Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Saint Thomas More et la Vierge Marie

Saint Thomas More et la Vierge Marie

Saint Thomas More
Saint Thomas More

Selon Saint Thomas More, dont nous faisons mémoire aujourd’hui, l’Évangile, moins contraignant mais plus exigeant que la loi de Moïse, est un défi que les saints ont relevé.

La Vierge Marie en a été le témoin parfait, avant même d’être la Mère de Dieu. Sa question « Comment cela se fera-t-il puisque je ne connais point d’homme ? » (Luc 1,34) manifeste deux attitudes exemplaires : une foi prudente qui cherche à comprendre, et un propos de virginité qui la rend totalement disponible à l’action de l’Esprit.

« Dieu dans sa bonté est venu en personne sur terre; la seconde personne de la Trinité s’est incarnée et a pris chair dans les chastes entrailles de notre bénie Dame; étant dès son ventre saint vraie chair, vraie âme et vrai Dieu, en l’unique et parfaite personne de notre Sauveur le Christ, tout ensemble Dieu et homme. » Thomas More

Nous célébrons aujourd’hui aussi saint John Fisher, théologien puis évêque de Rochester, proche du roi dans la lutte contre la Réforme luthérienne. Mais il s’oppose à Henri VIII ne reconnaissant ni son divorce ni sa supériorité au Pape, et fut condamné à mort. Il sera emprisonné aux côtés de Thomas More, en 1535.

Litanies de Saint Thomas More
Lire la suite →

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS VINGT-DEUXIÈME JOUR

Premier moyen d’honorer le Cœur de Jésus  : LA COMMUNION FRÉQUENTE.

 

L'Eucharistie est source et sommet de la vie chrétienne
L’Eucharistie est source et sommet (Lumen Gentium 11) de la vie chrétienne et si les chrétiens vivent ce sacrement c’est qu’à l’écoute de la Parole de Dieu et la communion au Christ, ils reçoivent la force d’être plus présents aux autres dans l’écoute et le partage. Recevant Dieu en personne en notre être, nous devenons toujours plus Christ pour le monde. La messe nous donne la force d’aller toujours plus loin pour la Vie, d’être toujours plus ouverts aux autres, plus accueillants.

CONSIDÉREZ que la fin de la dévotion au Sacré-Cœur est d’enflammer nos âmes de charité. Or, le mémorial de toutes les merveilles d’amour, accomplies par le doux Sauveur, c’est la nourriture divine qu’il a préparée à ceux qui le craignent : la sainte Eucharistie. Et la plus grande preuve de gratitude et d’affection que nous puissions donner à Celui qui se donne à nous, c’est de le recevoir.

La sœur Agnès de Jésus, de l’Ordre de Saint- Dominique, était si persuadée qu’en instituant l’Eucharistie, l’Homme-Dieu avait voulu allumer de plus en plus en nous l’amour divin, qu’au moment de la Communion elle s’écriait dans un vif transport de joie : Allons à l’amour ! Elle reçut même un jour la sainte Hostie sous la forme d’un feu qui embrasa son cœur d’amour toute la journée.

Entendez-vous sainte Thérèse qui se meurt de ne pouvoir mourir d’amour, tant elle soupire après la Communion, et qui eût bravé mille difficultés, s’il l’eût fallu, pour aller s’asseoir à la Table sainte ? Il n’est pas possible, en effet, dit le Sage, de porter du feu dans son sein et de n’en être pas embrasé. Non, il n’est pas possible que notre cœur ne soit pas tout palpitant d’amour, s’il reçoit souvent Jésus-Hostie, foyer de tendresse et de dilection.

Aussi, toutes les âmes vraiment pieuses et dévouées au Sacré-Cœur souhaitent-elles ardemment de participer au divin banquet, elles se réjouissent à l’approche de la communion, et sont ravies quand il s’en rencontre plusieurs de suite. Il en est d’elles comme des esprit célestes, qui se nourrissent continuellement de Dieu, sans jamais s’en rassasier ; plus elles communient, plus elles désirent communier encore. « Sans le Saint Sacrement, disait Marguerite-Marie, je ne pourrais pas vivre. »

Êtes-vous aussi animés d’un grand désir de communier souvent ? N’avez-vous pas une sorte d’indifférence et presque de dégoût pour le Pain des Anges ? Si vous saviez quelle peine vous causez au Cœur de Jésus ! Désormais, communiez aussi souvent que vous le pourrez ; le doux Maître vous y invite : Prenez et mangez, car j’ai un immense désir de m’unir à vous.

— Communiez souvent ; les fidèles de la primitive Église le faisaient tous les jours : aussi, quelle n’était pas leur foi, leur ferveur !

— Communiez souvent, afin de réparer cette indifférence, ces froideurs, ces lâchetés, ces trahisons dont Jésus-Christ s’est plaint en parlant de l’Eucharistie.

— Oui, communiez souvent, et puissiez-vous être en état de dire comme la Bienheureuse Marguerite Marie : « J’ai un si grand désir de la sainte Communion que volontiers, pour me la procurer, je marcherais nu-pieds par un chemin de flammes. »

En retour, vous mériterez d’entendre la belle parole que Jésus adressait à son humble servante : « Ma fille, j’ai choisi ton âme pour m’être un ciel de repos sur la terre, et ton cœur sera un trône à mon divin amour. »

PRIÈRE

O mon Dieu ! que ma froideur pour la sainte Communion m’épouvante, que ma tiédeur me désole. J’ai souvent écarté de manger le pain de vie ; j’ai omis beaucoup de communions par ma faute. Divin Jésus, donne-moi faim et soif de ton  corps et de ton sang. Désormais, je communierai aussi fréquemment que possible. Ainsi-soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Angélus: «la mission naît de la rencontre personnelle avec le Christ»

Angélus: «la mission naît de la rencontre personnelle avec le Christ»

Commentant l’Évangile du onzième dimanche du temps ordinaire, le Pape Léon XIV a invité les fidèles à redécouvrir la source profonde de toute mission chrétienne: la rencontre personnelle avec Jésus. Il a en plus dit que l’annonce de l’Évangile puise sa force dans la prière, la contemplation et l’action de l’Esprit Saint, qui rendent les croyants capables de témoigner avec courage de leur foi.
logo-Vatican
logo-Vatican

PAPE LÉON XIV

ANGÉLUSE

Place Saint-Pierre
Dimanche 21 juin 2026

___________________________________

Chers frères et sœurs, bon dimanche!

Dans l’Évangile d’aujourd’hui (Mt 10, 26-33), Jésus, en envoyant ses disciples en mission, leur adresse notamment cette exhortation: « Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits » (v. 27).

Jésus établit un lien entre ce que nous entendons “au creux de l’oreille”, c’est-à-dire dans le secret du cœur, et ce que nous sommes appelés à proclamer à tous, en nous rappelant que la proclamation de l’Évangile est avant tout le partage d’une rencontre personnelle avec Lui, rencontre unique pour chacun.

La force de l’apostolat, en effet, au-delà des techniques et des outils, repose sur l’œuvre du Saint-Esprit présent en nous et sur l’authenticité de notre réponse. Saint Thomas d’Aquin parlait de la prédication comme d’une transmission aux autres de ce que nous avons contemplé : “contemplata aliis tradere” (cf. Summa Theologiae, III, q. 40, a. 1, ad 2).

Et il ne faut pas penser que “contempler” soit une expérience exclusive, réservée à quelques saints ou aux moines et aux ermites. Nous pouvons tous la faire, en nous efforçant de préserver au milieu des obligations quotidiennes des moments de calme où nous nous mettons en silence devant Dieu pour écouter sa voix, lui confier nos joies et nos préoccupations, passer en revue notre vie avec Lui.

Cela fait de nous des personnes à la foi toujours plus solides et conscientes, et par conséquent, des apôtres crédibles et libres, des hommes et des femmes capables de refléter la lumière de l’Évangile dans tous les milieux et dans toutes les situations de la vie, et d’en témoigner même là où sa valeur n’est ni comprise ni acceptée.

Saint Matthieu – auteur du passage biblique auquel nous faisons référence – écrivait à l’intention de communautés qui n’avaient pas la vie facile. Elles devaient faire face à l’hostilité et aux persécutions, comme c’est le cas aujourd’hui encore pour de nombreux chrétiens en divers lieux du monde. La tentation de se décourager, puis de succomber à la fatigue ou à la peur, était grande.

Aujourd’hui comme alors, cela coûte de rester fidèle aux enseignements de Jésus et d’annoncer sa Parole: répondre à la haine par l’amour, à l’arrogance par la douceur, au découragement par la persévérance. C’est pourquoi il est nécessaire que nous enfoncions les racines de notre foi et de notre mission dans une relation intense avec Lui (cf. François, Ex. ap. Evangelii gaudium, n. 8).

Cela nous donnera la force de ne pas baisser les bras et de continuer à transmettre à tous, en toutes circonstances, son message d’espérance, d’amour et de paix. Le monde en a tant besoin!

Que la Vierge Marie nous aide à être des disciples missionnaires du Seigneur Jésus, chacun selon sa vocation.

________________________

À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

Hier a été célébrée la Journée Mondiale du Réfugié, organisée par les Nations Unies, à l’occasion du 75e anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés, créée pour protéger ceux qui sont persécutés et contraints de quitter leur terre, leur foyer et leur famille.

Je souhaite que l’esprit qui a animé la rédaction de cet important instrument international continue aujourd’hui encore d’éclairer la conscience des responsables des nations. Personne ne peut détourner le regard face à ceux qui cherchent protection et sécurité. J’exhorte par ailleurs chacun à accueillir ceux qui sont victimes de persécutions, afin qu’ils puissent vivre en paix, dans la dignité, et envisager l’avenir avec espérance.

Je veux saluer les membres du Catholic Pentecostal International Dialogue. « L’Église croit en priant », et il est très important aujourd’hui de réfléchir ensemble au principe « lex orandi, lex credendi ».

Je vous salue tous chaleureusement, fidèles de Rome et pèlerins venus de différents pays.

En pensant aux pèlerins venus du Brésil, j’assure de mes prières les jeunes qui ont perdu la vie il y a quelques jours dans un accident de la route, dans l’État du Ceará.

Je salue les jeunes de la confirmation de deux paroisses d’Ozieri, en Sardaigne.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche !

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse