Archives de catégorie : prière

DEUXIÈME APPARITION – 27 novembre 1830 – Troisième phase

12 MAI

DEUXIÈME APPARITION

(27 novembre 1830)

(Troisième phase)

revers de la médaille miraculeuse
revers de la médaille miraculeuse

La Vierge Immaculée était donc là en présence de Sœur Catherine extasiée. Elle était, selon l’expression naïve de la Voyante, « belle dans son plus beau », les mains rayonnantes de lumière. L’inscription en lettres d’or la nimbait gracieusement : « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous, qui avons recours à vous. »

A l’instant, le tableau parut se retourner et la Sœur vit, au revers, la lettre M, surmontée d’une croix, ayant une barre à sa base, et au-dessous du monogramme de Marie, deux cœurs, l’un entouré d’épines, le second transpercé d’un glaive.

Les notes de la Voyante ne mentionnent pas les douze étoiles qui entouraient le monogramme de Marie et les deux cœurs. Cependant, elles ont toujours figuré sur le revers de la Médaille. Il est sûr que ce détail a été reconnu par la Sainte à partir des apparitions, et accepté de vive voix un peu plus tard.

Comme elle se demandait un jour, pendant la méditation, ce qu’il fallait graver au revers de la Médaille, une voix intérieure lui répondit : « Le M, la croix et les deux cœurs en disent assez. »

Le symbole était suffisamment clair, en effet, pour les chrétiens rachetés par un Dieu crucifié, en présence de sa Mère douloureuse.

PRIÈRE

Souvenez-vous, ô très douce Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance, et réclamé votre secours ait été abandonné. Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je cours vers vous, et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Veuillez, ô Mère du Verbe, ne point mépriser mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Ainsi soit-il !

Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

+P. BAETEMAN

Ne nous lassons pas de méditer sur la manière de sanctifier nos conversations. Évitez dans vos entretiens les plaisanteries sur la religion, sur ses ministres, sur les personnes pieuses. Abstenez-vous de prononcer certains vilains mots bien communs dans le monde, et surtout d’affirmer par des serments exécrables la vérité de ce que vous voulez faire. croire.

Il y a des personnes qui ne peuvent pas dire deux mots sans jurer ou sans se donner au diable. Que votre langage soit surtout chaste et modeste ; évitez avec grand soin, surtout devant des enfants, de proférer des paroles déshonnêtes ou à double sens ; ne plaisantez jamais familièrement avec les personnes de différent sexe ; car, par là, on tombe facilement dans le péché.

Lorsque vous entendez quelque mauvais entretien, de quelque nature qu’il soit, si vous avez autorité, imposez silence ; si vous ne le pouvez, usez d’adresse pour détourner la conversation en parlant de toute autre chose : -16 — si cela ne vous est pas encore possible, faites connaître par vos manières que vous n’y prenez pas plaisir. Demandez à notre bonne mère Marie de vous aider à sanctifier vos conversations.

PRIÈRE : Souvenez-vous…

 

DEUXIÈME APPARITION – 27 novembre 1830 – deuxième phase

11 MAI

DEUXIÈME APPARITION

(27 novembre 1830)

(Deuxième phase)

apparition de la Vierge aux rayons à Sœur Catherine
apparition de la Vierge aux rayons à Sœur Catherine

Nous avons vu hier comment la Mère de Dieu se montra à Sœur Catherine offrant le globe d’or au Seigneur. Il se forma alors autour de la Sainte Vierge un tableau un peu ovale, sur lequel on lisait ces mots, écrits en lettres d’or :  » Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous, qui avons recours à vous. »

« Tout à coup, raconte Sœur Catherine, j’ai aperçu des anneaux à ses doigts revêtus de pierreries, les unes plus grosses, les autres plus petites, qui jetaient des rayons plus beaux les uns que les autres. »

Bientôt, les mains de Marie, chargées de grâces que symbolisaient les rayons, s’abaissèrent et s’étendirent en affectant la gracieuse attitude reproduite sur la médaille, puis une voix se fit entendre qui disait : « Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle ; les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces; les grâces seront abondantes pour les personnes qui auront confiance. »

Remarquons que la Sainte Vierge obtient les grâces dans la mesure de la confiance avec laquelle on s’adresse à elle. Son Divin Fils disait aux malades de l’Évangile : « Qu’il vous soit fait selon votre foi. » C’est ainsi qu’agit sa sainte Mère.

Soeur Catherine ajoute que quelques-unes des pierres précieuses fixées aux doigts de la Sainte Vierge ne donnaient aucun rayon; comme elle s’en étonnait, une voix intérieure lui dit : « Ces pierres qui restent dans l’ombre figurent les grâces qu’on oublie de me demander. »

PRIÈRE

O Vierge si bonne, qui avez daigné nous donner ce gage de salut qu’on appelle la Médaille, mettez-nous au coeur une confiance encore plus vive en votre maternelle protection. Ce que vous avez fait pour d’autres, vous pouvez le faire pour nous ; nous le croyons et l’attendons de votre coeur de Mère. Et, puisque vous vous êtes plainte que beaucoup de grâces restaient en suspens parce qu’on ne songeait même pas à les demander, nous prenons, ce soir, la résolution de prier davantage, afin de recevoir, et pour nous et pour ceux que nous aimons, ces grâces que vous nous obtenez de votre divin Fils par votre toute-puissance suppliante. Ainsi soit-il !

Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

+P. BAETEMAN

*

Méditons encore aujourd’hui sur la manière de sanctifier nos conversations en examinant les défauts à éviter. Ne parlez jamais mal de qui que ce soit. Seriez – vous content qu’on parlât mal de vous, qu’on vous critiquât, qu’on vous raillât, qu’on vous tournât en ridicule et qu’on vous fit perdre votre réputation ? Ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fit, ne le faites pas aux autres.

Si vous entendez déchirer la réputation de vos frères, montrez par votre silence et par votre maintien que vous n’approuvez pas le langage que vous entendez. Abstenez- vous de porter des jugements sur votre prochain ; Souvenez-vous que Jésus- Christ nous dit dans l’Evangile : Ne jugez 15 point, et vous ne serez point jugés ; vous serez mesurés de la même mesure dont vous vous serez servis pour les autres.

PRIÈRE Souvenez- vous

DEUXIÈME APPARITION – 27 novembre 1830 – Première phase

10 MAI

DEUXIÈME APPARITION

(27 novembre 1830)

(Première phase)

Vierge puissante rue du Bac
Vierge puissante rue du Bac

Sœur Catherine fit part de tout ce qui s’était passé dans la nuit du 18 juillet à son confesseur, M. Aladel, prêtre de la Mission, qui accueillit avec une sage réserve les confidences de la jeune novice.

Juillet 1830 s’acheva dans le bruit du canon, les cris haineux de la populace déchaînée dans les rues de la capitale. Les malheurs prédits par la Sainte Vierge ne tardaient pas à se réaliser en partie : « La croix sera méprisée, les rues seront pleines de sang… »

L’automne arriva. Le 27 novembre, à cinq heures et demie du soir, faisant la méditation dans un profond silence, Sœur Labouré fut favorisée d’une autre apparition de la Sainte Vierge. La Reine du Ciel se montra, ayant un globe sous les pieds et tenant dans ses mains, élevées à la hauteur de la poitrine, un autre globe plus petit, qu’elle semblait offrir à Notre-Seigneur dans un geste suppliant.

Tout à coup, ses doigts se remplirent d’anneaux et de pierreries très belles; les rayons qui en jaillissaient se reflétaient de tous côtés et enveloppaient la Sainte Vierge d’une telle clarté qu’on ne voyait plus ni ses pieds, ni sa robe.

Comme Sœur Labouré était occupée à la contempler, la Sainte Vierge abaissa les yeux sur elle, et une voix lui dit au fond du cœur : « Ce globe que vous voyez représente le monde entier, particulièrement la France et chaque personne en particulier. » La beauté et l’éclat des rayons étaient inexprimables. Et la Sainte Vierge ajouta : « Voilà le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent. »

La Mère de Dieu faisait entendre ainsi, combien elle est généreuse envers les personnes qui la prient, que de grâces elle obtient aux personnes qui les lui demandent, quelle joie elle éprouve en les accordant.

PRIÈRE

Ô Vierge puissante, vous avez voulu vous montrer offrant au Seigneur ce globe qui représente non seulement le monde entier, particulièrement la France, mais aussi chaque personne en particulier. Qu’il est consolant de penser que vous intercéder continuellement pour nous et que tout ce qui passe par vous arrive à Dieu

Que nous sachions remettre entre vos mains notre travail, nos mérites, nos joies et nos peines, que tout soit purifié et enrichi par vous afin d’être offert à notre Père des cieux pour notre salut et le salut des âmes. Ainsi soit-il !

O MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

P. +BAETEMAN

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

*

Apprenons aujourd’hui à sanctifier nos paroles et nos conversations. Oh ! que c’est une science précieuse aux yeux de Dieu ! Il n’y a point d’action qu’on fasse si souvent, et qui soit plus périlleuse que celle – là ; aussi, consacrerons-nous à méditer sur la sanctification de nos conversations plusieurs considérations.

Pour rendre la conversation bonne et sainte, évitez la vanité, ne vous louez point vous-même, parlez rarement de vous-même, n’en dites point même de mal, car vous seriez souvent bien fâché qu’on vous crût sur parole. Fuyez la flatterie, n’approuvez point les défauts des autres ni ce qu’on dit de mal en votre présence ; ne parlez pas avec chaleur et avec emportement.

Prenez garde de choquer, d’injurier ou de railler personne. Évitez les rapports qui pourraient : semer la division parmi vous.

PRIÈRE : Souvenez- vous