LA VIERGE DU SILENCE

Marie avec l’Enfant – Tempera sur bois – 1360 – Karlsruhe | DR

Au commencement de la vie de Jésus, avant qu’il n’en vienne à parler, le Verbe de Dieu se fait silence. La Parole éternelle est précédée par le silence de l’enfant-Dieu. Le silence précède le Verbe ; le silence de Dieu sur la terre révèle en cet enfant l’Amour du Père. Le Verbe prend chair, le silence de l’enfant dit l’Amour du Père. Le silence dit Dieu.

Marie, en recevant l’enfant, reçoit le silence de Dieu. Elle s’en laisse habiter. Elle se laisse imprégner de l’Amour du Père qui l’a faite Mère de Dieu. Marie, par son silence, est réceptacle de Dieu.

Les bergers comme les Mages racontent les événements, ils louent Dieu et débordent d’allégresse. Marie demeure en silence. Le Silence de Dieu l’habite, se fait écoute humble de ceux que Dieu envoie, de l’humanité qui l’entoure.

En Marie, le Silence de Dieu est plein d’Amour pour l’humanité. Elle reçoit en silence la parole des autres. Elle reconnaît les messagers de Dieu, comme à l’Annonciation le Messager de Dieu. Marie, la Vierge du Silence, écoute les hommes autant que les Anges, elle est écoute de Dieu !

Au jour de sa circoncision, le huitième jour, selon la loi juive, l’enfant reçoit le nom de Jésus, donné par l’Ange. Marie a gardé le nom dans le secret, dans le silence.

À la Pentecôte, les Apôtres annoncent l’Évangile, ils guérissent les malades, convertissent les multitudes au nom de Jésus. La création est renouvelée, ressuscitée, éclatante de Lumière. Et Marie se tait.

Que Marie nous mette dans son silence, que nos paroles soient précédées du silence sans lequel il n’est d’écoute ni de Dieu, ni des hommes, ni des Anges. Que le silence des croyants, à la suite de Marie, soit plein de l’Amour du Père et permette au Verbe, par la force de son Esprit, de s’incarner dans nos vies. ■

P. Jean-Daniel Planchot, cm

avec l’Evangile, résister à la mondanité

Pour résister à l’esprit du monde, le pape François recommande aux chrétiens de « lire et méditer l’Évangile chaque jour, de façon à ce que la parole de Jésus soit toujours présente dans leur vie ». Introduisant l’angélus de ce dimanche 31 août 2014, place Saint-Pierre, le pape a médité sur « le contraste entre la façon de penser de Jésus et celle des disciples » dans l’Évangile du jour : le contraste entre les pensées de Dieu et celles « de Satan, le tentateur » (Mt 16,21-27).

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 31 août 2014

Dans L’itinéraire dominical avec l’Évangile de Matthieu, nous arrivons aujourd’hui à un point crucial où Jésus, après avoir vérifié que Pierre et les onze autres avaient cru en Lui comme Messie et Fils de Dieu, « a commencé à expliquer qu’il doit aller à Jérusalem et souffrir beaucoup … et être tué, et ressusciter le troisième jour » (16:21). C’est un moment critique où le contraste apparait entre la façon de penser de Jésus et celle des disciples. Pierre se sent même obligé de réprimander le maître, car on ne peut pas attribuer au Messie une fin si honteuse. Alors Jésus, à son tour, réprimande sévèrement Pierre, le remet « en ligne » car ses pensées ne sont pas », celles de Dieu, mais celles des hommes», (verset 23.) et sans se rendre compte qu’il se range du côté de Satan, le tentateur.

Sur ce point, dans la liturgie de ce dimanche, l’apôtre Paul insiste, en écrivant aux chrétiens de Rome, il leur dit: « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu »(Rm 12,2).

En fait, nous, les chrétiens, nous vivons dans le monde, pleinement intégré dans la réalité sociale et culturelle de notre temps, et à juste titre; mais cela comporte le risque que nous devenions «mondains», le risque que «le sel perde sa saveur, » comme Jésus le redoute (cf. Mt 5,13), à savoir que le chrétien « coule », perde la charge de la nouveauté qui vient du le Seigneur et du Saint-Esprit. Au contraire, ce devrait être l’inverse: quand les chrétiens restent vivants dans la force de l’Évangile, ils peuvent transformer «les critères de jugement, les valeurs déterminantes, les points d’intérêt, les lignes de pensée, les sources inspiratrices et les modèles de vie» (Paul VI , ibid., n. Evangelii nuntiandi, 19). Il est triste de trouver des chrétiens « dilués « , ils semblent allonger le vin, et on ne sait pas s’ils sont chrétiens ou « mondains », comme le vin étendu, dont on ne sait pas si c’est du vin ou de l’eau! C’est triste. Il est triste de constater que les chrétiens ne soient plus le sel de la terre, et nous savons que lorsque le sel perd sa saveur, il ne sert plus à rien. Leur sel a perdu sa saveur car ils se sont livrés à l’esprit du monde, et sont devenus mondains.

Par conséquent, il est nécessaire de se renouveler sans cesse en attirant la sève de l’Évangile. Et comment pouvons-nous faire cela dans la pratique? Tout d’abord, simplement en lisant et en méditant l’Évangile chaque jour, de sorte que la parole de Jésus soit toujours présente dans nos vies. Rappelons-nous, cela vous aidera d’apporter l’Évangile toujours avec vous, un petit Évangile, dans votre poche, votre sac à main, et d’en lire un passage pendant la journée. Mais toujours avec l’évangile, car il apporte la Parole de Jésus, et on on peut le lire. Également de participer à la messe du dimanche, où nous rencontrons le Seigneur dans la communauté, d’écouter sa Parole et de recevoir l’Eucharistie, cela nous unit à lui et entre nous ; puis sont très importantes pour le renouveau spirituel les journées de récollection et retraites. L’Évangile, l’Eucharistie et la prière. N’oubliez pas: l’Évangile, l’Eucharistie et la prière. Merci pour ces dons du Seigneur qui ne peuvent pas être conformes au monde, mais au Christ, qui est à suivre sur son chemin, le chemin de «perdre sa vie» pour la trouver (v 25) ..  » Perdre sa vie » dans le sens de la donner, de l’offrir à l’amour, et l’amour – et cela implique le sacrifice, même la croix – pour la recevoir à nouveau purifiée, libérée de l’égoïsme et de l’hypothèque de la mort, pleine d’éternité.

La Vierge Marie nous précède toujours dans ce voyage; laissons-nous guider et accompagnés par elle.

Après l’Angélus:

Chers frères et sœurs,

Je vous souhaite un bon dimanche, je vous demande de prier pour moi, et un bon déjeuner. Au revoir!


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Saint Augustin et le Pape François

Saint_Augustin-Sandro_BotticelliLa passion évangélique, une prédication captivante, la charge humaine, le désir de rencontrer chacun, surtout les pécheurs et les déçus, pour qu’ils se sentent aimés de Dieu. Plus d’un trait rapproche le style de l’ancien évêque d’Hippone, Augustin, et celui de l’actuel Evêque de Rome François. Ce que l’on peut souligner à l’occasion de la mémoire liturgique du saint docteur de l’Église.

Le message de saint Augustin est encore actuel. Quiconque rencontre la figure et l’expérience d’Augustin se lie pour lui d’une grande amitié. Pourquoi ? Parce qu’il est amoureux de l’amour de Dieu, il l’a chanté, médité et prêché dans tous ses écrits, mais surtout il en a témoigné dans son ministère pastoral.

A ce propos on peut relever des analogies avec le Pape François. Ce qui le rapproche d’Augustin, c’est la dialectique de l’annonce de la Parole de Dieu. Augustin, quand il parlait aux fidèles d’Hippone, était captivant, il enflammait les fidèles et allumait en eux le désir d’une nouvelle vie. Cette image vient immédiatement à l’esprit en pensant à la figure du Pape François qui invite les fidèles, dans ses discours et ses homélies à redécouvrir les grandes valeurs de la foi.

Homélie sur Saint Augustin du Pape François

PRIÈRE DU PAPE JEAN-PAUL II À SAINT AUGUSTIN, ÉVÊQUE D’HIPPONE

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