Neuvaine de la Présentation du Seigneur 1

La Présentation de Jésus au Temple (peinture à l'huile sur bois - motif) de Giovanni Francesco da Rimini (1420-1469) Louvre
La Présentation de Jésus au Temple (peinture à l’huile sur bois – motif) de Giovanni Francesco da Rimini (1420-1469) Louvre

L’approche de la fête de la Présentation de Jésus au Temple (2 février) nous invite à nous en remettre au Père des cieux, à sa volonté, comme a pu le faire Jésus, porté par ses parents Marie et Joseph. Pour préparer cette fête, vivons intensément du 25 janvier au 2 février la neuvaine de prière à l’Enfant-Jésus. Pour nous, associés de la Médaille Miraculeuse, elle sera source de grandes grâces et de croissance dans la vie spirituelle.

PREMIER JOUR (25 JANVIER)

Il y avait quarante jours que Jésus était né lorsqu’il voulut renouveler, d’une manière éclatante, l’offrande qu’il avait déjà faite à Dieu dans son cœur en entrant au monde.

Dieu avait ordonné aux Juifs de lui offrir dans le Temple tous leurs fils premiers-nés ; c’était en mémoire du prodige qu’il avait fait en leur faveur, lorsqu’il mit à mort tous les premiers-nés des Égyptiens, et qu’il épargna les leurs ; mais ayant choisi la Tribu de Levi pour servir dans le Temple, il avait prescrit que les premiers-nés des autres Tribus, après lui avoir été présentés, seraient rachetés par une offrande de cinq sicles (petite offrande équivalant à 180 grains d’orge).

***

1. Ô Jésus, me voici à Tes pieds ; je me tourne vers Toi qui es tout. J’ai tant besoin de Ton aide. Donne-moi un regard d’Amour, et puisque Tu es tout puissant, viens à mon secours.

2. Notre Père… ; Je vous salue, Marie… ; Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit…

3. Par Ta Divine Enfance, Ô Jésus, accorde-moi la grâce que je Te demande (la dire ici) si elle est conforme à Ta Volonté et à mon vrai bien. Ne regarde pas ma faiblesse mais ma foi et Ta Miséricorde infinie.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

ce qu’inspire la conversion de Saint Paul

Voici ce qu’inspire la la conversion de Saint Paul au saint Pape Paul VI lors de son audience générale, le mercredi 25 janvier 1978, la dernière année de sa vie.

Saint Paul sur le chemin de Damas – vitrail cathédrale de Chartres
Saint Paul sur le chemin de Damas – vitrail cathédrale de Chartres

L’Église célèbre aujourd’hui la conversion de Saint Paul, un événement décisif pour le christianisme: il confirme la vocation universelle de la nouvelle religion qui, née dans une région déterminée et dans le milieu de la tradition juive, eut dans le nouvel Apôtre le missionnaire qui, plus que les autres, comprit l’Évangile et le prêcha à tous les hommes.

En effet Dieu est unique, unique aussi le médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus, homme lui-même, qui s’est livré en rançon pour tous. Tel est le témoignage rendu aux temps fixés « et de celui-ci, moi (c’est Saint Paul qui l’atteste à son propre sujet, dans sa première Épitre à Timothée, 2, 5-7), moi, écrit-il j’ai été établi héraut et apôtre — je dis vrai, je ne mens pas —, docteur des gentils, dans la foi et la vérité ».

Adressons aujourd’hui à l’Apôtre Paul un salut plein de respect et d’affection; et joignons-y la pensée que malgré toute la dévotion de l’Église, le désir qu’avait l’Apôtre d’une pleine unité, dans la prière et dans l’espérance, n’est pas encore réalisé.

Puisse cette aspiration, devenue plus ardente et plus plausible grâce à l’œcuménisme contemporain, célébrée dans nos cœurs et, Dieu le veuille, dans les cœurs de nos frères encore séparés, être couronnée d’un heureux succès.

A Saint Paul nous demanderons une parole pour le réconfort de nos âmes, troublées par les nombreuses vicissitudes de la vie actuelle qui ébranlent notre confiance en un progrès pacifique du monde.

Nous éprouvons tous une immense tristesse devant une désolante recrudescence de la violence privée, mais organisée, dans la société contemporaine, une violence qui traduit en phénomènes de barbarie désordonnée l’insécurité qui la tourmente, – cette société, et qu’un pluralisme dominant, moral et politique, contrefaçon de la liberté, semble justifier.

En outre, les difficultés économiques et sociales prolifèrent avec des effets négatifs écrasants et semblent annoncer des situations encore plus redoutables, tant et si bien que le désir insensé de jouissance superflue et la crainte qui paralyse l’accomplissement normal du travail se propagent, créant une psychologie de méfiance qui stérilise l’activité productrice et suggère des remèdes aussi vains que désordonnés.

Et, de la sorte, un mal en engendre un autre, souvent pire. Nous sommes tous préoccupés. Le pire est comme un puits sans fond, dit-on. Il s’agit d’une tentation contagieuse de pessimisme qui se propage et paralyse tant d’énergies qui étaient nées de l’espérance d’un meilleur avenir. Cette situation, chacun la connaît ; son ombre menace ce moment de notre civilisation et se projette sur l’histoire de demain.

Alors, voici notre remède ; nous le tirons du trésor qu’est l’enseignement de l’Apôtre. Il nous l’offre dans son Épitre aux Romains, là où, après les avoir exhortés par de vibrantes suggestions dans différentes directions de la vie morale, telle qu’elle doit être vécue par des gens illuminés par la foi et soutenus par la grâce, il résume son enseignement dans cette sentence bien connue : « Ne vous laissez pas vaincre par le mal, mais soyez vainqueurs du mal par le bien » (Rm 12, 21).

Si simples qu’apparaissent ces paroles de l’Apôtre, il semble bien qu’il vaut la peine que nous les fixions dans notre mémoire. Notons entretemps: la doctrine apostolique est intérieure. Elle tend à modifier la mentalité, trop facilement influençable, de celui qui cède au dégoût et au trouble des conditions externes dans lesquelles se déroule notre vie.

Nous nous trouvons dans un monde non seulement adversaire de notre existence pour de nombreux motifs physiques et matériels, mais également ennemi du fait de son organisation sociale ou, plutôt, du désordre des facteurs qui l’empêchent d’être raisonnable et juste. Nous mesurons bien l’existence de cette malignité qui rend difficile et parfois insupportable la coexistence sociale: alors, que devons-nous faire ?

Devons-nous laisser le mal triompher de nous, c’est-à-dire nous dominer, nous absorber dans ses spirales, ce qui nous rendrait méchants, nous aussi ? Cela, c’est le processus de la vengeance qui accroît le mal et ne le guérit pas. Ou bien devons-nous céder au pessimisme, à la paresse et nous abandonner à une lâche résignation ? cela n’est pas chrétien.

Le chrétien est patient, mais il n’est pas aboulique, il n’est pas indifférent. L’attitude que suggère l’Apôtre est celle d’une réaction positive; c’est-à-dire qu’il nous apprend à opposer la résistance du bien à l’assaut du mal. Il nous apprend à multiplier l’effort de l’amour pour réparer et vaincre les dégâts du désordre moral.

Il nous enseigne comment tirer de l’expérience du mal rencontré sur notre route le stimulant, pour notre cœur, à de plus grandes vertus, à une activité plus efficiente. Il en fut ainsi de Saint Paul. Il en est ainsi des Saints. Puisse-il en être ainsi de nous tous.


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Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

14 Caractères du Messie tracés par les prophètes – Lhomond

QUATORZIÈME LECTURE : Caractères du Messie tracés par les prophètes.

Huic omnes prophetae testimonium perhibent.

abbé Charles François LHOMOND 1727-1794
abbé Charles François LHOMOND 1727-1794

Tous les prophètes rendent témoignage au Sauveur. Actes 10.

Telles sont, ô mon Dieu ! les merveilles que vous avez montrées à vos prophètes, plusieurs siècles avant qu’elles fussent accomplies. Ainsi, le mystère du Messie s’est-il développé successivement par des prédictions plus claires que le soleil. Je dois, ô mon Dieu ! pour affermir ma foi, rassembler les traits répandus dans les prophètes.

Le Messie montré de loin comme le fils d’Abraham, est encore montré de plus près comme le fils de David ; le temps de son avènement est marqué d’une manière précise : il aura une vierge pour mère ; Bethléem sera le lieu de sa naissance ; il sera roi, mais un roi pauvre ; il entrera triomphant dans Jérusalem, monté sur une ânesse ; il est Dieu, et le second temple où il viendra est son temple, il fera de grands miracles, mais des miracles utiles aux hommes.

II annoncera une nouvelle loi, il établira une nouvelle alliance ; mais son peuple le méconnaîtra : il sera vendu trente pièces d’argent, et ce prix sera employé à acheter le champ d’un potier : il sera outragé, on lui crachera au visage, il sera mis à mort, son supplice sera d’avoir les pieds et les mains percés, ses habits seront partagés, et sa robe tirée au sort.

Par sa mort tous les péchés seront effacés ; il sortira glorieux du tombeau. En punition de ce crime, Jérusalem et le peuple seront détruits, les sacrifices anciens abolis. Alors les Gentils se convertiront, tous les peuples de la terre l’adoreront ; par lui votre nom, ô mon Dieu ! sera grand dans tout l’univers, et l’on vous offrira en tous lieux un sacrifice pur et sans tache.

Que ce détail est admirable, ô mon Dieu ! quand il est prédit avec tant de clarté, et si longtemps auparavant ! Quel autre que vous peut ainsi percer l’obscurité d’un avenir si éloigné, et y voir avec certitude des événements si circonstanciés ? J’adore, ô mon Dieu ! votre sagesse infinie.

C’est ainsi que tout est suivi dans vos conseils éternels ; c’est ainsi que vous avez fait écrire d’avance l’histoire du Messie, sauveur des hommes, afin qu’elle fût une preuve toujours subsistante de la vérité de la Religion sainte que nous professons.

Charles François LHOMOND – DOCTRINE CHRÉTIENNE EXPLIQUÉE (1783)

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

NB : à ceux qui le demanderont – par contact -, je donnerai gratuitement la version de ces prières, mise en EPUB.
P. J.-Daniel Planchot, cm

diffusons-la!