Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Neuvaine de l’Annonciation 7

Neuvaine de l’Annonciation 7

Prières quotidiennes

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Je crois en Dieu

Prière à l’Esprit Saint 

L’Angélus

Notre Père

10 Je vous salue Marie,

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen

Jour 7 de la neuvaine – Le Verbe s’est fait chair

 

Vierge de l Annonciation 1431 de Fra Angelico - Institute of Arts Detroit USA
Vierge de l Annonciation 1431 de Fra Angelico – Institute of Arts Detroit USA

Le mystère de l’Incarnation, c’est le fait que Jésus soit tout à la fois « vrai Dieu et vrai homme ».

Reprenant l’expression de saint Jean : Le Verbe s’est fait chair (Jn 1,14), l’Église appelle « Incarnation » le fait que le Fils de Dieu ait assumé une nature humaine pour accomplir en elle notre salut. (CEC 461)

La foi en l’Incarnation véritable du Fils de Dieu est le signe distinctif de la foi chrétienne: « A ceci reconnaissez l’esprit de Dieu : Tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu dans la chair est de Dieu »   (1 Jn 4,2).

Telle est la joyeuse conviction de l’Église dès son commencement, lorsqu’elle chante le grand mystère de la piété: Il a été manifesté dans la chair (1 Tm 3,16).  (CEC 463)

Marie, Mère de Dieu

Le mystère de l’Incarnation mérite à Marie s on plus beau titre, celui de Mère de Dieu:

« Le Fils du Père et le fils de la Vierge deviennent naturellement un seul et même fils ». (St Anselme).

 En Jésus, l’Eglise reconnaît le Dieu fait homme, c’est une affirmation essentielle de la foi chrétienne. Parce qu’elle est mère de Jésus, Marie peut être appelée mère de Dieu.

Celui qu’elle a conçu, comme homme, du Saint-Esprit et qui est devenu vraiment son Fils selon la chair, n’est autre que le Fils éternel du Père, la deuxième Personne de la Sainte Trinité. L’Eglise confesse que Marie est vraiment Mère de Dieu (Theotokos). (CEC 495)

Les fidèles se réfugient sous sa protection, l’implorant dans tous leurs dangers et leurs besoins. Il trouve son expression dans les fêtes liturgiques dédiées à la Mère de Dieu et dans la prière mariale, telle le saint Rosaire, abrégé de tout l’Evangile. (CEC 971)

O Seigneur, nous t’en prions, regarde favorablement les prières que nous te présentons en l’honneur de la bienheureuse, glorieuse et toujours Vierge Marie, Mère de Dieu, à l’occasion de l’Annonciation.

Ton  Saint Esprit, co-éternel avec toi, a rempli son sein de la splendeur de sa grâce et de sa vérité, qu’il nous purifie avec bienveillance.

Nous prions pour tous les pécheurs, les malades car c’est pour eux que le Christ est venu dans notre monde. Amen.

Litanies à saint Gabriel Archange

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

MOIS DE SAINT JOSEPH – XXIIIe JOUR

MOIS DE SAINT JOSEPH – XXIIIe JOUR

De la perfection qu’acquit saint Joseph
en conversant avec Notre-Seigneur.

SAINT BERNARDIN DE SIENNE (380-1444)

sainte-famille-chambretaud
Sainte-Famille-église de Chambretaud 85

« Une des grâces les plus éminentes accordées à saint Joseph fut celle de la conversation divine. Quelle perfection dut-il acquérir durant les années où le bienheureux enfant Jésus avait pour lui les signes extérieurs du respect et de l’obéissance filiale. Non seulement il fut considéré dans le peuple comme son père, mais même il en avait le ton, le geste, les manières, les soins et l’autorité, comme un véritable père à l’égard de son fils, et réciproquement Jésus agissait avec lui comme un fils à l’égard de son père.

« Joseph s’étudia surtout dans ses rapports avec Jésus-Christ à pratiquer trois vertus qui le firent parvenir à une haute perfection : — premièrement une respectueuse pureté ; — secondement une fidélité éclatante ; — et troisièmement une ardente charité. C’est vous dire qu’il consacra à Jésus toutes les forces de son âme avec la première de ces vertus ; qu’il lui consacra , avec la seconde, son intelligence ; avec la troisième, sa volonté.»

1° Une respectueuse pureté.

« Examinez quel respect, quelle pureté d’esprit, de cœur et de corps étaient toujours nécessaires à Joseph dans sa cohabitation assidue et dans ses entretiens familiers avec Jésus, veillant, dormant, mangeant près de lui et avec sa mère dans la même petite maison, ou dans le même chemin quand ils étaient en voyage.

« Dans toutes les faiblesses de l’enfance, et dans tous les signes de notre infirmité, il voyait chez le bon Jésus, il contemplait et il goûtait la puissance divine ainsi abaissée pour notre amour, afin de nous réformer, de nous enflammer et de nous humilier.

« Comprenez-vous à quel point l’âme du saint vieillard était émue en contemplant ces choses, puisque nos cœurs de pierre semblent défaillir devant le suave amour et la suprême dignité de Dieu?

« Car il est plus doux à une âme dévote de voir que le Dieu tout-puissant s’est abaissé jusqu’à notre faiblesse, qu’il est descendu jusqu’à une étable pour relever notre infirmité, et que ses yeux divins ont pleuré sur nos souffrances ; tout cela, dis-je, est plus doux à cette âme, que de voir les miracles de puissance qu’il a voulu accomplir en guérissant les malades, en chassant les démons et en ressuscitant les morts. »

2° Une éclatante fidélité.

« Considérons quelle foi lumineuse l’inspirait quand il soignait le corps enfantin du Christ, et, plus tard, quelle attention il apportait à tout ce qui venait de lui, actes, signes, paroles. Il restait stupéfait en considérant dans son cœur que le Fils de Dieu s’était fait son fils, qu’il l’avait choisi pour le nourrir, le porter, le conduire et le protéger dans les nécessités de sa vie mortelle. »

3° Une ardente charité.

« Qui est-ce qui niera, je vous prie, que, lorsque saint Joseph tenait Jésus dans ses bras, le caressant ou jouant avec lui comme un père avec son fils, le Christ, soit enfant, soit jeune homme, ne lui imprima dans le cœur d’ineffables sentiments ?

« Oh! quels doux baisers il reçut de lui! avec quel ravissement il entendait ce balbutiement enfantin l’appeler père, et avec quelle suavité il se sentait entouré de ses bras divins I Considérons quelle compassion pénétrait Joseph durant ses voyages, quand il faisait reposer l’enfant Jésus accablé de fatigue.
Aussi Marie, qui connaissait l’affection paternelle de Joseph, dit à son fils en le retrouvant dans le Temple : «Qu’avez-vous fait, mon fils? votre père et moi nous vous cherchions avec une grande douleur. » Il faut ajouter, pour l’intelligence de cette parole, que le Christ porte avec lui deux genres de dons, celui de la consolation et celui de la souffrance.
Ce don de consolation, la Vierge montre qu’elle le connaît par expérience lorsqu’elle dit : « Mon fils, qu’avez-vous  fait? » Nulle part, dans les Écritures, la sainte Vierge n’a appelé Jésus-Christ son fils, si ce n’est en cette occasion. Sur les lèvres d’une mère ce mot seul a une extrême suavité, surtout quand il s’adresse à un fils comme Notre-Seigneur.
Assurément jamais parole de plus doux amour ne fut prononcée que cette parole de Marie : Mon fils; mais elle ajoute avec étonnement : « Pourquoi avez-vous ainsi agi envers nous ; » c’est un deuxième sentiment ou plutôt un don nouveau, celui de la souffrance succédant à celui de la consolation. La pieuse mère explique aussi cette plainte : « Voilà que votre père et moi nous vous cherchions. »
Saint Joseph participait d’une manière si admirable à ces deux sentiments, que la bienheureuse Vierge l’appelle le père du Christ. Si les lois humaines, confirmées par la loi divine, permettent à un étranger d’adopter un fils, à bien plus juste titre le Fils de Dieu, donné à Joseph dans la personne de son épouse, sous l’admirable sacrement du mariage virginal, doit être appelé son fils, et regardé comme tel ; et il lui aura fait goûter au plus haut degré le sentiment de la joie et de la souffrance paternelles.

« Considérons donc que, si nous avons éprouvé par expérience que l’on ne peut vivre longtemps dans la compagnie des saints, comme saint Paul ou saint François, sans recevoir d’eux et avec eux d’admirables illuminations, ardeurs et consolations, combien faut-il croire qu’en reçut saint Joseph, lui qui vécut si longtemps avec le Christ et avec sa mère, comme père nourricier du Christ et époux de sa mère, soutenant pour eux, le jour et la nuit, de périlleux voyages et de rudes labeurs ! »

(Saint Bernardin de Sienne, loc. cit.)

Angélus : le Pape invite à libérer nos cœurs du matérialisme et de la violence

Angélus : le Pape invite à libérer nos cœurs du matérialisme et de la violence

«Rien de fini ne peut étancher notre soif intérieure, car nous sommes faits pour Dieu», a assuré le Pape Léon XIV lors de l’Angélus, ce 22 mars 2026, en ce 5ème dimanche de Carême. Jésus exhorte à sortir de nos enfermements pour «marcher dans la lumière de l’amour», comme des femmes et des hommes nouveaux, «capables d’espérer et d’aimer à l’image de sa charité infinie, sans calcul ni mesure», explique le Pape  commentant l’Évangile de la résurrection de Lazare.
logo-Vatican
logo-Vatican

PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Ve dimanche de Carême 22 mars 2026

___________________________________

Chers frères et sœurs, bonjour !

En ce cinquième dimanche de Carême, la liturgie nous propose l’Évangile de la résurrection de Lazare (cf. Jn 11, 1-45).

Dans le cheminement du Carême, ce signe évoque la victoire du Christ sur la mort et du don de la vie éternelle, que nous recevons par le baptême (cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 1265). Jésus nous dit aujourd’hui également, comme à Marthe, la sœur de Lazare : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais » (Jn 11, 25-26).

La liturgie nous invite ainsi à revivre, dans cette lumière, les événements de la Passion du Seigneur au cours de la Semaine Sainte imminente – l’entrée à Jérusalem, la Cène, le procès, la crucifixion, l’ensevelissement – afin d’en saisir le sens le plus authentique et de nous ouvrir au don de grâce qu’ils renferment.

C’est en effet dans le Christ ressuscité, vainqueur de la mort et vivant en nous par la grâce du baptême, que ces événements trouvent leur accomplissement, pour notre salut et pour la plénitude de la vie.

Sa grâce illumine ce monde, qui semble constamment en quête de nouveauté et de changement, même au prix de sacrifier des choses importantes – temps, énergies, valeurs, affections – comme si la renommée, les biens matériels, les divertissements, les relations éphémères pouvaient combler notre cœur ou nous rendre immortels.

C’est le symptôme d’un besoin d’infini que chacun de nous porte en soi, mais dont la réponse ne peut être confiée à ce qui est éphémère. Rien de fini ne peut étancher notre soif intérieure, car nous sommes faits pour Dieu, et nous ne trouvons pas la paix tant que nous ne nous reposons pas en Lui (cf. Confessions, I, 1.1).

Le récit de la résurrection de Lazare nous invite donc à prêter l’oreille à ce besoin profond et, avec la force de l’Esprit Saint, à libérer nos cœurs des habitudes, des conditionnements et des modes de pensée qui nous enferment, tels des rochers, dans le tombeau de l’égoïsme, du matérialisme, de la violence et de la superficialité. Dans ces lieux, il n’y a pas de vie, mais seulement la désorientation, l’insatisfaction et la solitude.

À nous aussi, Jésus crie : « Viens dehors ! » (Jn 11, 43), nous exhortant à sortir, régénérés par sa grâce, de ces espaces étroits, pour marcher dans la lumière de l’amour, comme des femmes et des hommes nouveaux, capables d’espérer et d’aimer à l’image de sa charité infinie, sans calcul ni mesure.

Que la Vierge Marie nous aide à vivre ainsi ces jours saints : avec sa foi, avec sa confiance, avec sa fidélité, afin que se renouvelle pour nous aussi, chaque jour, l’expérience lumineuse de la rencontre avec son Fils ressuscité.

______________________

À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

Je continue à suivre avec consternation la situation au Moyen-Orient, ainsi que dans d’autres régions du monde déchirées par la guerre et la violence. Nous ne pouvons rester silencieux face à la souffrance de tant de personnes sans défense, victimes de ces conflits. Ce qui les blesse, blesse l’humanité tout entière.

La mort et la douleur provoquées par ces guerres sont un scandale pour toute la famille humaine et un cri lancé vers Dieu ! Je réitère avec force l’appel à persévérer dans la prière, afin que cessent les hostilités et s’ouvrent enfin des chemins de paix fondés sur un dialogue sincère et sur le respect de la dignité de chaque personne humaine.

Aujourd’hui se déroule à Rome le grand marathon, avec de très nombreux athlètes venus du monde entier. C’est un signe d’espérance ! Puisse le sport tracer des chemins de paix, d’inclusion sociale et de spiritualité.

Je vous salue tous de tout cœur, Romains et pèlerins venus de divers pays, en particulier ceux venus du diocèse de Cordoue en Espagne.

J’accueille avec joie les fidèles de Belluno et de Pordenone, de Crotone et de la paroisse de Santa Maria delle Grazie de Rome. Je salue les jeunes de Nave, du diocèse de Brescia, le groupe des confirmands du diocèse de Florence, ainsi que les représentants de l’Association Directeurs d’Hôtel.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche !

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse