Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Angélus: Léon XIV exhorte à la foi en Dieu dépouillée de tout orgueil

Angélus: Léon XIV exhorte à la foi en Dieu dépouillée de tout orgueil

Dans son exhortation précédant la récitation de la prière de l’Angélus, ce dimanche 9 août, place Saint-Pierre, se focalisant sur le miracle de la marche de Jésus sur les eaux lors d’une tempête, le Pape a exhorté la foule de pèlerins à se tourner vers le Seigneur dans les moments sombres et de doute. «La présence de Jésus change tout», a affirmé Léon XIV, conseillant de «ne pas nous enorgueillir face au succès et de ne jamais nous surestimer».
logo-Vatican
logo-Vatican

PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 9 août 2026

_________________________________________

Chers frères et sœurs, bon dimanche !

Aujourd’hui, l’Évangile nous parle de Jésus qui, sur le lac de Galilée, atteint les disciples au milieu d’une tempête, marchant sur les eaux (cf. Mt 14,22-33).

Après le miracle des pains et des poissons (cf. Mt 14,13-21), le Maître exhorte son peuple à monter par bateau et à décoller, tandis qu’Il se retire à la montagne, seul, pour prier. Loin du rivage, cependant, ils se retrouvent à la merci du vent et luttent pour avancer.

Après une expérience réussie, dans laquelle ils avaient été les protagonistes d’un signe prodigieux, ils se retrouvent maintenant impuissants et effrayés face à la menace des vagues et du vent de face.

À la fin de la nuit, Jésus va à leur rencontre sur les eaux troubles, et a peur qu’ils le prennent pour un fantôme (v. 26). Mais Il leur dit: «Allez, c’est moi, n’ayez pas peur!» (v. 27).

La présence du Seigneur change tout: Pierre parvient même à faire quelques pas sur les vagues vers Lui; puis il prend peur, coule et Jésus le sauve. Quand le Maître monte sur le bateau, la tempête se calme, puis la profession de foi jaillit spontanément du cœur des disciples: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!» (v. 33).

Pour y parvenir, il ne leur suffisait pas d’avoir été témoins d’un miracle, ni de réussir devant les gens: ils devaient passer par l’expérience de leur faiblesse et, en lui, reconnaître la présence de Dieu. Ce n’est qu’ainsi qu’ils pourraient vraiment ouvrir les yeux et le cœur à sa proximité, en trouvant la paix même au milieu de la tempête.

Un jour, quelque temps plus tard, Jésus leur dira: «Si vous avez la foi et que vous doutez […], si vous dites à cette montagne: «Lève-toi et jette-toi à la mer», » se produira» (Mt 21,21). Et voici ce qu’ils ont vécu sur le lac: la paix du Christ, qui avait été sur la montagne pour prier, les a atteignit au milieu de la fureur des eaux.

Ce miracle nous enseigne donc une chose importante: tout d’abord ne pas nous exalter face au succès et ne jamais nous assumer de nous-mêmes; et en même temps ne pas désespérer, même dans les moments d’obscurité, quand nous nous sentons impuissants face aux problèmes et, malgré nos efforts, nous semblons aller plus loin que l’avant.

En toute circonstance, Jésus ne nous abandonne pas et, si nous l’accueillons humblement dans le bateau de notre vie – avec la prière, avec les sacrements, avec l’écoute de sa Parole –, en Lui nous trouverons la paix, nous trouverons lumière et force pour notre chemin.

Que Marie nous aide à vivre ainsi, avec un abandon confiant en Dieu, elle qui a été proclamée bénie pour sa foi (cf. Luc 1,45).

___________________________________________

Après l’Angélus

Chers frères et sœurs,

Je continue de suivre avec préoccupation la situation tragique au Soudan, en particulier dans la ville d’el-Obeid. En exprimant ma proximité spirituelle avec tous les peuples de la nation, je renouvelle mon appel à cette autorité pour garantir la population.

En même temps, j’exhorte la communauté internationale à appuyer les efforts visant à parvenir à un cessez-le-feu immédiat. Prions pour que le Seigneur soutienne qui souffre, convertisse le cœur de ceux qui sèment la violence et accorde la paix tant attendue.

Je continue de suivre avec préoccupation la situation tragique au Soudan, en particulier dans la ville d’el-Obeid. En exprimant ma proximité spirituelle avec les peuples de la nation, je renouvelle mon appel aux autorités pour qu’elles assurent des couloirs humanitaires à la population civile. En même temps, j’exhorte la communauté internationale à appuyer les efforts visant à parvenir à un cessez-le-feu immédiat.

Prions le Seigneur pour qu’il soutienne ceux qui souffrent, convertissent le cœur de ceux qui sèment la violence et accordent la paix tant attendue.

Des informations douloureuses faisant état d’innocents tués et blessés en Ukraine et en Russie continuent d’arriver. Des épisodes tragiques se succèdent, en effet, se multiplient, faisant de plus en plus de victimes civiles, y compris des enfants. Je suis proche des familles des victimes, des blessés et de tous ceux qui souffrent du conflit en cours.

Face à tant de douleur, je renouvelle un appel sincère au droit humanitaire pour qu’il soit respecté et que les attaques impliquant des cibles civiles cessent de part et d’autre. La guerre ne fait que générer plus de guerre et cause d’énormes souffrances. Il est temps d’arrêter la spirale de la violence et de laisser de la place à la diplomatie et au dialogue pour ouvrir la voie à la paix.

Et maintenant, je vous souhaite la bienvenue à tous, Romains et pèlerins de différents pays!

Je salue en particulier les jeunes de la communauté Santa Maria Maddalena du diocèse de Milan, qui ont parcouru la Via Francigena de Sienne à Rome; ainsi que les éclaireurs d’Enna, qui ont fait leur camp sur les collines romaines, et les jeunes de Pernumie, diocèse de Padoue.

La présence de nombreux groupes de jeunes, qui choisissent d’engager quelques jours de vacances dans des activités d’entraînement et d’amitié, est un signe d’espoir ; comme l’a été l’événement des jeunes franciscains que j’ai eu la joie de rencontrer jeudi dernier à Assise.

À vous tous, garçons et filles qui m’écoutez, je tiens à vous rappeler qu’en ces jours le calendrier liturgique propose quelques merveilleuses figures de saints, que je vous invite à mieux connaître: Hier le grand Saint Dominique, fondateur des Frères Prédicateurs; aujourd’hui sainte Thérèse Benedicte de la Croix, Édith Stein, carmélite tuée à Auschwitz et sainte co-patronne de l’Europe; demain Saint-Laurent, diacre de l’Église.

Chers jeunes, laissez-vous exciter par ces témoins exemplaires de l’Évangile !

Merci à tous pour votre présence et bon dimanche!

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Sainte Édith Stein – Thérèse Bénédicte de La Croix

Sainte Édith Stein – Carmélite – Martyre à Auschwitz (✝ 1942)

Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix - Édith Stein carmélite martyre en 1942 à Auschwitz
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix – Édith Stein carmélite martyre en 1942 à Auschwitz

Née le 12 octobre 1891 dans le judaïsme, Édith Stein était professeur d’université à Wroclaw (Breslau) et elle se tourna progressivement vers le Christ, malgré les difficultés nées de l’incompréhension de sa famille.

Au temps de l’invasion nazie et de la persécution anti-juive, elle devint carmélite à Cologne traduisant dans sa vie les « sept demeures » de sainte Thérèse d’Avila et s’unissant, par la Croix, aux souffrances de son peuple.

Réfugiée aux Pays-Bas, elle y fut arrêtée au carmel d’Echt, et elle meurt à Oswiecin (Auschwitz) huit jours plus tard, le 9 août 1942. Elle avait partagé la persécution de son peuple, portant le don de soi jusqu’au martyre pour le Christ. Elle a été canonisée à Rome le 11 octobre 1998.

« Inclinons-nous profondément devant ce témoignage de vie et de mort livré par Edith Stein, cette remarquable fille d’Israël, qui fut en même temps fille du Carmel et sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix, une personnalité qui réunit pathétiquement, au cours de sa vie si riche, les drames de notre siècle. Elle est la synthèse d’une histoire affligée de blessures profondes et encore douloureuses, pour la guérison desquelles s’engagent, aujourd’hui encore, des hommes et des femmes conscients de leurs responsabilités; elle est en même temps la synthèse de la pleine vérité sur les hommes, par son cœur qui resta si longtemps inquiet et insatisfait, « jusqu’à ce qu’enfin il trouvât le repos dans le Seigneur » « . Ces paroles furent prononcées par le Pape Jean-Paul II à l’occasion de la béatification d’Édith Stein à Cologne, le 1 mai 1987.

Pour elle, la femme est appelée à « chercher le chemin menant d’Ève à Marie » : elle se voit assigner la mission particulière de rétablir « la nature féminine dans sa pureté, dont ‘l’archétype’ est la Vierge-Marie. »

Qui fut cette femme? (voir page 2)

Neuvaine pour l’Assomption – 3ème jour : La contemplation

Neuvaine pour l’Assomption – 3ème jour : La contemplation

Umanita di Dio Matta el Meskin
Umanita di Dio Matta el Meskin

La contemplation est une caractéristique essentielle et permanente de Marie. À la naissance de Jésus, alors que les bergers parlent et racontent tout ce qui leur a été dit sur « cet Enfant », Marie, elle, conserve avec soin, tous ces souvenirs et les médite en son cœur.

Le Magnificat est un fruit évident de l’esprit contemplatif de Marie. Quand nous voulons pénétrer dans l’âme priante de Notre Dame, nous méditons le Magnificat : c’est le chant de gratitude, de joie, de louange de Marie « la pauvre ».

Parcourant l’histoire du Salut, Marie, en sa contemplation profonde, célèbre la fidélité de Dieu envers Israël, son serviteur, et les merveilles accomplies dans sa petitesse de servante.

En Marie, la contemplation est œuvre de l’Esprit Saint qui a engendré en elle la Parole. De la profondeur sereine de cette contemplation, Marie perçoit simultanément la présence de Dieu en elle et les impératifs du service de ses frères. « Marie partit et se rendit en hâte… »

Oraison

Béni sois-tu, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ : En lui, Soleil levant et lumière victorieuse, tu viens nous visiter. Accorde-nous de reconnaître ta venue, et, avec la Vierge Marie, nous t’exalterons en ce jour et dans les siècles des siècles.