Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Saint Joseph, une homélie inédite de Benoît XVI

Saint Joseph, une homélie inédite de Benoît XVI

Benoît XVI
Benoît XVI

Chers amis,

À côté de Marie, Mère du Seigneur, et de saint Jean-Baptiste, la liturgie nous présente aujourd’hui une troisième figure, qui est presque celle de l’Avent: saint Joseph. En méditant le texte de l’Évangile, nous pouvons voir, me semble-t-il, trois éléments constitutifs de cette vision.

Le premier et décisif est que saint Joseph est appelé «un homme juste». C’est pour l’Ancien Testament la plus haute caractérisation de celui qui vit vraiment selon la parole de Dieu, qui vit l’alliance avec Dieu.

Pour bien comprendre cela, nous devons réfléchir à la différence entre l’Ancien et le Nouveau Testament.

L’acte fondamental du chrétien est la rencontre avec Jésus, en Jésus avec la parole de Dieu, qui est Personne. En rencontrant Jésus, nous rencontrons la vérité, l’amour de Dieu, et ainsi la relation d’amitié devient amour, notre communion avec Dieu grandit, nous sommes vraiment croyants et devenons saints.

L’acte fondamental dans l’Ancien Testament est différent, car le Christ était encore à venir et il s’agissait donc, au mieux, d’aller à la rencontre du Christ, mais il ne s’agissait pas encore d’une véritable rencontre en tant que telle. La parole de Dieu dans l’Ancien Testament a essentiellement la forme de la loi – « Torah ».

Dieu guide, c’est le sens, Dieu nous montre le chemin. C’est un chemin d’éducation qui forme l’homme selon Dieu et lui permet de rencontrer le Christ. En ce sens, cette justice, cette vie selon la loi est un cheminement vers le Christ, une extension vers Lui; mais l’acte fondamental est l’observance de la Torah, de la loi, et donc le fait d’être «un juste».

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Saint Joseph est un juste, exemplaire de l’Ancien Testament.

Mais il y a ici un danger et en même temps une promesse, une porte ouverte.

Le danger apparaît dans les discussions de Jésus avec les pharisiens et surtout dans les lettres de saint Paul. Le danger est que si la parole de Dieu est fondamentalement une loi, elle doit être considérée comme une somme de prescriptions et d’interdictions, un ensemble de règles, et l’attitude doit donc être d’observer les règles et d’être ainsi correct.

Mais si la religion est ainsi, c’est tout ce qu’elle est, la relation personnelle avec Dieu ne naît pas, et l’homme reste en lui-même, cherche à se perfectionner, à être parfait. Mais cela donne lieu à l’amertume, comme nous le voyons chez le deuxième fils de la parabole du fils prodigue, qui, après avoir tout observé, finit par être amer et même un peu envieux de son frère qui, comme il le pense, a eu la vie en abondance

. Tel est le danger: la simple observance de la loi devient impersonnelle, un simple acte, l’homme devient dur et même amer. À la fin, il ne peut plus aimer ce Dieu qui ne se présente qu’avec des règles et parfois même avec des menaces. Tel est le danger.

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La promesse, au contraire, est la suivante: nous pouvons également voir ces prescriptions, non pas comme un simple code, un ensemble de règles, mais comme une expression de la volonté de Dieu, dans laquelle Dieu me parle, je lui parle. En entrant dans cette loi, j’entre en dialogue avec Dieu, j’apprends le visage de Dieu, je commence à voir Dieu, et ainsi je suis sur le chemin de la parole de Dieu en personne, du Christ.

Et un vrai juste comme saint Joseph est ainsi: pour lui, la loi n’est pas simplement l’observance de normes, mais elle se présente comme une parole d’amour, une invitation au dialogue, et la vie selon la parole consiste à entrer dans ce dialogue et à trouver derrière les règles et dans les règles l’amour de Dieu, à comprendre que toutes ces règles ne sont pas pour elles-mêmes, mais qu’elles sont des règles d’amour, qu’elles servent à ce que l’amour puisse grandir en moi.

C’est ainsi que l’on comprend qu’en fin de compte, toute loi n’est que l’amour de Dieu et du prochain. Ayant trouvé cela, on a observé toute la loi. Si quelqu’un vit dans ce dialogue avec Dieu, un dialogue d’amour dans lequel il cherche le visage de Dieu, dans lequel il cherche l’amour et fait comprendre que tout est dicté par l’amour, il est en route vers le Christ, il est un vrai juste.

Saint Joseph est un vrai juste, donc en lui l’Ancien Testament devient Nouveau, parce que dans les mots il cherche Dieu, la personne, il cherche son amour, et toute observance est une vie dans l’amour.

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Nous le voyons dans l’exemple proposé par cet Évangile. Saint Joseph, fiancé à Marie, apprend qu’elle attend un enfant. Nous pouvons imaginer sa déception: il connaissait cette jeune fille et la profondeur de sa relation avec Dieu, sa beauté intérieure, l’extraordinaire pureté de son cœur; il voyait briller en elle l’amour de Dieu et l’amour de sa parole, de sa vérité, et voilà qu’il se trouve gravement déçu. Que faire?

Voici que la loi offre deux possibilités, dans lesquelles apparaissent les deux voies, celle dangereuse, fatale, et celle de la promesse. Il peut intenter une action en justice et ainsi exposer Marie à la honte, la détruire en tant que personne. Il peut le faire en privé avec une lettre de séparation.

Et saint Joseph, un homme vraiment juste, même s’il a beaucoup souffert, prend la décision d’emprunter ce chemin, qui est un chemin d’amour dans la justice, de justice dans l’amour, et saint Matthieu nous dit qu’il a lutté avec lui-même, en lui-même avec la parole.

Dans cette lutte, dans ce voyage pour comprendre la véritable volonté de Dieu, il a trouvé l’unité entre l’amour et la règle, entre la justice et l’amour, et c’est pourquoi, sur son chemin vers Jésus, il est ouvert à l’apparition de l’ange, ouvert au fait que Dieu lui donne la connaissance qu’il s’agit d’une œuvre de l’Esprit Saint.

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Saint Hilaire de Poitiers, au IVe siècle, traitant de la crainte de Dieu, disait à la fin: «Toute notre crainte est placée dans l’amour», ce n’est qu’un aspect, une nuance de l’amour. Nous pouvons donc dire ici pour nous: toute la loi est placée dans l’amour, elle est une expression de l’amour et doit être accomplie en entrant dans la logique de l’amour.

Et ici, nous devons garder à l’esprit que, même pour nous chrétiens, il existe la même tentation, le même danger que dans l’Ancien Testament: même un chrétien peut en arriver à une attitude dans laquelle la religion chrétienne est perçue comme un ensemble de règles, d’interdictions et de normes positives, de prescriptions.

On peut arriver à l’idée qu’il ne s’agit que d’exécuter des prescriptions impersonnelles et donc de se perfectionner, mais cela vide l’arrière-plan personnel de la parole de Dieu et conduit à une certaine amertume et dureté de cœur. Dans l’histoire de l’Église, nous voyons cela dans le jansénisme.

Nous aussi, nous connaissons tous ce danger, nous savons tous personnellement qu’il nous faut toujours à nouveau surmonter ce danger et retrouver la Personne et, dans l’amour de la Personne, le chemin de la vie et la joie de la foi. Être juste, c’est trouver ce chemin, et nous sommes donc nous aussi toujours en route de l’Ancien Testament vers le Nouveau Testament, à la recherche de la Personne, du visage de Dieu dans le Christ.

C’est précisément ce qu’est l’Avent: sortir de la norme pure pour aller à la rencontre de l’amour, sortir de l’Ancien Testament qui devient Nouveau.

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Tel est donc le premier élément fondamental de la figure de saint Joseph, telle qu’elle apparaît dans l’Évangile d’aujourd’hui. Quelques mots à présent sur les deuxième et troisième éléments.

Le deuxième: il voit l’ange en songe et entend son message. Cela présuppose une sensibilité intérieure pour Dieu, une capacité à percevoir la voix de Dieu, un don de discernement, capable de distinguer entre les songes qui sont des songes et une véritable rencontre avec Dieu.

Ce n’est que parce que saint Joseph était déjà en route vers la personne du Verbe, vers le Seigneur, vers le Sauveur, qu’il a pu discerner; Dieu a pu lui parler et il a compris: ce n’est pas un songe, c’est la vérité, c’est l’apparition de son ange. C’est ainsi qu’il pouvait discerner et décider.

Cette sensibilité à Dieu, cette capacité à percevoir que Dieu me parle, cette capacité de discernement est aussi importante pour nous. Bien sûr, Dieu ne nous parle pas normalement comme il a parlé à Joseph par l’intermédiaire de l’ange, mais il a aussi ses manières de nous parler.

Ce sont des gestes de tendresse de Dieu, que nous devons percevoir pour trouver la joie et la consolation, ce sont des paroles d’invitation, d’amour, voire de demande dans la rencontre avec des personnes qui souffrent, qui ont besoin de ma parole ou de mon geste concret, d’un acte. Ici, nous devons être sensibles, connaître la voix de Dieu, comprendre que c’est maintenant que Dieu me parle et y répondre.

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Nous arrivons ainsi au troisième point: la réponse de saint Joseph à la parole de l’ange est la foi, puis l’obéissance, accomplie. La foi: il a compris que c’était vraiment la voix de Dieu, que ce n’était pas un songe. La foi devient un fondement sur lequel agir, sur lequel vivre, c’est reconnaître que c’est la voix de Dieu, l’impératif de l’amour, qui me guide sur le chemin de la vie, et ensuite faire la volonté de Dieu.

Saint Joseph n’était pas un rêveur, bien que le songe ait été la porte par laquelle Dieu est entré dans sa vie. C’était un homme pratique et sobre, un homme de décision, capable d’organisation. Il n’a pas été facile de trouver à Bethléem, parce qu’il n’y avait pas de place dans les maisons, l’étable comme lieu discret et protégé et, malgré la pauvreté, digne de la naissance du Sauveur.

Organiser la fuite en Égypte, trouver un endroit où dormir chaque jour, vivre longtemps: cela exigeait un homme pratique, avec un sens de l’action, avec la capacité de répondre aux défis, de trouver des moyens de survivre. Et puis, à son retour, la décision de retourner à Nazareth, d’établir ici la patrie du Fils de Dieu, cela aussi montre qu’il était un homme pratique, qui, en tant que charpentier, vivait et rendait possible la vie de tous les jours.

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Ainsi saint Joseph nous invite d’une part à ce cheminement intérieur dans la parole de Dieu, pour être toujours plus proches de la personne du Seigneur, mais en même temps il nous invite à une vie sobre, au travail, au service quotidien pour faire notre devoir dans la grande mosaïque de l’histoire.

Rendons grâce à Dieu pour la belle figure de saint Joseph. Prions: «Seigneur, aide-nous à être ouverts pour Toi, à trouver toujours plus ton visage, à T’aimer, à trouver l’amour dans la norme, à être enracinés, comblés dans l’amour. Ouvre-nous au don du discernement, à la capacité de t’écouter et à la sobriété de vivre selon ta volonté et dans notre vocation». Amen!

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Le journal dominical allemand Welt am Sonntag, lié au quotidien Die Welt, a publié samedi 23 décembre la version allemande d’une des homélies prononcées par le Pape émérite lors des célébrations dominicales privées dans la chapelle du monastère Mater Ecclesiae après sa renonciation. En voici la version intégrale.

Le père Federico Lombardi, président de la Fondation Ratzinger, a expliqué qu’il existe une collection d’homélies «privées» de Benoît XVI, enregistrées et transcrites par les « Memores Domini », les femmes consacrées qui ont vécu avec lui. Le recueil contient plus de trente homélies, en italien, des années de son pontificat et plus d’une centaine des premières années après sa renonciation.

Le père Lombardi les publiera prochainement en un volume à la Librairie éditrice vaticane (LEV). L’homélie qui suit a été prononcée un quatrième dimanche de l’Avent, le 22 décembre 2013. Elle est consacrée à saint Joseph.

La force libératrice de Jésus

La force libératrice de Jésus

LUNDI (5e semaine de Carême) Dn 13,1…62 Jn 8,1-11

Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la pre­mière pierre (Jn 8,7)

Parmi les textes évangéliques dans lesquels Jésus Christ s’affirme comme le libérateur, il en est un qui nous touche plus que les autres, c’est celui de la femme adultère. Une femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Les Scri­bes et les Pharisiens l’ont poussée devant Jésus.

Elle est là, au centre d’un cercle qui vient de se fermer apparemment sur elle, en fait sur Jésus lui-même. Il va bien falloir main­tenant qu’il se rende, c’est-à-dire participe à la sauvage répression à laquelle ces notables ont résolu de l’associer — ou qu’il avoue publiquement son mépris de la moralité et de la Loi de Moïse. Écoutez-les parler : Moïse, dans la Loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes.

Toi donc, que dis-tu ? (Jn 8,5). A une telle mise en demeure, il sem­ble qu’il n’y ait aucune échappatoire. Jésus, cependant, ne se laisse pas entraîner ; s’étant penché, il se met à écrire du doigt sur la terre. Ses interlocuteurs pourtant, ne relâchent pas leurs instances. Ils continuent à l’interroger.

C’est alors qu’éclate la force libératrice de sa parole. D’un mot, apparemment très simple, il brise les tenailles dans lesquelles on voulait enserrer non seulement cette femme et lui-même, mais aussi les cœurs de tous les assistants : Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre (Jn 8,7). Puis, se penchant de nou­veau, il se remit à écrire sur la terre.

Une seule parole et tout est changé : que s’est-il donc passé ? Jésus vient de faire réapparaître en chacun celui au nom de qui on voulait perpétrer cet acte atroce et qu’en fait, on avait oublié : Dieu. Dieu présent en chacun, au plus profond, Dieu auquel chacun des assistants a été si souvent infidèle en accomplissant en secret l’acte qu’il reproche publiquement à cette femme.

C’est comme si, dans une chambre obscure, une porte s’était soudain ouverte et que, par elle, ait jailli la lumière de la vérité. L’ombre qui aveuglait les regards des accusa­teurs se dissipe et avec elle leur bonne conscience. Ils reconnaissent leur condition d’homme, c’est-à-dire à la fois leur faiblesse et leur grandeur.

Ils découvrent qu’ils ont péché eux-mêmes, mais ils apprennent, en même temps, que leur péché peut être pardonné et que pour eux tout peut recommencer. Pour la première fois, peut-être, ils aperçoivent Dieu tel qu’il est vraiment : celui qui donne à l’homme sa loi, mais aussi lui pardonne et l’appelle à renaître.

Cette unique parole de Jésus opère donc un juge­ment : elle fait apparaître la vérité. Et pourtant, elle ne comporte ni sentence ni condamnation. Elle dissipe, pour ces âmes enténébrées, la force du groupe dont ils étaient captifs et leur révèle à la fois qui est Dieu et qui ils sont.

André Brien Le Christ libre dans un monde clos, Conférence de Notre-Dame de Paris, 7 mars 1971, Bayard-Presse, 1971, p. 23-25

Donner et pardonner, faire briller la gloire de Dieu

Donner et pardonner, faire briller la gloire de Dieu

Lors de la prière mariale de l’Angélus de ce dimanche 17 mars, le Pape a centré sa méditation sur la Croix, comme manifestation suprême de la gloire de Dieu. Une gloire qui ne correspond pas à celle que le monde offre, basée sur le succès éphémère mais, plutôt, une révélation du vrai visage de la miséricorde de Dieu à travers le don et le pardon du Christ.

 

LE PAPE FRANÇOIS

ANGELUS

Place Saint-Pierre
dimanche 17 mars 2024

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Avant l’Angélus

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, cinquième dimanche de Carême, à l’approche de la Semaine Sainte, Jésus dans l’Évangile (voir Jean 12, 20-33) nous dit quelque chose d’important : que sur la Croix nous verrons sa gloire et celle du Père (voir versets 23, 28). ).

Mais comment est-il possible que la gloire de Dieu se manifeste là même, sur la Croix ? On pourrait croire que cela se passe dans la Résurrection, pas sur la Croix, ce qui est une défaite, un échec ! Au contraire, Jésus, parlant de sa Passion, dit aujourd’hui : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié » (v. 23). Que veut-il nous dire ?

Il veut nous dire que la gloire, pour Dieu, ne correspond pas au succès humain, à la renommée ou à la popularité ; la gloire, pour Dieu, n’a rien d’auto-référentiel, elle n’est pas une manifestation grandiose de puissance suivie d’applaudissements du public.

Pour Dieu, la gloire, c’est aimer jusqu’à donner sa vie. Se glorifier, pour Lui, c’est se donner, se rendre accessible, offrir son amour. Et cela s’est produit de manière culminante sur la Croix, là même, où Jésus a déployé au maximum l’amour de Dieu, révélant pleinement son visage de miséricorde, nous donnant la vie et pardonnant à ses crucificateurs.

Frères et sœurs, depuis la Croix, « trône de Dieu », le Seigneur nous enseigne que la vraie gloire, celle qui ne se fane jamais et qui nous rend heureux, est faite de don et de pardon. Le don et le pardon sont l’essence de la gloire de Dieu et sont pour nous le mode de vie.

Don et pardon : des critères très différents de ce que nous voyons autour de nous, et même en nous, lorsque nous pensons à la gloire comme quelque chose à recevoir plutôt qu’à donner ; comme quelque chose à posséder plutôt qu’à offrir. Non, la gloire du monde passe et ne laisse aucune joie dans le cœur ; cela ne conduit même pas au bien de tous, mais à la division, à la discorde, à l’envie.

Et puis on peut se demander : quelle est la gloire que je désire pour moi, pour ma vie, dont je rêve pour mon avenir ? Impressionner les autres avec mes compétences, mes capacités ou les choses que je possède ? Ou la voie du don et du pardon, celle de Jésus Crucifié, la voie de ceux qui ne se lassent jamais d’aimer, confiants que cela témoigne de Dieu dans le monde et fait briller la beauté de la vie ?

Quelle gloire est-ce que je veux pour moi ? En fait, rappelons-nous que lorsque nous donnons et pardonnons, la gloire de Dieu brille en nous, juste là : lorsque nous donnons et pardonnons.

Que la Vierge Marie, qui a fidèlement suivi Jésus à l’heure de sa Passion, nous aide à être des reflets vivants de l’amour de Jésus.

Après l’Angélus

Chers frères et sœurs !

J’ai appris avec soulagement qu’en Haïti, un enseignant et quatre des six religieux de l’Institut des Frères du Sacré-Cœur kidnappés le 23 février dernier ont été libérés. Je demande que les deux autres religieux et toutes les personnes encore kidnappées dans ce pays bien-aimé et touché par tant de violence soient libérés au plus vite.

J’invite tous les acteurs politiques et sociaux à abandonner tout intérêt particulier et à s’engager dans un esprit de solidarité dans la recherche du bien commun, en soutenant une transition pacifique vers un pays qui, avec l’aide de la communauté internationale, soit doté de solides des institutions capables de ramener l’ordre et la tranquillité parmi ses citoyens.

Nous continuons de prier pour les populations tourmentées par la guerre, en Ukraine, en Palestine et en Israël, au Soudan. Et n’oublions pas la Syrie, un pays qui souffre énormément de la guerre depuis un certain temps.

Je salue vous tous qui êtes venus de Rome, d’Italie et de nombreuses parties du monde. Et je souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et à bientôt ! »


Copyright © Dicastero per la Comunicazione – Libreria Editrice Vaticana

Texte traduit et présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse