l’essentiel est notre relation avec Dieu

l’essentiel est notre relation avec Dieu

guérison du paralytique par Jésus - mosaïque de Ravenne
guérison du paralytique par Jésus – mosaïque de Ravenne

Le pardon est le véritable remède des maladies de l’âme. Le Pape François l’a dit, ce vendredi matin, dans son homélie sur le récit de la guérison du paralytique par Jésus. Il est bon de guérir les maladies du corps, mais aussi celles du cœur, qui ont, elles aussi, besoin de guérison.

L’Évangile de ce vendredi, en saint Marc (Mc 2, 1-12), nous raconte cette guérison par Jésus. Le Christ est à Capharnaüm et la foule se rassemble autour de lui. C’est alors qu’un homme paralysé, que ses amis font descendre par une ouverture pratiquée dans le toit de la maison où ils se trouvent, lui est présenté.

Tous espèrent que Jésus le guérisse d’entrée, mais le Seigneur les surprend en disant: «mon enfant, tes péchés sont pardonnés». Ce n’est qu’après cela qu’il dira au paralytique de se lever, de prendre sa civière et de rentrer chez lui.

«C’est un homme de Dieu» qui guérit, mais il n’est pas un guérisseur; il enseigne, mais il est plus qu’un maitre et devant son auditoire, il va à l’essentiel: «la guérison du corps et la santé physique sont un don que nous devons que nous devons chérir, mais le Seigneur nous enseigne que nous devons aussi chérir la santé du cœur, la santé spirituelle».

La peur d’aller là où l’on rencontre le Seigneur

Jésus va aussi à l’essentiel avec la femme pécheresse; devant ses pleurs, Jésus lui assure aussi que ses péchés sont pardonnés, au grand dam des témoins présents. «Quand Jésus va à l’essentiel, ils sont scandalisés, car il y a la prophétie, il y a la force».

Il agit de même en guérissant le paralytique de la piscine de Bethzata (Jn 5, 1-18): «va, et ne pèche plus», lui dit-il. « L’essentiel est notre relation avec Dieu. Et nous l’oublions souvent, comme si nous avions peur d’aller là où il y a la rencontre avec le Seigneur, avec Dieu.»

«Nous nous donnons tellement de travail pour notre santé physique, nous nous donnons des conseils sur les médecins et les médicaments, et c’est une bonne chose, mais est-ce que nous pensons à la santé du cœur ?»

La force du pardon

Peut-être quelqu’un ne trouvera pas en lui-même des péchés à confesser, mais c’est alors qu’il manque «une conscience du péché». Ces «péchés concrets», ces «maladies de l’âme» doivent être guéries, grâce au remède du pardon.

«C’est une chose simple que Jésus nous enseigne quand il va à l’essentiel. L’essentiel est la santé, celle du corps et de l’âme. Gardons bien celle du corps, mais aussi celle de l’âme. Et allons voir le médecin qui peut nous guérir, qui peut pardonner nos péchés. Jésus est venu pour cela, il a donné sa vie pour cela.»

 

Marie et la pérégrination de la foi

Marie et la pérégrination de la foi

Anton Raphael MENGS Aussig (Bohême), 1728 - Rome, 1779. L'Immaculée Conception - vers 1770 - 1779.
Anton Raphael MENGS Aussig (Bohême), 1728 – Rome, 1779. L’Immaculée Conception – vers 1770 – 1779.

Du saint Pape Jean-Paul II:

J’ai écrit dans Novo millennio ineunte qu' »on ne parvient véritablement à Jésus que par la voie de la foi » (n. 19). Ce fut précisément la voie suivie par Marie au cours de toute sa vie terrestre, et c’est la voie de l’Église en pèlerinage jusqu’à la fin des temps.

Le Concile Vatican II a beaucoup insisté sur la foi de Marie, mystérieusement partagée par l’Église, en mettant en lumière l’itinéraire de la Madone à partir du moment de l’Annonciation jusqu’au moment de la Passion rédemptrice (cf. Const. Lumen gentium, n. 57 et 67; Lettre enc. Redemptoris Mater, nn. 25-27).

Dans les écrits de saint Louis-Marie Grignon de Montfort, nous trouvons le même accent sur la foi vécue par la Mère de Jésus sur un chemin qui se déroule de l’Incarnation à la Croix, une foi dans laquelle Marie est le modèle et le type de l’Église. Saint Louis-Marie l’exprime avec une grande richesse de nuances lorsqu’il expose à son lecteur les « effets merveilleux » de la parfaite dévotion mariale:

« Plus donc vous gagnerez la bienveillance de cette auguste Princesse et Vierge fidèle, plus vous aurez de pure foi dans toute votre conduite:
une foi pure, qui fera que vous ne vous soucierez guère du sensible et de l’extraordinaire;
une foi vive et animée par la charité, qui fera que vous ne ferez vos actions que par le motif du pur amour;
une foi ferme et inébranlable comme un rocher, qui fera que vous demeurerez fermes et constants au milieu des orages et des tourmentes;
une foi agissante et perçante, qui, comme un mystérieux passe-partout, vous donnera entrée dans tous les mystères de Jésus Christ, dans les fins dernières de l’homme et dans le cœur de Dieu même;
une foi courageuse, qui vous fera entreprendre et venir à bout de grandes choses pour Dieu et le salut des âmes, sans hésiter;
enfin, une foi qui sera votre flambeau enflammé, votre vie divine, votre trésor caché de la divine Sagesse, et votre arme toute-puissante dont vous vous servirez
pour éclairer ceux qui sont dans les ténèbres et l’ombre de la mort,
pour embraser ceux qui sont tièdes et qui ont besoin de l’or embrasé de la charité,
pour donner la vie à ceux qui sont morts par le péché,
pour toucher et renverser, par vos paroles douces et puissantes, les cœurs de marbre et les cèdres du Liban,
et enfin pour résister au diable et à tous les ennemis du salut » (Traité de la vraie dévotion, n. 214).

Comme saint Jean de la Croix, saint Louis-Marie insiste surtout sur la pureté de la foi et sur son obscurité essentielle et souvent douloureuse (cf. Secret de Marie, nn. 51-52). C’est la foi contemplative qui, renonçant aux choses sensibles ou extraordinaires, pénètre dans les profondeurs mystérieuses du Christ.

Ainsi,  dans  sa  prière, saint Louis-Marie s’adresse à la Mère du Seigneur en disant:  « Je ne vous demande ni visions, ni révélations, ni goûts, ni plaisirs même spirituels… Pour ma part, ici bas, je n’en veux point d’autre que celle que vous avez eue, savoir:  de croire purement, sans rien goûter ni voir » (ibid., n. 69).

La Croix est le moment culminant de la foi de Marie, comme je l’ai écrit dans l’Encyclique Redemptoris Mater:  « Par une telle foi Marie est unie parfaitement au Christ dans son dépouillement… C’est là sans doute, la kénose de la foi la plus profonde dans l’histoire de l’humanité » (n. 18).

LETTRE DU PAPE JEAN-PAUL II AUX RELIGIEUX ET AUX RELIGIEUSES DES FAMILLES MONFORTAINES
du Vatican, le 8 décembre 2003, Solennité de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie.


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la petite prière qui émeut Dieu

la petite prière qui émeut Dieu

«Le Seigneur nous est proche, sa compassion prendra sur lui nos problèmes, nos péchés, nos maladies intérieures.» Le Pape l’a dit dans l’homélie de la messe à la Maison Sainte-Marthe, en commentant l’Évangile d’aujourd’hui qui raconte la guérison du lépreux.

 

guérison du lépreux Mc 1, 40-45 - enluminure d'Egbert (Codex Egberti, Trier ms 24)
guérison du lépreux Mc 1, 40-45 – enluminure d’Egbert (Codex Egberti, Trier ms 24)

«Seigneur si tu veux, tu peux.» En disant cela à Jésus, le lépreux dont il est question dans l’épisode évangélique du jour lui adresse une prière simple, «un acte de confiance» et en même temps «un vrai défi».

Cette supplication vient des profondeurs de son cœur et raconte en même temps, la façon d’agir du Seigneur, à l’enseigne de sa compassion, c’est-à-dire de sa façon de «pâtir avec nous et pour nous», de «prendre la souffrance de l’autre sur Lui-même» pour l’apaiser et la guérir au nom de l’amour du Père. Cet épisode montre la compassion pour les pécheurs que nous sommes tous, en attente de guérison.

Un vrai défi

Le Pape a mis l’accent sur «l’histoire simple» du lépreux qui demande la guérison à Jésus. Dans ce «si tu veux», il y a la prière qui «attire l’attention de Dieu» et il y a la solution. «C’est un défi, mais c’est aussi un acte de confiance. Moi je sais que Lui, Il peut, et donc je me confie à Lui». «Mais pourquoi cet homme a-t-il ressenti le besoin de faire cette prière ? Parce qu’il voyait comment agissait Jésus. Cet homme avait vu la compassion de Jésus.»

«La compassion vient du cœur, elle implique, elle t’amène à faire quelque chose. La compassion, c’est “souffrir avec”, prendre la souffrance de l’autre sur soi pour la résoudre, pour la guérir. Cela a été la mission de Jésus. Jésus n’est pas venu prêcher la loi et s’en aller ensuite. Jésus est venu avec compassion, c’est-à-dire pour “souffrir avec et pour nous”, et pour donner sa propre vie. L’amour de Jésus est tellement grand que la compassion, justement, l’a amené jusqu’à la croix, à donner la vie.»

Jésus ne se lave pas les mains, mais reste auprès de nous

L’invitation du Pape est de répéter «cette petite phrase» : «Il en eut compassion». Jésus «est capable de s’impliquer dans les douleurs, dans les problèmes des autres parce qu’il est venu pour cela, non pas pour s’en laver les mains et faire trois ou quatre prédications et s’en aller».

«“Seigneur, si tu le veux, tu peux me guérir ; si tu veux, tu peux me pardonner ; si tu veux, tu peux m’aider.” Ou si voulez une version plus longue : “Seigneur, je suis pécheur, aie pitié de moi, aie compassion de moi”. Un simple prière, que l’on peut dire de nombreuses fois chaque jour. “Seigneur, moi, pécheur, je te demande : “aie pitié de moi”. Tant de fois, chaque jour, intérieurement, du cœur, sans le dire à haute voix : “Seigneur, si tu veux, tu peux. Aie compassion de moi.” Répéter cela.»

Une prière miraculeuse

Le lépreux, avec sa prière simple et miraculeuse, a réussi à obtenir la guérison grâce à la compassion de Jésus, qui nous aime aussi dans le péché.

«Lui, Il n’a pas honte de nous. “Ô, père, moi je suis un pécheur, comment j’irais dire cela…” Mais Lui, il est venu justement pour nous, les pécheurs, et plus tu es un grand pécheur, plus le Seigneur t’est proche, parce qu’il est venu pour toi, le plus grand pécheur, pour moi, le plus grand pécheur, pour nous tous. Prenons l’habitude de répéter cette prière, toujours : “Seigneur, si tu veux, tu peux. Si tu veux, tu peux.”, avec la confiance que le Seigneur nous est proche et qu’avec sa compassion, Il prendra sur Lui nos problèmes, nos péchés, nos maladies intérieures, tout.»

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