le logo de l’année pour la vie consacrée

7-10-2014 source L’Osservatore Romano

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Œuvre de Carmela Boccasile, le logo de l’année pour la vie consacrée exprime à travers des symboles les valeurs fondamentales de la consécration religieuse. Dans cette dernière on reconnaît l’«œuvre constante de l’Esprit Saint, qui déploie au cours des siècles les richesses de la pratique des conseils évangéliques grâce aux multiples charismes et qui rend ainsi perpétuellement présent le mystère du Christ dans l’Église et dans le monde, dans le temps et dans l’espace» (Vita consecrata, 5).

Dans le signe graphique qui profile la colombe on devine le mot arabe “paix”: un rappel à la vocation de la vie consacrée qui doit être un exemple de réconciliation universelle dans le Christ.

Les eaux, formées par des tesselles de mosaïque, indiquent la complexité et l’harmonie des éléments humains et cosmiques que l’Esprit fait “gémir” selon les mystérieux desseins de Dieu (cf. Romains 8, 26-27) pour qu’ils convergent dans la rencontre accueillante et féconde qui conduit à une nouvelle création. Entre les flots de l’histoire, la colombe vole sur les eaux du déluge (cf. Genèse 8, 8-14).

Les personnes consacrées, sous le signe de l’Évangile, en pèlerinage depuis toujours parmi les peuples vivent leur diversité charismatique et diaconale comme «de bons administrateurs de la grâce multiforme de Dieu» (1 P 4, 10); marquées par la Croix du Christ jusqu’au martyre, elles habitent l’histoire avec la sagesse de l’évangile, Église qui embrasse et rachète toute ce qui est humain dans le Christ.

La première partie du Synode sur la famille s’achève

10-10-2014 source : Radio Vatican

Si les thèmes abordés depuis lundi ont été nombreux et diversifiés en fonction des contextes locaux, c’est cette question, complexe et sensible, celle de l’accès à la communion des divorcés remariés, qui est au cœur de ce Synode. C’est sur ce point que cette assemblée est attendue, c’est sur ce point qu’elle sera jugée, les participants en sont conscients.

Depuis le début, dans la salle du Synode, plusieurs voix africaines se sont élevées pour dénoncer l’importation, voire l’imposition des modèles occidentaux incompatibles avec les cultures locales et la doctrine catholique. Un évêque a indiqué que des sommes colossales étaient dépensées dans les campagnes de planning familial et que des contraceptifs étaient distribués jusque dans les villages les plus reculés.

Un autre a affirmé que des organisations internationales avaient menacé de suspendre leur aide si les gouvernements locaux refusaient de légaliser les unions entre personnes de même sexe. Santé reproductive, idéologie du genre… nous sommes soumis à une véritable offensive internationale, a lancé une mère de famille. L’Afrique a ses problèmes et ses préoccupations prioritaires qui ne sont pas ceux de l’Occident.

Venus de tous les continents, des pères synodaux et des laïcs ont exhorté l’Église à s’engager davantage sur la scène publique pour défendre ses valeurs sur la famille, menacées par certaines législations et par l’ambiguïté des textes des Nations Unies.

Une auditrice a regretté que le document de travail du Synode ne contienne qu’une référence timide au dialogue entre l’Église et les États et garde le silence sur l’urgence pour les catholiques de préserver leur liberté de conscience face aux institution politiques. Les pasteurs doivent parler haut et clair face aux opinions publiques pour défendre la dignité humaine et les droits de la famille.

Et alors que la question de l’accès des divorcés remariés aux sacrements revient sans cesse sur la table et monopolise les échanges, alors qu’elle inquiète et divise, une auditrice a interpellé l’assemblée en affirmant qu’il y avait deux types de miséricorde : celle du Bon Pasteur qui soigne et donne la vie et celle du mauvais médecin qui couvre la blessure pour qu’on ne la voie pas ou qui calme la douleur sans soigner le mal.

Ce synode parviendra-t-il à concilier vérité et miséricorde et à réconcilier les points de vue ? Parviendra-t-il à préserver la doctrine tout en montrant que l’Église,  qui côtoie la réalité du péché, est proche de ses enfants en difficulté ? C’est tout l’enjeu d’un itinéraire qui prendra le temps qu’il faudra.

d’après Romilda Ferrauto

synode 14 : synthèses du débat des congrégations générales –> Lire la suite →

L’examen de conscience…

… une pratique ancienne mais efficace

10-10-2014 source : Radio Vatican

Montons-nous bien la garde à notre cœur ? Le protégeons-nous contre les tentatives incessantes du démon à y entrer et à y prendre demeure ?

Afin de ne pas faire entrer le mal dans notre cœur, il y a une pratique ancienne mais très efficace, l’examen de conscience: c’est ce qu’a déclaré le Pape lors de l’homélie célébrée ce vendredi matin en la chapelle de la maison Sainte-Marthe.

L’Évangile du jour nous rappelle que le diable revient toujours chez nous et qu’il n’arrête jamais de tenter l’homme: « Le diable est patient, il ne s’arrête pas tant qu’il n’a pas ce qu’il veut », notre âme :

“Après les tentations dans le désert, lorsque Jésus fût tenté par le diable, la version de Saint-Luc nous révèle que le démon le laissa tranquille un certain temps mais durant la vie de Jésus, il revenait fréquemment : lorsqu’ils le mettaient à l’épreuve, lorsqu’ils lui tendaient des pièges, dans la Passion, jusqu’à la Croix. « Mais si tu es le fils de Dieu, viens, viens chez nous, ainsi nous pourrons te croire ». Nous savons tous que ces paroles touchent le cœur : « Mais tu en es capable ? Fais-moi voir ! Non, tu n’es pas capable. De la même façon que le diable a poursuivi Jésus jusqu’à la fin, il en fait de même avec nous.<

Il faut protéger notre cœur où habite l’Esprit Saint “afin que n’y entrent pas les autres esprits”. « Protéger le cœur, comme on protège une maison à clef ». Et ensuite, veiller sur notre cœur, comme une sentinelle : « Combien de fois y entrent de mauvaises pensées, de mauvaises intentions, des jalousies, des convoitises. Beaucoup de choses entrent dans notre cœur. Mais qui a ouvert cette porte ? Par où sont-ils entrés ? Si je ne m’aperçois pas de tous ceux qui entrent dans mon cœur, mon cœur devient comme une place, où tous vont et viennent. Un cœur sans intimité, un cœur où le Seigneur ne peut pas parler et encore moins écouter ».

“Et Jésus nous dit quelque chose d’autre, non? Une chose qui semble un peu étrange : « Qui ne se recueille pas avec moi se disperse ».  Il utilise le mot « recueillir». Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe  et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur”.

L’examen de con science “est une grâce parce que protéger notre cœur, c’est protéger l’Esprit Saint qui est en nous.”

Jésus parle clairement, nous savons que les diables reviennent toujours. Même à la fin de la vie, Jésus nous donne l’exemple. Et pour protéger, pour veiller sur notre cœur afin que les démons n’y entrent pas, il faut savoir se recueillir, c’est-à-dire rester en silence devant soi-même et devant Dieu et à la fin de la journée se demander : « Qu’est-il arrivé aujourd’hui à mon cœur ? Quelqu’un que je ne connais pas est-il entré ? La clef est-elle à sa place ? Si ces démons, très malins, entrent dans notre cœur et qu’à la fin, nous nous faisons avoir, ceci nous aidera à nous défendre de tant de méchancetés, même des nôtres ».

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