Archives de catégorie : prière

33 Je crois la rémission des péchés – Lhomond

TRENTE-TROISIÈME LECTURE : Je crois la rémission des péchés

Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794
Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794

Per Jesum Christum vobis annuntiatur remissio peccatorum.

C’est par Jésus-Christ que la rémission des péchés vous est annoncée. Actes 13.

Malheur à moi, ô mon Dieu, si la passion m’aveuglait au point de me livrer au péché, dans l’espérance de m’en confesser et d’en obtenir la rémission. Je me souviendrai de votre miséricorde ; et comment pourrais-je l’oublier, après en avoir éprouvé tant de fois les effets ? Je me souviendrai de votre miséricorde, pour m’exciter à vous servir avec fidélité, et non pas pour vous offenser avec plus de liberté.

Oui, mon Dieu, votre miséricorde est infinie : combien de fois ne l’avez-vous pas exercée à mon égard ! Combien de péchés ne m’avez-vous pas pardonné ! Vous pouviez m’abandonner à la sévérité de votre justice, je la méritais. Vous avez eu pitié de moi, ô mon Dieu ! Dans mon égarement même, vous m’avez prévenu, vous m’avez recherché ; et, lorsque je suis revenu à vous, vous m’avez reçu, avec la bonté d’un père et vous m’avez tout pardonné.

Je me souviendrai de votre miséricorde pour la bénir, et non pas pour en abuser ; je m’en souviendrai pour considérer combien mon âme vous a été chère jusqu’à présent, et combien elle l’est encore ; je m’en souviendrai pour apprendre ce que je dois à l’amour d’un Dieu qui veut me sauver, tout pécheur que je suis. Voilà, Seigneur, à quoi doit me servir la vue de votre miséricorde ; voilà l’usage que je veux en faire.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

NB : à ceux qui le demanderont – par contact -, je donnerai gratuitement la version de ces prières, mise en EPUB.
P. J.-Daniel Planchot, cm

32 La communion des Saints – Lhomond

TRENTE-DEUXIÈME LECTURE : La communion des Saints.

Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794
Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794

Multa quidem membra, unum autem corpus… ut pro invicem sollicita sint membra ; vos estis corpus Christi, et membra de membro.

Il y a plusieurs membres, mais ils ne font qu’un même corps, afin que tous conspirent à s’aider les uns les autres : vous êtes le corps de Jésus-Christ et membres les uns les autres. 1 Cor. 12.

Que les avantages dont jouissent les enfants de votre Église sont grands, ô mon Dieu ! qu’ils sont précieux ! L’union étroite qui règne entre eux, rend communs tous leurs biens spirituels. Celui qui est riche fait part de son abondance à ceux qui sont pauvres ; celui qui est fort, communique sa force aux faibles. Rien n’est plus consolant pour moi que cette pensée.

Je serais bien à plaindre, si je n’avais à vous présenter que mes bonnes œuvres : mais toutes les saintes âmes prient pour moi, elles pratiquent des pénitences et des mortifications pour moi ; toutes leurs bonnes œuvres sont les miennes ; les dons de l’esprit de Dieu qu’elles possèdent sont à moi ; la ferveur de leurs prières supplée à la tiédeur des miennes ; la solidité de leur vertu, à la faiblesse de la mienne.

Touché des saints gémissements que leur charité vous adresse pour moi, vous m’accorderez, ô mon Dieu ! un accroissement de grâce. Je fais plus de cas de ces richesses spirituelles, que de tous les trésors du monde. Ne permettez pas que j’en perde la moindre partie par ma faute. Faites, ô mon Dieu ! que j’en tire tout l’avantage possible, en me conservant toujours en cet état de grâce.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

NB : à ceux qui le demanderont – par contact -, je donnerai gratuitement la version de ces prières, mise en EPUB.
P. J.-Daniel Planchot, cm

31 De l’autorité de L’Église – Lhomond

TRENTE-UNIÈME LECTURE : De l’autorité de L’Église.

Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794
Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794

Ipse dedit pastores,… ut non simus fluctuantes et circumferamur omni vento doctrinae.

Jésus-Christ a donné à son Église des pasteurs, afin que nous ne soyons pas comme des enfants, et comme des personnes flottantes qui se laissent emporter à tout vent de doctrine. Éphésiens 4.

Vous avez établi dans votre Église, ô mon Dieu ! des pasteurs pour nous instruire et nous gouverner. Vous avez attaché a leur enseignement le privilège de l’infaillibilité, en promettant d’être avec eux tous les jours, jusqu’à la consommation des siècles. Par-là vous avez prévenu et fixé tous nos doutes.

Vous voulez, ô mon Dieu ! que tous les hommes parviennent à la connaissance de la vérité ; vous avez établi un moyen facile et à la portée de tout le monde, de la reconnaître avec une entière certitude. Sans ce moyen, nous aurions vécu dans une ignorance funeste, ou dans une incertitude cruelle sur ce qu’il nous importe le plus de savoir.

Quelles actions de grâces ne vous devons-nous pas, pour nous avoir ainsi garantis de toute erreur et de toute inquiétude ! Oui, Seigneur, en m’attachant à votre Église, je ne crains pas de m’égarer. Dès que je sais qu’elle a parlé, je suis en repos.

Appuyé sur vos promesses, je crois, sans hésiter, tout ce qu’elle me propose ; je rejette, sans balancer, tout ce qu’elle condamne : je sais qu’en écoutant l’Église, c’est vous-même que j’écoute. Loin de moi, ô mon Dieu, cet esprit d’orgueil, qui fait qu’on se révolte contre une autorité que vous avez vous-même établie.

Daignez me préserver de cet aveuglement, faites que je respecte et que j’observe les lois qu’elle prescrit à ses enfants ; que je sois en tout docile à la voix de cette sainte mère, que vous nous avez donnée pour guide dans la route qui conduit au ciel.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

NB : à ceux qui le demanderont – par contact -, je donnerai gratuitement la version de ces prières, mise en EPUB.
P. J.-Daniel Planchot, cm