Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS DOUZIÈME JOUR

Premier désir du Cœur de Jésus : LA GLOIRE DE SON PÈRE

 

Notre Père
Notre Père

Glorifier son Père en le faisant connaître, aimer et servir, voilà quel était l’objet de toutes les affections du Cœur de Jésus, le mobile de toutes ses actions, la fin de toutes ses souffrances.

Non seulement en entrant dans le monde, mais à chacun des mystères qu’il accomplissait, à chaque pas qu’il faisait dans sa carrière, il redisait continuellement : « Me voici ô mon Père, me voici ; que veux-tu que je fasse pour te glorifier ? J’ai gravé celle loi au fond de mon cœur, elle sera toujours ma règle. »

Il ne s’inquiétait ni de lui-même, ni de ses intérêts, ni de sa propre gloire, « Ma gloire n’est rien, dit-il, je ne me préoccupe que de la gloire de mon Père. » Quel zèle admirable ! Quelle pureté d’amour I En effet, le Cœur de Jésus supporte pour lui le mépris, les humiliations, les opprobres.

Il impose silence à ceux qui le louent et se dérobe à ceux qui le cherchent pour le faire roi, tandis qu’il va au-devant des bourreaux qui lui apportent des chaînes et une croix, au jour de sa Passion.

C’est qu’en acceptant les humiliations, la couronne d’épines et le gibet infâme, il glorifie son Père, et que la royauté sanglante du Calvaire, vers laquelle il marche ardemment, établira la gloire de Dieu dans tout l’univers. Alors, il pourra s’écrier au dernier jour : « Père, j’ai consommé l’œuvre que tu m’as donnée à faire ; ta gloire rayonne dans le monde entier. »

Considérez qu’il est impossible d’aimer Dieu et de ne pas s’intéresser à sa gloire. Des milliers d’apôtres, des missionnaires, des femmes héroïques, ont sacrifié leur pays, leurs familles, leurs biens, leur vie même pour faire connaître, aimer et servir Dieu par l’enfance, par la jeunesse, par tous les âges de la vie.

C’est que ces grandes âmes savaient aimer ; c’est qu’elles disaient tous les jours, avec un cœur saintement jaloux de l’honneur et de la gloire de Dieu : « O Père, qui es aux cieux, puisse ton nom être sanctifié, exalté et béni ! Puisse ton règne s’établir dans tous les cœurs et dominer toutes les affections ! Puisse ta volonté être partout respectée, être partout aimée sur la terre, comme elle l’est dans le Ciel!»

Examinons si ces sentiments sont les nôtres ; si nous n’avons pas préféré à la plus grande gloire de Dieu notre repos, nos intérêts ; si nous ressentons jusqu’au fond de l’âme les maux de l’Église, de manière à pouvoir dire comme le Psalmiste : « Les outrages qu’on te fait, ô mon Dieu, sont tombés sur moi. »

— Nous retiendrons pour bouquet spirituel, ce que les Actes des Apôtres disent de saint Paul : Il sentait bouillonner son cœur en voyant la ville d’Athènes livrée à l’idolâtrie.

PRIÈRE

Fais, Seigneur, que ta gloire soit aussi le but de toutes nos pensées, de toutes nos paroles, de toutes nos œuvres, et que nous prenions pour devise ce mot sublime : Tout à la plus grande gloire de Dieu. O Jésus, allume en nous ce zèle divin, afin qu’il nous consume, entièrement livrés aux ardeurs de la charité. Ainsi soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Voyage apostolique du Pape Léon XIV en Espagne – Jour 6

Voyage apostolique du Pape Léon XIV en Espagne – Jour 6

voyage apostolique du Pape Léon XIV en Espagne
voyage apostolique du Pape Léon XIV en Espagne

Aux Îles Canaries, Léon XIV vient réaffirmer le besoin d’un accueil digne en Europe

Pour la dernière étape de son voyage apostolique en Espagne, le Pape se rend le 11 et 12 juin dans les deux principales îles de l’archipel des Canaries, situé au large de la côte nord-ouest de l’Afrique. Pendant deux jours, Léon XIV encouragera dans leur mission les acteurs qui œuvrent pour accueillir dignement les migrants aux portes de l’Europe, poursuivant ainsi l’engagement du Pape François.

Aux Îles Canaries, Léon XIV appelle à reconnaître le Christ dans les migrants

Lors de sa rencontre avec les structures d’accueil des migrants au port d’Arguineguín, à Las Palmas de Grande Canarie, ce jeudi 11 juin, le Pape a lancé un vibrant appel en faveur des personnes contraintes à l’exil. Devant des migrants, des bénévoles, des responsables de la Caritas et des acteurs engagés dans l’accueil, le Saint-Père a dénoncé l’indifférence face aux drames migratoires et rappelé que chaque personne appartient à Dieu et conserve une dignité que rien ne peut arracher.

Léon XIV invite l’Église des Canaries à aider ceux crucifiés par les tragédies de la vie

Au 5ème jour de son pèlerinage en Espagne, le Pape Léon XIV s’est rendu à la cathédrale Sainte-Anne de Las Palmas de la Grande Canarie où il a été chaleureusement accueilli. Après avoir écouté les témoignages qu’il a lui-même qualifiés de «reflet d’une Église vivante», il a réconforté l’Église qui chemine aux Canaries l’exhortant à vivre et agir pour l’édification du Corps du Christ et la construction de la civilisation de l’amour.

Messe aux Îles Canaries: «Prions pour ceux qui ont perdu la vie en mer»

Après une journée riche en rencontres et en partage, le Pape a célébré au soir de ce 11 juin, une messe au stade de Grande Canarie, Las Palmas. «L’engagement de tous, les victimes de la mer, ainsi que les souffrances dont cette terre est témoin», ont été les sujets de prière du Souverain Pontife, à la veille du jour où l’Église adore le Sacré-Cœur de Jésus, «un cœur que nous représentons souvent couronné d’épines».

Saint Barnabé, apôtre 11 juin

Saint Barnabé, apôtre 11 juin

«La multitude de ceux qui étaient devenus croyants n’ avaient qu’ un cœur et qu’une âme, et nul ne considérait comme sa propriété l’un quelconque de ses biens; au contraire, ils mettaient tout en commun.

Une grande puissance marquait le témoignage rendu par les apôtres à la résurrection du Seigneur Jésus et une grande grâce était à l’œuvre chez tous.

Nul parmi eux n’était indigent: en effet, ceux qui se trouvaient possesseurs de terrains ou de maisons les vendaient, apportaient le prix des biens qu’ils avaient cédés et le déposaient aux pieds des apôtres; chacun en recevait une part selon ses besoins.

Ainsi Joseph, surnommé Barnabé par les apôtres, ce qui signifie «l’homme du réconfort», un lévite originaire de Chypre, possédait un champ, il le vendit, en apporta le montant et le déposa aux pieds des apôtres» (AC 4,32-37)

La Bible mentionne pour la première fois Barnabé parmi ceux qui, après la mort de Jésus, se réunissent à Jérusalem, autour des apôtres. C’est une communauté de croyants qui vivent fraternellement en partageant leurs biens.

Mais la tradition, selon Eusèbe de Césarée qui tire son information de Clément d’Alexandrie, le compte aussi parmi les 72 disciples envoyés par Jésus en mission pour annoncer le Royaume de Dieu, donc déjà dans le cercle des disciples du Christ. A sujet de ses origines, nous savons, à partir de l’Écriture Sainte, que né dans l’île de Chypre, il était juif et s’appelait Joseph.

Chrétien à Jérusalem

Barnabé est l’un des personnages les plus influents de la première communauté chrétienne qui se forme, et ne faisant pas partie des Douze il est tout de même appelé apôtre. Il est le premier à accueillir Paul à peine converti sur la route de Damas, et est allé à Jérusalem pour faire connaissance avec les apôtres.

Alors que beaucoup se méfient de ce Saul qui avait persécuté les chrétiens, lui, il l’accueille et l’introduit dans la communauté. Reconnu comme «homme vertueux»… plein du Saint Esprit et de foi», il est envoyé à Antioche de Syrie, d’où était arrivée la nouvelle de nombreuses conversions.

Une fois, ayant constaté que vraiment beaucoup s’étaient convertis, Barnabé s’en réjouit et exhorte tous «à persévérer fermement dans le Seigneur», puis il demande de l’aide à Paul pour le seconder dans son service à la nouvelle communauté de croyants.

Ensuite, une fois encore, Barnabé intervient dans la vie de Paul en l’exhortant à sa mission d’Apôtre des Gentils. Les deux restent à Antioche pendant un an en instruisant beaucoup de personnes et c’est justement ici que «pour la première fois les disciples reçurent le nom de chrétiens».

Dans une longue mission avec Paul

Après la prédication à Antioche, Barnabé et Paul partent pour une nouvelle mission à Chypre. Il y a aussi avec eux Jean, appelé Marc (l’évangéliste), cousin de Barnabé. L’étape successive est la Pamphylie, mais ici, Jean décide de retourner à Jérusalem. Barnabé et Paul poursuivent au contraire leur voyage pour Antioche de Pisidie, Icône, Lystres, Derbé, et retournent encore à Antioche de Syrie.

Ensuite, ils séjournent à Pergé, en Athalie. Les conversions des païens toujours plus nombreuses, font, cependant, naître des divergences au sujet de la nécessité ou non de la circoncision; ainsi, aux environs des années 49, Barnabé et Paul retournent à Jérusalem pour en discuter avec les apôtres.

Peu après les deux se préparent à une nouvelle mission, mais Barnabé veut y associer aussi Jean, alors que Paul est de l’avis contraire: il ne fait pas confiance à ce jeune homme. Barnabé, au contraire, voit en lui un disciple à récupérer. Ne parvenant à se mettre d’accord, leurs routes se séparent; Barnabé s’embarque pour Chypre avec son cousin, Paul, lui, prend le chemin de l’Asie.

«Même entre les Saints il eut y avoir des divergences, des mésententes , des controverses. C’est là un cas consolant, car nous voyons que les saints ne sont pas tombés du ciel», a affirmé le pape Benoît XVI en évoquant, lors de la catéchèse de l’Audience générale du 31 janvier 2007, le lien entre Barnabé et Paul.

La sainteté ne consiste pas de ne s’être jamais trompé, mais grandit dans la capacité de changer d’avis, et dans la disponibilité à recommencer, mais surtout dans la capacité de pardonner. En effet, c’est après que Paul changera d’opinion sur Marc.

De l’Italie au martyre à Salamine

Le Nouveau Testament ne nous fournit pas d’autres informations sur Barnabé, mais des documents byzantins évoquent un voyage, ensemble avec Pierre, qui le conduit à Rome, d’où il aurait poursuivi son voyage vers le nord Italie.

A Milan, en particulier, sa prédication aurait moissonné diverses conversions ayant ainsi donné vie à la première communauté chrétienne dans cette ville, qui pour cela le considère comme son premier évêque. Les Actes de Barnabé, œuvre du Ve siècle, parlent de sa mort à Salamine, où il aurait été lapidé par des Juifs syriens en l’an 61.

Aujourd’hui, à Salamine existe encore la tombe de Barnabé; son emplacement aurait été indiqué par l’apôtre lui-même dans un songe à l’évêque de Salamine, Anthemios, vers la fin du Vème siècle. Ce dernier aurait donc fait transporter la dépouille de l’apôtre dans la basilique qu’il voulut lui dédier.


Copyright © Libreria Editrice Vaticana

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse