Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

le don de la crainte de Dieu

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 11 juin 2014
condensé

Frères et sœurs, la crainte de Dieu ne signifie pas avoir peur de Dieu, puisque nous savons bien qu’il est un Père qui nous aime et veut notre salut. La crainte est un don du Saint Esprit qui nous rappelle que nous sommes petits devant Dieu, incapables d’obtenir par nous-mêmes la vie éternelle. L’Esprit Saint nous fait prendre conscience que tout vient de la grâce et que nous n’avons d’autre recours que de nous laisser conduire au Père par Jésus, avec confiance, reconnaissance et dans l’espérance. Mais le don de crainte est aussi une « alarme » devant l’obstination du péché. S’il nous arrive de persévérer dans le mal, alors la crainte de Dieu nous met en alerte : Attention ! Tu ne seras pas heureux de cette manière, tu finiras mal ! Au contraire nous sommes invités à suivre le Seigneur avec humilité, docilité et obéissance. Et il nous remplira de courage et de force.

Je vous salue cordialement chers amis francophones, en particulier les pèlerins des diocèses de Lille et de Montpellier. Demandons à l’Esprit de Pentecôte de nous faire le don de la crainte de Dieu ! Qu’il nous donne de nous en remettre avec confiance et humilité entre les mains du Père. Que Dieu vous bénisse !

Audience générale 11 06 2014 édition complète


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Les Béatitudes, programme-vie du chrétien

09-06-2014 source : Radio Vatican

Les Béatitudes sont le programme de vie du chrétien : le pape l’a affirmé ce matin, lors de la messe qu’il présidait en la chapelle de la Maison Sainte Marthe. Le Souverain pontife a centré son homélie sur les Béatitudes, remarquant, -au lendemain de la rencontre de paix historique qui s’est tenue au Vatican-, qu’on avait besoin de courage de la douceur pour vaincre la haine.

Heureux les doux et les assoiffés de justice

Les Béatitudes sont le « programme », la « carte d’identité du chrétien ». Le Pape François a offert, dans son homélie, une intense méditation sur les Béatitudes, dont parle d’Évangile du jour. « Si quelqu’un parmi nous se demande : ‘comment devient-on un bon chrétien ?’ Ici nous trouvons la réponse de Jésus, qui indique des choses « tellement à contre-courant » de ce qui habituellement « se fait dans le monde ».

Bienheureux les pauvres en esprit. « Les richesses ne t’assurent de rien. De plus, quand le cœur est riche, il est tellement satisfait de lui-même, qu’il n’a plus de place pour la Parole de Dieu ».

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés : « Mais le monde nous dit : la joie, le bonheur, le divertissement, c’est cela qui rend la vie si belle. Le monde ignore, regarde de l’autre côté, quand il y a des problèmes de maladie, des problèmes douloureux dans les familles. Le monde ne veut pas pleurer, il préfère ignorer les situations douloureuses, les cacher. Seule la personne qui voit les choses comme elles sont, et pleure dans son cœur, sera heureuse et sera consolée. La consolation de Jésus, non celle du monde. Heureux les doux dans ce monde, qui dès le commencement est un monde de guerre, un monde où l’on se dispute, un monde rempli de haine. Et Jésus dit : non à la guerre, non à la haine, douceur, paix ».

Si je suis « doux dans la vie, les gens vont penser que je suis un idiot ». « Qu’ils le pensent ! » « Mais tu es doux, parce qu’avec cette douceur, tu auras la terre promise en héritage ».

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice ; heureux « ceux qui luttent pour la justice, parce qu’il y a la justice dans le monde ». « Il est tellement facile de se faire prendre dans les mailles de la corruption », « cette politique du « do ut des, (« je te donne afin que tu me donnes »). Tout est une question d’affaires ». Cette politique génère « tant d’injustices. Combien de personnes souffrent de ces injustices ». Et Jésus nous dit : « heureux ceux qui luttent contre ces injustices ».

Les commérages sont ennemis de la paix

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Les miséricordieux « sont ceux qui pardonnent, qui comprennent les erreurs des autres ». Jésus ne dit pas « heureux ceux qui se vengent » : « Heureux ceux qui pardonnent, les miséricordieux. Parce que nous tous, nous sommes une armée de pardonnés ! Nous tous, nous avons été pardonnés. C’est pour cela qu’il est heureux celui qui se dirige sur ce chemin du pardon. Heureux les cœurs purs, qui ont un cœur simple, pur, sans souillure, un cœur qui sait aimer avec cette pureté si belle. Heureux les artisans de paix. Mais, il est si commun pour nous d’être des artisans de guerre, ou des artisans de malentendus ! Quand j’entends une chose de quelqu’un, et qu’ensuite je vais la répéter à un autre, tout en en donnant une autre version, et que je la répète encore : c’est le monde du commérage. Ces personnes qui bavardent ne font pas la paix, ils sont ennemis de la paix. Ils ne sont pas heureux ! »

Un programme de sainteté

Heureux les persécutés pour la justice. Ces personnes « sont persécutées simplement pour avoir lutté pour la justice ». Cette Béatitude est le programme de vie que nous propose Jésus, « si simple, mais si difficile ». Et « si nous voulons quelque chose de plus, Jésus nous donne également d’autres indications », ce « protocole sur lequel nous serons jugés », dans le chapitre 25 de l’Évangile de St Matthieu : « j’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire, j’étais malade et vous m’avez visité, j’étais en prison, et vous êtes venu vers moi ».

Avec ces deux choses, -les Béatitudes et le chapitre 25 de Matthieu-, « on peut vivre la vie chrétienne, au niveau de la sainteté » : « Peu de paroles, des paroles simples, mais pratiques, parce que le christianisme est une religion pratique : il ne faut pas la penser, il faut la pratiquer, la faire. Aujourd’hui, si vous avez du temps à la maison, prenez l’Évangile, l’Évangile de Matthieu, chapitre 5, qui commencent par les Béatitudes. Au chapitre 25, il y a les autres. Et ça vous fera du bien de les lire une fois, deux fois, trois fois. C’est un programme de sainteté. Que le Seigneur nous donne la grâce de comprendre son message ».

Une Église – qui surprend et qui secoue – annonçant l’Évangile

banners_regina-coeli4-FR_208-06-2014 source : Radio Vatican

« Une Église qui surprend et qui secoue », c’est ainsi qu’est née l’Église lors de la Pentecôte grâce à la descente de l’Esprit Saint sur les Apôtres réunis au Cénacle. Le Pape s’adressait aux fidèles réunis place Saint Pierre pour la prière du Regina Cœli ce dimanche midi.

« La surprise est un élément fondamental de la Pentecôte », après la mort de Jésus, les Apôtres, « orphelins de leur Maître » étaient un groupe « insignifiant, dont on n’attendait plus rien ». Mais la force de Dieu présente dans le vent et les flammes change la donne : les disciples parlent apportent la bonne nouvelle dans toutes les langues. « L’Église qui naît à la Pentecôte est une communauté qui provoque de la stupeur car elle annonce un message nouveau (la Résurrection du Christ) avec un langage nouveau, celui universel de l’Amour. » La peur laisse place au courage, grâce à la liberté apportée par l’Esprit Saint. « Là où arrive l’Esprit de Dieu, tout renaît et se transfigure. »

Annoncer même si cela bouscule les consciences

Le souverain pontife appelle donc à tirer les enseignements de cet événement : la Pentecôte appelle l’Église à ne pas hésiter à sortir, à aller à la rencontre des gens pour annoncer que Jésus est ressuscité, que les bras de Dieu sont toujours ouverts au monde mais sans l’enfermer, comme les bras de la place Saint Pierre où étaient présents les pèlerins, « deux bras qui s’ouvrent pour accueillir, mais qui ne se ferment pas pour retenir ».

« Certains, à Jérusalem, auraient préféré que les disciples de Jésus, bloqués par la peur, soient restés enfermés chez eux pour ne pas créer du désordre. A la place, le Seigneur ressuscité les pousse vers le monde, l’Église de la Pentecôte est une Église qui ne se limite pas à être décorative, elle n’hésite pas à sortir pour annoncer son message, même si celui-ci dérange et inquiète les consciences ». Un message de liberté, « précis mais ouvert » qu’il faut continuer à porter dans le monde actuel.