Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

Ghirlandaio, Naissance de la Vierge, fresque, Cappella Tornabuoni, Santa Maria Novella, Florence 1485-1490
Ghirlandaio, Naissance de la Vierge, fresque, Cappella Tornabuoni, Santa Maria Novella, Florence 1485-1490

La liturgie fait aujourd’hui mémoire de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie. Cette fête, particulièrement vivante dans la piété populaire, nous conduit à admirer en Marie Enfant l’aurore très pure de la Rédemption. Nous contemplons une petite fille comme toutes les autres, et dans le même temps l’unique, celle qui est « bénie entre les femmes » (Lc 1, 42). Marie est l’immaculée « fille de Sion », destinée à devenir la Mère du Messie. (JEAN-PAUL II Audience Générale mercredi 8 septembre 2004)

En effet, sa naissance constitue une sorte de « prologue » de l’Incarnation : Marie, comme aurore, précède le soleil du « jour nouveau », pré-annonçant la joie du Rédempteur. (JEAN-PAUL II, Angelus – Castelgandolfo – dimanche 7 septembre 2003)

Aujourd’hui, nous rappelons la Nativité de la Vierge Marie, une fête particulièrement chère aux Églises orientales. Et nous pouvons tous, à présent, envoyer un beau salut à tous nos frères et sœurs, évêques, moines, moniales des Églises orientales, orthodoxes et catholiques : un beau salut ! Jésus est le soleil, Marie est l’aurore qui annonce son lever. Hier soir, nous avons veillé en confiant à son intercession notre prière pour la paix dans le monde, spécialement en Syrie et dans tout le Moyen-Orient. Nous l’invoquons à présent comme la Reine de la Paix. Reine de la paix prie pour nous ! Reine de la paix prie pour nous ! (Pape FRANÇOIS, Angelus place Saint Pierre Rome dimanche 8 septembre 2013)

Dieu est tout-puissant mais se révèle dans la petitesse :  extraits de l’homélie du Pape François 2015

Laissons Dieu nous aimer et cheminer avec nous : extraits de l’homélie du Pape François 2014

On peut voir aussi :
https://www.medaille-miraculeuse.fr/editorial/nativite-de-marie.html
https://www.medaille-miraculeuse.fr/billet/nativite-de-marie-2.html
https://www.medaille-miraculeuse.fr/meditation/ainsi-est-nee-marie.html
https://www.medaille-miraculeuse.fr/billet/la-nativite-de-marie.html
ÉVANGILE DE LA NATIVITÉ DE SAINTE MARIE (apocryphe)

Aujourd’hui, chers frères et sœurs, l’Église se réjouit dans la célébration liturgique de la Nativité de la bienheureuse Vierge Marie, la Toute Sainte, aurore de notre salut.

Le sens de cette fête mariale nous est rappelé par saint André de Crète, qui a vécu entre le VIIe et le VIIIe siècle, dans l’une de ses célèbres Homélies pour la Fête de la Nativité de Marie, dans laquelle l’événement est présenté comme un élément précieux de la mosaïque extraordinaire qu’est le dessein divin de salut de l’humanité:

« Le mystère de Dieu qui devient homme, la divinisation de l’homme assumé par le Verbe, représentent la somme des biens que le Christ nous a donnés, la révélation du plan divin et l’échec de toute présomption d’autosuffisance humaine. La venue de Dieu parmi les hommes, comme lumière resplendissante et réalité divine claire et visible, est le grand don merveilleux du salut qui nous est prodigué. La célébration d’aujourd’hui honore la nativité de la Mère de Dieu. Mais la véritable signification et l’objectif de cet événement est l’incarnation du Verbe. En effet, Marie naît, est allaitée et grandit pour être la Mère du Roi des siècles, de Dieu » (Discours I : PG 97, 806-807).

Ce témoignage important et ancien nous conduit au cœur du thème … que le Concile Vatican II a déjà voulu souligner dans le titre du chapitre VIII de la Constitution dogmatique sur l’Église, Lumen gentium: « La bienheureuse Vierge Marie, mère de Dieu dans le mystère du Christ et de l’Église ».

Il s’agit du «nexus mysteriorum», du lien intime entre les mystères de la foi chrétienne, que le Concile a indiqué comme horizon pour comprendre chaque élément individuel et les diverses affirmations du patrimoine de la foi catholique.

Extrait du Discours du Pape BENOÎT XVI aux participants au 23e Congrès mariologique marial international Cour du Palais Apostolique de Castel Gandolfo Samedi 8 septembre 2012

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La liturgie de la Parole nous propose des textes prévus pour la fête de la Nativité de Marie, qui depuis des siècles est fixée au 8 septembre, date où, à Jérusalem, fut consacrée la basilique construite sur la maison de sainte Anne, mère de la Vierge. Ce sont des lectures qui contiennent en effet toujours la référence au mystère de la naissance.

Tout d’abord l’oracle merveilleux du prophète Michée sur Bethléem, où l’on annonce la naissance du Messie. Il descendra du roi David, de Bethléem comme lui, mais sa figure dépassera les limites de l’humain: « ses origines », en effet, « remontent aux jours antiques », se perdent dans les époques les plus lointaines, plongent dans l’éternité; sa grandeur parviendra « jusqu’aux extrémités du pays » et telles seront également les frontières de la paix (cf. Mi 5, 1-4a).

L’avènement de ce « Consacré du Seigneur », qui marquera le début de la libération du peuple, est défini par le prophète avec une expression énigmatique : « jusqu’au temps où aura enfanté celle qui doit enfanter » (Mi 5, 2). Ainsi, la liturgie – qui est l’école privilégiée de la foi – nous enseigne à reconnaître dans la naissance de Marie une liaison directe avec celle du Messie, Fils de David.

L’Évangile, dans une page de l’apôtre Matthieu, nous a justement proposé le récit de la naissance de Jésus. L’évangéliste le fait cependant précéder par le compte-rendu de la généalogie, qu’il place au début comme un prologue. Ici aussi le rôle de Marie dans l’histoire du salut ressort dans toute son évidence : la personne de Marie est entièrement relative au Christ, en particulier à son incarnation:  « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle le Christ » (Mt 1, 16).

La discontinuité qui existe dans la succession de la généalogie apparaît immédiatement : on ne lit pas « engendra », mais « Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle le Christ ». C’est précisément en cela que l’on saisit la beauté du dessein de Dieu, qui en respectant l’être humain le féconde de l’intérieur, en faisant naître de l’humble Vierge de Nazareth le plus beau fruit  de  son  œuvre  créatrice  et  rédemptrice.

L’évangéliste place ensuite sur la scène la figure de Joseph, son drame intérieur, sa foi robuste et sa rectitude exemplaire. Derrière ses pensées et ses réflexions se trouve l’amour pour Dieu et la ferme volonté de lui obéir. Mais comment ne pas sentir que le trouble et donc la prière et la décision de Joseph sont dus, dans le même temps, à l’estime et à l’amour pour sa future épouse?

La beauté de Dieu et celle de Marie sont, dans le cœur de Joseph, inséparables; il sait qu’entre celles-ci il ne peut pas y avoir de contradiction; il cherche en Dieu la réponse et il la trouve dans la lumière de la Parole et de l’Esprit Saint:  « Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel » (Mt 1, 23; cf. Is 7, 14).

Nous pouvons ainsi, encore une fois, contempler la place que Marie occupe dans le dessein salvifique de Dieu, ce « dessein » que nous retrouvons dans la deuxième lecture, tirée de la Lettre aux Romains. L’apôtre Paul y exprime dans deux versets d’une intensité singulière la synthèse de ce qu’est l’existence humaine d’un point de vue méta-historique : une parabole du salut qui part de Dieu et qui arrive à nouveau à Dieu; une parabole entièrement due à son amour et gouvernée par celui-ci.

Il s’agit d’un dessein salvifique entièrement imprégné par la liberté divine, qui attend toutefois de la liberté humaine une contribution fondamentale : la correspondance de la créature à l’amour de son Créateur. Et c’est ici, dans cet espace de la liberté humaine, que nous percevons la présence de la Vierge Marie, sans qu’elle soit jamais nommée : en effet, Elle est dans le Christ l’anticipation et le modèle de « ceux qui aiment Dieu » (Rm 8, 28).

Dans la prédestination de Jésus est inscrite la prédestination de Marie, ainsi que celle de chaque personne humaine. Dans le « me voici » du Fils trouve écho le fidèle « me voici » de la Mère (cf. He 10, 6), ainsi que le « me voici » de tous les enfants adoptifs dans le Fils, précisément de chacun de nous.

Et ensuite, l’amour pour la Vierge… Elle est la Mère, la Fille et l’Épouse par excellence… La mère qui aime, protège, conseille, console, donne la vie, pour que la vie naisse et dure. La fille qui honore sa famille, toujours attentive aux nécessités des frères et des sœurs, attentive à rendre sa maison belle et accueillante. L’épouse, capable d’amour fidèle et patient, de sacrifice et d’espérance… Un peuple de mères se reflète dans l’humble jeune fille de Nazareth, qui avec son « oui » a permis au Verbe de devenir chair.

Je sais bien que Marie est dans votre cœur… Nous voulons aujourd’hui la remercier pour sa protection et lui renouveler notre confiance, en reconnaissant en Elle l' »Étoile de la nouvelle évangélisation », à l’école de laquelle apprendre comment apporter le Christ Sauveur aux hommes et aux femmes de notre époque.

Que Marie vous aide à apporter le Christ aux familles, petites églises domestiques et cellules de la société, ayant aujourd’hui plus que jamais besoin de confiance et de soutien, aussi bien sur le plan spirituel que social. Qu’Elle vous aide à trouver les stratégies pastorales opportunes pour faire en sorte que les jeunes, porteurs par nature d’un nouvel élan, mais souvent victimes du nihilisme diffus, assoiffés de vérité et d’idéaux précisément lorsqu’ils semblent les nier, rencontrent le Christ.

Qu’Elle vous rende capables d’évangéliser le monde du travail, de l’économie, de la politique, qui a besoin d’une nouvelle génération de laïcs chrétiens engagés, capables de chercher avec compétence et rigueur morale des solutions de développement durable. Dans tous ces aspects de l’engagement chrétien vous pouvez toujours compter sur la direction et le soutien de la Sainte Vierge. Confions-nous donc à son intercession maternelle.

Marie est le port, le refuge et la protection… Renouvelons donc avec joie notre consécration à une Mère aussi attentive.. Qui se confie à Notre-Dame, Mère miséricordieuse et puissante, ne sera jamais déçu. Que Marie, Reine de la paix et Étoile de l’espérance, intercède pour nous. Amen! (BENOÎT XVI – dimanche 7 septembre 2008 à Notre-Dame de Bonaria)

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