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Prière Mariale de Grégoire de Narek

Prière Mariale de Grégoire de Narek

Voici la Prière Mariale « Je me tourne vers Toi, sainte Mère de Dieu, accueille cette prière et présente-la à Dieu » de Saint Grégoire de Narek (944-1010), Moine arménien et Poète mystique au monastère de Narek en Arménie.

Vierge Marie (Arménie)
Vierge Marie (Arménie)

« Je me tourne vers Toi, sainte Mère de Dieu,
Toi qui as été fortifiée et protégée par le Père très-haut,
préparée et consacrée par l’Esprit qui s’est reposé sur Toi,
embellie par le Fils qui habita en Toi :
accueille cette prière et présente-la à Dieu.

Ainsi par Toi toujours secouru et comblé de tes bienfaits,
ayant trouvé refuge et lumière près de Toi,
je vivrai pour le Christ, ton fils et Seigneur.
Sois mon avocate, demande, supplie.
Comme je crois à ton indicible pureté,
je crois au bon accueil qui est fait à ta parole.

Il en sera ainsi, ô Mère du Seigneur,
si dans ma recherche incertaine Tu m’accueilles, ô toi toute disponible,
si dans mon agitation Tu me tranquillises, ô toi qui es repos,
si le trouble de mes passions, Tu le changes en paix, ô pacificatrice,
si mes amertumes, Tu les adoucis, ô toi qui es douceur,
si mes impuretés, Tu les enlèves, ô toi qui as surmonté toute corruption,
si mes sanglots, d’un seul coup Tu les arrêtes, ô allégresse.

Je Te le demande, Mère du très haut Seigneur Jésus,
lui que Tu as enfanté homme et Dieu à la fois,
lui qui est glorifié avec le Père et l’Esprit Saint,
lui qui est tout et en toutes choses.
À Lui soit la gloire dans les siècles des siècles. Amen. »

Saint Grégoire de Narek (944-1010)

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS QUATORZIÈME JOUR

Troisième désir du Cœur de Jésus : LE SALUT DES ÂMES

 

le salut des âmes
le salut des âmes

CONSIDÉREZ que le Cœur de Jésus I brûle d’un immense désir de sauver nos âmes et de les rendre éternellement heureuses. Oui, sauver nos âmes, tel est l’objet de sa mission divine, la fin de son Incarnation ; c’est pour cela qu’il descend du Ciel, prend la forme d’un serviteur et choisit le nom de Sauveur. Dieu, dit saint Jean, n’a pas envoyé son Fils pour juger le monde, mais pour le sauver.

C’est en lui et par lui, ajoute saint Paul, que tout doit être restauré dans le ciel et sur la terre. Il n’y a de salut qu’en Jésus-Christ. — Sauver nos âmes, telle a été sa fonction, sa grande occupation durant trente-trois ans. Exemples, leçons, miracles, sacrements, souffrances, sa vie et sa mort, il a tout rapporté à notre salut.

Sauver nos âmes, c’est encore l’objet de son sacrifice : Jésus-Christ nous a aimés et il s’est livré pour nous, s’offrant à Dieu comme une hostie d’agréable odeur. Il achève sa vie au milieu des plus horribles tourments en déclarant qu’il a toujours soif du salut des hommes !

— Enfin, c’est pour nous sauver que Jésus nous donne son corps eucharistique, gage d’immortalité ; et son cœur divin, arche sainte où nous pouvons tous pénétrer et trouver protection et salut.

« Mon cœur, dit-il ; désire se manifester aux hommes, afin qu’ils s’enrichissent de ce précieux trésor que je leur découvre, et qui renferme des grâces sanctifiantes capables de les arracher à la perdition et de les sauver tous ». Oh ! que de mystères dans ce brûlant amour de Jésus pour nos âmes ! Quel immense désir de nous sauver tous ! Pourrons-nous jamais l’en remercier assez ?

Aidez le Cœur de Jésus à satisfaire cette soif ardente qui le dévore ! Les âmes se perdent par milliers, tandis que vous êtes enrichie avec profusion de toutes sortes de biens spirituels. Travaillez à les ramener à Dieu par vos prières, vos bonnes paroles, vos bons exemples. C’est ce qu’ont fait tous les Saints avec un zèle admirable.

Il fut manifesté à sainte Thérèse que ses prières avaient ramené plusieurs milliers d’indiens. Et l’histoire ecclésiastique nous montre, au quatrième siècle, un simple esclave convertissant toute la nation ibérienne. Un moyen bien facile de contribuer au salut des âmes c’est de s’associer à l’œuvre admirable de la Propagation de la Foi, qui arrache tant de victimes à l’enfer et leur ouvre le Ciel.

Aimons- la, cette œuvre si belle, propageons-la autour de nous, et nous sauverons nos frères.

De mon cœur, ô Jésus, fais un cœur d’apôtre ; Dévore-le du feu qui consuma le tien !

PRIÈRE

O Jésus, j’ai soif aussi du salut de mes frères. Que ne m’est-il donné de pouvoir les embrasser tous dans l’étreinte de ta charité, pour les unir à la mienne et t’en faire une seule oblation. Oh ! supplée à mon impuissance, Cœur divin ; fais-toi connaître et aimer de toutes les âmes pour lesquelles tu as versé ton sang et sacrifié ta vie. Ainsi soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Saint Antoine de Padoue

Saint Antoine de Padoue

Saint Antoine de Padoue vitrail
Saint Antoine de Padoue vitrail

Antoine de Padoue (1195-1231), déclaré docteur de l’Église en 1946,  fut un très grand prédicateur. Il est généralement représenté tenant un livre sur lequel repose l’Enfant Jésus.

Celui que le monde entier vénère sous le nom de saint Antoine de Padoue naquit à Lisbonne et reçut au baptême le nom de Fernand (1195). Il entra très jeune chez les Ermites de Saint-Augustin, où il fut ordonné prêtre.

Le martyre des Frères mineurs que saint François avait envoyés au Maroc, le bouleversa et il demanda à être reçu lui-même dans la famille franciscaine. Il y devint frère Antoine. En 1221, on le trouve près de saint François au Chapitre général d’Assise. C’est peu après qu’il révéla des dons exceptionnels de prédicateur et de controversiste. Il écrivit des sermons pénétrés de doctrine et de douceur.

Il pensait aller chez les peuples d’Afrique pour propager la foi, mais ses supérieurs l’envoyèrent alors dans les régions d’Italie du nord et en France où se répandaient les doctrines cathares. Du couvent qu’il fonda à Brive-la-Gaillarde, Antoine rayonna sur tout le Limousin, où il suscita un vaste mouvement de conversion.

De retour en Italie en 1227, il commença à secouer rudement les usuriers et les mauvais riches : loin d’aider à retrouver l’argent perdu, comme le voudrait la légende, il exhortait plutôt ses auditeurs à se défaire de celui qu’ils possédaient pour secourir les plus pauvres. 

C’est seulement en 1230 qu’il arriva à Padoue où il enseigna à ses frères la théologie sur l’ordre de saint François et il y mourut âgé de trente-six ans l’année suivante en 1231, après avoir prêché un carême qui remua profondément la ville. L’action posthume d’Antoine allait commencer. Moins d’un an après sa mort, il était canonisé par Grégoire IX (30 mai 1232) et déjà les miracles dus à son intercession se multipliaient.

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SERMON POUR L’ASSOMPTION DE MARIE – Saint Antoine de Padoue