Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

LE SAINT NOM DE JÉSUS

LE SAINT NOM DE JÉSUS

Le Christ - tympan du Jugement dernier - abbatiale sainte Foy - Conques (XIIe s)
Le Christ – tympan du Jugement dernier – abbatiale sainte Foy  – Conques (XIIe s)

Le Saint nom de Jésus devant qui tout genou, aux cieux, sur terre et dans l’abîme doit fléchir, ce divin nom est plein de richesse.

Il est la source de la sainteté la plus haute et le secret du plus grand bonheur que l’homme puisse espérer connaître sur cette terre.

Il est si puissant, si assuré, qu’il ne manque jamais de produire en nous les plus merveilleux effets.

Il console le cœur le plus affligé et rend fort le pécheur le plus faible. Il nous obtient toutes sortes de faveurs et de grâces, spirituelles et temporelles.

Cherchons à comprendre le sens et la valeur du nom de Jésus et prenons l’habitude de le dire avec dévotion, fréquemment, chaque jour. Loin de devenir un fardeau, il nous procurera une joie et une consolation immense. Car en Jésus c’est bien nous que Dieu sauve.

La dévotion au nom de Jésus va surtout se répandre au XIIe siècle avec saint Bernard de Clairvaux (1090-1153). Voici un texte du célèbre cistercien tiré de son sermon 15 du Cantique des Cantiques:

« Le nom de Jésus n’est pas seulement lumière, il est encore nourriture. N’en êtes-vous pas tout réconfortés, chaque fois que vous y pensez ? Rien n’alimente mieux l’âme plongée dans la méditation. Rien ne parvient aussi bien à ranimer les sens épuisés, à susciter des forces neuves, à donner de la sève aux bonnes mœurs et aux sentiments purs. »

« Toute nourriture de l’âme est sèche si elle n’est trempée de cette huile, insipide si ce sel ne l’assaisonne. Ce que vous écrivez est lettre morte pour moi, si je n’y lis le nom de Jésus. Vos paroles dans la controverse ou la discussion me lassent, quand vous ne prononcez pas le nom de Jésus. Jésus est du miel dans notre bouche, une mélodie à nos oreilles, un chant de joie pour notre cœur. »

« Et enfin, ce nom est un remède. L’un de vous est triste : que le nom de Jésus lui vienne au cœur et que de là il lui monte aux lèvres ; aussitôt, à la lumière de ce nom, les nuages se dissipent, le beau temps réapparaît. Ou bien, voici quelqu’un qui a commis une faute grave ; désespéré il court à la mort, mais il lui suffira d’invoquer le nom de vie pour reprendre goût à la vie. »

« Devant ce nom salutaire, nul ne peut garder sa dureté de cœur habituelle, sa torpeur, ses rancunes ou sa somnolence. Si la source des larmes est tarie, il suffit d’invoquer Jésus pour qu’aussitôt elle jaillisse à nouveau, abondante et douce ». (Saint Bernard, Œuvres mystiques. Préface et traduction d’Albert Béguin. Paris, Seuil, 1953 (1967), p. 200-201).

Voir aussi une autre méditation sur le nom de Jésus

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Bienheureuse Sœur Marta Wiecka

Bienheureuse Sœur Marta Wiecka

Marta Wiecka (1874-1904) est une Sœur de la Compagnie des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul dont la mémoire est célébrée le 2 janvier.

Bienheureuse Sœur Marta Wiecka
Bienheureuse Sœur Marta Wiecka

Il y a une tombe à Sniatyn en Ukraine  qui, même durant la période la plus difficile du communisme, n’a cessé d’être comme ‘le centre spirituel’ pour les gens de la région. Encore, de nos jours, la tombe est décorée de fleurs, de tissus brodés (ruczniki) selon la tradition ukrainienne, et des bougies brûlent continuellement.

Devant cette tombe ont prié : latins, uniates, arméniens, orthodoxes. Quelque soit la religion, cette tombe a toujours été respectée. Et cette situation dure depuis plus de 100 ans et encore de nos jours.

Les gens sont convaincus, que cette Sœur enterrée là, est sainte et cette opinion se répand de plus en plus. Cette Sœur, qui donc était-elle, elle que les habitants appellent ‘Matuszka‘ et à qui ils confient leurs problèmes ?

D’après Nominis

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La Béatification de Sœur Marta Wiecka a eu lieu à Lviv (Ukraine) le 24 mai 2008 :

… »Née le 12 janvier 1874 à Nowy Wiec, au Nord de la Pologne, elle est arrivée à la Maison Provinciale des Filles de la Charité, à Cracovie, en avril 1892. Le 26 avril 1893, sœur Marta Wiecka fut envoyée ici, à Lvov, pour travailler dans un hôpital public, connu comme ‘pijarzy’ (Frères des écoles pieuses).

Sa vie était simple et humble; partout où elle travaillait – à Lvov, Podhajce, Bochnia, Sniatyn – elle s’est fait remarquer pour son amour du Christ et du prochain, totalement offerte au service des gens. Quand la Pologne et l’Ukraine ont été privées de leur nationalité et que les peuples furent persécutés dans leur langue et leur foi, cette jeune religieuse a été envoyée en Galicja, où le peuple a commencée à l’appeler ‘la Sainte Sœur de Sniatyn’. »

« Vous connaissez l’héroïsme de sœur Marta qui, à l’hôpital de Sniatyn, est allée faire la désinfection de la chambre d’isolement d’une malade du typhus à la place d’un employé de l’hôpital. Elle voulait ainsi le protéger du danger de cette maladie mortelle, dont elle sentit dès le lendemain les premiers symptômes, et dont elle ne réchappa malheureusement pas, malgré les traitements… »

Homélie du Cardinal Tarcisio Bertone à la béatification de sœur Marta Wiecka

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Saints Basile le Grand et Grégoire de Naziance

Saints Basile le Grand et Grégoire de Naziance

Basile le Grand
Basile le Grand  (329-379)
Grégoire de Nazianze, fresque de Kariye Camii, Constantinople
Grégoire de Nazianze, +370 fresque de Kariye Camii, Constantinople

Mémoire des saints Basile le Grand et Grégoire de Naziance, évêques et docteurs de l’Église. Tous deux sont nés en Cappadoce : Basile dans une famille de dix enfants qui deviendront presque tous des saints ; Saint Grégoire dans le foyer d’un juif converti qui deviendra évêque.

Ils se rencontrent à Athènes, lors de leurs études, et désormais ils se lient d’une grande amitié. La même foi et le même désir de perfection animent les deux étudiants. De retour en Cappadoce, ils font des projets monastiques, mais l’Église a besoin d’évêques dynamiques en cette période troublée par les hérésies.

Basile, évêque de Césarée en Cappadoce, appelé Grand pour sa doctrine et sa sagesse, défendit la foi trinitaire et enseigna aux moines la méditation des Écritures, le labeur de l’obéissance et la charité fraternelle. Il organisa leur vie par des règles qu’il avait lui-même rédigées et qui sont encore en vigueur dans les monastères ‘basiliens’. Par ses écrits excellents, il instruisit les fidèles et se distingua par son souci pastoral des pauvres et des malades. Il mourut le premier janvier 379.

Grégoire, son ami, évêque successivement de Sasimes, de Naziance, et patriarche de Constantinople, défendit avec beaucoup d’ardeur la divinité du Verbe, ce qui lui valut d’être appelé le Théologien. Chassé de Constantinople, il finira solitaire, composant d’admirables poèmes que la liturgie utilise encore. Il mourut le 25 janvier 370. L’Église se réjouit de célébrer la mémoire conjointe de si grands docteurs.

Prière du Soir de Saint Basile le Grand : 

Tu es béni, Maître tout-puissant, Tu as illuminé le jour de la lumière du soleil et la nuit des lueurs éclatantes du feu. Tu nous as donné de parcourir l’étendue du jour et de nous approcher du début de la nuit ; entends notre prière et celle de tout ton peuple. Accorde-nous de pardon de nos fautes volontaires et involontaires ; reçois nos prières du soir et envoie sur ton héritage ton immense miséricorde et ta tendresse.

Protège-nous par tes saints anges, revêts-nous des armes de justice, entoure-nous de la vérité, défends-nous de toute oppression et de toute embûche ; accorde-nous que ce soir et cette nuit soient parfaits, saints, paisibles, sans péché, sans scandale, sans imagination malsaine, aujourd’hui et tous les jours de notre vie, par les prières de la très sainte Mère de Dieu et de tous les saints qui depuis la création te furent agréables. Amen.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse