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neuvaine à Saint Joseph, premier jour

(du 11 au 19 mars)

Saint Joseph au centre du cimetière de Saint Sigismond (49)

Cette neuvaine est une prière offerte à une intention particulière, répétée neuf jours de suite. Prière en laquelle nous demandons l’intercession de saint Joseph, qui s’adresse à Dieu, qui répond aux appels du Christ Jésus:

« Demandez, et l’on vous donnera… frappez, et l’on vous ouvrira… » (Mat. 7,7 – Luc 11,9) ;

« Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez » (Mat. 21,22) ;

« Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai » (Jean 14,13) ;

« Ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom » (Jean 16,23).

Les témoignages abondent en toute l’histoire de l’Église qui montrent que Dieu se laisse toucher par cette forme de prière.

La discrétion extrême avec laquelle Joseph accomplit le rôle que Dieu lui avait confié met encore davantage en évidence sa foi, qui consista à se placer toujours à l’écoute du Seigneur, en cherchant à comprendre sa volonté, afin d’obéir à celle-ci de tout son cœur et de toutes ses forces.

C’est pourquoi l’Évangile le définit comme un homme « juste » (Mt 1, 19).

En effet, le juste est une personne qui prie, qui vit de la foi et qui cherche à accomplir le bien en chaque circonstance concrète de la vie. » Jean Paul II, Angélus du 17 mars 2002.

Nous allons donc nous tourner vers saint Joseph pendant neuf jours. D’une part pour méditer sur ses vertus et grandir dans celles-ci, d’autre part pour demander sa puissante intercession.

11 MARS, PREMIER JOUR DE LA NEUVAINE :

SAINT JOSEPH, MÉMOIRE DU PÈRE

– Je crois en Dieu…

« Joseph fit comme l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son Épouse; et sans qu’il l’eût connue, elle enfanta un ils, auquel il donna le nom de Jésus. » (Mt 1,24)

Tout arbre a ses racines propres, et chaque arbre donne un fruit qui lui est propre. Mais tout arbre ne se développe pas n’importe où, n’importe comment ! Chaque terre a une consistance, une composition plus riche qu’une autre terre.

Il en est de même de notre filiation : « Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham » (Mt 1,1)

« Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie de laquelle naquit Jésus, que l’on appelle Christ. » (Mt 1,16)

Joseph est mémoire du Père, il reconnaît la voix du Père, se lève la nuit, se retire en Égypte :

« D’Égypte j’ai appelé mon fils » (Os 11,1).

Puis il revient au pays d’Israël :

« De toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël » (Mi 5,1).

Joseph permet donc que s’accomplisse l’oracle des prophètes :

« Lorsqu’ils eurent accompli tout ce qui était conforme à la Loi du Seigneur» (Lc 2,39a)

et « chaque année ses parents se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque » (Lc 2,41).

A l’image de Joseph, puissions-nous vivre nos vies dans l’écoute et le respect de nos pères et mères de la terre afin de faire mémoire de notre créateur au-delà de nos familles humaines.

Ce matin, disons avec saint Joseph :

« Je te fiance à moi pour toujours. Je te fiance à moi pour la justice et le droit, par la grâce et la miséricorde, je te fiance à moi par la fidélité, et toi, tu connaîtras le Seigneur. » ( Os 2,21-22 )

Fils et fille d’homme et de femme, nous nous reconnaissons en fils de Dieu par Jésus-Christ. Nous pouvons dire la prière de Jésus : Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi pêcheur

Prions :

Joseph, comme tu étais le père sur terre de Jésus, je te prends aussi pour père et pour modèle. Je te prie assidument pour que tu viennes à mon secours et prennes ma défense. J’ai besoin de ta protection puissante pour traverser ces temps difficiles. Je me rappelle ta totale soumission au Vouloir de Dieu. Apprends-moi à dire avec un véritable esprit de foi « Que ta Volonté soit faite, ô Seigneur ! ». Je te demande saint Joseph de multiplier cette invocation autant de fois qu’il y a d’hommes, en les rendant tous dociles au Divin Vouloir. Que la force et le courage puissent abonder pour tous ceux qui travaillent à édifier un monde de sagesse selon l’Évangile.

O Saint Joseph, je désire, moi aussi, participer à ce mystère salvifique, pour que le Dieu de l’Incarnation puisse habiter en moi et que je puisse être fidèle à tous ses projets. A ton image, saint Joseph, que je vive ma vie dans l’écoute et le respect de tous ceux et celles que je rencontre. Aide-moi à me recevoir comme fils et fille du Père.

– Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé ; le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux ; vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale Épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen

– Notre Père – 10 Je vous salue Marie – Gloire au Père…

D’après la Lettre aux Amis des Frères Carmes Déchaux

La Reine de toute la création

Marie, la Mère qui a pris soin de Jésus, prend soin désormais de ce monde blessé, avec affection et douleur maternelles. Comme, le cœur transpercé, elle a pleuré la mort de Jésus, maintenant elle compatit à la souffrance des pauvres crucifiés et des créatures de ce monde saccagées par le pouvoir humain. Totalement transfigurée, elle vit avec Jésus, et toutes les créatures chantent sa beauté. Elle est la Femme «enveloppée de soleil, la lune est sous ses pieds, et douze étoiles couronnent sa tête.» (Ap 12, 1). Élevée au ciel, elle est Mère et Reine de toute la création. Dans son corps glorifié, avec le Christ ressuscité, une partie de la création a atteint toute la plénitude de sa propre beauté. Non seulement elle garde dans son cœur toute la vie de Jésus qu’elle conservait fidèlement (cf. Lc 2, 51.51), mais elle comprend aussi maintenant le sens de toutes choses. C’est pourquoi, nous pouvons lui demander de nous aider à regarder ce monde avec des yeux plus avisés.

A côté d’elle, dans la Sainte Famille de Nazareth, se détache la figure de saint Joseph. Il a pris soin de Marie et de Jésus ; il les a défendus par son travail et par sa généreuse présence, et il les a libérés de la violence des injustes en les conduisant en Égypte. Dans l’Évangile, il apparaît comme un homme juste, travailleur, fort. Mais de sa figure, émane aussi une grande tendresse, qui n’est pas le propre des faibles, mais le propre de ceux qui sont vraiment forts, attentifs à la réalité pour aimer et pour servir humblement. Voilà pourquoi il a été déclaré protecteur de l’Église universelle. Il peut aussi nous enseigner à protéger, il peut nous motiver à travailler avec générosité et tendresse pour prendre soin de ce monde que Dieu nous a confié.

Encyclique Laudato si’ n° 241-242

chemin de croix avec la Sainte Mère de Jésus

Christ du chœur – Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse

Seigneur, nous voulons suivre par la pensée le chemin qui t’a conduit au Calvaire.

A suivre cette route, à essayer de retrouver tes souffrances, nous comprendrons mieux ce qu’est le péché, puisqu’il t’a tant coûté.

Nous comprendrons surtout jusqu’à quel point tu nous as aimés, quelle folie sublime tu as faite pour nous.

O Marie, Toi qui as accompagné Jésus sur cette route, rappelle-nous ce que tu as vu, entendu et souffert ; imprime tellement dans nos cœurs les souffrances de Jésus qu’elles y restent toujours gravées.

1ère Station : JÉSUS EST CONDAMNÉ À MORT (<– cliquer pour avoir le chemin de croix de la Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse)

Mère généreuse, lorsque tu as entendu la condamnation à mort tomber des lèvres de Pilate, tu as dit « oui » à la volonté divine, qui se servait d’une autorité humaine pour exiger de toi un terrible sacrifice.

Aide-nous à dire sans hésiter notre « oui » chaque fois qu’un sacrifice nous est demandé, en reconnaissant, dans les événements ou les hommes qui nous l’imposent, une expression du Père céleste. « Oui, Père, me voici tout à toi. »

2ème Station : JÉSUS EST CHARGÉ DE SA CROIX

Vierge Marie, si la chose eût été possible, tu aurais voulu te charger toi-même de la croix, en prenant toute la honte et la douleur sur ton épaule. Mais puisque ton Fils veut la porter tout entière, tu désires au moins t’associer de cœur à sa souffrance.

En nous inspirant un plus grand amour du Christ, stimule notre zèle à nous unir par le cœur à son offrande ; affermis notre volonté de partager son abaissement et sa douleur.

3ème Station : JÉSUS TOMBE POUR LA PREMIÈRE FOIS

Tu vois Jésus tomber sur le sol, et tu sais que par là il veut sauver les hommes de leur misère morale. Par cette chute, il nous a offert son redressement.

Aide-nous à profiter de cette force que nous donne notre Sauveur, et à vouloir vivre dans une grande pureté.

Toi qui n’es jamais tombée dans le péché et qui as toujours gardé ta sainteté immaculée, communique-nous ton ardeur à éviter les moindres fautes pour l’honneur du Christ.

4ème Station : JÉSUS RENCONTRE SA MÈRE

Mère généreuse, Tu désires suivre du plus près possible ton Fils, le rencontrer sans cesse sur ce pénible chemin, car tu veux mettre ton âme à l’unisson de la sienne, lui offrir une entière sympathie et une complète solidarité dans la souffrance.

Sois là également sur notre chemin de croix, tout près de nous, lorsque l’épreuve nous accable ou que sonne l’heure du sacrifice.

Sois là pour nous réconforter, et que ta sympathie maternelle nous encourage à marcher sans faiblir !

Sois là pour éclairer, de ton sourire bon et doux, la route de nos peines !

5ème Station : SIMON DE CYRÈNE AIDE JÉSUS

Cette place sous la croix, à côté de Jésus, imposée à Simon de Cyrène, comme tu l’aurais souhaitée, Mère du Rédempteur ! Et comme tu as soudain aimé cet inconnu, à qui cette place de choix venait d’être accordée ! Lorsqu’elle nous est destinée à nous aussi, montre-nous tout l’amour que nous pouvons y témoigner au Sauveur, toute l’intimité que nous pouvons y trouver avec Lui.

Aide-nous à ne pas nous plaindre, à nous réjouir de pouvoir porter la croix avec Jésus. Qu’alors surtout nous sentions ton regard aimant se poser sur nous !

6ème Station : UNE FEMME ESSUIE LE VISAGE DE JÉSUS

Plus profondément que dans le linge de Véronique, la face de Jésus s’était depuis longtemps imprimée en toi. Tu possédais ce visage en ton âme, pour l’avoir contemplé sans cesse durant de longues années.

Maintenant, sur la route du Calvaire, les traits de ton Fils, défigurés par les mauvais traitements, s’impriment à nouveau en toi, et tu y reconnais l’amour poussé à son paroxysme.

Enseigne-nous la manière de regarder le Christ, de découvrir la profondeur de son amour dans sa face endolorie de crucifié.

7ème Station : JÉSUS TOMBE POUR LA DEUXIÈME FOIS

Mère généreuse, la deuxième chute de Jésus rend plus vive à tes yeux l’impitoyable cruauté de ses adversaires. Mais à cette méchanceté qui accable ton Fils si bon, tu ne réponds que par une bienveillance qui excuse et pardonne. Ta douceur n’a pas un frémissement, elle refuse de s’irriter.

Lorsque nous sommes offensés ou accablés, et que la tentation nous vient d’accuser la méchanceté d’autrui, fais-nous réagir par la douceur, par l’oubli instantané de ce qui nous a fait du mal, par le pardon complet et définitif.

8ème Station : JÉSUS PARLE AUX FEMMES DE JÉRUSALEM

Mère généreuse, en entendant Jésus prédire les malheurs qui frapperaient le peuple juif, tu as partagé sa pitié. Aucune misère ne te laisse insensible.

Toi qui as toujours pris attention aux souffrances d’autrui, tu enveloppes toutes nos détresses humaines dans ton affection maternelle.

Sois pour nous la mère de miséricorde ; sois notre refuge dans nos malheurs et dans nos faiblesses, le refuge où nous soyons assurés de trouver une bienveillance compréhensive.

Plus vive est notre peine, plus entièrement nous nous confions à toi !

9ème Station : JÉSUS TOMBE POUR LA TROISIÈME FOIS

Vierge Marie, la troisième chute est un nouveau coup porté à ton cœur maternel. Bien qu’il soit plus pénible que les précédents, tu ne protestes pas, et tu ne te plains pas que Dieu réclame trop de toi, ou que le sacrifice soit trop cruel.

Tu ne mets aucune limite à ta générosité, et, en voyant ton Fils se relever, tu promets de le suivre jusqu’au bout.

Fais-nous part de cette disposition généreuse, pour que nous ne trouvions jamais excessive l’épreuve qui nous est envoyée et que nous l’acceptions avec un cœur magnanime et persévérant.

10ème Station : JÉSUS EST DÉPOUILLÉ DE SES VÊTEMENTS

Le spectacle du dépouillement complet de ton Fils te fortifie dans ta résolution d’accepter tous les dépouillements voulus par le Père céleste.

Tu te livres même à ce dépouillement suprême, qui consiste à perdre ton unique enfant.

Lorsque le Père céleste nous demande des dépouillements qui nous coûtent beaucoup, fais que nous ne reculions pas devant le sacrifice : que nous donnions avec amour tout ce que Dieu veut nous prendre.

11ème Station : JÉSUS EST CLOUÉ À LA CROIX

Au moment où les clous s’enfoncent dans les mains et les pieds de ton Fils, tu unis ton silence au sien. Ce sont les mains que tu as si souvent serrées autrefois, et les pieds auxquels tu avais appris à se mouvoir. Les coups qu’on y frappe atteignent ton cœur, pais pas un mot n’échappe de tes lèvres.

Apprends-nous le silence dans la douleur : dans les meurtrissures qui nous sont infligées, un silence héroïque qui cache et consomme notre sacrifice intime !

12ème Station : JÉSUS MEURT SUR LA CROIX

Avant d’expirer, Jésus s’adresse à toi en t’indiquant le disciple bien-aimé : « Femme, voici ton fils ! » Tu deviens ainsi la mère de chaque disciple du Maître, notre mère à tous.

Merci, ô Marie, d’accepter cette nouvelle mission maternelle ! C’est un fruit si beau du sacrifice du Sauveur et de ton propre sacrifice !

A l’exemple de saint Jean, nous voudrions pour notre part te prendre chez nous, t’accueillir dans notre vie avec un cœur filial, t’aimer et te faire aimer autour de nous comme notre mère à tous.

13ème Station : JÉSUS EST DÉTACHÉ DE SA CROIX ET REMIS À SA MÈRE

Lorsque tu reçois dans tes bras le corps inanimé de Jésus, ta douleur arrive à son comble. Quel déchirement de contempler, sans vie, ce visage dont tu avais admiré tant de fois la merveilleuse animation !

A ce moment, tu t’abandonnes une fois de plus à la volonté divine, et tu offres ta douleur avec d’autant plus d’amour, pour les âmes à sauver.

Fais-nous voir dans nos sacrifices la volonté du Père et le bien des âmes !

14ème Station : JÉSUS EST MIS AU TOMBEAU

En quittant le tombeau où le corps de Jésus vient d’être placé, tu n’as pas perdu l’espoir. Tu te souviens que ton Fils a prédit sa résurrection, et cette pensée te remplit de confiance.

Lorsque nous sommes tentés de nous laisser aller au découragement, montre-nous la voie de l’espérance ; rappelle-nous comment ton espérance du vendredi, jour où tout semblait perdu, a reçu une infaillible confirmation dans le triomphe du jour de Pâques !

PRIÈRE APRÈS LE CHEMIN DE CROIX

Daigne, Seigneur, jeter un regard de miséricorde sur ta famille ici présente, pour laquelle tu n’as pas hésité à souffrir et à mourir. Accorde-nous, par l’intercession de Marie, notre mère et la tienne, d’être admis après notre mort dans ton royaume.

Dieu tout-puissant et éternel, assiste ton serviteur notre Pape … et conduis-le selon ta bonté dans la voie du salut éternel, afin que par ta grâce il entreprenne ce qui te plaît et l’accomplisse avec succès.

Et toi, Seigneur, mort pour notre salut, daigne admettre dans ton ciel nos frères, nos parents, nos amis, nos bienfaiteurs et tous les chrétiens qui dorment sous le signe de la Croix. Amen.

+ J. GALOT s.j.