Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

la maison de tous

logo de l'année de la foi PAPE FRANÇOIS

 

AUDIENCE GÉNÉRALE

 

Place Saint-Pierre
Mercredi 9 octobre 2013
condensé

L’Église est catholique parce que c’est la maison de tous: tous sont fils de l’Église et tous sont dans cette maison ». Prenant pour thème donc la catholicité de l’Église, le Pape a souligné trois significations à ce concept: la communauté, l’universalité, l’harmonie au sein de la diversité.

Chers frères et sœurs, nous réfléchissons aujourd’hui sur la catholicité de l’Église. L’Église est catholique, parce qu’elle est la maison où la foi tout entière est annoncée et où le salut est offert à tous. Elle est le lieu de l’écoute de la Parole de Dieu et de la rencontre avec le Seigneur à travers les Sacrements. L’Église est catholique, parce qu’elle est universelle, c’est-à-dire présente partout dans le monde, dans chacune de nos paroisses. Elle est envoyée à tout le genre humain, et elle annonce l’Évangile à tout homme et à toute femme. L’Église est catholique, parce qu’elle est la « Maison de l’harmonie » ; elle est comme un grand orchestre où la variété et la diversité de ses membres n’entrent pas en conflit. La particularité de chacun est au contraire valorisée au maximum ; et la variété est transformée en harmonie par l’Esprit Saint, le vrai « Maître », qui est lui-même harmonie.


Bienvenue chers francophones! Je salue en particulier les évêques de la Conférence épiscopale régionale du Nord de l’Afrique et je les encourage à consolider leurs relations fraternelles avec les musulmans. Je salue aussi les pèlerins de plusieurs diocèses de France, ainsi que ceux du Canada accompagnés de Mgr Bouchard, évêque de Trois-Rivières. N’ayez pas peur de prier l’Esprit Saint, afin qu’il fasse de chacun un homme et une femme de communion, toujours prêt à annoncer avec joie, à tous et partout, l’Évangile du Salut ! Bon séjour à Rome !


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Notre foi, même petite, peut l’impossible

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre à Rome
Dimanche, 6 octobre 2013

Chers frères et sœurs, bonjour!

Je veux d’abord remercier Dieu pour le jour que j’ai vécu à Assise, la journée d’avant-hier. Je pense que c’est la première fois que je suis allé à Assise et et que c’est un grand cadeau que de faire ce pèlerinage en la fête de saint François. Je remercie les gens d’Assise pour leur accueil chaleureux : merci beaucoup!

Aujourd’hui, le passage de l’Évangile commence ainsi: « en ce temps-là, les apôtres dirent au Seigneur: « Augmente en nous la foi !» (Luc 17,5-6 )  Je pense que nous pouvons tous en faire notre propre invocation. Nous aussi, comme les apôtres, disons au Seigneur Jésus: « Augmente en nous la foi. » Oui, Seigneur, notre foi est faible, notre foi est faible, fragile, mais je te l’offre telle qu’elle est, parce que tu la fais grandir. Il semble bon de répéter tous ensemble : « Seigneur, augmente notre foi ! »  Le faisons-nous ? Tous: Seigneur, augmente notre foi ! Seigneur, augmente notre foi ! Seigneur, augmente notre foi ! Fais-la grandir !

Et le Seigneur, que nous répond-t-il ? Il dit: « Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore: « Sois déraciné et va te planter dans la mer, et il vous obéirait »( v. 6). La graine de moutarde est très petite, mais Jésus dit qu’avoir juste une foi aussi petite, mais réelle, sincère, permet de faire des choses humainement impossibles, impensables. Et c’est vrai ! Nous connaissons tous des gens simples, humbles, mais avec une foi très forte, qui peut vraiment déplacer des montagnes ! Pensons, par exemple, à certaines mamans et papas qui sont confrontés à des situations très lourdes ou à certains malades, même très gravement atteints, qui transmettent la sérénité à ceux qui vont  les trouver. Ces personnes, en raison de leur foi, ne se vantent pas de ce qu’ils font ; en effet, comme l’a demandé par Jésus dans l’Évangile, ils disent: «Nous sommes des serviteurs inutiles. Nous avons fait ce que nous devions faire »(Luc 17:10). Combien de personnes parmi nous ont cette foi forte, humble et qui fait tant de bien !

En ce mois d’ Octobre, qui est particulièrement dédié aux missions, nous pensons à tant de missionnaires, hommes et femmes, qui, pour porter l’Évangile, ont réussi à surmonter des obstacles de toutes sortes et ont donné vraiment leur vie, comme le dit saint Paul à Timothée : «N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, ni à moi, qui est en prison pour lui, mais, avec la force de Dieu, souffre avec moi pour l’Évangile »(2 Timothée 1,8 ). Toutefois, cela s’applique à tous: chacun de nous, dans nos vies chaque jour, peut témoigner du Christ, par la puissance de Dieu, la puissance de la foi. La foi que nous avons très petite, mais qui est forte ! Avec cette force de témoigner de Jésus-Christ, d’être un chrétien à travers la vie, à travers notre témoignage!

Et comment en nous tirons-nous notre force ? Elle se tire de  Dieu dans la prière. La prière est la respiration de la foi dans une relation de confiance, dans une relation d’amour, on ne peut manquer le dialogue, et la prière est le dialogue de l’âme avec Dieu. Octobre est aussi le mois du Rosaire, et en ce premier dimanche il est tradition de réciter la Supplique à la Madone de Pompéi, la Bienheureuse Vierge Marie du saint Rosaire. Nous nous unissons spirituellement pour cet acte de foi à notre Mère, et recevons de ses mains la couronne du Rosaire : Le Rosaire est une école de prière, le Rosaire est une école de la foi!

Après l’Angélus :

Chers frères et sœurs,

Hier, à Modène, a été béatifié Rolando Rivi, un séminariste de la terre d’Émilie, qui a été tué en 1945, alors qu’il avait 14 ans, en haine de la foi, coupable seulement de porter une soutane en cette période de violence déchaînée contre le clergé. Il a élevé la voix pour condamner les massacres au nom de Dieu dans l’immédiat après-guerre. Mais sa foi en Jésus a surmonté l’esprit du monde ! Rendons grâce à Dieu pour ce jeune martyr, témoin héroïque de l’Évangile. Combien de jeunes de 14 ans, aujourd’hui, ont devant les yeux l’exemple suivant : un jeune courageux, qui savait où il allait, qui connaissait l’amour de Jésus dans son cœur et qui a donné sa vie pour lui, un bel exemple pour les jeunes !

Je voudrais me souvenir avec vous les gens qui ont perdu leur vie à Lampedusa, jeudi dernier. Prions tous en silence pour nos frères et sœurs : femmes, hommes, enfants… Laissons pleurer nos cœurs. Prions en silence…

Je vous souhaite à tous un bon dimanche. Un bon déjeuner. Au revoir !

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une Eglise sainte faite de pécheurs

02-10-2013 Radio Vatican

« Les hommes pécheurs, les femmes pécheurs, les prêtres pécheurs, les sœurs pécheurs, les évêques pécheurs, les cardinaux pécheurs, le Pape pécheur : comment une Église comme cela peut être sainte ? » Le Pape, dans sa catéchèse, est revenu sur un des termes fondamentaux du Credo : une Église « sainte ». Place Saint-Pierre, devant plusieurs dizaines de milliers de fidèles venus assister à l’audience générale du mercredi, le pape François a tenté de répondre à cette question fondamentale.

« L’Église est sainte parce qu’elle procède de Dieu qui est saint, qui lui est fidèle et ne l’abandonne pas au pouvoir de la mort et du mal. » Se basant sur un extrait de la Lettre de saint Paul aux Ephésiens, le Pape a poursuivi, expliquant que l’Église « est sainte parce que Jésus Christ, le saint de Dieu, est uni de manière indissoluble à elle, parce qu’elle est guidée par l’Esprit Saint qui purifie, transforme et renouvelle. Elle n’est pas sainte à cause de nos mérites. »

Et pour cause : « nous sommes une Église de pécheurs » s’est exclamé le Pape François, précisant que cette Eglise ne devait surtout pas éloigner ces pêcheurs comme certains en ont eu la tentation. « C’est une hérésie ! L’Église ne refuse pas les pêcheurs parce qu’elle appelle tout le monde. » « Le Seigneur veut nous entendre lui dire : pardonne-moi, aide moi à marcher, transforme mon cœur. Et le Seigneur peut transformer le cœur ! Dieu t’attend toujours ! »

Le Pape a conclu sa catéchèse en expliquant ce que chacun d’entre nous peut faire en étant « faible, fragile, et pêcheur ». « Ne pas avoir peur de la sainteté, de se laisser aimer et purifier par Dieu, de se laisser guider par l’Esprit Saint. Laissons-nous contaminer par la sainteté de Dieu. Chaque chrétien est appelé à la sainteté ». Citant l’écrivain français Léon Bloy, le Pape a déclaré qu’il n’y avait « qu’une seule tristesse dans la vie, celle ne pas être saint ». Et d’inviter les fidèles à ne pas perdre l’espoir dans la sainteté.

Voici le résumé de la catéchèse du Pape lu en français durant l’audience :

Bien qu’elle soit constituée d’hommes pécheurs, nous professons, dans le Credo, que l’Église est sainte. Elle est sainte car elle vient de Dieu qui est saint et qui ne saurait l’abandonner. Elle est indissolublement unie au Christ qui s’est livré pour elle, et qu’il conduit par l’action du Saint-Esprit. L’Église n’est pas constituée de gens parfaits, mais elle accueille tous les pécheurs, pour les conduire à la sainteté. Elle est la maison de tous. Tous, faibles et pécheurs, perdus ou découragés, nous pouvons vraiment y être renouvelés, transformés, par la rencontre du Seigneur qui nous sanctifie. Par sa grâce nous devenons capables, malgré notre faiblesse de vivre dans la charité, pour la gloire de Dieu et le service du prochain.

Comme à son habitude, le Pape a ensuite salué les pèlerins francophones :

« Je salue cordialement les pèlerins francophones, en particulier le pèlerinage diocésain de Besançon et un groupe de Tziganes de la communauté de l’Emmanuel. Nous sommes tous appelés à la sainteté. N’ayez pas peur de vous laisser aimer et sanctifier par le Christ. Bon pèlerinage ! »