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Le Pape exhorte les jeunes de Madagascar à faire de leur vie une mission

Le Pape exhorte les jeunes de Madagascar à faire de leur vie une mission

Le Pape François a pris part à une veillée avec les jeunes, ce samedi 7 septembre 2019, à Madagascar. Dans une ambiance très vivante, il leur a livré un discours axé sur la mission et l’engagement.

Dans le champ diocésain de Soamandrakizay, propriété de l’Église d’Antananarivo, le Pape a distillé quelques précieux conseils aux 100 000 jeunes présents: «Le disciple de Jésus ne doit pas rester immobile, se plaindre ni se regarder soi-même; il doit agir et s’engager», a-t-il exhorté, avant de développer la manière d’atteindre la félicité.

Chaque jeune est un chercheur

«C’est pourquoi j’aime voir chaque jeune comme un chercheur. Vous vous souvenez de la première question que Jésus adresse aux disciples sur les rives du Jourdain? «Que cherchez-vous?» (Jn 1,38). Le Seigneur sait que nous sommes à la recherche de ce «bonheur pour lequel nous avons été créés» et que «le monde ne pourra pas nous enlever.» (Exhort. ap. Gaudete et exsultate, nn. 1 ; 177)

«Chacun le manifeste de différentes façons, mais au fond vous êtes toujours à la recherche de ce bonheur que personne ne pourra nous enlever».

Trouver sa mission

Invitant les jeunes à devenir missionnaires, à commencer des missions qui les transforment, le Pape a pris l’exemple d’un jeune malgache qui s’est mis à visiter des prisonniers: «Cela l’a rendu plus humain, plus juste.»

S’adressant à lui, il a dit: «Tu as appris à renoncer aux adjectifs et à appeler les personnes par leur nom, comme le Seigneur le fait avec nous. Il ne nous appelle pas par notre péché, par nos erreurs, nos fautes, nos limites, mais il le fait par notre nom; chacun de nous est précieux à ses yeux.»

Le diable nous égare dans l’illusion et l’amertume

A l’inverse, le diable, connaissant aussi nos noms, préfère nous appeler et nous rappeler continuellement par nos péchés et nos erreurs; et de cette façon, il nous fait sentir que, quoi que nous fassions, rien ne peut changer, que tout restera identique:

«Le Seigneur nous rappelle toujours combien nous sommes précieux à ses yeux, en nous confiant une mission.»

De fait, si les illusions auxquelles nous cédons séduisent par d’anesthésiantes promesses, elles nous «enlèvent la vitalité, la joie, nous rendent dépendants et nous enferment dans un cercle apparemment sans issue et plein d’amertume.»

Ne pas avoir peur se salir les mains

«Le Seigneur nous appelle par nos noms et nous dit : suis-moi ! Non pas pour nous faire courir derrière des illusions, mais pour transformer chacun de nous en disciples-missionnaires ici et maintenant. Il est le premier à réfuter toutes les voix qui cherchent à vous endormir, à vous domestiquer, à vous anesthésier ou à vous réduire au silence afin que vous ne cherchiez pas de nouveaux horizons».

Surmonter l’apathie

Ainsi, avec le Christ, il y a toujours de nouveaux horizons, car Il souhaite tous nous transformer et faire de notre vie une mission, en nous demandant de «ne pas avoir peur de nous salir les mains». Il convient donc de «surmonter l’apathie», et d’offrir «une réponse chrétienne à nos problèmes avec la joie et la fraîcheur de la foi».

Or, Dieu ne veut pas «d’aventuriers solitaires.» «Il est impossible d’être disciple missionnaire tout seul: certainement, chacun de nous peut faire de grandes choses, oui; mais ensemble, nous pouvons rêver et nous engager pour des choses inimaginables» Chacun a à découvrir le visage de Jésus dans le visage des autres.

Par exemple, en célébrant la foi de façon familiale, en créant des liens de fraternité, en participant à la vie d’un groupe ou d’un mouvement et en nous encourageant à tracer un chemin commun vécu dans la solidarité, avec l’aide et la protection de Marie qui a dit oui avec force.

«Le  »oui » de ceux qui veulent s’engager et qui veulent prendre des risques, qui veulent tout parier, sans autre sécurité que la certitude de savoir qu’ils sont porteurs d’une promesse.»«C’est ce que nous voulons pour Madagascar, pour chacun d’entre vous et pour vos amis : que la lumière de l’espérance ne s’éteigne pas».

La prière du Pape François pour les jeunes malgaches

A l’issue de la veillée, le Pape a lu, en français, une prière où il confie les jeunes malgaches à la Mère de Dieu.

Voici le texte intégral de la prière :

Vierge Marie Immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, Patronne de Madagascar, nous unissons nos voix à celles de toutes les générations qui te disent bienheureuse.

Ce soir, avec le cœur plein de reconnaissance pour ta présence maternelle, nous te confions tous les jeunes malgaches, tes enfants. Ils sont précieux à tes yeux et rien de ce qu’ils vivent ne t’est étranger.

Tu connais leurs difficultés et leurs peurs face à certaines propositions qui peuvent entraver leur croissance, et face à une mondialisation souvent polluée par une culture du rejet.

Soutiens leur courage et leur espérance et conduis-les, avec ta tendresse, jusqu’au Seigneur Jésus, pour qu’ils trouvent en lui la force d’avancer sur le chemin de la vie et de la sainteté.

Ô Mère, toi qui marches avec nous et qui nous invites à la confiance en Dieu, protège les jeunes malgaches des tentations du découragement et de la violence et console tous ceux qui souffrent.

Fortifie dans leur cœur le désir d’être des protagonistes du développement de leur pays, en luttant contre la pauvreté, l’analphabétisme et l’exclusion.

Toi qui es partie avec empressement visiter ta cousine Élisabeth, aide-les à être porteurs de la joie et de l’amour du Seigneur. Qu’ils puissent puiser dans leurs racines et dans la sagesse des anciens la force de construire des ponts entre les générations et les personnes, et contribuer ainsi à l’avènement d’une société plus juste et plus fraternelle.

Vierge sainte, toi qui es en prière au milieu de nous, demande à l’Esprit Saint d’éclairer et de guider les jeunes de ce pays. Que le Feu de Pentecôte insuffle dans leur cœur une nouvelle ardeur de ressuscités pour porter à tous l’Évangile de la vie et témoigner de son éternelle jeunesse.

Bénis, protège et fortifie les jeunes malgaches dans leur désir de devenir des disciples missionnaires de ton Fils Jésus. Écoute notre prière pour eux et intercède afin que sur cette terre bénie, ils soient des semeurs d’espérance, de paix, de joie et d’avenir, pour la gloire de Dieu et le bien de leur peuple.

AMEN.

Angélus de l’Assomption: choisir la grandeur du ciel

Vitrail de l' Assomption - Saint-Martin-Vésubie - Eglise Notre-Dame-de-l'Assomption
Vitrail de l’ Assomption – Saint-Martin-Vésubie – Eglise Notre-Dame-de-l’Assomption

En cette solennité de l’Assomption de la bienheureuse Vierge Marie, le Pape François a évoqué la Reine des cieux «comme une mère qui nous attend pour l’éternité». Dans l’Évangile de saint Luc, l’évangéliste enregistre les paroles de Notre-Dame qui prie: « Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur« . Le Pape propose ainsi de méditer les deux verbes de cette prière:  «se réjouir» et «magnifier».

Se réjouir

« Nous nous réjouissons lorsque quelque chose d’aussi beau se produit qu’il ne suffit pas de nous réjouir à l’intérieur, dans l’âme, mais que nous voulons exprimer le bonheur avec tout le corps. » «Marie se réjouit à cause de Dieu… Elle nous apprend à nous réjouir en Dieu, parce qu’il fait de » grandes choses« .

Magnifier

«Magnifier, c’est exalter une réalité pour sa grandeur, pour sa beauté». “Marie proclame la grandeur du Seigneur… elle nous montre que si nous voulons que notre vie soit heureuse, Dieu doit être placé en premier, car Lui seul est grand”.

Le Pape met en garde de se perdre dans la petitesse de la vie et de courir après des choses de peu d’importance: «préjugés, rancunes, rivalités, envies et biens matériels superflus». Marie, en revanche, nous invite à « regarder en haut les ‘grandes choses’ que le Seigneur a accomplies en elle« .

La porte du ciel

« Marie, qui est une créature humaine, l’une de nous, atteint l’éternité corps et âme. » C’est pourquoi nous l’invoquons comme la «porte du ciel». « Elle nous attend tout comme une mère attend le retour de ses enfants à la maison. »

Nous étions comme des pèlerins sur notre chemin du retour au paradis. « Au paradis, avec Christ, le Nouvel Adam, il y a elle aussi, Marie, la nouvelle Ève. Elle nous réconforte et nous donne de l’espoir dans notre pèlerinage« .

Le ciel est ouvert

Pour ceux qui souffrent de doutes et de tristesse, «et vivent les yeux baissés», la fête de l’Assomption est un appel à «regarder en haut» et à voir «le ciel ouvert». Il n’est plus éloigné et nous n’avons plus besoin d’avoir peur: «car au seuil du Ciel, une Mère nous attend

Marie nous rappelle constamment que nous sommes précieux aux yeux de Dieu et que nous sommes faits pour les grandes joies du ciel. «Chaque fois que nous prenons le chapelet dans nos mains et la prions, nous faisons un pas en avant vers le grand objectif de notre vie

La grandeur du ciel

« Soyons attirés par la vraie beauté, ne nous laissons pas attirer par les choses les plus maigres de la vie, mais choisissons la grandeur du ciel. » Que la Bienheureuse Vierge Marie, Porte du Ciel, nous aide chaque jour à fixer notre regard avec confiance et joie «à l’endroit où se trouve notre véritable demeure».

Après l’Angélus

Après avoir récité la prière de l’Angélus, le Saint-Père a exprimé sa proximité avec les populations de plusieurs pays d’Asie du Sud, durement touchées par les pluies de la mousson. «Je prie pour les victimes et les personnes déplacées, pour toutes les familles sans abri. Que le Seigneur leur donne de la force et à ceux qui les aident.»

***

Prière à notre Dame de l’Assomption

Ô Marie, Mère de l’Amour
Nous voici devant vous avec nos joies,
nos désirs d’aimer et d’être aimés.
Nous voici avec le poids des jours,
avec nos misères, nos violences et nos guerres.
Mais l’amour est plus fort que tout :
nous croyons qu’il existe encore,
car l’amour vient de Dieu.

Nous  vous en prions : que nos maisons soient habitées
de simples gestes de fraternité et de bonté,
de confiance, de bienveillance et de générosité !
Que les familles et les nations s’ouvrent au partage,
au pardon et à la réconciliation !

Mère de l’amour, intercédez pour la famille humaine,
soutenez les efforts de ceux qui travaillent
pour la justice et la paix.
Accordez-nous la grâce d’être fidèle à l’Évangile
et de porter du fruit qui demeure.
Amen ! Alléluia !

Notre-Dame de L’Assomption, priez pour nous !

Nous devons toujours prier le maître de la moisson

Nous devons toujours prier le maître de la moisson

. Priez le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers - détail d'une toile de Van Gogh
. Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers – détail d’une toile de Van Gogh

Avant la prière de l’Angélus, ce dimanche 7 juillet, le Pape François a commenté l’envoi en mission par Jésus de soixante-douze disciples, rapporté par l’Évangéliste Luc, en plus des douze apôtres.

La mission est toujours la même aujourd’hui : annoncer à tous que Dieu nous aime, qu’il veut nous sauver et qu’il nous appelle à faire partie de son Royaume.

Mission et prière

Cet envoi «préfigure la mission de l’Église d’annoncer l’Évangile à toutes les nations». Quand Jésus dit à ses disciples que «la moisson est abondante et les ouvriers peu nombreux», il leur demande de «prier le maître d’envoyer des ouvriers pour sa moisson».

«Cette demande de Jésus est toujours valable.» «Nous devons toujours prier le « maître de la moisson« , c’est-à-dire Dieu le Père, d’envoyer des ouvriers travailler dans son champ qui est le monde. Et chacun de nous doit le faire avec un cœur ouvert, avec une attitude missionnaire ; notre prière ne doit pas se limiter à nos besoins, à nos nécessités : une prière est vraiment chrétienne si elle a aussi une dimension universelle.»

Les caractéristiques de la mission

En envoyant les soixante-douze disciples, Jésus leur donne des instructions précises, Les caractéristiques de la mission : prier, aller, ne porter ni bourse ni sac, rester dans les maisons, guérir les malades…

«Des impératifs qui montrent que la mission est fondée sur la prière, qu’elle est itinérante, qu’elle exige détachement et pauvreté, qu’elle apporte paix et guérison, signes de la proximité du Royaume de Dieu, qu’elle n’est pas prosélytisme mais proclamation et témoignage, et qu’elle exige aussi franchise et liberté évangélique pour s’en aller en soulignant la responsabilité d’avoir refusé le message du Salut, sans condamnation ni malédiction.»

Marcher avec Jésus

Le disciple est un missionnaire qui «marche en compagnie du Seigneur Jésus», qui «apprend de lui à se dépenser sans réserve pour les autres, libre de lui-même et de ses biens.» Si elle est vécue authentiquement, la mission de l’Église  sera caractérisée par la joie :

« Les soixante-douze sont rentrés pleins de joie » (v. 17). Ce n’est pas une joie éphémère qui découle du succès de la mission; au contraire, c’est une joie enracinée dans la promesse qui, dit Jésus, « vos noms sont inscrits dans les cieux » (v. 20).

Une joie intérieure et indestructible

La joie intérieure et indestructible vient de la conscience d’avoir été appelé par Dieu à suivre son Fils, c’est-à-dire, la joie d’être ses disciples. Chacun de nous peut penser au nom qu’il a reçu le jour de son baptême, un nom « «inscrit dans les cieux».

«C’est la joie de ce don qui fait de chaque disciple un missionnaire, celui qui marche en compagnie du Seigneur Jésus, qui apprend de Lui à se dépenser sans réserve pour les autres, libre de lui-même et de ses propres biens.»

Invocation à Marie

Enfin, le Saint-Père nous exhorte à invoquer « la protection maternelle de la Très Sainte Vierge Marie, afin qu’elle puisse partout soutenir la mission des disciples du Christ. » La mission d’annoncer « à tout ce que Dieu nous aime, veut nous sauver et nous appelle à faire partie de son royaume. »

Prière pour les victimes d’attaques et de massacres récents

Après avoir prié l’Angélus, le pape François a invité fidèles et pèlerins à prier pour les personnes tuées ou blessées à la suite de l’attaque aérienne qui a frappé un centre de détention pour migrants en Libye ces derniers jours. Il a également rappelé toutes les victimes des récents massacres en Afghanistan, au Mali, au Burkina Faso et au Niger.