Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Audience générale: l’Église, signe et instrument de réconciliation avec Dieu

Audience générale: l’Église, signe et instrument de réconciliation avec Dieu

Ce mercredi des cendres, le Pape Léon a poursuivi sa série de catéchèses sur le Concile Vatican II. Après avoir médité sur divers aspects de la révélation divine, le souverain Pontife invite à partir de ce début de carême, à approfondir la Constitution dogmatique sur l’Église Lumen Gentium. La méditation a porté sur l’Église, signe et instrument de réconciliation avec Dieu et toute l’humanité.
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LÉON XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 18 février 2026

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Catéchèse. Les documents du Concile Vatican II

II. La Constitution dogmatique Lumen Gentium
1. Le mystère de l’Église, sacrement de l’union avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain

Chers frères et sœurs, bonjour, et bienvenue !

Le Concile Vatican II, dont nous étudions actuellement les documents dans nos catéchèses, a tout d’abord cherché à expliquer l’origine de l’Église lorsqu’il a voulu la décrire. Pour ce faire, dans la Constitution dogmatique Lumen Gentium, approuvée le 21 novembre 1964, il a puisé dans les Lettres de saint Paul le terme « mystère ».

En choisissant ce mot, il ne voulait pas dire que l’Église est quelque chose d’obscur ou d’incompréhensible, comme cela arrive couramment lorsqu’on entend prononcer le mot « mystère ». C’est exactement le contraire : en effet, lorsque saint Paul utilise ce mot, surtout dans la Lettre aux Éphésiens, il veut désigner une réalité qui était auparavant cachée et qui a maintenant été révélée.

Il s’agit du dessein de Dieu qui a un but : unifier toutes les créatures grâce à l’action réconciliatrice de Jésus-Christ, action qui s’est accomplie dans sa mort sur la croix. Cela s’expérimente tout d’abord dans l’assemblée réunie pour la célébration liturgique : là, les différences sont relativisées, ce qui compte, c’est d’être ensemble, parce qu’attirés par l’amour du Christ, qui a abattu le mur de séparation entre les personnes et les groupes sociaux (cf. Ep 2, 14).

Pour saint Paul, le mystère est la manifestation de ce que Dieu a voulu réaliser pour l’humanité tout entière et se fait connaître dans des expériences locales, qui s’étendent progressivement jusqu’à inclure tous les êtres humains et même le cosmos.

La condition humaine est une fragmentation que les êtres humains ne sont pas en mesure de réparer, bien que le désir d’unité habite leur cœur. C’est dans cette condition que s’inscrit l’action de Jésus-Christ qui, par l’Esprit Saint, vainc les forces de la division et le Diviseur lui-même.

Se retrouver ensemble pour célébrer, après avoir cru à l’annonce de l’Évangile, est vécu comme une attraction exercée par la croix du Christ, qui est la manifestation suprême de l’amour de Dieu ; c’est se sentir convoqués ensemble par Dieu : c’est pourquoi on utilise le terme ekklesía, c’est-à-dire l’assemblée des personnes qui reconnaissent être convoquées. Il y a donc une certaine coïncidence entre ce mystère et l’Église : l’Église est le mystère rendu perceptible.

Cette convocation, précisément parce qu’elle est mise en œuvre par Dieu, ne peut toutefois se limiter à un groupe de personnes, mais est destinée à devenir l’expérience de tous les êtres humains. C’est pourquoi le Concile Vatican II, au début de la Constitution Lumen Gentium, affirme ainsi : « L’Église est, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire le signe et l’instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (n° 1).

L’utilisation du terme “sacrement” et l’explication qui en découle visent à indiquer que l’Église est, dans l’histoire de l’humanité, l’expression de ce que Dieu veut réaliser ; ainsi, en la regardant, on saisit dans une certaine mesure le dessein de Dieu, le mystère : en ce sens, l’Église est un signe.

En outre, au terme “sacrement” s’ajoute celui d’“instrument”, précisément pour indiquer que l’Église est un signe actif. En effet, lorsque Dieu agit dans l’histoire, il implique dans son activité les personnes qui sont les destinataires de son action. C’est par l’Église que Dieu atteint son objectif d’unir les personnes à lui et de les réunir entre elles.

L’union avec Dieu trouve son reflet dans l’union des personnes humaines. Telle est l’expérience du salut. Ce n’est pas un hasard si, dans la Constitution Lumen Gentium, au chapitre VII consacré à la nature eschatologique de l’Église en pèlerinage, au n° 48, on utilise à nouveau la description de l’Église comme sacrement, avec la précision “de salut”:

« En effet, dit le Concile, le Christ, élevé de terre a tiré à lui tous les hommes (cf. Jn 12, 32 grec) ; ressuscité des morts (cf. Rm 6, 9), il a envoyé sur ses Apôtres son Esprit de vie et par lui a constitué son Corps, qui est l’Église, comme le sacrement universel du salut ; assis à la droite du Père, il exerce continuellement son action dans le monde pour conduire les hommes vers l’Église, se les unir par elle plus étroitement et leur faire part de sa vie glorieuse en leur donnant pour nourriture son propre Corps et son Sang».

Ce texte permet de comprendre le rapport entre l’action unificatrice de la Pâque de Jésus, qui est mystère de passion, mort et résurrection, et l’identité de l’Église. En même temps, il nous rend reconnaissants d’appartenir à l’Église, corps du Christ ressuscité et unique peuple de Dieu en pèlerinage dans l’histoire, qui vit comme une présence sanctifiante au milieu d’une humanité encore divisée, signe efficace d’unité et de réconciliation entre les peuples.

* * *

Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les élèves des diverses écoles de Paris et de toute la France, les groupes de jeunes et les pèlerins de Côte d’Ivoire.

Chers amis, appartenir à l’Église est une grâce qu’il vous appartient de faire fructifier car elle est une présence sanctifiante au milieu d’une humanité encore fragmentée, mais qui aspire à l’unité.

Je vous bénis et vous souhaite un bon carême !

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Résumé de la catéchèse du Saint-Père :

Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !

Aujourd’hui, nous abordons la Constitution dogmatique Lumen Gentium sur l’Église pour nous intéresser à son origine. Parler du « mystère » de l’Église ne revient pas à parler de quelque chose d’obscur ou d’incompréhensible mais d’une réalité qui, auparavant cachée, est désormais révélée. Cette réalité est le dessein de Dieu, son projet d’unir toutes les créatures dans le Christ.

Attirés par la Croix, comme manifestation suprême de l’amour de Dieu, les hommes sont convoqués en assemblée, ekklesia, par Dieu. En effet, lorsque Dieu agit dans l’histoire, il implique dans son activité les personnes. Par l’Église, Dieu unit les hommes à lui et les réunit entre eux car le désir d’unité habite le cœur humain.

L’Église, nous dit encore le Concile, est dans le Christ comme un sacrement de salut, c’est-à-dire signe et instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité du genre humain. Par elle, le Christ œuvre continuellement dans le monde pour faire participer les hommes à sa vie glorieuse, par la nourriture de son corps et de son sang.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Notre-Dame de la Confiance

Notre-Dame de la Confiance

Notre-Dame de la Confiance Abbaye de la Trappe
Notre-Dame de la Confiance Abbaye de la Trappe

PAPE défunt BENOÎT XVI :

Le jour de la Vierge de la Confiance, nous voyons précisément en elle une personne qui est réellement nouvelle, qui est réellement transformée, qui est réellement sacrifice vivant. La Vierge voit la volonté de Dieu, elle vit dans la volonté de Dieu, elle dit «oui», et ce «oui» de la Vierge est tout son être, et ainsi elle nous montrer la route, elle nous aide.

En ce jour, nous prions la Vierge, qui est l’icône vivante de l’homme nouveau. Qu’Elle nous aide à transformer, à laisser transformer notre être, à être réellement des hommes nouveaux, à être également ensuite, si Dieu le veut, des pasteurs de son Église.

C’est toujours une grande joie pour moi d’être avec vous sous le signe de la Vierge de la Confiance. En nous aidant et en nous accompagnant, Elle nous donne réellement la certitude d’être toujours aidés par la grâce divine, et ainsi nous allons de l’avant!

Enfin, nous voulons rendre grâce à Dieu, car il nous a montré son visage dans le Christ, parce qu’il nous a donné la Vierge, il nous a donné les saints, il nous a appelés à être un seul corps, un seul esprit avec Lui. Et nous prions pour qu’il nous aide à être toujours plus introduits dans cette communion avec sa volonté, pour trouver ainsi, avec la liberté, l’amour et la joie.

Madone de la confiance
Madone de la confiance

Dieu vous appelle à être saints, que la sainteté soit le secret du vrai succès de votre ministère pastoral. Dès à présent la sainteté doit constituer l’objectif de chacun de vos choix et de chacune de vos décisions. Confiez ce désir et cet engagement quotidien à Marie, Mère de la Confiance!

Ce titre si apaisant correspond à l’invitation évangélique répétée:  « Sois sans crainte » adressée par l’Ange à la Vierge (cf. Lc 1, 29), puis très souvent par Jésus à ses disciples. « Sois sans crainte, car je suis avec toi », dit le Seigneur. Dans l’icône de la Vierge de la Confiance, où l’enfant indique la Mère, il semble que Jésus ajoute:  « Regarde ta Mère et sois sans crainte ».

PAPE émérite BENOÎT XVI 15 février 2008 et  20 février 2009 VISITE AU GRAND SÉMINAIRE PONTIFICAL ROMAIN À L’OCCASION DE LA FÊTE DE LA VIERGE DE LA CONFIANCE

© Copyright – Libreria Editrice Vaticana

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Pourquoi célébrer la chaire de saint Pierre  ? Triduum 2

Pourquoi célébrer la chaire de saint Pierre  ? Triduum 2

Le Bernin – la chaire de saint Pierre
Le Bernin – la chaire de saint Pierre

L’Église, dans tout son culte, proclame sa foi selon l’adage attesté au v siècle par Prosper d’Aquitaine, « Lex orandi, lex credendi ». « La loi de la prière est la loi de la foi, l’Église croit comme elle prie. La Liturgie est un élément constituant de la sainte et vivante Tradition » (Catéchisme de l’Église Catholique n° 1124). Cependant, les fidèles ont régulièrement à professer leur foi : chaque dimanche ainsi qu’aux grandes fêtes, après l’évangile et l’homélie, on dit le Credo.

D’après la Présentation générale du Missel romain (2002), « le Symbole, ou profession de foi, vise à ce que tout le peuple rassemblé réponde à la parole de Dieu annoncée dans les lectures de la Sainte Écriture et expliquée dans l’homélie, et, en professant la règle de la foi dans une formule approuvée pour l’usage liturgique, se rappelle et professe les grands mystères de la foi avant que ne commence leur célébration dans l’Eucharistie » (n° 67).

L’Église le fait d’abord par le symbole dit de Nicée-Constantinople. Il ne s’agit pas d’une composition liturgique, mais d’un résumé de la foi défini par les conciles de Nicée (325) et Constantinople (381), approuvé par celui de Chalcédoine (451). Réservé d’abord au baptême, le symbole fut prescrit à chaque messe solennelle par le patriarche Timothée de Constantinople (511-517). De là, il se répandit en Orient et dans l’Empire franc.

« Daigne accepter, Seigneur la prière de ton Église : elle tient de l’enseignement de Pierre une foi inébranlable ; permets qu’en demeurant sous sa conduite elle parvienne à l’héritage éternel. Par Jésus Christ, notre Seigneur. » (Prière sur les offrandes)

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse