LE MOIS DU SAINT NOM DE JÉSUS Ve JOUR.

LE MOIS DU SAINT NOM DE JÉSUS Ve JOUR.

FUITE EN ÉGYPTE.

Surge, et accipe Puerum, et matrem ejus, et fuge in Egyptum.

Levez-vous, prenez l’Enfant et sa mère, et fuyez en Égypte. Matthieu 2.

Ier Point.

IHS extrait des armes du Pape François
IHS extrait des armes du Pape François

Il n’y a que quelques jours que Jésus habite sur la terre ; il est encore éten­du dans son berceau, et déjà son enfance est un objet de terreur pour l’impiété. A peine le cruel Hérode a-t-il reçu la nouvelle de sa naissance, à peine s’est-il fait repré­senter les prophéties qui annoncent la venue d’un Rédempteur, qu’il forme le dessein de s’opposer lui-même à l’accomplissement des oracles célestes : il nourrit dans son cœur des projets barbares et sacrilèges, et sourit d’avance à la pensée de la victoire qu’il se flatte de remporter sur le Ciel.

L’insensé ! il ignore qu’une puissance invisible scrute ses pensées les plus secrètes, et se jouera de ses téméraires efforts! il ne sait pas que l’œil qui veille sur le berceau de Jésus-Christ, lit au fond de son cœur, et connaît ses des­seins criminels avant qu’il les conçoive !

Non, tyran barbare, tu ne triompheras pas de cet enfant qui paraît aujourd’hui si faible : tu le chercheras pour l’immoler, mais il sera dérobé à ta fureur. Tu as prétendu, dans ta folle impiété, faire varier les décrets éternels ; tu as voulu prouver qu’il était en ton pouvoir de convaincre les Livres saints de mensonge et d’imposture : eh bien ! tu vas servir toi-même à l’accomplissement de ces prophéties qui excitent ta rage.

En vertu de tes ordres cruels, le sang de l’innocence va ruisseler ; mais le fer de tes satellites n’arri­vera pas jusqu’au berceau de Jésus-Christ. Une prévoyance surhumaine l’éloignera du théâtre de ta barbarie ; tu ne recueilleras pour tout succès que les malédictions des mères, et ta mémoire odieuse ne vivra dans la postérité que pour être un objet d’oppro­bre et d’infamie chez toutes les générations.

Avant que la sentence d’Hérode pût être mise à exécution, un ange fut envoyé du Ciel pour ordonner à la sainte famille de quitter les lieux soumis à la domination de ce prince cruel, et de partir pour l’Égypte.

Mais pourquoi exposer le divin Enfant à un voyage si long et si périlleux ? Père céleste ! ne pourriez-vous pas soustraire votre Fils au couteau du tyran, sans l’exiler sur une terre habitée par des gens qui ne connaissent pas votre nom ? ne pourriez-vous pas frapper d’aveuglement les exécuteurs des ordres d’Hérode, ou glacer subitement le bras sacrilège qui oserait approcher le fer du corps de mon Sauveur ?

Ah ! oui sans doute, vous le pourriez ; mais le moment n’est pas venu de faire éclater votre puis­sance : d’ailleurs un semblable prodige ou­vrirait peut-être les yeux d’Hérode, et l’éclairerait sur la noirceur de son crime, tan­dis que ce prince cruel, livré à toute la cor­ruption de son cœur, est indigne de rece­voir du Ciel un avertissement si manifeste

Il attribuera à son imprévoyance l’inutilité de ses mesures, et sa rage forcenée, accrue, s’il est possible, par le souvenir de son impuissance entretiendra dans son esprit les ténèbres épaisses d’une impiété délirante.

Mais que va devenir le divin Enfant dans les régions où l’ont relégué les vo­lontés éternelles ? O mon âme ! apprend ici que Dieu n’exige jamais rien de toi qui soit au-dessus de tes forces; et que, s’il t’ordonne quelquefois des sacrifices qui te paraissent impossibles, il a toujours l’intention de t’accorder les grâces nécessaires pour que tu puisses triompher de tous les obstacles.

La même main qui a protégé le berceau de Jésus contre les fureurs d’Hérode, le guide à travers les déserts jusqu’en Égypte, et les ramènera dans la terre d’Israël, après la mort du tyran.

IIe Point.

Mais ne puis-je pas recueillir d’au­tres leçons dans cette fuite précipitée de mon Sauveur ?

Si Jésus-Christ, tout Dieu qu’il est, obéit aux ordres de son Père, lorsqu’il lui commande de se soustraire par la fuite à la persécution d’un prince cruel, quelle témérité n’y a-t-il point de ma part à aller au-devant du danger, comme je le fais quelquefois, et à m’exposer volontaire­ment à des occasions où je cours le risque de perdre mon innocence !

Le langage que je tiens n’est-il pas celui d’un insensé lors­que je me dis à moi-même : je saurai agir avec prudence, et je ne m’avancerai pas assez loin pour courir un danger réel ; lors­que j’apercevrai l’ennemi, je me retirerai ; ou bien : je ne suis pas tellement faible, que je me laisse terrasser aux premiers coups ; je sais à quoi m’en tenir, et je ferai bien en sorte de ne pas succomber?

Malheu­reux que je suis! je prétends connaître le point au-delà duquel le danger devient réel, et je ne crains pas de m’avancer avec assurance jusqu’à cette limite délicate !

Et qui me dit que je ne me trompe pas? qui me dit que je ne suis pas aveuglé par mes passions, et que je ne me repose pas avec sécurité dans le lieu le plus périlleux ? qui me dit enfin, qu’après m’être avancé sans crainte jusqu’à ce point si difficile à déter­miner, je ne rencontrerai pas un ennemi qui me le fera franchir ?

Je ne suis pas assez faible pour me laisser ter­rasser aux premiers coups : hélas I comment osé-je proférer de semblables paroles? Quand je serais le plus fort de tous les hommes, pourrais-je avec raison m’autoriser de cette force pour m’exposer au danger? et ne sais-je pas que tout homme, quel qu’il soit, n’est par lui-même que faiblesse et que misère ?

D’ailleurs suis-je plus fort que tant de saints personnages, dont les chutes déplorables sont encore pour l’Église un sujet de gémis­sement et de douleur ? et s’il est vrai que la leçon de l’expérience soit toujours la plus sûre, que m’apprend-elle au sujet de cette prétendue force que je fais tant valoir pour autoriser ma témérité ? Combien d’écueils que je n’ai pu surmonter! combien d’assauts où j’ai été honteusement vaincu !

Combien de naufrages imprévus sur une mer dont le calme et la tranquillité me rassuraient ! Oh ! si je ne m’aveuglais pas sur ma faiblesse ; si les tristes épreuves que j’ai faites de ma misère et de mon impuissance m’avaient éclairé sur les véritables dispositions de mon âme, quelle idée aurais-je aujourd’hui de moi-même? ne rougirais-je pas de témoigner la moindre confiance en mes propres forces ?

Depuis que je paie si chèrement le honteux et coupable plaisir de satisfaire ma témérité, n’aurais-je pas dû apprendre que celui-là est réellement le plus fort, qui croit l’être le moins, et m’appliquer à moi-même ces paroles de l’Apôtre : Que celui qui se croit ferme, prenne garde de tomber?

Mais, ô mon âme ! le mystère que tu mé­dites ne te rappelle-t-il pas une autre sorte d’infidélité bien plus criminelle encore ? Combien de fois ne t’es-tu pas autorisée des miséricordes divines pour t’exposer volon­tairement à des périls dont le sentiment de ta faiblesse aurait dû t’éloigner !

Parce que tu avais été favorisée, en plusieurs ren­contres, des effets de cette miséricorde in­effable, était-ce une raison pour que tu pusses compter toujours sur le secours cé­leste, comme si Dieu l’avait mis à ta dispo­sition ? devais-tu retourner en insensée au-devant de tes ennemis, parce que la bonté de ton Sauveur t’avait dérobée la première fois à leurs dangereuses embûches?0l’étrange moyen d’attirer sur toi les grâces et les fa­veurs du Ciel !

Comment osais-tu prétendre à l’assistance divine, dans le moment même où tu outrageais la libéralité de ton su­prême bienfaiteur par la conduite la plus indigne et la plus téméraire? Espérais-tu donc que le Ciel opérerait plutôt un pro­dige que de te laisser en la puissance de ton ennemi? Mais ce prodige n’a pas été opéré en faveur du Fils de Dieu, puisque tu le vois aujourd’hui contraint de fuir sur une terre étrangère.

Tu voudrais donc que le Père céleste te traitât avec plus d’indul­gence qu’il n’a traité son Fils bien-aimé ? fut-il jamais aveuglement plus déplorable, ingratitude plus révoltante ?

PRIÈRE.

Il n’est que trop vrai, ô mon Dieu ! que ma faiblesse est extrême, et que j’ai toute» sortes de raisons pour ne point me fier à mes propres forces. Toutes les fois que j’ai résisté à votre grâce, lorsqu’elle me pres­sait de fuir des occasions dangereuses, toutes les fois que j’ai voulu m’avancer té­mérairement sur une route semée d’écueils, j’ai fait des chutes funestes et déplorables.

Et qui suis-je donc, ô mon Dieu ! pour pré­tendre triompher, sans votre secours, de l’ennemi de mon salut? Je vois tous vos plus fervents serviteurs s’humilier profon­dément devant vous; je les vois tremblants et craintifs au souvenir de leur faiblesse et de leur misère, et moi je m’aveugle au point de me croire capable par moi-même de lutter avec succès contre le démon !

O mon Sauveur ! daignez, je vous en conjure, daignez m’éciairer sur mes infirmités : pé­nétrez-moi d’une sainte frayeur à l’approche du danger, afin que je ne le recherche pas, comme je l’ai fait trop souvent ; et lorsque je m’y verrai exposé, sans qu’il m’ait été possible de l’éviter, ne permettez pas que je compte jamais sur mes propres forces, mais faites que je mette toute ma confiance dans la puissance de votre secours.

RÉSOLUTIONS.

1. Je m’éloignerai avec soin de toutes les occasions dangereuses, et je me représenterai souvent les malheureuses épreuves que j’ai faites de ma faiblesse, pour parvenir à extirper en moi tout sentiment d’orgueil et de confiance en mes propres forces.

2. Je ne murmurerai jamais lorsque Dieu m’ordonnera quelques sacrifices qui me paraîtront pénibles. Je regarderai les dons de la grâce comme des bienfaits dont je serai toujours indigne, et j’éviterai sur­tout de me prévaloir des miséricordes cé­lestes pour autoriser mes démarches témé­raires ou inconsidérées.

D’après un texte de Malines 1839

Présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

MÉDITATION SUR L’ÉPIPHANIE

MÉDITATION SUR L’ÉPIPHANIE

Nous avons vu l’Étoile… et nous sommes venus.

0 mon Dieu, dans vos rapports avec nous, vous nous prévenez nécessairement   toujours.   Aussi, saint Jean pu écrire : « Aimons-le donc, puisqu’il nous a aimés le premier. » (I Jean., 4, 19). Vous venez, et nous allons à vous. Ce qui s’est passé pour les Mages arrive à chacun de nous. Imitons-les. 1° Ils ont vu l’étoile, 2° Ils l’ont suivie.

1° Ils ont vu l’étoile

Ils ont vu l'étoile
Ils ont vu l’étoile

— Pour ces sages, il y eut un phénomène miraculeux, pour toute âme, sans rien d’extraordinaire, existe le phénomène. Chacun a son étoile. Ne dit-on pas que d’aucuns « sont nés sous une bonne étoile ». En cette affirmation, quelque peu païenne, on peut découvrir un sens surnaturel.

Le besoin de vérité ne peut quitter l’âme humaine, puisqu’elle vit de lumière, « Et la lumière était la vie des hommes. » (Joan., 1, 4). Les modernes philosophes ne sont pas plus heureux que leurs devanciers, et pour les mêmes raisons. Éloignons-nous d’eux.

Intense doit être notre soif de savoir, de voir, impérieux s’impose, par suite, le devoir de chercher, d’élever no$ pensées, de nourrir notre intelligence, d’augmenter in science spirituelle. Mais nous savons, et sans hésitation où est la source. Regardons l’Étoile.

Aux êtres intelligents ne fait jamais défaut, selon une mesure providentielle, l’illumination d’en-haut, et celle-ci est certes toujours bonne. Dieu n’éclaire que pour vivifier. Ne discutons pas la question des prédestinations. Devant les faveurs départies à ceux-ci, refusées à ceux-là, nous sommes en présence d’un problème dont la solution ne sera claire qu’au ciel.

Admettons que Celui qui veut le salut de tous, devant les yeux de tous fait briller l’astre conducteur, grâce auquel sera tracée la bonne route. L’important est de regarder, de bien voir ; c’est la condition pour que l’étoile soit bonne, car, de fait, il n’en est pas de mauvaise en soi.

Ainsi fut l’étoile brillant au-dessus de nos têtes, appel intime de Dieu à suivre la voie de la perfection chrétienne : vision d’un idéal à poursuivre, d’une beauté à réaliser, d’un bonheur à atteindre. Nous avons vu très clair, un jour, et nous nous sommes décidés à suivre la lumière entrevue. Et il n’y eut pas d’éclipsé en cette vision, d’interruption en cet appel, si nous sommes restés dans les dispositions voulues.

L’étoile des Mages disparut au-dessus de Jérusalem, la ville où régnaient tous les vices. Elle reparut à la sortie. Pour briller dans une âme, l’étoile exige une atmosphère pure, un ciel où l’azur est libre. « Nous avons vu l’étoile », parce que les yeux, le cœur se portaient en haut, sans que rien ne les inclinât vers ce qui est en bas.

O Jésus, je vous adresse la prière des aveugles : « Faites que je voie ». Vous m’exaucerez sûrement à condition que moi-même, je veuille être exaucé. C’est pourquoi j’ajoute avec tout mon cœur : « Détournez mes yeux de la vanité. »(Ps., 118, 37). L’écran étant supprimé, je verrai.

2° Ils l’ont suivie.

— Du côté de Dieu l’étoile est toujours bonne ; du côté de l’âme, elle ne le sera que selon le mode de sa correspondance à la lumière reçue. Il dépend de notre liberté d’être sous la bonne étoile.

Les Mages n’ont pas hésité devant les sacrifices nombreux que leur imposait leur décision de suivre le météore. « Nous sommes venus » disent-ils sans phrase ; ils ont vu, ils sont partis. Saint Thomas, méditant ce fait, écrit :

« Il faut remarquer que le désir fervent de l’amour de Dieu ne permet « pas à l’âme de rester en repos tant qu’elle n’a pas trouvé le bien-aimé. Plus le désir est ardent, plus intense est la joie quand il est satisfait. Les Mages désiraient le Christ avec très grande ferveur, ils le trouvèrent avec une immense délectation. » L’évangile nous dit, en effet, « qu’ils se réjouirent d’une grande joie. »

Quant, à la preuve de ce nécessaire fervent, désir, saint Augustin nous la suggère :

« 0 âme, voici les marques authentiquant tes aspirations : d’abord, demande la lumière afin que les ténèbres ne t’embarrassent pas ; ensuite, interroge ceux qui savent, pour que tu ne te trompes pas ; enfin, ne t’arrête nulle part jusqu’à ce que tu aies trouvé l’Aimé.»

En somme : prière, méditation, générosité ; le programme est bon, la leçon précise.

O Jésus, de combien de grâces ne me suis-je pas privé par mon défaut d’attention, mon manque de volonté. Imposez-vous à mon esprit, subjuguez mon cœur, mais que désormais je sois diligent dans ma marche à l’étoile.

Mgr Augustin Conon +, Stella matutina

Angélus: Léon XIV appelle à reconnaître en toute personne sa dignité inviolable

Angélus: Léon XIV appelle à reconnaître en toute personne sa dignité inviolable

«Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous» (Jn 1, 14). Si la venue de Jésus «dans la faiblesse de la chair humaine», d’une part «ravive en nous l’espérance, elle nous confie» d’autre part «un double engagement, l’un envers Dieu et l’autre envers l’homme», a affirmé le Pape qui a porté une réflexion, lors de la prière de l’angélus place Saint-Pierre, sur le mystère de la Nativité qui rappelle que «le fondement de notre espérance est l’incarnation de Dieu».

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PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
IIe dimanche du Temps de Noël, 4 janvier 2026

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

En ce deuxième dimanche après la Nativité du Seigneur, je tiens tout d’abord à renouveler mes vœux à chacun. Après-demain, avec la fermeture de la Porte Sainte de la Basilique Saint-Pierre, nous conclurons le Jubilé de l’espérance.

Or le Mystère de la Nativité dans lequel nous sommes plongés, nous rappelle que le fondement de notre espérance est l’incarnation de Dieu. Le Prologue de Jean, que la liturgie nous propose encore aujourd’hui, nous le rappelle : « Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (Jn 1, 14).

L’espérance chrétienne, en effet, ne repose pas sur des prévisions optimistes ou des calculs humains, mais sur le choix de Dieu de partager notre chemin, afin que nous ne soyons jamais seuls dans la traversée de la vie. Telle est l’œuvre de Dieu : en Jésus, il est devenu l’un de nous, il a choisi d’être avec nous, il a voulu être pour toujours Dieu-avec-nous.

Si la venue de Jésus dans la faiblesse de la chair humaine, d’une part ravive en nous l’espérance, elle nous confie d’autre part un double engagement, l’un envers Dieu et l’autre envers l’homme.

Envers Dieu, car s’Il s’est fait chair, s’Il a choisi notre fragilité humaine comme demeure, alors nous sommes toujours appelés à repenser Dieu à partir de la chair de Jésus et non à partir d’une doctrine abstraite.

C’est pourquoi nous devons toujours vérifier notre spiritualité et les manières d’exprimer notre foi, afin qu’elles soient vraiment incarnées, c’est-à-dire capables de penser, de prier et d’annoncer le Dieu qui vient à notre rencontre en Jésus : non pas un Dieu lointain qui habite un ciel parfait au-dessus de nous, mais un Dieu proche qui habite notre terre fragile, se rend présent dans le visage de nos frères, et qui se révèle dans les situations quotidiennes.

Envers l’homme, notre engagement doit être tout aussi cohérent. Si Dieu est devenu l’un de nous, chaque créature humaine est son reflet, porte en elle son image, garde une étincelle de sa lumière. Et cela nous appelle à reconnaître en toute personne sa dignité inviolable et à nous exercer à l’amour mutuel les uns envers les autres.

Ainsi, l’incarnation nous demande également un engagement concret pour la promotion de la fraternité et de la communion, afin que la solidarité devienne le critère des relations humaines, pour la justice et la paix, pour le soin des plus fragiles et la défense des faibles. Dieu s’est fait chair, c’est pourquoi il n’y a pas de culte authentique envers Dieu sans attention à la chair humaine.

Frères et sœurs, que la joie de Noël nous encourage à poursuivre notre chemin, tout en demandant à la Vierge Marie de nous rendre toujours plus disposés à servir Dieu et notre prochain.

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À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs !

Je tiens à réitérer ma proximité avec toutes les personnes en deuil à la suite de la tragédie survenue à Crans-Montana, en Suisse. Je vous assure de ma prière pour les défunts, les blessés et leurs proches.

C’est avec une profonde inquiétude que je suis l’évolution de la situation au Venezuela. L’intérêt du peuple vénézuélien bien-aimé doit prévaloir sur toute autre considération et inciter à surmonter la violence pour emprunter la voie de la justice et de la paix, en garantissant la souveraineté du pays, en assurant l’état de droit inscrit dans la Constitution, en respectant les droits humains et civils de chacun et de tous, et en œuvrant ensemble à la construction d’un avenir serein de collaboration, de stabilité et de concorde, en portant une attention particulière aux plus pauvres qui souffrent de la situation économique difficile.

C’est pourquoi je prie et je vous invite à prier, en confiant notre prière à l’intercession de Notre-Dame de Coromoto et des saints José Gregorio Hernández et Sœur Carmen Rendiles.

Je vous salue tous avec affection, Romains et pèlerins de divers pays, en particulier ceux venus de Slovaquie, de Zagreb, ainsi que les servants d’autel de la cathédrale de Gozo (Malte)et la communauté du Séminaire diocésain de Fréjus-Toulon, en France.

Je salue le groupe de l’Oratoire de Pugliano à Ercolano, les familles et les agents pastoraux de Postomia et Porcellengo, les fidèles de Sant’Antonio Abate, de Torano Nuovo et de Collepasso ; ainsi que les enseignants de l’Institut Rocco-Cinquegrana de Sant’Arpino, les scouts de la province de Modène et de Roccella Jonica, les confirmands d’Ula Tirso et de Neoneli et ceux de Trescore Balneario.

Chers amis, continuons d’avoir foi en Dieu de la paix : prions et soyons solidaires avec les populations qui souffrent à cause des guerres. Je souhaite à tous un bon dimanche !

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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