Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Angélus: le don de soi avec humilité est la véritable sagesse, selon Léon XIV

Angélus: le don de soi avec humilité est la véritable sagesse, selon Léon XIV

«Aller vers Jésus, c’est répondre à son amour et partager sa vie jusqu’à la croix», a dit le Pape ce dimanche 5 juillet, à l’occasion de la prière de l’Angélus. «Dans l’esclavage, le Christ est libération. Sous le fléau de la guerre, le Christ est espérance. À l’heure du péché, le Christ est pardon.»

logo-Vatican
logo-Vatican

PAPE LÉON XIV

<ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche, 5 juillet 2026

___________________________________

Chers frères et sœurs, bon dimanche !

L’Évangile de la liturgie d’aujourd’hui (Mt 11, 25-30) nous invite à partager la louange que Jésus adresse au Père, « Seigneur du ciel et de la terre » (v. 25). Le Fils de Dieu fait homme manifeste son amour en associant chaque créature à cette action de grâce.

La simplicité d’un geste aussi spontané et joyeux correspond au style de Dieu qui aime se révéler « aux tout-petits », tandis qu’il reste caché « aux sages et aux savants » (cf. v. 25). Ceux-ci, en effet, sont tellement imbus de leurs propres idées qu’ils ne reconnaissent pas la présence du Christ, le Messie qui rend visite à son peuple. La sagesse humaine devient alors arrogance et la doctrine dégénère en orgueil.

La véritable sagesse de Dieu se révèle au contraire dans l’humilité de la chair et son enseignement s’adresse à ceux qui peinent le plus : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau » (v. 28), dit le Seigneur.

Aller vers Jésus, c’est répondre à son amour et partager sa vie jusqu’à la croix, comme il nous l’a expliqué lui-même : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Mt 16, 24). C’est précisément ce don de soi par amour qui est le « joug » de Jésus (cf. Mt 11, 29), c’est-à-dire la synthèse de son enseignement, le cœur de sa sagesse, ardente de charité envers tous.

Frères et sœurs, comment le poids de la croix peut-il être « léger » et « doux » (cf. v. 30) ? Pour une seule raison : parce que le Seigneur le porte le premier et avec nous tous, sans jamais nous laisser seuls face à ce qui nous accable. En véritable maître, Jésus prend en charge l’humanité blessée par le mal, il en prendre soin. La sagesse qu’Il nous donne est alors une annonce de salut et son joug nous relève de toute chute.

À la suite du Christ, notre route n’est donc pas une ascèse qui mortifie : elle est une école de liberté, qui prend au sérieux le drame de l’histoire et en éclaire toujours le sens, surtout dans les moments les plus sombres. En effet, ce n’est que dans la croix de Jésus que le mal est racheté : ce n’est que dans sa passion que notre fatigue mortelle trouve réconfort et rédemption.

Dans l’esclavage, le Christ est libération. Sous le fléau de la guerre, le Christ est espérance. À l’heure du péché, le Christ est pardon. Telle est la vraie sagesse, c’est-à-dire le chemin que nous voulons parcourir ensemble, unis en tant que disciples en son nom.

Jésus nous l’enseigne en tant que Fils, en devenant notre frère : par la force du Saint-Esprit, il manifeste lui-même à l’Église la vérité sur Dieu et sur l’homme, car « personne ne connaît le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler » (v. 27).

Chers amis, tout en rendant grâce au Seigneur pour cette confiance pleine d’amour qu’il nous accorde, demandons l’intercession de Marie, Reine de la paix, pour le bien de l’Église et du monde entier.

______________________

À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

jeudi dernier, le 2 juillet, au Sanctuaire de Tac Say au Vietnam, a été béatifié le prêtre François Xavier Tru’o’ng Bǚu, assassiné en 1946 par haine de la foi. Dans un contexte d’abus de pouvoir et de violence, il s’est fait le défenseur des droits des personnes et n’a pas abandonné ses paroissiens. Que son intercession et sa prière soutiennent les ouvriers de l’Évangile qui, aujourd’hui encore, se trouvent dans des situations de persécution.

Je salue avec affection tous ceux qui sont présents aujourd’hui sur la place Saint-Pierre !

Je souhaite la bienvenue aux pèlerins du Brésil et bienvenue à la chorale de l’Université de Mérida, au Venezuela. Je garde toujours dans mes prières les victimes du tremblement de terre et tout le peuple vénézuélien : que le Seigneur le soutienne en ce moment si difficile.

Je salue quelques groupes polonais : les nouveaux prêtres des Frères Mineurs Capucins de la province de Cracovie ; la chorale d’enfants de l’archidiocèse de Tódź, accompagnée de l’évêque auxiliaire, et le groupe du diocèse de Legnica.

Je salue les jeunes de Bellagio et la chorale « Jubilaeum » d’Augusta, en Sicile, avec le maire et le curé.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche !

Copyright © Dicastère pour la Communication – Libreria Editrice Vaticana

Texte proposé par l’Association de la Médaille miraculeuse

Saint Antoine-Marie Zaccaria

Saint Antoine-Marie Zaccaria

L’Église avait besoin de réforme. Luther venait de faire la sienne. Ce fut pour cela que le concile de Trente eut lieu. Antoine-Marie Zaccaria, né à Crémone, fut d’abord médecin, mais il ne pouvait en rester là.

Après avoir exercé la médecine, Antoine-Marie voulut soigner aussi les âmes et, devenu prêtre, il fonda, pour réformer les mœurs des fidèles, la Congrégation des clercs réguliers de Saint-Paul, appelés ensuite Barnabites. Il mourut à Crémone, en 1539, âgé de trente-six ans. (Martyrologe romain)

Saint Antoine Marie Zaccaria

Prêtre enraciné en Dieu et dans le même temps passionné par l’homme, saint Antoine-Marie Zaccaria vécut une spiritualité exigeante fondée sur la « folie de la croix ». Il adopta l’apôtre Paul comme maître, modèle de vie et guide dans la réalisation d’un apostolat de charité en faveur du clergé et de tout le peuple chrétien.

A une époque de relâchement général, il raviva la foi en promouvant une intense vie de renouveau intérieur, centré sur le Crucifié et le culte de l’Eucharistie, cœur de la vie de l’Église. Que son exemple constitue un encouragement à poursuivre sa mission, valable aujourd’hui comme alors, car elle vise à annoncer et à témoigner du Christ, mort et ressuscité pour notre salut.

En indiquant à ses fils spirituels l’idéal de vie religieuse et apostolique, saint Antonio Maria Zaccaria a mis en évidence la charité qui, elle seule, possède une véritable valeur (cf. Sermons IV), en ajoutant que pour atteindre la plus haute vertu théologale, il faut avancer dans la perfection, selon trois voies spirituelles prioritaires : l’observance des Commandements, l’étude de la vérité de l’Évangile, l’annonce de la Bonne Nouvelle (Constitutions, VI).

Sur la base solide de ces points de référence concrets, s’est développée la spiritualité missionnaire de sa Famille religieuse. « Plantes et colonne du renouveau de la ferveur chrétienne » (Lettre, VII), les confrères qui constituèrent, en l’église Saint-Barnabé à Milan, le premier cénacle de vie ascétique et apostolique inspirée par Antoine Marie Zaccaria, choisit comme père et guide l’Apôtre des nations, en s’efforçant de mettre en pratique sa doctrine et son exemple.

Ils prirent en outre l’engagement de réformer les coutumes, en se consacrant avec un soin particulier à l’éducation de la jeunesse dans les écoles et les aumôneries.

Dans cette même lignée exigeante et évangéliquement féconde, les Clercs réguliers de Saint-Paul se sentent, aujourd’hui également, envoyés à témoigner de l’Évangile de la charité à leurs contemporains.

L’amour pour Jésus, le « Crucifié vivant », et le désir d’embrasser dans la charité chaque homme, sans distinction, les poussent à rechercher avec une liberté prophétique et un sage discernement, des voies nouvelles pour être des présences vivantes dans l’Église, en communion avec le Pape et en collaboration avec les Évêques.

Que la Vierge Marie protège sa Famille religieuse et guide le chemin de celle-ci, en menant à terme tous ses projets de bien.

D’après l’audience de Jean-Paul II, le 8 juillet 2000
Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Cinquième jour : le Sang arrosant la Voie Douloureuse

Cinquième jour : le Sang arrosant la Voie Douloureuse.

Christ sur le chemin de croix, Raphaël 1517 salle du trésor de Notre Dame de Paris
Christ sur le chemin de croix, Raphaël 1517 salle du trésor de Notre Dame de Paris

Courbé sous le poids d’une longue et pesante croix, Jésus s’achemine vers le Calvaire. C’est, pour lui, le chemin de la mort, la voie de la grande expiation du péché. Cette voie, à chaque pas, à chaque pression de la croix , surtout à chaque chute, l’agneau de Dieu la rougit davantage du Sang de son sacrifice.

Ô Jésus, en union avec les anges, avec ta mère plongée dans la douleur, nous contemplons le Sang précieux tombé de tes épaules sacrées, de ta tête chargée d’épines, de tout ton corps déchiré. Prosternés en esprit sur cette terre, qu’il arrose, recueillons ce Sang avec amour, reconnaissance et compassion, pour l’appliquer à nos âmes, aux âmes de nos frères, surtout à celles que la mort va saisir.

Victime d’amour, si tu as tant de fois succombé dans la voie douloureuse, c’est que dans ce sentier, au terme duquel tu allais rencontrer la mort, tu voulais nous préparer, pour le grand voyage de l’éternité, la grâce d’un sacrement qui soutient, qui console et fortifie, la grâce de l’extrême-onction, le sacrement des malades. Se peut-il concevoir un plus touchant témoignage d’amour ?

O Jésus, au nom même de cet amour, accorde-nous de recevoir dignement, à la fin de notre vie, ce sacrement des mourants ; fais que nous y puisions une telle augmentation de foi, d’espérance et de charité, une si parfaite contrition, un si ardent désir de nous unir éternellement à toi, en un mot une grâce si puissante de fidélité que, quand notre âme brisera ses liens, tu puisses couronner en nous toutes tes grâces par celle de la persévérance finale. Ainsi soit-il.

Que les effusions sept fois renouvelées de ton Sang précieux, ô Jésus, reçoivent à jamais les bénédictions, les actions de grâces du ciel et de la terre, et nous assurent la vie éternelle ! Ainsi soit-il.

Marie immaculée, ma douce souveraine et ma tendre mère, je vous en supplie, mettez entre mes péchés et la justice divine, au moment suprême de la mort, le mystère de votre immaculée conception et le Sang que votre divin Fils répandit dans la voie douloureuse. Ainsi soit-il.

Litanies du Précieux Sang et Supplique

Hymne ADORO TE DEVOTE de saint Thomas d’Aquin