SEMAINE DE PRIÈRE POUR L’UNITÉ DES CHRÉTIENS 2026 TROISIÈME JOUR- Le lien de la paix

SEMAINE DE PRIÈRE POUR L’UNITÉ DES CHRÉTIENS 2026 TROISIÈME JOUR – Le lien de la paix

semaine-unite-des-chrétiens-2026
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Verset du jour

Appliquez-vous à garder l’unité de l’esprit par le lien de la paix (cf. Ép 4,3)
Lectures bibliques supplémentaires
Ésaïe11, 6-9 – Psaume 86, 8-13 – Jean 14, 27-31

Réflexion

La paix est cruciale pour le maintien de l’unité au sein de l’Église. En Éphésiens 4,3, le « lien de la paix »
signifie un principe vital qui non seulement permet d’entrer en relation mais aussi soutient activement
l’unité de la communauté chrétienne. Le Christ, Prince de la paix (cf. Es 9,6), a prêché la paix et la
réconciliation. La paix est un fruit de l’Esprit (cf. Ga 5,22), à la fois don et résultat de son œuvre.

Le « lien de la paix » est une force agissante qui assure la cohésion de l’Église en maintenant ensemble des
membres divers malgré leurs différences d’origine ou d’opinion. La paix favorise les relations porteuses
de sens, permettant aux croyants d’interagir harmonieusement et de se pardonner plus facilement les
uns les autres.

Paul souligne que l’unité véritable exige un engagement permanent en faveur de la paix.
Elle nécessite de cultiver et de promouvoir activement la paix entre les membres de l’Église.

Question à méditer

Comment l’enseignement de saint Paul, selon lequel la paix est un fruit de l’Esprit, influe-t-il sur nos
interactions et nos relations quotidiennes au sein de nos communautés, en particulier lorsqu’il la
réconciliation ou le pardon sont nécessaires ?

Prière

Seigneur Jésus,
tu es le Prince de la Paix.
Renforce le lien de paix parmi nous et dans notre monde troublé.
Convertis les cœurs de tous ceux qui sont en guerre ;
touche les blessures de tous ceux que la guerre meurtrit.

Nous prions en particulier pour le peuple d’Arménie et du Nagorno Karabakh
et pour leurs familles disséminées dans le monde.
Fais briller la lumière de ton amour dans le monde, partout où règnent les ténèbres,
et hâte le jour où tous les peuples vivront dans la paix et la justice. Amen.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

LE MOIS DU SAINT NOM DE JÉSUS – XXe JOUR.

LE MOIS DU SAINT NOM DE JÉSUS – XXe JOUR.

JÉSUS EST RENIÉ PAR SAINT PIERRE.

Negavit coram omnibus, dicens : nescio quid dicis.

Pierre renia Jésus devant tout le monde, en disant : je ne sais ce que vous dites. Matthieu 26.

D’après LE MOIS DE JÉSUS – Malines  1839

1er Point.

IHS extrait des armes du Pape François
IHS extrait des armes du Pape François

Lorsque les disciples de Jésus vi­rent leur maître au pouvoir de ses enne­mis, ils l’abandonnèrent tous et s’enfuirent. Pierre lui-même qui avait protesté tant de fois de son attachement pour le*Sau­veur ; Pierre qui venait de jurer fidélité à son Maître jusqu’à la mort, se contenta de le suivre de loin, pour voir ce qui lui ar­riverait.

Apprends ici, ô mon âme î jusqu’où est capable de conduire une trop grande con­fiance en ses propres forces. Lorsque Pierre donnait au Fils de Dieu l’assurance qu’il ne l’abandonnerait jamais, il ne songeait pas qu’il n’était par lui-même que fragili­té, et que, pour ne se point montrer infi­dèle envers le Sauveur, il avait besoin que le Sauveur lui-même le soutînt et le fortifiât.

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Saint Sébastien martyr

Saint Sébastien martyr

Né à Milan, il devient officier supérieur de l’armée impériale : estimé pour ses capacités par Discrétion et de notre prière pour qui ne le soupçonne pas d’être chrétien. Il aide les chrétiens emprisonnés et convertit les soldats et les nobles. Découvert, il est condamné : ayant survécu aux flèches, il est fouetté à mort.

Le désir du martyre

Saint Sébastien @musée du Vatican
Saint Sébastien @musée du Vatican

La Depositio martyrium, de 354, est le document le plus ancien, quoique concis, qui certifie le martyre de saint Sébastien : «XIII Calendes de Février Fabien dans le cimetière de Calliste et Sébastien dans les Catacombes».  On trouve un deuxième document dans le commentaire du Psaume 118 de saint Ambroise, qui déclare que Sébastien – d’origine milanaise – se rendit à Rome et, on ne sait pour quelles raisons, y souffrit le martyre (IIIe siècle).

Sébastien entra dans la Garde Prétorienne et accéda bientôt à des postes élevés, devenant apprécié par les empereurs Dioclétien et Maximilien pour sa fidélité et sa loyauté, à tel point qu’il devint membre de la garde personnelle. Cette position lui permettra d’aider secrètement les chrétiens en prison et de témoigner de sa foi auprès des familles nobles.

Son action « subversive » fut découverte et il fut traduit en justice par les empereurs. La Passion rapporte ainsi l’événement : « Je t’ai placé parmi les grands, en te donnant libre accès à mon palais, et tu complotes contre ma santé et tu insultes même les dieux de l’État ! » Sébastien aurait répondu : « J’ai toujours prié le Christ pour la santé et pour la sécurité de l’État dans tout l’empire. J’ai toujours adoré le Dieu qui est aux cieux« .

Devant sa fermeté constante, Dioclétien le condamna à mort par la torture avec des flèches. Attaché nu à un poteau, il fut touché par tant de flèches qu’il ressemblait à un « hérisson ». Abandonné à ce poste, parce qu’on le croyait mort, il est resté seul. Irène, une matrone chrétienne, partit avec ses servantes pour lui offrir un enterrement digne, mais le trouvant encore vivant, elles l’emmenèrent et prirent soin de lui.

Sébastien recouvra la santé et fut invité à quitter la ville de Rome. Cependant, lorsqu’il apprit que les empereurs se trouvaient au temple d’Hercule, il voulut les affronter publiquement. Après la première surprise de le voir encore vivant, il fut arrêté et fouetté de nouveau et, pour que les chrétiens n’aillent pas récupérer son corps une nouvelle fois, ils le jetèrent dans les égouts de la ville.

Cependant, le même saint apparut à une chrétienne, Lucina, lui indiquant où il se trouvait et lui ordonnant de l’enterrer près du tombeau des saints Pierre et Paul.

La Passion de Saint Sébastien

La Passion, écrite par le romain Arnobe le Jeune, a été composée vers le Ve siècle, à Rome : cela se voit à de nombreux détails que seul un Romain aurait pu connaître. C’est un roman historique plein de détails prodigieux, de conversions, de discours de défense de la foi. Ce sera grâce à cette œuvre, au style fluide et romancé, que le culte de Saint Sébastien se répandit rapidement.

S’il est vrai qu’il n’est pas possible de reconnaître tous les détails de cette œuvre concernant la vie et le martyre de Sébastien, il est également vrai que les données essentielles autour desquelles tourne l’histoire ont des racines historiques et consolidées.

Un martyre qui témoigne de la solidarité et de l’inquiétude mutuelle qui existaient entre les chrétiens de l’époque et du fait que même ceux qui occupaient d’importantes fonctions publiques étaient prêts à risquer leur position et leur vie par fidélité au Christ.

Le culte

Sébastien est considéré comme le troisième patron de Rome après Pierre et Paul. Le principal centre de vénération se trouve sur la Voie Appienne, dans le cimetière des catacombes, comme le rappelle le plus ancien document témoignant du martyre, la Depositio martyrium.

Le cimetière des catacombes était célèbre pour la mémoire des Apôtres : une basilique qui leur était dédiée avait déjà été construite au IVe siècle. Au fil du temps, une deuxième basilique fut rattachée à la Basilique des Apôtres où étaient placées les reliques de Saint Sébastien, compte tenu des nombreux pèlerins qui demandaient à pouvoir vénérer son tombeau.


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Texte traduit et présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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