Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Angélus: dans la pénombre de l’Histoire, les Béatitudes répandent la lumière

Angélus: dans la pénombre de l’Histoire, les Béatitudes répandent la lumière

Lors du premier Angélus de février, Léon XIV a enjoint les fidèles rassemblés place Saint-Pierre à méditer sur les Béatitudes (Mt 5, 1-12), qui rappellent que «Jésus transforme l’amertume des épreuves en joie des rachetés».
logo-Vatican
logo-Vatican

PAPE LÉON XIV

ANGELUS

Place Saint-

Dimanche 1er février 2026

___________________________________

Chers frères et sœurs, bon dimanche !

La liturgie d’aujourd’hui proclame une page splendide de la Bonne Nouvelle que Jésus annonce à toute l’humanité : l’Évangile des Béatitudes (Mt 5, 1-12). Ce sont là, en effet, des lumières que le Seigneur allume dans les ténèbres de l’histoire, révélant le plan de salut que le Père accomplit par le Fils, avec la puissance du Saint-Esprit.

Sur la montagne, le Christ donne à ses disciples la loi nouvelle, celle qui est inscrite dans les cœurs et non plus sur la pierre : une loi qui renouvelle nos vies et les rend bonnes, même lorsqu’aux yeux du monde elles paraissent ratées et misérables. Seul Dieu peut véritablement appeler bienheureux les pauvres et les affligés (cf. vv. 3-4), car Il est le Bien suprême qui se donne à tous avec un amour infini.

Seul Dieu peut combler ceux qui recherchent la paix et la justice (cf. vv. 6.9), car Il est le juste juge du monde, l’auteur de la paix éternelle. C’est en Dieu seul que les doux, les miséricordieux et les cœurs purs trouvent la joie (vv. 5.7-8), car Il est l’accomplissement de leurs aspirations.

Dans la persécution, Dieu est la source de la rédemption ; dans le mensonge, Il est l’ancre de la vérité. C’est pourquoi Jésus proclame : « Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse !» (v. 12).

Ces Béatitudes demeurent un paradoxe seulement pour ceux qui croient que Dieu est différent de la manière dont le Christ le révèle. Ceux qui s’attendent à ce que les puissants soient toujours maîtres de la terre sont surpris par les paroles du Seigneur. Ceux qui ont l’habitude de penser que le bonheur appartient aux riches pourraient croire que Jésus est dans l’erreur.

Pourtant, l’illusion réside précisément dans le manque de foi en Christ : Il est le pauvre qui partage sa vie avec tous, le doux qui persévère dans la souffrance, l’artisan de paix persécuté jusqu’à la mort sur la croix.

C’est ainsi que Jésus éclaire le sens de l’histoire : non pas l’histoire écrite par les vainqueurs, mais celle que Dieu accomplit en sauvant les opprimés. Le Fils pose un regard lucide sur le monde, empreint de l’amour du Père ; à l’inverse, comme l’a dit le pape François, se trouvent « les artisans de l’illusion. Nous ne devons pas les suivre, car ils sont incapables de nous donner l’espérance » (Angelus, 17 février 2019).

Dieu, au contraire, offre cette espérance en premier lieu à ceux que le monde rejette comme désespérés.

Ainsi, chers frères et sœurs, les Béatitudes deviennent pour nous un critère de bonheur et nous invitent à nous interroger : le considérons-nous comme un accomplissement à acquérir ou comme un don à partager ? Le plaçons-nous dans des objets de consommation ou dans les relations qui nous accompagnent ?

C’est en effet « pour l’amour du Christ » (cf. v. 11) et grâce à Lui que l’amertume des épreuves se change en joie des rachetés : Jésus ne parle pas d’une consolation lointaine, mais d’une grâce constante qui nous soutient toujours, surtout dans l’affliction.

Les Béatitudes élèvent les humbles et dispersent les orgueilleux dans les pensées de leur cœur (cf. Luc 1, 51-52). C’est pourquoi nous implorons l’intercession de la Vierge Marie, servante du Seigneur, que toutes les générations proclament bienheureuse.

____________________

Après l’Angélus

Chers frères et sœurs,

J’ai appris avec une grande inquiétude la montée des tensions entre Cuba et les États-Unis d’Amérique, deux pays voisins. Je m’associe au message des évêques cubains, invitant tous les dirigeants à promouvoir un dialogue sincère et constructif, à éviter la violence et toute action susceptible d’accroître les souffrances du cher peuple cubain.

Que la Vierge de Charité d’El Cobre assiste et protège tous les enfants de cette terre bien-aimée !

Je vous assure de mes prières pour les nombreuses victimes du glissement de terrain survenu dans une mine du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo. Que le Seigneur soutienne ces personnes qui souffrent tant !

Nous prions également pour les défunts et pour ceux qui souffrent des tempêtes qui ont frappé le Portugal et le sud de l’Italie ces derniers jours. N’oublions pas non plus le peuple du Mozambique, durement touché par les inondations.

Aujourd’hui en Italie marque la « Journée nationale des victimes civiles de la guerre et des conflits dans le monde ». Cette initiative arrive malheureusement à point nommé : chaque jour, des victimes civiles sont recensées suite à des actions armées qui violent ouvertement la morale et le droit. Les morts et les blessés d’hier et d’aujourd’hui seront véritablement honorés lorsque cette injustice intolérable prendra fin.

Vendredi prochain débutent les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, suivis des Jeux paralympiques. J’adresse mes meilleurs vœux aux organisateurs et à tous les athlètes. Ces grands événements sportifs véhiculent un puissant message de fraternité et ravivent l’espoir d’un monde en paix.

C’est aussi le sens de la Trêve olympique, une coutume ancestrale qui accompagne les Jeux. J’espère que ceux qui ont à cœur la paix entre les peuples et qui détiennent l’autorité sauront, à cette occasion, faire des gestes concrets de détente et de dialogue.

Je vous salue tous, chers Romains et pèlerins venus de tous les pays !

Je suis particulièrement heureux d’accueillir les membres du mouvement Lumière-Vie du diocèse de Siedlce, en Pologne, accompagnés de l’évêque auxiliaire.

Je salue les groupes de fidèles du Paraná, en Argentine ; de Chojnice, Varsovie, Wrocław et Wagrowiec, en Pologne ; de Pula et Sinj, en Croatie ; de Guatemala ; et de San Salvador ; ainsi que les étudiants de l’Institut Rodríguez Moñino de Badajoz et ceux de Cuenca, en Espagne.

Je salue également les dévots de Notre-Dame des Miracles de Corbetta, près de Milan. Je vous remercie du fond du cœur pour vos prières et vous souhaite un bon dimanche !

Texte traduit et présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Prier avec Notre-Dame de Bonaria

Prier avec Notre-Dame de Bonaria

La Basilique Notre-Dame de Bonaria, à Cagliari, est le sanctuaire marial le plus important de Sardaigne pour l’Église catholique. Un sanctuaire dont en Argentine la ville natale du Pape François, Buenos Aires, tire son nom, choisi au XVI° siècle par des marins sardes qui avaient une dévotion pour Notre Dame de Bonaria.

Le Sanctuaire est constitué d’une petite église, à côté de laquelle s’en trouve une plus grande, élevée au titre de basilique mineure par Pie XI en 1926. Le sanctuaire est géré par l’Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci qui occupe le couvent proche.

Notre-Dame de Bonaria
Notre-Dame de Bonaria

Sainte Vierge et Notre-Dame de Bonaria,
à vous, avec une telle confiance, je consacre chacun de vos enfants.
Vous nous connaissez et nous savons que vous nous aimez beaucoup.

Aujourd’hui, après avoir adoré votre Fils Jésus-Christ,
notre frère aîné et notre Dieu,
Je vous demande de tourner votre regard sur tous et sur chacun.

S’il vous plaît pour chaque famille
de cette ville et de cette région.

Je vous invoque pour les enfants et les jeunes,
pour les personnes âgées et les malades;
pour ceux qui sont seuls
et pour ceux qui sont en prison;
pour ceux qui ont faim
et pour ceux qui n’ont pas d’emploi;
pour ceux qui ont perdu espoir
et pour ceux qui n’ont aucune foi.
Je vous prie également pour les dirigeants et les éducateurs.

Pape François -Acte de consécration à Notre-Dame de Bonaria, Cagliari, 22 septembre 2013


© Copyright – Libreria Editrice Vaticana

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Sœurs Marie Anne Vaillot et Odile Baumgarten, martyres

Bienheureuses martyres,
sœurs Marie Anne Vaillot et Odile Baumgarten,
Filles de la Charité

En 1793-1794, en pleine Révolution, la Terreur faisait rage dans toute la France; elle était particulièrement virulente dans les régions de l’Ouest où les paysans avaient pris les armes pour défendre leur foi. Plus de 200 prêtres et religieux furent tués ou moururent en prison pour avoir refusé de prêter le serment à la Constitution civile du Clergé qui séparait l’Église de France de celle de Rome.

médaillon Soeurs d'angers Marie-Anne et Odile, martyres - Chapelle rue du Bac
médaillon Sœurs d’Angers Marie-Anne et Odile, martyres – Chapelle rue du Bac

De nombreux laïcs furent condamnés à mort parce qu’ils voulaient rester fidèles à Jésus Christ dans l’Église. Parmi ces martyrs, deux Filles de la Charité de l’hôpital Saint Jean d’Angers, furent fusillées le 1er février 1794.

Sœur Marie Anne Vaillot, née à Fontainebleau le 13 mai 1734 est entrée chez les Filles de la Charité le 25 septembre 1761. Elle avait à l’hôpital d’Angers la charge de l’économat

Sœur Odile Baumgarten, née à Gondrexange en Lorraine le 15 novembre 1750 est entrée chez les Filles de la Charité 4 août 1775. A l’hôpital d’Angers, elle était responsable de pharmacie.

A cause de leur influence spirituelle et morale dans la Communauté, ces deux Sœurs furent choisies comme premières victimes. Sœur Marie Anne et Sœur Odile ont été béatifiées par Jean Paul II avec 97 autres martyrs d’Angers le 19 févier 1984.

Homélie du pape Jean Paul II au jour de la béatification :
Lire la suite →