pierres vivantes, unies par l’Esprit Saint

Beaucoup de monde encore ce mercredi matin place Saint-Pierre pour écouter le pape qui, lors de sa catéchèse, est revenu sur une image qui aide à illustrer le mystère de l’Église, celle du Temple. Cette image traverse toute la bible et accompagne l’histoire du Salut. (26-06-2013 source : Radio Vatican)

PAPE FRANÇOIS

 AUDIENCE GÉNÉRALE

 Place Saint-Pierre
Mercredi 26 juin 2013

condensé

 Chers frères et sœurs, l’Église est souvent désignée comme le Temple du Saint Esprit. Cela signifie qu’elle est la maison de Dieu. Elle est le lieu de sa présence, le lieu où il est possible de le rencontrer. Le Saint Esprit habite vraiment l’Église, il la guide, l’anime et la soutient. Mais ce Temple n’est pas fait de main d’homme, il est l’œuvre de Dieu : c’est lui-même qui l’édifie afin de venir habiter parmi nous. Il s’agit d’un Temple spirituel, fondé sur la pierre angulaire qu’est le Christ Lui-même, et dont nous sommes, chacun, les pierres vivantes. Chacune de ces pierres est utile et nécessaire à la construction. Si l’une d’entre elles vient à manquer, la beauté de l’Église est incomplète. Soyons donc des pierres vivantes, solidement unies, par l’Esprit Saint, au Christ et à nos frères.

Je salue cordialement les pèlerins francophones, particulièrement les jeunes venus de France, ainsi que les pèlerins venus du Congo et du Canada. Chers frères et sœurs, que le Seigneur nous donne la grâce d’être profondément unis au Christ et, par le don de nous-mêmes, de participer généreusement à la construction de l’Église: telle est notre mission.

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Le Seigneur ne nous laisse jamais seuls

25-06-2013 source : Radio Vatican

Abraham chapiteau Saint Georges de Boscherville
Abraham chapiteau Saint Georges de Boscherville

Le pape a célébré la messe ce mardi matin dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Il a centré son homélie sur la première lecture, tirée du livre de la Genèse, qui revient sur la discussion entre Abraham et son neveu Loth quand le premier propose au second de choisir la terre sur laquelle il veut s’installer. « En lisant ce passage, je pense au Moyen-Orient , a-t-il dit, et je demande vraiment au Seigneur qu’ils nous donne à tous la sagesse, pour la paix ».

Sur l’ordre de Dieu, Abraham quitte sa patrie Ur, en Chaldée, puis Harran, où il s’était arrêté, pour parcourir le pays de Canaan, semant sur son passage des autels en l’honneur de son Dieu. Parti avec son neveu Loth, il se sépare de celui-ci, qui prend la direction de Sodome et Gomorrhe. Loth est capturé et Abraham livre une bataille pour le délivrer.

Abraham continue à marcher, il a quitté sa terre sans savoir où aller mais en faisant confiance au Seigneur. Son parcours, tendu vers une promesse, est un modèle pour notre parcours. Dieu a créé une personne et comme pour Abraham, Il nous parle au singulier : « nous chrétiens, nous sommes appelés au singulier, aucun de nous n’est chrétien par pur hasard, aucun ! ».

Être en chemin à l’image d’Abraham

Être chrétien n’est donc pas une causalité, mais un appel d’amour. « Dieu nous accompagne, il nous appelle par notre nom, il nous promet une descendance, ceci est un peu la sécurité du chrétien. Ce n’est pas le fruit du hasard, c’est un appel! Cet appel d’amour nous fait aller de l’avant, c’est un appel d’amitié, un appel à devenir fils de Dieu et frère de Jésus, à devenir fécond dans la transmission de cet appel aux autres, à devenir des instruments de cet appel. Il y a tant de problèmes, tant de problèmes, il y a des moments difficiles : Jésus, en a eu aussi de nombreux, mais toujours avec cette certitude : Le Seigneur m’a appelé. Le Seigneur est comme moi. Le Seigneur m’a promis.»

Le Seigneur est fidèle car Il ne peut se renier lui-même, a poursuivi le pape en soulignant les liens qui unissent tous les baptisés. Le problème n’est pas nos péchés car tous, nous sommes pécheurs, mais le fait d’aller au-devant du Seigneur avec nos péchés et en étant assurés qu’Il est toujours avec nous. Au-delà de la certitude d’être chrétiens, soyons comme la figure d’Abraham : toujours en chemin et certains que le Seigneur appelle et  promet.

une voix qui nous invite à porter la Parole

24-06-2013 source : Radio Vatican

Le pape François a célébré la messe ce lundi matin dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Lors de son homélie, le pape est revenu sur la figure de Saint Jean-Baptiste que l’Église fête ce lundi. « La figure de ce saint n’est pas facile à comprendre » a t-il souligné, « lui-même explique qu’il est une voix, une voix dans le désert ». Cette voix est sans parole parce que la Parole vient d’un autre.

Comme il l’ affectionne, le Saint-Père a poursuivi en prenant une image : soulignant être frappé que l’Église choisisse de fêter Jean-Baptiste lors de la période de l’année où les jours sont les plus longs, et diffusent le plus de lumière, il a ainsi expliqué que le saint était « l’homme de la lumière, l’homme qui portait la lumière, non la sienne mais une lumière réfléchie ». Et le pape de comparer Jean-Baptiste à une « lune ».

Dans la prison avant son supplice, Jean-Baptiste a connu des doutes. Il avait même appelé des disciples pour qu’ils se rendent auprès de Jésus afin de lui demander si vraiment il était le Messie. « Cette obscurité, la douleur de sa vie, même cela ne lui a pas été épargné. » a souligné le pape avant d’ajouter : « la figure de Jean me fait tant penser à l’Église » Le pape a ainsi précisé que l’Église existait pour proclamer, pour être la voix d’une Parole, pour proclamer cette Parole jusqu’au martyr.

Un plaidoyer contre l’idéologie

« Pourquoi Jean est-il Saint ? » a demandé le pape. « Parce que jamais il a pris une vérité au pied de la lettre, jamais il ne s’est fait idéologue. Il est celui qui s’est nié lui-même pour que la Parole advienne. Et nous, comme Église, nous pouvons demander la grâce de ne pas devenir une Église idéologisée. »

L’exemple qu’offre Jean-Baptiste à l’Église est celui d’être sans cesse au service de la Parole, a conclu le pape, une Église qui jamais ne prend quelque chose au pied de la lettre. « Demandons la grâce de ne pas considérer l’Évangile comme une propriété, d’être seulement une Église qui soit une voix qui indique la Parole, et ce jusqu’au martyr ».

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