la voie des commandements de Dieu

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 27 juin 2018

Frères et sœurs, nous entrons aujourd’hui dans le texte du Décalogue qui commence par la proclamation que Dieu fait de lui-même et le rappel de sa bonté. Car le Dieu d’Israël sauve d’abord, et ensuite, il sollicite la confiance de son peuple. Ainsi, Dieu n’est pas un étranger : il est « ton » Dieu.

Cette affirmation éclaire le Décalogue et révèle le secret de la vie chrétienne qui est avant tout la réponse reconnaissante à la bonté du Père, à l’image du Christ qui, aimé du Père, nous aime de cet amour.

La formation chrétienne n’est donc pas basée sur la force de la volonté, ni sur le seul sens du devoir, mais sur l’expérience personnelle de la relation avec Dieu, l’accueil de son salut, et sur le fait de se laisser aimer.

D’abord la Mer Rouge, puis le Mont Sinaï. La reconnaissance est un trait caractéristique du cœur visité par l’Esprit Saint. Pour obéir à Dieu, on a d’abord besoin de rappeler ses bienfaits.

Nous sommes ainsi conduits à faire un exercice de mémoire et à reconnaître les belles choses que le Seigneur a faites pour nous ! Pourtant, certains peuvent avoir l’impression de ne pas encore avoir fait l’expérience de la libération de Dieu.

Alors, comme le peuple élu, il nous faut crier vers Dieu et demander à être libérés. Dieu attend ce cri, parce qu’il peut et qu’il veut briser nos chaînes. Pour sa bonté, que notre Dieu soit toujours béni !

Je forme le vœu que cette période estivale qui commence soit l’occasion pour chacun d’approfondir sa relation personnelle avec Dieu afin de le suivre plus librement sur la voie de ses commandements. Que Dieu vous bénisse !


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Le président français, chanoine d’honneur du Latran

Ce mardi 26 juin, Emmanuel Macron a pris officiellement possession de son titre de chanoine d’honneur du Latran, au cours d’une cérémonie en présence de nombreux membres de la communauté française de Rome et du Saint-Siège.

La célébration a débuté par l’ouverture des grandes portes de la splendide Basilique papale, et l’entrée solennelle d’Emmanuel Macron, entouré des membres du chapitre, au son de l’orgue. Puis, une allocution de Mgr Angelo de Donatis, vicaire du Pape pour le diocèse de Rome, qui a donc souhaité la bienvenue au président français, installé au pied de l’autel.

«Une antique tradition se perpétue, il faut souligner les efforts des hommes de bonne volonté en Europe fondée sur les racines culturelles liées à celle de la tradition judéo-chrétienne.»

Après un moment de prière pour la France, ponctué de chants, c’est le président qui a pris la parole,  expliquant voir accepté le titre de chanoine car il «appartient à une tradition d’amitié et de concorde entre la France et le Vatican.»

Des relations d’amitié et de confiance qu’il faut mettre au service de la paix, du bien commun, a insisté le président Macron, afin qu’elles «donnent à chacun la force de relever tous les défis»; des défis rappelés peu avant par Mgr de Donatis, qui a cité la solitude des personnes, -toujours plus prégnante, surtout dans les villes-, la détresse des plus fragiles, et particulièrement des migrants.

Après le chant du Salve Regina, Emmanuel Macron, a donc officiellement pris possession de sa stalle dans la salle du chapitre. Avec sa délégation, il s’est rendu devant la statue d’Henri IV, guidé par Mgr de Donatis.

Il a ensuite rencontré, au Palais du Latran, attenant à la Basilique, les ecclésiastiques, religieux et religieuses résidant à Rome, ainsi que les laïcs travaillant au service du Saint-Siège. Il a d’abord insisté sur l’importance des racines, car les oublier, c’est se défendre « de regarder le présent avec force».

«Nous ne pouvons pas avancer si nous ne savons pas d’où nous venons, quelle est notre histoire. Le lien particulier entre la France et le Vatican est aussi une part de cette histoire», a-t-il déclaré, avant d’ajouter que ce lien particulier n’a pas empêché une discussion franche avec le Pape.

Ce lien indispensable n’est pas incompatible avec la laïcité, laquelle «n’est pas une lutte contre la religion», ni une « pubidonderie contemporaine ». «Elle est parfois «un mystère», a avoué le président français, avant de promettre de revenir.

Le Président Emmanuel Macron reçu en audience par le Pape François

Le Pape François a reçu le président français dans la bibliothèque du palais apostolique en audience près d’une heure en tête à tête en compagnie du Père Jean Landousies, Lazariste, de la Secrétairie d’État, comme interprète..

Le président Français, accompagné de son épouse Brigitte Macron et d’une petite délégation, est arrivé peu après 10h30 au Vatican et a été accueilli par le Pape François sur le seuil de la bibliothèque vaticane. «Bonjour, soyez le bienvenu» ont été les premiers mots du Saint-Père, souriant avant d’échanger une poignée de mains avec son hôte qui lui a répondu «merci beaucoup.» Le président Français et le Pape ont ensuite discuté en privé, durant 57 minutes, de la protection de l’environnement, des migrations, de la question du désarmement, de la prévention et de la résolution des conflits, en particulier ceux en cours au Moyen-Orient et en Afrique. Le projet européen a également été évoqué.

Au terme de cet entretien, le Pape François et le président Emmanuel Macron ont procédé au traditionnel échange de cadeaux. Le Saint-Père a offert une médaille de Saint Martin, évêque de Tours et apôtre de la Gaule à Emmanuel Macron. Sachons que c’est aux portes d’Amiens dont Emmanuel Macron est originaire que ce légionnaire romain avait divisé son manteau en deux pour donner la partie lui appartenant à un pauvre (l’autre moitié étant la propriété de Rome). Un symbole d’altruisme et d’aide aux plus faibles. Il lui a offert aussi plusieurs de ses textes, dont l’encyclique Laudato si’, mais aussi l’exhortation apostolique Gaudete et Exultate sur l’appel à la sainteté. «C’est la classe moyenne de la Sainteté», a soufflé le Souverain Pontife au président français en lui remettant le document (allusion aux livres de Joseph Malègue, Augustin ou le Maître est là et Pierres Noires Les classes moyennes du salut). Autre présent: le message pour la paix de cette année.

Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte, a pour sa part offert au Pape François une rare édition en italien du Journal d’un curé de campagne de Georges Bernanos, un auteur très apprécié du Pape. Un moment particulièrement chaleureux, voire affectueux, et c’est très souriants que le Pape et le président français se sont quittés après une embrassade inédite. .

Emmanuel Macron s’est ensuite entretenu avec le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège et Mgr Paul Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États, avant de rejoindre l’ambassade de France près le Saint-Siège, la Villa Bonaparte, pour un déjeuner. Le président étaitt accompagné de sa délégation, composée de 12 personnalités, dont les ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur mais aussi la présidente du Secours catholique, le fondateur du Samu social, ainsi que des intellectuels Rémi Brague, Dominique Wolton et de personnalités des médias.

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