Léon XIV, au Colisée, porte la croix devant 30000 fidèles

Les femmes, les opprimés, les prisonniers, les victimes des guerres et des injustices étaient au cœur des méditations du Chemin de Croix de Léon XIV au Colisée ce vendredi soir 3 avril. Que Dieu donne des larmes pour pleurer «sur les massacres et les génocides» ou «sur le cynisme des tyrans».
Voilà trente-deux ans qu’aucun Pape n’avait porté la croix tout le long de la Via Crucis. Pour sa première Pâques depuis son élection, Léon XIV a fait sien le douloureux chemin du Christ, celui de sa condamnation à sa mise au tombeau. «Je pense que ce sera un signe important,… une invitation à «toutes les personnes de foi, à cheminer ensemble, à marcher avec le Christ qui a souffert».
«Le Chemin de Croix n’est pas le chemin de ceux qui vivent dans un monde préservé dans sa ferveur et de recueillement abstrait, mais c’est l’exercice de ceux qui savent que la foi, l’espérance et la charité doivent s’incarner dans le monde réel». Quatorze stations du Chemin de Croix pour méditer sur des extraits des Évangiles et des écrits de saint François d’Assise, et adresser une prière de supplication.
«François d’Assise, qui a simplement cherché à suivre tes traces, nous rappelle que toute autorité devra répondre devant Dieu de la manière dont elle aura exercé le pouvoir qui lui a été confié». La vie même du Christ a été «une succession d’abaissements et de descentes». Jésus s’est dépouillé en se faisant homme. « . «Aide-nous, nous aussi, à choisir de rester à terre, aux pieds des autres, plutôt que de chercher à être en hauteur et à les dominer».
Jésus rencontre sa Mère sur le chemin du Calvaire, et lui demande de «consoler les orphelins, spécialement à cause des guerres». Jésus rencontre les femmes de Jérusalem qui pleurent sa mort certaine:
«Là où il y a une souffrance ou un besoin, les femmes sont présentes: dans les hôpitaux et les maisons de retraite, dans les communautés thérapeutiques et d’accueil, dans les foyers pour les mineurs les plus fragiles, dans les avant-postes les plus reculés de la mission pour ouvrir des écoles et des dispensaires, dans les zones de guerre et de conflit pour secourir les blessés et consoler les survivants».
Demandons au Seigneur de donner aux hommes «des larmes» pour pleurer «sur les désastres des guerres», «sur les massacres et les génocides» ou «sur le cynisme des tyrans».
Jésus est dépouillé de ses vêtements avant d’être cloué sur la croix. Il manifeste ainsi «que le pouvoir véritable n’est pas celui de ceux qui utilisent la force et la violence pour s’imposer», mais de «ceux qui se chargent du mal de l’humanité (…) et qui l’anéantissent par la puissance de l’amour qui se manifeste dans le pardon».
Jésus est descendu de la Croix, demandons-lui de «faire en sorte que notre époque, qui a perdu le respect des vivants, conserve au moins celui des morts» et qu’il apprenne aux hommes la compassion envers les prisonniers politiques, les familles d’otages ou les morts sous les décombres.
Jésus est déposé dans le sépulcre : le Pape Léon XIV invite les fidèles à conclure ce moment de contemplation et de prière par la bénédiction que saint François portait à ses frères: «Que le Seigneur tourne vers vous son visage et qu’il vous apporte la paix».
Textes présentés par l’Association de la Médaille Miraculeuse