la Communion des Saints

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 30 octobre 2013

Année-de-la-foi-2012-13Chers frères et sœurs, la « Communion des saints » nous rappelle que nous ne sommes pas seuls, mais qu’il y a une communion de vie entre tous ceux qui appartiennent au Christ. L’Église est communion d’amour avec le Christ et le Père dans l’Esprit Saint. La relation entre Jésus et le Père est la source du lien entre nous, chrétiens. Notre foi a besoin du soutien des autres. La communion des saints est une grande famille, où tous s’aident et se soutiennent mutuellement. Grâce à la Résurrection du Christ elle trouve sa plénitude dans la vie éternelle. Les baptisés sur la terre, les âmes du Purgatoire et les bienheureux du Paradis forment une seule grande Famille. Cette communion se réalise dans la prière d’intercession et est à la base de la célébration liturgique de Tous les Saints et de la Commémoration de tous les fidèles défunts, que nous vivrons ces jours-ci.

Je salue cordialement les francophones présents, en particulier les servants de Messe de l’archidiocèse de Paris – quels bons garçons!‑, accompagnés par Mgr Éric de Moulins-Beaufort, les pèlerins de l’archidiocèse de Rennes, accompagnés par Mgr Pierre d’Ornellas, les jeunes du diocèse de Bayeux-Lisieux, ainsi que les pèlerins venus de Suisse et de Belgique. Laissez-vous embraser par l’amour de Dieu, afin de changer le visage de vos familles, de vos paroisses et du monde. Bonne fête de Tous les Saints, et confiez toujours vos défunts à la miséricorde de Dieu !

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l’espérance chrétienne

29-10-2013 source : Radio Vatican

le lever de l'EspéranceL’espérance chrétienne est dynamique et donne la vie, nous dit le Pape, « libérons-nous des cléricalismes confortables ». L’espérance n’est pas de l’optimisme, mais « une attente ardente » de la Révélation du Fils de Dieu. C’est ce qu’il a souligné mardi matin lors de la messe célébrée en la Chapelle de la Maison Saint Marthe. Les chrétiens doivent se libérer des cléricalismes et des comportements confortables parce que l’espérance chrétienne est dynamique et donne la vie.

Qu’est-ce que l’espérance pour un chrétien ? Le Pape François a centré son homélie autour des paroles de Saint Paul dans les lectures du jour, pour souligner la dimension unique de l’espérance chrétienne,  « attente ardente » dirigée vers la révélation du Fils de Dieu. La création a été « soumise à la déchéance » et le chrétien vit donc la tension entre l’espérance et l’esclavage. « L’espérance ne déçoit pas, elle est sûre (Saint Paul)». Cependant « il n’est pas facile de comprendre l’espérance ». Parfois « nous pensons qu’être une personne d’espérance, c’est comme être une personne optimiste ». Mais ce n’est pas comme cela.

L’espérance est une attente ardente

« L’espérance n’est pas de l’optimisme, ce n’est pas la capacité de regarder les choses avec un esprit positif et d’aller de l’avant. Non, ça c’est de l’optimisme, ce n’est pas de l’espérance. L’espérance n’est pas un comportement positif devant les choses. Ces personnes lumineuses, positives… C’est certes une bonne chose ! Mais ce n’est pas l’espérance. Il n’est pas facile de comprendre ce qu’est l’espérance. On dit que c’est la plus humble des trois vertus car elle se cache dans la vie. La foi se voit, se ressent, on sait ce que c’est. La charité se pratique, on sait ce que c’est. Mais qu’est-ce que l’espérance? Qu’est-ce que cette attitude d’espérance?

Pour nous en approcher un peu, nous pouvons dire premièrement que l’espérance est un risque, c’est une vertu risquée, comme dit Saint Paul, une attente ardente vers la révélation du Fils de Dieu. Ce n’est pas une illusion. Avoir l’espérance, c’est justement ceci : « être tendu vers cette révélation, vers cette joie qui remplira notre visage de sourires ». Saint-Paul tient à souligner que l’espérance n’est pas de l’optimisme, « c’est plus que cela ». C’est « une chose différente ». Les premiers chrétiens la « dépeignait comme une ancre : l’espérance est une ancre, une ancre fixe à la rive » de l’au-delà. Et notre vie, c’est justement marcher vers cette ancre :

Délestons-nous de nos conforts

« Il me vient une question : où sommes-nous ancrés, chacun de nous ? Sommes-nous ancrés là, à la rive de cet océan tellement lointain ou sommes-nous ancrés dans une lagune artificielle que nous avons réalisée nous-mêmes, avec nos règles, nos comportements, nos horaires, nos cléricalismes, nos comportements ecclésiastiques et non ecclésiastiques ? Nous sommes ancrés là ? Où tout est confortable, tout est sûr. Ce n’est pas de l’espérance. Où est ancré mon cœur, dans cette lagune artificielle, avec un comportement irréprochable vraiment…? »

Saint-Paul indique une autre image de l’espérance, celle de l’accouchement. « Nous sommes dans l’attente, c’est un accouchement. Et l’espérance est dans cette dynamique de « donner la vie ». Pour expliquer le concept, le Pape a indiqué comment l’attitude de Marie, «une jeune fille», a changée quand elle a su qu’elle était maman: «Elle part aider et chante ce cantique de louange». « La primauté de l’Esprit ne se voit pas. Mais je sais que l’Espérance travaille. Elle travaille en nous comme s’il s’agissait d’un tout petit grain de moutarde mais qui à l’intérieur est plein de vie, de force, qui va de l’avant jusqu’à devenir un arbre ». L’Esprit travaille comme la levure. Ainsi « travaille l’Esprit : il ne se voit pas mais il est là. C’est une grâce à demander ».

Jésus continue à prier et à intercéder

28-10-2013 source : Radio Vatican

Mains-en-prière« Jésus continue à prier et à intercéder pour nous, indiquant au Père le prix de notre salut : ses plaies. » C’est ainsi que le Pape a débuté son homélie ce lundi lors de la messe célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Elle était centrée autour du passage de l’Évangile où Jésus passe toute la nuit à prier le Père avant de choisir les douze apôtres : « Jésus met au point son équipe et peu après il est entouré d’une multitude de gens, venus pour l’entendre et se faire guérir. Pourquoi ? Parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. » Ce sont les trois rapports de Jésus :  Jésus auprès du Père, Jésus et ses apôtres et Jésus avec les gens. Jésus priait le Père pour les Apôtres et pour les gens. Mais aujourd’hui encore il prie :

Il est « l’intercesseur, celui qui prie et prie Dieu avec nous et devant nous. Jésus nous a sauvés, il a fait cette grande prière, son sacrifice, sa vie, pour nous sauver, pour nous justifier : nous sommes justes grâce à lui. Maintenant il est parti et il prie. Mais Jésus est un esprit ? Jésus n’est pas un esprit ! Jésus est une personne, un homme, mais en gloire. Jésus a les plaies sur les mains, les pieds, le flanc, et quand il prie le Père il lui montre le prix de la justification. »

Jésus est comme notre frère, c’est un homme comme nous qui intercède pour nous. Le pape exhorte ainsi à demander: « Prie pour moi, Seigneur, Tu es l’intercesseur. »

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