les roses de Notre Dame de Guadalupe

« Notre Dame de GuadalupeNe vous étonnez pas si des roses de Castille fleurissent en hiver »: par cette image poétique et apparemment énigmatique, le pape François a fait allusion à la maternité de Marie manifestée lors des apparitions à saint Juan Diego, au XVIe s. au Mexique. La Vierge y est honorée depuis sous le vocable de « Notre Dame de Guadalupe », impératrice des Amériques. Le pape a défini ce que signifie évangéliser, sous le signe de cette maternité.

Évangéliser, c’est favoriser patiemment la rencontre avec Jésus-Christ, c’est « prendre soin du bon grain » et ne pas « perdre la paix » à cause de l’ivraie, explique-t-il dans un message vidéo en espagnol, à l’attention des pèlerins au sanctuaire de Guadalupe.

Ce congrès se tient au sanctuaire marial, du 16 au 19 novembre, dans le cadre de l’Année de la foi. Il a pour thème: « Notre Dame de Guadalupe, étoile de la nouvelle évangélisation du continent américain ».

Pour cette nouvelle évangélisation, le pape a invité à « privilégier, en premier lieu, ce qui est le plus essentiel et le plus nécessaire, la beauté de l’amour de Dieu ». Le pape a établi le portrait-robot de l’évêque pour la nouvelle évangélisation et il met en garde contre des obstacles à l’évangélisation, notamment le cléricalisme. Il insiste pour que les consacrés vivent pleinement leur charisme fondateur. Et pour que tous les baptisés transmettent la foi reçue : « le baptisé et un missionnaire » qui doit « faire connaître le Nom de Jésus ».

Il s’agit d’une joie à partager, et non pas de faire des reproches ni d’imposer des règlements : « On doit atteindre tout le monde et partager la joie d’avoir rencontré le Christ. Il ne s’agit pas d’aller imposer une nouvelle obligation, comme celui qui reste dans le reproche ou dans la lamentation devant ce qu’il considère comme imparfait ou insuffisant. »

Il a achevé sur une allusion à l’apparition de la Vierge Marie à saint Juan Diego, sur la colline du Tepeyac en 1531, et aux roses qui ont fleuri en hiver, bien avant la saison. Un prodige que la Vierge Marie a expliqué en disant, lors de la 4e apparition : « Cette variété de roses est une preuve et un signe que tu porteras à l’évêque. Tu lui diras en mon nom qu’il y verra là mon vœu et qu’il doit s’y conformer. Tu es mon ambassadeur, le plus digne de ma confiance. Je te l’ordonne rigoureusement de ne déplier ton manteau qu’en présence de l’évêque et de lui montrer ce que tu portes. Tu lui raconteras bien tout; tu lui diras que je t’ai ordonné de grimper au haut de la colline et de cueillir les fleurs; et aussi tout ce que tu as vu et admiré afin que tu puisses persuader le prélat d’accorder son soutien à ma demande qu’une église soit construite.”

Juan Diego recueillit les roses dans sa « tilma » de laine, et lorsqu’il l’ouvrit devant l’évêque, l’image de la Vierge y était imprimée d’une façon inexpliquée, et elle est encore vénérée aujourd’hui dans le sanctuaire de Guadalupe.

Et le pape François a offert à la Vierge de Guadalupe une rose d’or justement et ses boutons, pour être placée auprès de l’image prodigieuse, ce  dimanche 17 novembre.

La prière de l’homme est la faiblesse de Dieu

2013-11-16 Radio Vatican

Le Seigneur écoute les souffrances de son peuple, et il incombe aux hommes d’Église de les présenter au Seigneur à travers la prière ». En effet, « lorsque le Seigneur prend la défense de son peuple, il est un guerrier implacable ». Mais la souffrance du peuple doit être ressentie au fond du cœur, comme Dieu l’a fait pour le peuple guidé par Moïse. C’est autour de ce thème que le Pape François a développé l’homélie de ce samedi matin, lors de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe, en présence d’un groupe de chanoines de Saint-Pierre, basilique, a tenu à rappeler le Pape, « où arrivent toutes les prières du monde ».

Au cœur de l’homélie, l’Évangile où Jésus invite à prier sans se fatiguer, en racontant la parabole de la veuve qui demande avec insistance à un juge inique d’obtenir justice. « Ainsi Dieu fait et fera justice pour ses élus, qui crient jour et nuit vers Lui », comme cela est arrivé avec Israël guidé par Moise en dehors de l’Égypte. « Quand Moise appelle, il dit : ‘J’ai entendu la plainte, la lamentation de mon peuple‘. Le Seigneur écoute. Et dans la première Lecture nous avons entendu ce qu’a fait le Seigneur, cette parole toute puissante’. Quand le Seigneur prend la défense de son peuple, il est ainsi : un guerrier implacable qui sauve son peuple. Il sauve, et renouvelle tout : ‘Toute la Création fut modelée de nouveau dans sa propre nature comme avant’. ‘La Mer Rouge devint une route sans obstacles, et ceux que ta main protégeait, passèrent avec tout le peuple’ ».

Frapper à la porte du cœur de Dieu

Le Seigneur « a entendu la prière de son peuple, parce qu’il a senti dans son cœur que ses élus souffraient », et il sauve son peuple de manière puissante : « Voilà la force de Dieu. Et quelle est la force des hommes ? Quelle est la force de l’homme ? Cette force de la veuve : frapper au cœur de Dieu, frapper, demander, se plaindre de ses problèmes, de ses douleurs et demander au Seigneur la libération de toutes ces douleurs, de ces péchés, de ces problèmes. La force de l’homme est la prière, et la prière de l’homme humble est aussi la faiblesse de Dieu. Le Seigneur est faible seulement en cela : il est faible face à la prière de son peuple. » « Le sommet de la force de Dieu, du salut de Dieu, réside dans l’Incarnation du Verbe ».

sanctification de Gertrude : la part de Marie

Aucun saint n’a, peut être, mieux compris que Gertrude la nécessité et la puissance de l’intercession de Marie dans l’œuvre de la sanctification des âmes. Notre-Seigneur se plut, en effet, à lui manifester la dignité incomparable à laquelle la Trinité sainte a exalté Notre-Dame, le concours essentiel et décisif qu’elle prête à l’exécution de tous les plans divins.

I

Un jour, comme on chantait, à matines, Ave Maria, Gertrude vit jaillir du Cœur du Père, du Fils et du Saint Esprit, trois jets qui pénétrèrent au Cœur de la Bienheureuse Vierge, pour de là remonter à leur source, et il fut dit à la Sainte : « Après la puissance du Père, la sagesse du Fils, la tendresse miséricordieuse du Saint Esprit, rien n’approche de la puissance, de la sagesse, de la tendresse miséricordieuse de Marie. » Gertrude apprit, dans la même occasion, que cet épanchement du Cœur de la Trinité sainte au Cœur de Notre Dame se reproduit, chaque fois qu’une âme, sur la terre, récite dévotement l’Ave Maria, et qu’il se répand alors, par le ministère de la très sainte Vierge, comme une rosée de joie nouvelle sur les anges et les saints. En même temps, dans chacune des âmes qui disent la Salutation angélique, s’accroissent, dans une grande mesure, les trésors spirituels dont l’Incarnation du Fils de Dieu les avait déjà enrichies.

C’est, en effet, pour l’amour de Marie, que Dieu a eu pitié de l’humanité et lui a communiqué ses richesses divines. Pour avoir part à ces trésors, l’homme doit d’abord saluer Marie. Gertrude entendait Jésus dire, un jour, à sa divine Mère : « Souvenez vous, ô Reine, ma Mère très aimante, que si j’ai eu pitié des pécheurs, c’est à cause de vous… » Et Marie disait à Gertrude : « En faveur de ceux qui me rappelleront la joie de mon âme, au jour de l’Incarnation, je réaliserai ce que me demande l’Église, quand elle chante : Monstra te esse matrem : Je me montrerai pour eux Mère du Roi de gloire et Mère de l’homme suppliant : Mère du premier, en déployant la puissance que j’ai de secourir les hommes ; Mère du second, en dilatant pour lui les entrailles de ma miséricorde. »

Gertrude n’avait pas toujours compris cette double maternité de Notre Dame – Comme on chantait, le jour de Noël, ces mots : Primo-genitus Mariæ Virginis, le premier né de la Vierge Marie, Gertrude se disait à elle même : « Le titre de Fils unique semblerait mieux convenir à Jésus, que le titre de premier né. » Or, en ce moment, Notre Dame lui apparut : « Non, dit elle à Gertrude, ce n’est point Fils Unique, c’est Fils premier né qui convient mieux, car après Jésus, mon très doux fils, ou plus véritablement en Lui et par Lui, je vous ai tous engendrés dans les entrailles de ma charité, et vous êtes devenus mes fils, les frères de Jésus. »

Voir aussi BENOÎT XVI – Audience du 6 10 2010 sur Sainte Gertrude d’Hefta

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