Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Saint Barnabé, apôtre 11 juin

Saint Barnabé, apôtre 11 juin

«La multitude de ceux qui étaient devenus croyants n’ avaient qu’ un cœur et qu’une âme, et nul ne considérait comme sa propriété l’un quelconque de ses biens; au contraire, ils mettaient tout en commun.

Une grande puissance marquait le témoignage rendu par les apôtres à la résurrection du Seigneur Jésus et une grande grâce était à l’œuvre chez tous.

Nul parmi eux n’était indigent: en effet, ceux qui se trouvaient possesseurs de terrains ou de maisons les vendaient, apportaient le prix des biens qu’ils avaient cédés et le déposaient aux pieds des apôtres; chacun en recevait une part selon ses besoins.

Ainsi Joseph, surnommé Barnabé par les apôtres, ce qui signifie «l’homme du réconfort», un lévite originaire de Chypre, possédait un champ, il le vendit, en apporta le montant et le déposa aux pieds des apôtres» (AC 4,32-37)

La Bible mentionne pour la première fois Barnabé parmi ceux qui, après la mort de Jésus, se réunissent à Jérusalem, autour des apôtres. C’est une communauté de croyants qui vivent fraternellement en partageant leurs biens.

Mais la tradition, selon Eusèbe de Césarée qui tire son information de Clément d’Alexandrie, le compte aussi parmi les 72 disciples envoyés par Jésus en mission pour annoncer le Royaume de Dieu, donc déjà dans le cercle des disciples du Christ. A sujet de ses origines, nous savons, à partir de l’Écriture Sainte, que né dans l’île de Chypre, il était juif et s’appelait Joseph.

Chrétien à Jérusalem

Barnabé est l’un des personnages les plus influents de la première communauté chrétienne qui se forme, et ne faisant pas partie des Douze il est tout de même appelé apôtre. Il est le premier à accueillir Paul à peine converti sur la route de Damas, et est allé à Jérusalem pour faire connaissance avec les apôtres.

Alors que beaucoup se méfient de ce Saul qui avait persécuté les chrétiens, lui, il l’accueille et l’introduit dans la communauté. Reconnu comme «homme vertueux»… plein du Saint Esprit et de foi», il est envoyé à Antioche de Syrie, d’où était arrivée la nouvelle de nombreuses conversions.

Une fois, ayant constaté que vraiment beaucoup s’étaient convertis, Barnabé s’en réjouit et exhorte tous «à persévérer fermement dans le Seigneur», puis il demande de l’aide à Paul pour le seconder dans son service à la nouvelle communauté de croyants.

Ensuite, une fois encore, Barnabé intervient dans la vie de Paul en l’exhortant à sa mission d’Apôtre des Gentils. Les deux restent à Antioche pendant un an en instruisant beaucoup de personnes et c’est justement ici que «pour la première fois les disciples reçurent le nom de chrétiens».

Dans une longue mission avec Paul

Après la prédication à Antioche, Barnabé et Paul partent pour une nouvelle mission à Chypre. Il y a aussi avec eux Jean, appelé Marc (l’évangéliste), cousin de Barnabé. L’étape successive est la Pamphylie, mais ici, Jean décide de retourner à Jérusalem. Barnabé et Paul poursuivent au contraire leur voyage pour Antioche de Pisidie, Icône, Lystres, Derbé, et retournent encore à Antioche de Syrie.

Ensuite, ils séjournent à Pergé, en Athalie. Les conversions des païens toujours plus nombreuses, font, cependant, naître des divergences au sujet de la nécessité ou non de la circoncision; ainsi, aux environs des années 49, Barnabé et Paul retournent à Jérusalem pour en discuter avec les apôtres.

Peu après les deux se préparent à une nouvelle mission, mais Barnabé veut y associer aussi Jean, alors que Paul est de l’avis contraire: il ne fait pas confiance à ce jeune homme. Barnabé, au contraire, voit en lui un disciple à récupérer. Ne parvenant à se mettre d’accord, leurs routes se séparent; Barnabé s’embarque pour Chypre avec son cousin, Paul, lui, prend le chemin de l’Asie.

«Même entre les Saints il eut y avoir des divergences, des mésententes , des controverses. C’est là un cas consolant, car nous voyons que les saints ne sont pas tombés du ciel», a affirmé le pape Benoît XVI en évoquant, lors de la catéchèse de l’Audience générale du 31 janvier 2007, le lien entre Barnabé et Paul.

La sainteté ne consiste pas de ne s’être jamais trompé, mais grandit dans la capacité de changer d’avis, et dans la disponibilité à recommencer, mais surtout dans la capacité de pardonner. En effet, c’est après que Paul changera d’opinion sur Marc.

De l’Italie au martyre à Salamine

Le Nouveau Testament ne nous fournit pas d’autres informations sur Barnabé, mais des documents byzantins évoquent un voyage, ensemble avec Pierre, qui le conduit à Rome, d’où il aurait poursuivi son voyage vers le nord Italie.

A Milan, en particulier, sa prédication aurait moissonné diverses conversions ayant ainsi donné vie à la première communauté chrétienne dans cette ville, qui pour cela le considère comme son premier évêque. Les Actes de Barnabé, œuvre du Ve siècle, parlent de sa mort à Salamine, où il aurait été lapidé par des Juifs syriens en l’an 61.

Aujourd’hui, à Salamine existe encore la tombe de Barnabé; son emplacement aurait été indiqué par l’apôtre lui-même dans un songe à l’évêque de Salamine, Anthemios, vers la fin du Vème siècle. Ce dernier aurait donc fait transporter la dépouille de l’apôtre dans la basilique qu’il voulut lui dédier.


Copyright © Libreria Editrice Vaticana

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

L’AMOUR DU CŒUR DE JÉSUS

L’AMOUR DU CŒUR DE JÉSUS

Deuxième jour du Triduum

Ouverture:

au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Ave Cor
Nous te saluons, Cœur très saint,
Nous te saluons, Cœur très doux,
Nous te saluons, Cœur très humble.
Nous te saluons, Cœur très pur,
Nous te saluons, Cœur donné sans réserve,
Nous te saluons, Cœur très sage,
Nous te saluons, Cœur très patient,
Nous te saluons, Cœur très obéissant.
Nous te saluons, Cœur très vigilant,
Nous te saluons, Cœur très fidèle,
Nous te saluons, Cœur bienheureux,
Nous te saluons, Cœur plein de miséricorde,
Nous te saluons, Cœur très aimant de Jésus et de Marie,
Nous t’adorons,
Nous te louons,
Nous te glorifions,
Nous te rendons grâce,
Nous t’aimons,
De tout notre cœur,
De toute notre âme,
Et de toutes nos forces,
Nous t’offrons notre cœur,
Nous te le donnons,
Nous te le consacrons,
Nous te le sacrifions,
Reçois-le, possède-le tout entier,
Purifie-le,
Éclaire-le,
Sanctifie-le,
En lui, vis et règne, maintenant, toujours et à jamais.
Amen.

Lecture

LE CŒUR DE JÉSUS EST UN FOYER D’AMOUR QUI PURIFIE, TRANSFORME ET DÉIFIE LES CŒURS

Le Cœur de Jésus est un foyer d’amour pour les hommes. Le très aimable Cœur de Jésus est un foyer d’amour très ardent pour nous: foyer d’amour qui purifie, d’amour qui illumine, d’amour qui sanctifie, d’amour qui transforme et d’amour qui déifie. D’amour qui purifie parce que c’est un foyer dans le- quel le cœur des saints se purifient plus que l’or dans la flamme ardente.

D’amour qui illumine parce qu’il dissipe les ténèbres de l’enfer qui couvre la terre, pour nous faire apercevoir les lumières splendides du ciel : «il nous a appelé des ténèbres à sa splendide lumière » (1 P. 2, 9).

D’amour qui sanctifie, qui détruit le péché dans nos âmes, pour établir en elles le règne de la grâce. D’amour qui transforme, qui transforme les serpents en colombes, les loups en agneaux, les bêtes en anges, les fils du démon en fils de Dieu, les fils de la colère et de malédiction en fils de grâce et de bénédiction. D’amour qui déifie, qui fait des hommes des dieux : «les faisant participer à la sainteté de Dieu, de sa miséricorde, de sa patience, de sa bonté, de son amour, de sa charité et de ses autres divines perfections : coparticipants de la nature divine» (2 P. 1, 4).

Divin amour de mon Jésus! Je me donne totalement à toi, purifie-moi, illumine-moi, sanctifie-moi, transforme-moi tout en Toi, afin que je sois tout amour pour mon Dieu.

Le foyer du Cœur de Jésus étend son action à tous les êtres. Le Cœur de Jésus est un foyer d’amour qui verse ses flammes et ses éclats en toutes parties et directions, vers le ciel et vers la terre et par tout l’univers; flammes et éclats qui embrasent les cœurs des Séraphins et qui font fondre tous les cœurs de la terre si la glace redoutée n’empêche pas tout. Ces feux divins transforment tous les cœurs de ceux qui aiment en ciel, en d’autres fournaises d’amour pour Celui qui est tout amour envers eux.

Toutes les créatures de la terre, jusqu’aux plus insensibles, les inanimées, les irrationnelles, ressentent les effets des bontés ineffables de ce Cœur magnanime et nous ne déteste rien de ce qui a été fait et ne hait rien sinon le péché qui n’est certainement pas son œuvre. Il professe un amour spécial et extraordinaire pour les hommes bons et mauvais, amis et ennemis. Précisé- ment pour les mauvais et les pervers, pour les pécheurs il fait montre d’une charité si ardente que tous les torrents et déluges des eaux de ses péchés ne peu- vent l’éteindre.

Une preuve de cela est qu’il n’y a pas un moment qui passe sans qu’il cesse de faire toutes sortes de faveurs et de bontés, naturelles ou surnaturelles, corporelles ou spirituelles jusqu’au moment où on n’y pense plus sauf à l’offenser, l’outrager avec des péchés plus graves. Les divines flammes du très bénin Cœur de Jésus arrivent jusqu’aux ténèbres profondes de l’enfer, se déversant sur les démons et les réprouvés, leur conservant l’être, la vie et les perfections naturelles avec lesquelles il les a fait naître au moment de la création, s’abstenant de châtier selon la gravité des offenses commises par leurs péchés ceux que, certainement, la divine Justice pourra châtier avec une rigueur plus grande que celles qu’elles emploient: «et il n’y a personne pour échapper au feu de son ardeur» (Ps. 18, 7).

Feux et flammes sacrée du Cœur adorable de mon Sauveur! Déverse-toi sur moi et sur mon cœur et sur le cœur de tous mes frères nous transformant en au- tant de foyers d’amour comme celui de mon très aimable Jésus!

Ardeur admirable de l’amour du Cœur de Jésus. Imagine que toute la charité, toute l’affection toutes les tendresses et délicatesses qui ont été, sont et seront et qui pourraient exister dans tous les cœurs que la toute-puissance de Dieu pourrait former, arrivent à se fonder en un seul cœur suffisamment grand pour pou- voir les contenir. Tout cela ne pourrait-il pas constituer un foyer inimaginable? Tu dois savoir que tous les feux et flammes de ce foyer ne cesseront d’être sinon une parcelle insignifiante de l’amour immense qui décore le très aimable Cœur de Jésus jusqu’au notre.

Foyer incomparable! Qui me donnerait la grâce de me plonger dans ce foyer ardent et impossible éteindre? Mère de Jésus! Anges, saints et saintes de Jésus! Je me donne à vous tous et à chacun de vous en particulier ; je vous donne aussi à tous mes frères et toutes mes sœurs et à tous les habitants de toute la terre, pour qu’ils nous jettent dans les plus ardentes flammes de ce foyer céleste!

Aide divine! Foyer immense et désiré! C’est une paille insignifiante qui te demande humblement et avec grande urgence la faveur d’être immergée, abimée, consumée, dévorée et annihilée par les feux de ton action dévorante et toute puissante! Feu qui brule toujours sans rien éteindre ; amour qui brules toujours et jamais te refroidit, brule-moi entièrement pour que je t’aime entièrement!

LITANIES DU SACRE CŒUR page 2 (en dessous)

Oraison finale

Cœur admirable de Jésus, nous t’offrons nos cœurs : imprime en eux, si telle est ta volonté, une participation de cette divine semence, afin que s’accomplisse en nous cet ordre du divin maître :
«qu’ils soient parfaits, comme l’est leur Père des cieux” (Mt. 5, 48). Amen.

Pour la méditation personnelle et/ou communautaire : Quel pas vais-je faire pour me laisser incendier par le foyer d’amour du Cœur de Jésus? Comment j’expérimente dans ma vie spirituelle la présence amoureuse du foyer d’amour du Cœur de Jésus? Comment je réponds à l’action de Jésus qui désire diviniser et purifier mon cœur?

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS ONZIÈME JOUR

Les flammes du Cœur de Jésus

Cœur de Jésus brulant d'amour
Cœur de Jésus brulant d’amour

Ce qui frappe le plus quand on considère le Cœur de Jésus, c’est bien certainement la flamme qui le consume et qui l’environne. On voit que cette flamme mystérieuse ne peut être contenue dans le Cœur même qui brûle ; elle s’échappe par la blessure, autour de la Croix, à travers les épines ; elle l’enveloppe, le pénètre entièrement.

En un mot, c’est un Cœur brûlant, un Cœur enflammé. Et quel est ce feu sacré qui consume ainsi le Cœur de Jésus ? Évidemment c’est l’amour qu’il a pour nous. « Je suis venu, dit-il, jeter le feu de la charité sur la terre, et je veux en embraser le monde entier. »

Ouvrant un jour sa poitrine à Marguerite-Marie, il lui dit : « Mon Cœur passionné d’amour pour les hommes ne peut plus contenir les flammes de sa charité : il faut qu’Il se manifeste à eux pour les enrichir des trésors qu’il renferme. » Dans une autre circonstance, ouvrant encore l’intérieur de ce Cœur adorable, il le lui montre comme une fournaise ardente que les flammes embrasent.

L’amour ! voilà donc la vie du Cœur de Jésus. Il a été le principe de tous ses mouvements, de toutes ses douleurs, de toutes ses palpitations. C’est l’amour qui l’a fait naître, agir, souffrir, pleurer ; c’est l’amour enfin qui l’a fait mourir. Mais c’est surtout l’amour qui l’a porté à se donner à nous dans la divine Eucharistie,  à vouloir être notre hôte, notre compagnon, notre Emmanuel, notre breuvage, notre nourriture.

O Seigneur, s’écriait sainte Gertrude, si les hommes savaient combien tu les aimes, si tu leur découvrais les richesses immenses de ton Cœur, ils tomberaient tous à tes pieds et n’aimeraient que toi. Mystère de chanté infinie ! Abîme d’amour !

Que répondriez-vous à Jésus si ce bon Maître vous disait comme à son disciple : M’aimes-tu ? Me rends-tu cœur pour cœur, amour pour amour ! Que pouriez-vous lui répondre ? Examinez votre propre cœur et voyez s’il bat d’amour pour Jésus.

Hélas ! il n’a peut-être d’affection que pour la mondanité. Qu’il y a peu d’âmes généreuses ! peu de cœurs vraiment à Dieu et tout à Jésus- Christ ! Qu’il y en a peu qui aiment l’Amour ! Comment ne pas aimer ce qui est si aimable ?

Demandons-lui un amour tendre pour aimer, fort pour souffrir, confiant pour nous appuyer tour à tour sur son Cœur et sur sa Croix. Cœur de Jésus, flamme céleste, feu divin, consume en moi tout ce qui n’est pas pur, afin que mes affections soient toutes pour toi. Que je ne vive plus que d’amour et que je meure d’amour.

PRIÈRE

O Cœur de Jésus, tu nous aimes toujours malgré nos offenses et nos innombrables iniquités. En toi l’amour est plus fort que la mort. Fais par ta grâce que t’aimant aussi de l’amour le plus ardent, nous obtenions le pardon de nos fautes, la persévérance finale et la félicité éternelle. Ainsi soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse