Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

un peuple rêvé par Dieu

Chaque chrétien devrait consacrer un jour à la «mémoire» pour relire son histoire personnelle en l’insérant dans l’histoire d’un peuple : «Je ne suis pas seul, je suis un peuple», un «peuple rêvé par Dieu». C’est l’invitation faite par le Pape François au cours de la Messe célébrée à Sainte-Marthe le jeudi 6 avril.

L’annonce à Abraham – cathédrale Saint Charles Borromée Joliette Québec Canada

En partant de la liturgie de la parole, qui présente la figure d’Abraham, père dans la foi, le Pape a observé qu’en temps de Carême, le croyant est souvent encouragé «à s’arrêter un peu et à penser». Les deux passages de l’Écriture de la liturgie du jour (Genèse 17, 3-9 et Jean 8, 51-59) disent : «Arrête-toi. Arrête-toi un peu. Pense à ton père.» Et au centre de l’attention il y a Abraham.

Quels sont alors les aspects fondamentaux de l’histoire d’Abraham dont il est important de faire mémoire ? Avant tout, il «obéit quand il fut appelé pour s’en aller, et s’en aller dans une autre terre qu’il devait recevoir en héritage.» C’est-à-dire qu’Abraham «se fia. Il obéit. Et il s’en alla sans savoir où il allait.» Ce fut donc un «homme de foi, un homme d’espérance.»

«Mis à l’épreuve, après avoir eu son enfant», ensuite, quand le garçon devint adolescent, «il lui fut demandé de l’offrir en sacrifice : il obéit et alla de l’avant contre toute espérance.» Voilà qui est «notre père Abraham» : quelqu’un « qui va de l’avant, de l’avant, de l’avant.»

La grandeur du patriarche a été fondée sur un « pacte» avec Dieu. «De la part d’Abraham», il y a eu «l’obéissance : il obéit toujours.» De la part de Dieu, une promesse : «tu ne t’appelleras plus Abram mais Abraham, parce que père d’une multitude de nations.» Et Abraham a cru.

Beauté et grandeur de la promesse de Dieu qui dit à Abraham, qui «avait cent ans sans enfants, avec une femme stérile» : ‘Je te rendrai très, très fécond. Je ferai de toi des nations et de toi sortiront des rois.’ Puis, dans un autre dialogue : ‘Écoute, regarde, regarde le ciel : es-tu capable de compter les étoiles ?’ – ‘oh non, c’est impossible…’ – ‘C’est ainsi que sera ta descendance. Regarde la plage de la mer : es-tu capable de compter chaque grain de ce sable ?’ – ‘Mais c’est impossible !’ – « ‘C’est ainsi que sera ta descendance’.»

« Aujourd’hui, en obéissance à l’invitation de l’Église, nous nous arrêtons et nous pouvons dire, en vérité : ‘Je suis l’une de ces étoiles. Je suis un grain de sable’.»

«Nous sommes fils d’Abraham mais avant Abraham, il y a un autre Père et avant nous, il y a un autre Fils. Et avant nous il y a un autre Fils. Et dans notre histoire, entre notre père Abraham et nous, il y a l’autre histoire, la grande, l’histoire du Père des cieux et de Jésus ».

Chaque chrétien est donc invité à « regarder l’histoire » et à se rendre compte : « Je ne suis pas seul, je suis un peuple ». A partir de cette conscience, « nous pouvons regarder le Père, rendre grâce ; regarder Jésus, rendre grâce ; et regarder Abraham et nous, qui faisons partie du chemin.»

«Faisons d’aujourd’hui un jour de mémoire » pour comprendre que « dans cette grande histoire, dans le cadre de Dieu et de Jésus, il y a la petite histoire de chacun de nous.»

C’est pourquoi, « je vous invite à prendre aujourd’hui cinq, dix minutes, assis, sans radio, sans télévision ; assis et penser à votre histoire : les bénédictions et les soucis, tout. Les grâces et les péchés : tout.» Chacun, dans cette mémoire, pourra rencontrer «la fidélité de ce Dieu qui est resté fidèle à son alliance, est resté fidèle à la promesse qu’il avait faite à Abraham, est resté fidèle au salut qu’il avait promis dans son Fils Jésus.»

«Je suis certain qu’au milieu des choses sans doute laides, nous découvrirons la beauté de l’amour de Dieu, la beauté de sa miséricorde, la beauté de l’espérance. Et je suis certain que nous serons tous emplis de joie.»

06-04-2017 source : L’Osservatore Romano

être des signes lumineux de l’espérance qui est en nous

« Notre espérance, c’est le Seigneur vivant et présent en nous », a dit le pape François lors de l’audience générale du 5 avril 2017, place Saint-Pierre à Rome, poursuivant ses catéchèses sur l’espérance chrétienne.

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 5 avril 2017

condensé


Frères et sœurs, l’Apôtre Pierre nous invite avec force à adorer le Seigneur ressuscité et vivant dans nos cœurs. C’est là qu’il a fait sa demeure depuis notre baptême en nous comblant de son amour et de la plénitude de l’Esprit Saint. Voilà pourquoi nous sommes appelés à rendre raison de l’espérance qui est en nous. Car, notre espérance, c’est le Seigneur vivant et présent en nous et dans nos frères.

Ainsi, si le Christ habite dans nos cœurs, nous devons apprendre à nous comporter comme lui, en témoignant d’humilité, de miséricorde, de respect et de bienveillance envers le prochain. Quand nous souffrons pour le bien, nous sommes en communion avec le Seigneur qui a souffert pour notre salut. Notre espérance n’est pas un sentiment, un concept, un portable, un tas de richesses, c’est une personne : le Seigneur vivant et présent en nous et dans nos frères.

Aussi, chaque fois que nous prenons le parti des petits et des marginalisés, ou que nous ne répondons pas au mal par le mal, mais en pardonnant et en bénissant, nous resplendissons comme des signes vivants et lumineux de l’espérance, devenant ainsi instruments de consolation et de paix, selon le cœur de Dieu.

Le pape François a exprimé sa proximité vis-à-vis de la population russe, deux jours après l’attentat perpétré dans le métro de Saint-Pétersbourg.

Je pense en ce moment au grave attentat de ces derniers jours dans le métro de Saint-Pétersbourg, qui a provoqué des victimes et le désarroi parmi la population. Tandis que je confie à la miséricorde de Dieu ceux qui ont tragiquement disparu, j’exprime ma proximité spirituelle à leurs proches et à tous ceux qui souffrent à cause de cet événement dramatique.

Le pape François en a une nouvelle fois appelé à la « conscience » des responsables politiques, pour mettre fin au conflit syrien,, condamnant le « massacre inacceptable » advenu à Idleb.

Nous assistons horrifiés aux derniers événements en Syrie, le massacre inacceptable où ont été tuées des dizaines de personnes sans défense, dont beaucoup d’enfants.  Je prie pour les victimes et leurs familles. J’en appelle à la conscience de ceux qui ont des responsabilités politiques, au niveau local et international, afin que cesse cette tragédie et que l’on soulage cette chère population depuis trop longtemps épuisée par la guerre. J’encourage également les efforts de ceux qui, malgré l’insécurité et les désagréments, s’efforcent de faire parvenir de l’aide aux habitants de cette région.

Le pape François a encouragé les chrétiens du Moyen-Orient à répondre au mal « en pardonnant et en bénissant ». Il a salué les pèlerins de langue arabe présents, en particulier ceux provenant du Moyen-Orient.

Que le Seigneur ressuscité et vivant dans nos cœurs nous aide à être des signes lumineux de l’amour dont Dieu nous a comblés et de l’espérance qui est en nous, auprès de tous, en particulier des petits et des pauvres. Que Dieu vous bénisse !


© Copyright – Libreria Editrice Vaticana

La croix est un signe d’amour

le serpent d’airain

Le Pape François a invité les fidèles à s’interroger sur le sens de la croix lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe ce mardi 4 avril au Vatican. Il appelé à changer de regard sur le Crucifix, pas seulement symbole d’appartenance mais surtout signe de l’amour de Dieu.

Le Pape s’appuie sur le récit des serpents mortels, venus mordre ceux qui s’éloignaient du chemin, lors de la traversée du désert de Moïse. Le Seigneur dit alors à Moïse de faire un serpent de bronze et de le mettre en hauteur, et quiconque sera mordu, sera guéri en regardant ce serpent.

Ce serpent est «le symbole du diable», «le père du mensonge», «le père du péché, ce qui a rendu l’humanité pécheresse. » et pourtant, il guérit comme Jésus : « quand je serai élevé, tout le monde va venir à moi.» Voilà le mystère du Christ,  «ce serpent était le signe de croix du Christ, c’était une prophétie.»

Ainsi, Jésus a pris sur lui toute les impuretés de l’humanité, il s’est élevé pour que tous ceux qui ont été blessés par le péché le regarde. C’est Dieu qui s’est fait pécheur pour nous guérir. Et la croix en est le symbole, c’est «de cette croix de Dieu faite de chair que  vient le salut», «il n’y pas de salut dans les idées, dans la bonne volonté, dans l’envie d’être bien, non !» «L’unique salut est dans le Christ crucifié, car seul lui, comme le serpent de bronze, est capable de prendre tout le venin des péché et nous en guérir».

Le Pape appelle donc chacun à retrouver la foi en cette croix,  en mémoire à celui qui s’est fait pécheur, et à s’interroger sur le sens de la croix, et «la façon dont nous la portons» : comme un signe d’appartenance à un groupe religieux, un signe d’équipe, «un ornement ou un pierre précieuse qu’il faut faire voir?» Souvenons-nous que «à chaque fois que vous regardez le Crucifix, vous regardez celui qui s’est fait pécheur, pour que nous, nous ne mourions pas dans nos péchés.»