Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Les chrétiens doivent fournir un témoignage crédible de leur vie

Saint André Apôtre juif de Galilée frère de saint Pierre et le premier des apôtres à connaître Jésus Christ aussitôt après son baptême sur les bords du Jourdain – icône bulgare
Saint André Apôtre juif de Galilée frère de saint Pierre et le premier des apôtres à connaître Jésus Christ aussitôt après son baptême sur les bords du Jourdain – icône bulgare

Lors de sa messe quotidienne dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le Pape a exhorté à vivre proches de l’Église de Constantinople dont on fête le patron, saint André, ce vendredi. Il a rappelé que témoigner du Christ, c’est mettre sa vie en jeu, mettre de côté ses péchés et ses vices pour se montrer «plus cohérent» et annoncer Jésus, afin que «les personnes croient» grâce à notre témoignage.

Non à la publicité et au prosélytisme

Dans la première lecture, saint Paul explique comment la foi est transmise par l’écoute de la Parole de Dieu. L’annonce de l’Évangile est «importante», l’annonce que «Jésus nous a sauvés, que Jésus est mort et ressuscité pour nous». L’annonce de Jésus Christ consiste en effet à apporter «une simple nouvelle» mais «l’unique grande Bonne Nouvelle».

Annoncer le Christ, «ce n’est pas un travail de publiciste. Ce n’est pas faire la publicité d’une personne très bonne qui a fait du bien, qui a guéri tant de gens, qui nous a enseigné de belles choses. Non, ce n’est pas de la publicité, ni du prosélytisme. Si quelqu’un va parler de Jésus Christ en faisant du prosélytisme, c’est un travail de prédicateur, conduit par la logique du marketing. Qu’est-ce que l’annonce du Christ ? Ce n’est ni du prosélytisme, ni de la publicité, ni du marketing, cela va au-delà. Avant tout, il faut être envoyé

Un engagement total

Il faut être envoyé en mission, en mettant «en jeu sa propre vie». L’apôtre évangélise «à condition qu’il mette en jeu sa propre vie, son propre temps, ses propres intérêts, sa propre chair». Il faut «mettre sa propre chair au feu» selon un adage argentin. Et ce voyage, cette mission d’évangélisation, a seulement un «billet aller. Il n’y a pas de retour».

Un retour serait de l’apostasie. Le Pape invite à annoncer Jésus-Christ par le témoignage, en se mettant en jeu, en faisant ce que nous professons. Il parle du «scandale» que représentent ces personnes qui se disent chrétiennes et qui vivent «comme des païens, des non-croyants», comme s’ils n’avaient pas la «foi». Il invite ainsi à la «cohérence entre la parole et la propre vie: cela s’appelle témoignage».

Celui qui annonce l’Évangile joue sa vie «jusqu’au bout», jusqu’au «martyre». Pour se faire connaître aux hommes, Dieu a envoyé son Fils, qui a risqué sa propre vie. Un fait qui a «scandalisé et qui continue à scandaliser» parce que Dieu s’est fait «un de nous», lors de cet aller simple. «Le diable a tenté de le convaincre à prendre une autre route, mais Il ne l’a pas voulu, il a accompli la volonté du Père jusqu’au bout.»

La cohérence ou le scandale

«L’annonce du Christ doit conduire sur le même chemin. (…) Nous devons nous faire chair, c’est-à-dire témoins : faire ce que nous disons. C’est cela l’annonce du Christ. Les martyrs sont ceux qui démontrent que l’annonce a été réelle.»

Mais l’annonce n’est pas le fait que «des hommes et les femmes qui ont donné leur vie avec leur sang», c’est aussi celui de «tant d’hommes et de femmes cachés dans notre société et dans nos familles qui témoignent tous les jours en silence de Jésus Christ, en se montrant cohérents, en faisant ce qu’ils disent

Nous tous,  par notre baptême nous nous engageons à partir en mission pour annoncer le Christ, en vivant comme Jésus qui nous a enseigné à vivre en harmonie avec ce que nous prêchons. Alors, l’annonce sera fructueuse. «Si au contraire, nous vivons sans cohérence, en disant une chose et faisant son exact contraire, le résultat sera le scandale. Cela  fera beaucoup de mal au peuple de Dieu.»

Proximité avec Constantinople.

Ainsi, comme les apôtres Pierre, André, Jacques et Jean, laissons «tout ce qui nous empêche d’aller de l’avant dans l’annonce du témoignage du Christ». Lors de cette messe, le Pape a invité à se faire «proche de l’Église de Constantinople, l’Église d’André», dont c’est la fête solennelle ce 30 novembre. Il a prié pour «l’unité des églises».

La nouvelle loi en Christ et les désirs selon l’Esprit.

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 28 novembre 2018


Frères et sœurs, pour terminer les catéchèses sur les dix commandements, nous pouvons reprendre aujourd’hui le chemin que nous avons parcouru. Nous pouvons utiliser comme thème clé celui des désirs, ce qui nous permet de retracer le chemin parcouru et de résumer les étapes franchies à la lecture du texte du Décalogue, toujours à la lumière de la pleine révélation dans le Christ.

La gratitude envers Dieu est à la base de la relation de notre confiance et au fondement de notre obéissance. Celle-ci nous libère des idolâtries qui enchaînent. Nous avons besoin, pour vivre cette libération, d’un cœur nouveau, habité de l’Esprit Saint qui y sème ses propres désirs. Dieu, nous l’avons vu, ne demande rien avant d’avoir donné beaucoup plus.

Il nous invite à obéir pour nous racheter de la tromperie des idolâtries qui ont tant de pouvoir sur nous. En fait, chercher son propre accomplissement dans les idoles de ce monde nous vide et nous asservit, tandis que ce qui donne stature et cohérence est la relation avec Celui qui, en Christ, nous rend enfants de sa paternité (cf. Ep 3,14-16).

Cela implique un processus de bénédiction et de libération, qui est un repos authentique et authentique. Comme le dit le Psaume: « Mon âme ne repose que sur Dieu: mon salut est de lui » (Ps 62: 2).

Cette vie libérée devient l’acceptation de notre histoire personnelle et nous réconcilie avec ce que nous avons vécu de l’enfance à nos jours, nous rendant adultes et capables de donner le juste poids aux réalités et aux personnes de nos vies. Sur ce chemin, nous entrons dans la relation avec le prochain qui, à partir de l’amour que Dieu manifeste en Jésus-Christ, appelle à la beauté de la fidélité, de la générosité et de l’authenticité.

Les dix commandements, portés à leur accomplissement par le Christ, sont l’expression de cette vie nouvelle. En contemplant le Christ, nous voyons la beauté, le bien, la vérité, et l’Esprit suscite en nous le désir d’y adhérer. La loi n’est plus une suite de prescriptions et d’interdits, mais elle est la vie même du Christ qui nous cherche, nous aime et nous pardonne.

Dans le Christ, et seulement en lui, le Décalogue cesse d’être une condamnation, mais devient la vérité authentique de la vie humaine : désir d’amour, de joie, de paix, de douceur, de maîtrise de soi. « Dieu a soif que nous ayons soif de lui », et lorsque l’homme à le désir de vivre comme le Christ, les portes du salut s’ouvrent devant lui.

Si ce sont les mauvais désirs qui ruinent l’homme (cf. Mt 15, 18-20), l’Esprit établit dans nos cœurs ses saints désirs, qui sont la graine d’une nouvelle vie (cf. 1 Jn 3,9). La nouvelle vie en fait n’est pas l’effort titanesque pour se conformer à une norme, mais la nouvelle vie est l’Esprit de Dieu qui commence à nous guider vers ses fruits, dans une synergie heureuse entre notre joie d’être aimé et sa joie. Nous rencontrons les deux joies : la joie de Dieu de nous aimer et notre joie d’être aimé.

Voici ce qu’est le Décalogue pour nous chrétiens : contempler le Christ pour nous ouvrir à recevoir son cœur, à recevoir ses désirs, à recevoir son Saint-Esprit.

Frères et sœurs, laissons le Saint Esprit faire germer en nous le saint désir d’une vie nouvelle, qui est le désir même de Dieu de nous aimer et d’être aimés de lui. Que Dieu vous bénisse.

 


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penser à notre finitude relève de la sagesse

Le Pape François a évoqué la finitude de chacun, ainsi que la fin du monde, lors de son homélie à Sainte-Marthe, ce mardi 27 novembre 2018.
Christ Roi - baptistère de la cathédrale de Florence
Christ Roi – baptistère de la cathédrale de Florence

«À quoi ressemblera ma propre fin ? Comment voudrais-je que le Seigneur me trouve quand il m’appellera ?» Se livrer à ce type de pensées est un exercice sage, car cela nous aide à aller de l’avant, au-devant de notre rencontre avec Dieu qui sera autant un moment où l’on devra rendre des comptes, qu’un moment de joie.

Dans la première lecture du livre de l’Apocalypse, Saint Jean parle de la fin du monde à travers la figure de «la moisson», avec le Christ et un ange armé d’une faux. Quand viendra notre heure, nous devrons «montrer la qualité de notre blé, la qualité de notre vie». Chacun rencontrera le Seigneur et dira à la manière d’un examen de conscience: «Ceci est mon grain. C’est ma qualité de vie. Est-ce que je me trompe?».

Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure

Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de notre propre fin. Insouciants sont certains jeunes devant leurs parents : «Mais papa, ne me parle pas comme ça, je suis jeune», «Mais regarde combien de jeunes gens partent, combien de jeunes sont appelés au Seigneur». Personne n’a sa propre vie assurée. Au contraire, nous avons tous au moins une certitude: celle de notre propre fin. Ensuite, «Dieu seul» sait quand le moment viendra.

Penser à notre fin relève de la sagesse

Cette fin sera aussi «une rencontre de miséricorde, de joie, de bonheur.» Ainsi, Penser à la fin, à la fin de la création, à la fin de la vie, «c’est de la sagesse». Ainsi l’Église nous invite à nous demander «comment sera ma fin?». Je dois faire «un examen de conscience» et évaluer «quelles sont les choses à corriger, pourquoi ne vont-elles pas bien? Quelles choses devrais-je soutenir et continuer parce qu’elles sont bonnes?»

«Demandons au Saint-Esprit la sagesse du temps, la sagesse de la fin, la sagesse de la résurrection et la sagesse de la rencontre éternelle avec Jésus.» Prions pour nous préparer à notre fin. «Nous ne resterons pas éternellement. Comment finirons-nous?»