des acteurs de la relation et la fraternité.

Que Dieu vous bénisse !

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Résumé de la catéchèse du Saint-Père : 

Frères et sœurs, le deuxième chapitre de la Constitution Gaudium et spes est consacré à la « communauté humaine ».

La « multiplication des relations entre les hommes » (GS 23) caractérise notre monde mais elles ne pourront se réaliser qu’au sein de la communauté humaine, en relevant le défi des développements technologiques qui virtualisent les relations et délèguent aux algorithmes des décisions ne relevant que de la conscience humaine.

L’épanouissement de la personne et le développement de la société sont liés : l’homme « est et doit être le principe, le sujet et la fin de toutes les institutions sociales » (GS, 25). La diversité n’est pas une menace, mais un enrichissement quand elle s’oriente en vue du « bien commun », dans une dynamique de respect, de réciprocité, de partage et de sollicitude.

En dépassant la mentalité individualiste et en adoptant une attitude de responsabilité et de participation (cf. GS, 30-31), l’homme pourra discerner personnellement et communautairement, à la lumière de ces critères de justice sociale et collaborer avec Dieu et avec ses frères pour construire un monde plus humain (cf. GS, 30).

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse