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la joie promise

Esprit de Pentecôte
Esprit de Pentecôte

Seigneur, où trouver le secret de cette Joie promise à ceux qui t’aiment ?

Tes apôtres m’apportent la réponse. Ils connaissaient la décevante monotonie des vies banales et repliées sur elles-mêmes.

Mais un jour, ils t’ont vu. Leur cœur a été pris. Ils ont tout quitté pour te suivre.

A peine tranchées les amarres qui les tenaient collés au rivage, ils ont connu l’essor merveilleux. Libérés des brumes qui bouchent l’horizon et de la lourde pestilence des eaux croupissantes, ils sont partis vers la mer libre et la claire lumière.

L’Esprit s’est emparé d’eux. Alors s’est réalisée ta promesse : « Votre cœur se réjouira. Et personne ne pourra vous voler votre joie. » (St Jean 16, 22)

Parce qu’ils se sont abandonnés entre tes mains, ils sont devenus magnifiques.

Magnifiques de bonne humeur. Dès leur premier sermon, les Juifs se moquent d’eux. « Ces hommes sont pleins de vin nouveau », murmure quelqu’un. Et le coléreux saint Pierre se met à plaisanter gentiment : « Ivres? Allons donc! Vous voyez bien qu’il n’est encore que neuf heures du matin! » (Actes 2, 12-16.)

Magnifiques de cran. On les arrête. On les frappe. On les menace de mort s’ils continuent leurs prédications. Eux se redressent : « Nous ne pouvons pas taire ce que nous avons vu et entendu! » (Actes, 4, 20. )

Magnifiques de joie débordante. On les a flagellés. Maintenant, on les renvoie déchirés et sanglants, pensant bien que cette leçon leur suffira et qu’ils se tairont maintenant. Mais comme des enfants insouciants et obstinés, voici qu’ils s’en vont tout contents, « clamant leur allégresse d’avoir été jugés dignes de souffrir pour le nom de Jésus ». (Actes 5, 41.)

Une joie débordante contre quoi s’usent et s’émoussent les sarcasmes, la bêtise têtue, la haine des hommes, les verges et les haches des licteurs…

Et pour finir, la réussite totale. Pouvait-il en être autrement avec de tels hommes?

Seigneur, éclaire mon cœur timide, mon pauvre cœur hésitant et si froid, afin que je comprenne le secret de cette Joie gigantesque.

Mets en moi ces dispositions de total abandon, de confiance filiale, d’acceptation généreuse, de Foi qui ne recule devant rien, de don de moi-même, un don définitif, sans reprise ni repentance, — qui permettront à ton Esprit d’accomplir par moi ton œuvre de salut, d’amour et de joie. Ainsi soit-il.

Louis Mendigal

Mille rayons de lumière

Mille rayons de lumière, miroirs de Dieu, clartés d’amour,
Mille rayons de lumière, un soleil sur nos jours,
un soleil sur nos jours.

Lumières du Seigneur, Milliers de grâces
Où Dieu révèle sa tendresse !
Avec Toi, Marie, nous demandons l’Esprit Saint,
L’Esprit qui vient donner tendresse aux cœurs de pierre.

Mille rayons de lumière, miroirs de Dieu, clartés d’amour,
Mille rayons de lumière, un soleil sur nos jours,
un soleil sur nos jours.

Lumières du Seigneur, Milliers de lampes,
Dans les prisons de l’injustice !
Avec Toi, Marie, nous demandons l’Esprit Saint,
L’Esprit qui fait lutter pour tant de pauvres et de victimes.

Mille rayons de lumière, miroirs de Dieu, clartés d’amour,
Mille rayons de lumière, un soleil sur nos jours,
un soleil sur nos jours.

Lumières du Seigneur, Milliers d’étoiles,
Guidant la marche vers l’aurore !
Avec Toi, Marie, nous demandons l’Esprit Saint,
L’Esprit qui donne foi sur les chemins de notre Pâque.

Mille rayons de lumière, miroirs de Dieu, clartés d’amour,
Mille rayons de lumière, un soleil sur nos jours,
un soleil sur nos jours.

Texte : Sr Anne Prévost et Claude Bernard


JEAN-PAUL II A LA MEDAILLE MIRACULEUSE

PRIÈRE DE JEAN-PAUL II DANS LA CHAPELLE
NOTRE-DAME DE LA MÉDAILLE MIRACULEUSE
Paris, 31 mai 1980

Je vous salue, Marie,
pleine de grâce, le Seigneur est avec vous,
vous êtes bénie entre toutes les femmes,
et Jésus,
le fruit de vos entrailles,
est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous, pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

O Marie, conçue sans péché,
priez pour nous qui avons recours à vous.

Telle est la prière que tu as inspirée, ô Marie, à sainte Catherine Labouré, en ce lieu même, voilà cent cinquante ans; et cette invocation, désormais gravée sur la médaille, est maintenant portée et prononcée par tant de fidèles dans le monde entier!

En ce jour où l’Eglise célèbre la visite que tu fis à Elisabeth alors que le Fils de Dieu avait déjà pris chair en ton sein, notre première prière sera pour te louer et te bénir! Tu es bénie entre toutes les femmes! Bienheureuse, toi qui as cru! Le Puissant fit pour toi des merveilles! La merveille de ta maternité divine! Et en vue d’elle, la merveille de ton Immaculée Conception! La merveille de ton fiat! Tu as été associée si intimement à toute l’œuvre de notre Rédemption, associée à la croix de notre Sauveur; ton Cœur en a été transpercé, à côté de son Cœur. Et maintenant, dans la gloire de ton Fils, tu ne cesses d’intercéder pour nous, pauvres pécheurs. Tu veilles sur l’Eglise dont tu es la Mère. Tu veilles sur chacun de tes enfants. Tu obtiens de Dieu, pour nous, toutes ces grâces que symbolisent les rayons de lumière qui irradient de tes mains ouvertes. A la seule condition que nous osions te les demander, que nous nous approchions de toi avec la confiance, la hardiesse, la simplicité d’un enfant. Et c’est ainsi que tu nous mènes sans cesse vers ton divin Fils.

En ce lieu-béni, j’aime te redire moi-même, aujourd’hui, la confiance, l’attachement très profond, dont tu m’as toujours fait la grâce. Totus tuus. Je viens en pèlerin, après tous ceux qui sont venus dans cette chapelle depuis cent cinquante ans, comme tout le peuple chrétien qui sé presse ici chaque jour pour te dire sa joie, sa confiance, sa supplication. Je viens comme le bienheureux Maximilien Kolbe: avant son voyage missionnaire au Japon, voilà juste cinquante ans, il était venu ici chercher ton soutien particulier pour propager ce qu’il appela ensuite “la Milice de l’Immaculée” et entreprendre son œuvre prodigieuse de rénovation spirituelle, sous ton patronage; avant de donner sa vie pour ses frères. Le Christ demande aujourd’hui a son Eglise une grande œuvre de rénovation spirituelle. Et moi, humble Successeur de Pierre, c’est cette grande œuvre que je viens te confier, comme je l’ai fait à Jasna Gora, à Notre-Dame de Guadalupe, à Knoch, à Pompei, à Ephèse, comme je le ferai l’an prochain à Lourdes.

Nous te consacrons nos forces et notre disponibilité pour servir le dessein du salut opéré par ton Fils. Nous te prions pour que, grâce à l’Esprit Saint, la foi s’approfondisse et s’affermisse dans tout le peuple chrétien, pour que la communion l’emporte sur tous les germes de division, pour que l’espérance soit ravivée chez ceux qui se découragent. Nous te prions spécialement pour ce peuple de France, pour l’Eglise qui est en France, pour ses Pasteurs, pour les âmes consacrées, pour les pères et mères de familles, pour les enfants et les jeunes, pour les hommes et les femmes du troisième âge. Nous te prions pour ceux qui souffrent d’une détresse particulière, physique ou morale, qui connaissent la tentation d’infidélité, qui sont ébranlés par le doute dans un climat d’incroyance, pour ceux aussi qui subissent la persécution à cause de leur foi. Nous te confions l’apostolat des laïcs, le ministère des prêtres, le témoignage des religieuses. Nous te prions pour que l’appel de la vocation sacerdotale et religieuse soit largement entendu et suivi, pour la gloire de Dieu et la vitalité de l’Eglise en ce pays, et celle des pays qui attendent toujours une entraide missionnaire.

Nous te recommandons particulièrement la multitude des Filles de la Charité, dont la Maison Mère est établie en ce lieu et qui, dans l’esprit de leur fondateur saint Vincent de Paul et de sainte Louise de Marillac sont si promptes à servir l’Eglise et les pauvres dans tous les milieux et dans tous les pays. Nous te prions pour celles qui habitent cette Maison et qui accueillent, au cœur de cette capitale fiévreuse, tous les pèlerins qui savent le prix du silence et de la prière.

Je vous salue, Marie,
pleine de grâce, le Seigneur est avec vous,
vous êtes bénie entre toutes les femmes,
et Jésus,
le fruit de vos entrailles,
est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous, pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.