Ouverture à Paris de l’année diocésaine des 1600 ans de sainte Geneviève

Ouverture à Paris de l’année diocésaine des 1600 ans de sainte Geneviève

Sainte Geneviève 1600 ans
Sainte Geneviève 1600 ans

Aujourd’hui Samedi 11 janvier 2020 a eu lieu l’ouverture de l’Année diocésaine sainte Geneviève, à 16h30, en l’église Saint-Étienne du Mont, Place Sainte-Geneviève 75005 Paris, par des Vêpres solennelles, en présence d’autorités dont Madame Hidalgo, maire de Paris, Vêpres suivies d’une procession de la châsse de la Montagne Sainte-Geneviève au Pont de la Tournelle et de la bénédiction de Paris par Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris.

À cette occasion, les paroisses et communautés du diocèse ont reçu le « cierge de sainte Geneviève ». Chaque paroisse a donc été invitée à désigner une personne pour recevoir le « cierge de sainte Geneviève » et le rapporter dans sa communauté. Les communautés religieuses possédant une chapelle où est célébrée une messe dominicale, contactées directement, doivent recevoir aussi un cierge.

La cérémonie présidée par Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, assisté des vicaires généraux, et à laquelle tous les prêtres et diacres ont été conviés, s’est donc déroulée en deux temps dans l’église Saint-Étienne du Mont, par les Vêpres solennelles avec la Maîtrise Notre-Dame de Paris, puis par la procession dans les rues de Paris.

Pour que cette procession et la prière finale soit un beau témoignage, la foule a rejoint la statue monumentale de sainte Geneviève du Pont de la Tournelle où se sont exprimés chants et  prières pour Paris. C’est de là que l’archevêque a ouvert cette Année sainte Geneviève, en bénissant les participants et en donnant aux paroisses et communautés le cierge de Sainte Geneviève.

Pourquoi un « cierge Sainte-Geneviève » ?

tableau-reliquaire de sainte Geneviève - musée de Cluny Paris
tableau-reliquaire de sainte Geneviève – musée de Cluny Paris

Sainte Geneviève avait une vénération toute particulière pour saint Denis, premier évêque de Paris. La sainte faisait de fréquents pèlerinages nocturnes jusqu’à la basilique, souvent dans la nuit du samedi au dimanche, à l’heure des vigiles du jour du Seigneur.

Un jour, par mauvais temps, alors que le chemin était déjà difficile pour Geneviève et les flammes qui l’accompagnaient, un coup de vent éteignit les flammes. Le cierge de Geneviève se ralluma alors sans intervention humaine et les guida jusqu’au terme de leur pèlerinage.

Cet épisode est à l’origine de l’iconographie traditionnelle représentant la sainte avec un cierge allumé dans une main, qui ne s’éteint pas malgré les tentatives du Malin, et un livre dans l’autre main, vraisemblablement une Bible ou un psautier de la prière de l’Église. Elle y chantait peut-être en reprenant le psalmiste : « Tu es la lumière de ma lampe, Seigneur mon Dieu, tu éclaires ma nuit » (Ps 17, 29).

L’interprétation apportée à cet épisode y lit la lumière du cierge du baptême, lumière qui éclaire toute l’existence du croyant quelles que soient les épreuves et les vicissitudes de la vie ; mais également la lumière de la foi qui tient bon malgré les batailles du combat spirituel, l’ange gardien de Geneviève veillant sur elle.

C’est dans cet héritage que s’inscrit la démarche du diocèse de Paris lors du lancement de cette année jubilaire. Chaque paroisse et communauté avec un cierge particulier remis, se rappellera et célébrera la foi des Parisiens, tout en se mettant sous le patronage de sainte Geneviève.

Quelques traits de sa vie

C’est à Nanterre qu’est née Geneviève. Des traces de la maison natale se trouvent près de l’actuelle cathédrale. S’y trouve un puits antique qui nous permet de commémorer le premier miracle de la jeune Geneviève. Sainte Geneviève est la patronne du diocèse de Nanterre et de la ville de Nanterre.

À la mort de ses parents, à l’âge de 21 ans, Geneviève est venue habiter chez sa marraine dont l’époux était un notable de l’administration de la Cité, c’est à Paris qu’elle déploya toute son énergie mue par sa foi. Geneviève habitait sur l’île de la Cité, proche de l’église Saint-Étienne qui marque aujourd’hui le parvis de la cathédrale.

L’évêque Germain d’Auxerre a joué un grand rôle dans la vie de sainte Geneviève. En route vers l’Angleterre, il fit escale à Nanterre. Comme envoyé du Pape, la foule se pressait pour l’accueillir et c’est lui qui repéra la jeune fille qu’il confirma plus tard dans sa vocation. À plusieurs reprises, de nouveau l’évêque interviendra pour assurer l’action de Geneviève, notamment à Paris, à l’emplacement de l’actuelle église Saint-Germain l’Auxerrois.

Saint Loup, évêque de Troyes, compagnon de Germain d’Auxerre rencontra Geneviève lors de son escale vers l’Angleterre. C’est dans l’Aube, qu’en bateau, Geneviève alla chercher la nourriture nécessaire pour ravitailler Paris assiégé.

L’Histoire retient que saint Denis (premier évêque de Paris) avec le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère ont été martyrisé par décapitation (sur le bas de la colline de Montmartre) et inhumés à quelques kilomètres au Nord de Paris au vicus Catulliacus (actuel Saint-Denis en France). La tombe se trouvait dans une chapelle du cimetière.

Geneviève décida qu’il fallait plus dignement honorer et favoriser les pèlerinages sur la tombe du fondateur de l’Église de Paris, d’où la construction de la première basilique de Saint-Denis. La Vita nous laisse penser qu’elle s’est occupé de tous les détails. C’est au cours d’un de ses pèlerinages qu’est advenu le miracle du cierge de sainte Geneviève.

Sainte Geneviève, une sainte pour aujourd’hui

Alors que s’achève la neuvaine à Sainte Geneviève, le père Frédéric Lanthonie, curé de Sainte-Geneviève des Grandes-Carrières, explique pourquoi la sainte patronne de la capitale est aujourd’hui un exemple pour tous les chrétiens. C’est dans sa paroisse, la seule du diocèse de Paris à porter le nom de Sainte Geneviève, qu’est célébrée la dernière messe de la neuvaine, samedi 11 janvier.

Sainte Geneviève est connue pour avoir détourné, par sa prière, Attila et ses hordes qui assiégeaient Paris. Elle a également œuvré à la conversion de Clovis et à l’établissement de la chrétienté en France; son amitié avec Syméon le Stylite, un syrien, témoigne de l’union entre chrétiens d’Orient et d’Occident. Les œuvres et les combats de cette femme du 5ème siècle résonnent finalement toujours à l’oreille des chrétiens d’aujourd’hui.

Une femme d’influence

«Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous, les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications». Cette phrase bien connue a été prononcée par Sainte Geneviève alors que les Huns sont aux portes de Paris. La jeune fille encourage les Parisiens à demeurer dans leur ville, qui est sauvée par leurs prières. Suite à cet événement, elle fut proclamée defensor civitas, chargée de la défense de la cité, et prit part à la vie politique de Paris.

La miséricorde en actes

Sainte Geneviève incarne l’esprit de résistance à la barbarie mais son aura était surtout due, au 5ème siècle, à son engagement auprès des plus pauvres. Témoin cet autre épisode de la vie de Sainte Geneviève: alors que les Parisiens souffraient de la famine, elle entreprit une longue excursion pour rapporter du blé au peuple et distribuer du pain aux miséreux.

Certains quartiers de Paris sont, aujourd’hui encore, marqués par une grande précarité. Dans le 18ème arrondissement , on côtoie «la prostitution, une concentration de personnes issues de la migration qui vivent dans un grand dénuement. Sainte Geneviève rappelle alors aux Parisiens qu’ils ont des choses à vivre ensemble, ils ne doivent pas s’opposer [les uns aux autres] mais aller au-delà de la méfiance et de la violence».

Son message dépasse cependant les frontières de Paris et s’adresse aujourd’hui à tous les catholiques : «On peut retenir de sa vie qu’elle a pris au sérieux son baptême par la prière, par une vie concrète de charité (…) elle n’a pas eu peur et je pense qu’elle peut nous permettre de retrouver une espérance dans un quotidien qui n’est pas toujours facile».

Elle n’a surtout jamais hésité à «réconforter ceux qui tombaient et rejoint vraiment la parole de St Matthieu au chapitre 25 verset 40: Amen je vous le dis, nous dit Jésus, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait».

Faire vivre Sainte Geneviève au cœur des paroisses

Cette année jubilaire permettra aussi aux paroisses de redécouvrir la figure de Sainte Geneviève. Dans la paroisse Sainte-Geneviève des Grandes-Carrières, un jeune artiste a réalisé une fresque retraçant les étapes importantes de la vie de la sainte, qui sera affichée devant l’église dimanche 12 janvier.

Plusieurs événements jalonneront l’année à venir (visite de l’église, prières autour de Sainte Geneviève), donnant aux paroisses l’occasion de s’ouvrir et de se faire connaître. L’objectif est d’interpeller les gens, de les faire se rencontrer, prier ensemble… et finalement de suivre l’exemple donnée par Sainte Geneviève, il y a 1600 ans.

Prière à Sainte Geneviève

Sainte Geneviève, écoute favorablement nos prières. En nous tournant vers toi, nous nous souvenons de tous les bienfaits que depuis seize siècles, tu n’as cessé d’obtenir de Dieu en faveur de ceux qui t’implorent.

Aujourd’hui, de nouveau, nous en appelons à ta puissante intercession. Veille sur notre Ville Capitale, et tous ses habitants. Conduis à Dieu tous ceux qui Le cherchent sans le savoir.

Soutiens les hommes et les femmes qui ont la belle mission de gérer les affaires publiques. Transmets leur la Lumière pour éclairer leur conscience, qu’ils soient de dignes serviteurs du bien commun.

Penche-toi sur les hommes et les femmes désabusés par la vie, les malades et les mourants, qu’ils trouvent sur leur chemin aide et secours.

Donne-nous ton regard généreux pour nourrir les affamés, protéger les faibles et secourir les exilés.

Toi, la femme énergique qui n’a pas eu peur de rengager, soutiens les nombreux jeunes et étudiants qui cherchent à bâtir leur vie durablement.

Fais grandir en nous l’Amour de l’Église dans laquelle tu as consacré ta vie et que tu ne cessas de servir.

Que cette année anniversaire dans notre diocèse fasse rayonner dans Paris, la joie de l’Évangile.

Sainte Geneviève, nous t’en supplions, Prie Dieu pour nous, par Jésus le Christ, dans l’Esprit : Amen !

Sainte Geneviève de Paris – neuvaine jour 9

Sainte Geneviève 1600e anniversaire – neuvaine Jour 9

Dans Paris, ce début d’année 2020 est marqué par une neuvaine qui s’achèvera le 11 janvier, jour du 1600e anniversaire de la naissance de sa sainte patronne, Geneviève.

1 . Commencer par l’invocation à l’Esprit Saint suivie de la prière de la neuvaine
2 . Dire la prière du jour de la neuvaine
3. Terminer par la prière finale, ou une prière selon son cœur.
On peut y ajouter, un Notre Père et un Gloire au Père,
ou une dizaine de chapelet, ou toute autre prière.

Invocation au Saint Esprit

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs.
Envoie du haut du Ciel un rayon de ta lumière
Viens en nous, Père des pauvres, viens dispensateur des dons
Viens, lumière de nos cœurs, consolateur souverain
Hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur
Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé
Gloire soit à Dieu le Père, au Fils ressuscité des morts,
A l’Esprit Saint consolateur, maintenant et dans les siècles. Amen

Prière de la neuvaine

Sainte Geneviève Pont de la Tournelle Paris
Sainte Geneviève Pont de la Tournelle Paris

Seigneur, Toi qui connais la pensée la plus secrète,
Tu sais quel souci occupe mon cœur en ce moment.
Je m’adresse à toi avec la confiance et l’abandon d’un enfant,
sûr que tu exauces toujours les prières
pour le plus grand bien de nos âmes.
Je te supplie d’exaucer l’instante supplication
que je t’adresse
par l’intercession de Sainte Geneviève
(formuler ici l’intention spécifique de la neuvaine).
Je te le demande, Père des Cieux, bien-aimé, qui vis et règnes
avec Jésus-Christ, ton Fils, et le Saint Esprit, pour les siècles des siècles.
Amen !

Prière du Jour 9

Sainte Geneviève,
toi qui avais un amour infini de l’Eucharistie, par laquelle les disciples
annoncent la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne (1 Cor 11, 26),
intercède auprès de Dieu afin que je découvre pleinement , à mon tour,
ce trésor des trésors qu’est l’Eucharistie ;
elle nous communique, dans l’être de Jésus qui en est la substance,
tout le contenu du mystère divin par lequel nous avons accès auprès de Dieu le Père,
dans la Chair et le Sang de son Fils, par qui nous sommes rachetés.
Tu passais des journées et des nuits entières abîmée
dans le mystère de l’Eucharistie, don suprême de l’amour divin.
Que je me nourrisse désormais le plus souvent possible
de l’Eucharistie dans laquelle s’édifie l’Église.
Et que je ne sépare pas cette nourriture de celle que me donne la Parole de Dieu.
Fortifie jour après jour mon âme par cette nourriture
dans laquelle le Seigneur me communique sa propre vie ;
que la mienne devienne toute entière action de grâces
et anticipation du bonheur dans le Ciel.
Intercède aussi auprès du Seigneur qu’il exauce ma prière,
objet de cette neuvaine qui touche à sa fin (la rappeler).
Je m’engage, une fois encore, à croître dans l’esprit de prière et d’offrande,
pour devenir moi-même une éternelle offrande à la gloire de Dieu,
comme tu l’es toi-même dans la splendeur de l’unique sainteté de Dieu
que toute ta vie reflète si intensément. Amen

Prière d’action de grâce finale

Seigneur, ne me relâche pas ton amour,
continue à me purifier et à me protéger !
Sans toi je ne suis rien ; ne me prive jamais de ta grâce.
Mon âme a soif de ta présence,
 » mon cœur et ma  chair sont un cri vers toi, ô Dieu vivant  » (Ps 83, 3)
Par l’intercession de Sainte Geneviève,
accorde-moi la grâce que j’ai demandée tout au long de la neuvaine.
Je suis sûr(e) d’être exaucée, Seigneur, car je t’aime
de tout mon cœur, de toute mon âme, par dessus tout,
sachant que tu fais concourir toutes choses au bien de ceux qui t’aiment.
Aussi si tu en pouvais, pour des raisons que toi seul connais,
m’accorder tout ce que je te demande,
je sais que tu accorderas bien plus à ceux que j’aime et à moi-même,
car tu accordes toujours au centuple ce que demandent tes enfants,
pour leur plus grand bien. Amen!

on ne peut pas aimer Dieu sans aimer les gens

on ne peut pas aimer Dieu sans aimer les gens

Dieu est amour 1 Jn 4, 8
Dieu est amour 1 Jn 4, 8

L’amour est concret et s’exprime en faisant le bien, a dit le Pape François dans son homélie lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe, ce 10 janvier 2020. L’indifférence est une façon cachée de ne pas aimer Dieu et de ne pas aimer son prochain. Nous devons plutôt «nous salir les mains» en nous rappelant que c’est Dieu qui nous a aimés en premier.

 

La première lecture d’aujourd’hui, tirée de la première lettre de l’apôtre Jean, tourne entièrement autour du thème de l’amour et c’est donc ce sur quoi le Pape François a axé son homélie. Il a montré que l’apôtre a compris ce qu’est l’amour, il l’a vécu, et en entrant dans le cœur de Jésus, il a compris comment il se manifestait. Dans sa lettre, il nous dit donc comment nous aimons et comment nous avons été aimés.

C’est Dieu qui nous a aimés en premier

Deux déclarations «claires». La première est le fondement de l’amour: «nous aimons Dieu parce qu’il nous a aimés le premier». Le commencement de l’amour vient de Lui. «Je commence à aimer, ou je peux commencer à aimer parce que je sais qu’il m’a aimé le premier». «S’Il ne nous avait pas aimés, nous ne pourrions certainement pas aimer.»

Si un nouveau-né, âgé de quelques jours seulement, pouvait parler, cela expliquerait certainement cette réalité: «Je me sens aimé par les parents». Et ce que les parents font avec l’enfant, c’est ce que Dieu a fait avec nous : il nous a aimés le premier. Et cela donne naissance et augmente notre capacité à aimer. C’est une définition claire de l’amour: nous pouvons aimer Dieu parce qu’il nous a aimés le premier.

Celui qui dit qu’il aime Dieu, mais qui déteste son frère, est un menteur

La deuxième chose que l’apôtre dit, «sans demi-mot», est celle-ci: «Si quelqu’un dit: “J’aime Dieu” et déteste son frère, c’est un menteur». Jean ne dit pas qu’il est «grossier», ou «celui qui a tort», il dit «menteur» et nous devons nous aussi apprendre cette chose:

«J’aime Dieu, je prie, je suis en extase… et puis je rejette les autres, je déteste les autres ou je ne les aime pas, simplement, ou je suis indifférent aux autres… Il ne dit pas «tu as tort», il dit «tu es un menteur». Et cette parole de la Bible est claire, car être menteur est la façon d’être du diable: il est le Grand Menteur, nous dit le Nouveau Testament, il est le père du mensonge. C’est la définition de Satan que la Bible nous donne. Et si tu dis que tu aimes Dieu et que tu hais ton frère, tu es de l’autre côté: tu es un menteur. Il n’y a pas de concessions à faire dans ce domaine.»

Beaucoup peuvent trouver des justifications pour ne pas aimer, certains peuvent dire «Je ne hais pas, Père, mais il y a beaucoup de gens qui me font du mal ou que je ne peux pas accepter parce qu’ils sont grossiers». Le caractère concret de l’amour est indiqué par Jean quand il écrit: «Celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne peut pas aimer Dieu, qu’il ne voit pas». Il en a donc tiré une conclusion très logique: «Si tu n’es pas capable d’aimer les gens, du plus proche au plus lointain, tu ne peux pas nous dire que tu aimes Dieu: tu es un menteur.»

L’amour est concret et quotidien

Et même s’il n’y a pas de sentiment de haine, il peut y avoir la volonté de ne pas «se mêler des affaires des autres». Mais ce n’est pas bon, car l’amour «s’exprime en faisant le bien.»

«Le véritable amour n’est pas de l’eau distillée: c’est de l’eau de tous les jours, avec des problèmes, avec des affections, avec de l’amour et avec des haines, mais c’est cela. Aimer le concret, l’amour concret: ce n’est pas un amour de laboratoire. C’est ce que nous apprend l’apôtre, avec ces définitions claires. Mais il y a une manière de ne pas aimer Dieu et de ne pas aimer son prochain un peu cachée, qui est l’indifférence. « Non, je ne veux pas ça: je veux de l’eau distillée. Je ne me mêle pas des problèmes des autres. » Vous devez prier, pour aider.»

Le Pape François a cité ensuite une expression de saint Alberto Hurtado, le jésuite chilien connu qui disait: «Ne pas faire de mal est bon; mais ne pas faire de bien, cela va mal. Le véritable amour doit vous conduire à faire le bien, à vous salir les mains dans les œuvres d’amour.»

Par le chemin de la foi il y a la possibilité de dépasser la mentalité du monde «qui nous empêche d’aimer». C’est le chemin dans lequel «n’entrent pas les indifférents, ceux qui se lavent les mains des problèmes, ceux qui ne veulent pas se mêler des problèmes pour aider, pour faire le bien; n’y entrent pas non plus les faux mystiques, ceux qui ont un cœur distillé comme l’eau, qui disent aimer Dieu mais oublient d’aimer leur prochain.»

«Que le Seigneur nous enseigne ces vérités: la certitude d’avoir été aimés les premiers et le courage d’aimer nos frères.»

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