Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Vous avez été appelés à la liberté

Notre-Dame de la Confiance est la patronne et la protectrice du grand séminaire pontifical de Rome – petit cadre en cuivre

En tant qu’associés de la Médaille Miraculeuse en ce jour où nous honorons Notre Dame de la Confiance, nous pouvons méditer avec attention le discours du Pape Benoît XVI prononcé il y a huit ans exactement le 20 février 2009 :

chers amis,

C’est toujours une grande joie pour moi d’être avec vous sous le signe de la Vierge de la Confiance. En nous aidant et en nous accompagnant, Elle nous donne réellement la certitude d’être toujours aidés par la grâce divine, et ainsi nous allons de l’avant!

Voyons à présent ce que nous dit saint Paul avec ce texte:  « Vous avez été appelés à la liberté ». De tout temps, la liberté a été le grand rêve de l’humanité, dès le début, mais particulièrement à l’époque moderne.

Nous savons que Luther s’est inspiré de ce texte de la Lettre aux Galates et il en a conclu que la Règle monastique, la hiérarchie et le magistère lui apparaissaient comme un lien d’esclavage dont il fallait se libérer.

Par la suite, la période du Siècle des Lumières a été totalement guidée, pénétrée par ce désir de liberté, que l’on considérait avoir finalement atteint. Mais le marxisme s’est lui aussi présenté comme la voie vers la liberté.

Nous nous demandons :  qu’est-ce que la liberté? Comment pouvons-nous être libres? Saint Paul nous aide à comprendre cette réalité compliquée qu’est la liberté en inscrivant ce concept dans un contexte de visions anthropologiques et théologiques fondamentales. Il dit:  « Que cette liberté ne se tourne pas en prétexte pour la chair; mais par la charité, mettez-vous au service les uns des autres ».

La »chair » n’est pas le corps, mais « chair » – dans le langage de saint Paul – est l’expression du moi rendu absolu, qui veut être tout et prendre tout pour soi. Le moi absolu, qui ne dépend de rien ni de personne, semble posséder réellement, en définitive, la liberté.

Je suis libre si je ne dépends de personne, si je peux faire tout ce que je veux. Mais ce moi rendu absolu est précisément « chair », c’est-à-dire dégradation de l’homme; il n’est pas une conquête de la liberté:  le libertinisme, ce n’est pas la liberté, mais plutôt l’échec de la liberté.

Mais Paul ose proposer un paradoxe fort:  « Par la charité, mettez-vous au service » (en grec:  douléuete); c’est-à-dire que la liberté se réalise paradoxalement à travers le service; nous devenons libres, si nous devenons serviteurs les uns des autres.

Et ainsi, Paul place tout le problème de la liberté sous la lumière de la vérité de l’homme. Se réduire à la chair, en s’élevant en apparence au rang de divinité – « Moi seul suis l’homme » – conduit au mensonge.

Car en réalité, il n’en est pas ainsi:  l’homme n’est pas un absolu, comme si le moi pouvait s’isoler et se comporter selon sa propre volonté. Cela est contre la vérité de notre être. Notre vérité est que nous sommes avant tout des créatures, des créatures de Dieu et que nous vivons dans la relation avec le Créateur. Lire la suite →

l’Amour est révolution chrétienne

Ce dimanche 19 février le Pape François s’est inspiré de la lecture de l’Évangile selon Saint Mathieu pour évoquer la «révolution chrétienne», c’est-à-dire la voie de l’Amour indiquée par le Christ contre la loi du Talion, cette règle antique qui imposait d’infliger au transgresseur la même peine qu’il avait fait subir à sa victime, «œil pour œil, dent pour dent».

Jésus ne demande cependant pas à ses disciples de subir le mal. Il leur demande de réagir avec le bien, «seule façon de rompre l’enchainement du mal»«La vengeance ne conduit jamais à la résolution des conflits.»

l’Amour comme forme supérieure de justice

Pour le Christ, le refus de la violence peut impliquer aussi de renoncer à un droit légitime. Et il nous donne quelques exemples : tendre l’autre joue, céder son propre vêtement ou son argent, accepter d’autres sacrifices. Mais ce renoncement ne veut pas dire que le chrétien doit renoncer à l’exigence de justice.

Au contraire, l’amour chrétien, qui se manifeste dans la miséricorde, représente une forme supérieure de justice. «Il est de notre devoir de pratiquer la justice. Il nous est interdit en revanche de nous venger ou de fomenter toute forme de vengeance, qui serait l’expression de la haine et de la violence.»

L’ennemi est lui aussi créé à l’image de Dieu

Le commandement de Jésus inclut l’amour de son ennemi. Ce qui n’est en rien une approbation du mal perpétré par l’ennemi. Il s’agit d’une invitation à une perspective supérieure, semblable à celle du Père Céleste qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Car l’ennemi est lui aussi un être humain créé à l’image de Dieu, même si cette image peut se trouver offusquée par une conduite indigne.

Suivre Jésus avec la Vierge Marie

«Que la Vierge Marie nous aide à suivre Jésus sur le chemin difficile, qui améliore vraiment la dignité humaine et nous fait vivre comme des enfants de notre Père qui est aux cieux. Qu’elle nous Aide-à pratiquer la patience, le dialogue, le pardon et à être des artisans de communion, des artisans de fraternité dans notre vie quotidienne, en particulier dans notre famille.»

Les lieux de guerre et de terreur

Le Pape François, au terme de la prière de l’Angélus, a lancé un appel pour le retour au calme en République Démocratique du Congo, suite aux affrontements «brutaux et violents» qui opposent depuis six mois les forces de l’ordre à des milices armées dans la région du Kasaï-Central, faisant plusieurs centaines de morts. «Je ressens une forte douleur pour les victimes et spécialement pour les nombreux enfants arrachés à leur famille et retirés de l’école pour être utilisées comme enfants soldats.»

Le Pape prie pour eux et pour le personnel religieux et humanitaire qui travaille dans cette région difficile. «Je renouvelle mon appel à la conscience et à la responsabilité des Autorités nationales et de la Communauté internationale afin que des décisions adéquates soient prises rapidement pour porter secours à nos frères et sœurs.» Il étend son appel aux autres populations du continent africain et ailleurs dans le monde qui «souffrent à cause de la violence et de la guerre».

Il prie également pour les victimes de l’attentat terroriste «cruel» du 16 février au Pakistan. Un attentat-suicide qui a coûté la vie à au moins 88 personnes, dont une vingtaine d’enfants. L’attaque a visé un sanctuaire soufi dans la ville de Sehwan à 200 km au nord-est de Karachi. Le Saint-Père a aussi appelé à prier pour les Irakiens frappés à Bagdad le même jour. Les deux attentats ont été revendiqués par le groupe État islamique.

19-02-2017 source : Radio Vatican

Sainte Bernadette Soubirous

Le 18 février, nous fêtons Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879). Pourquoi ? Parce qu’à cette date la Vierge Marie lui a dit : «Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre.» Bernadette avait alors 14 ans. Elle entendait la Vierge pour la première fois.

Mais qui donc était Bernadette ? C’était la fille aînée d’une famille de meunier, jetée dans une grande pauvreté par l’arrivée des moulins à vapeur. En janvier 1858, elle est accueillie à l’Hospice de Lourdes que dirigent les Sœurs de la Charité de Nevers. Là elle essaie d’y apprendre à lire et à écrire pour préparer sa première communion.

En février 1858, alors qu’elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, une Dame lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes. Dix huit Apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Cette Dame lui révèle son nom, l’Immaculée Conception, c’est-à-dire la Vierge Marie. Bernadette, qui portait la médaille miraculeuse, est chargée de transmettre son message. Elle fera front face aux nombreuses accusations de gens de son époque.

En juillet 1866, son désir de vie religieuse l’amène à entrer chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de cette Congrégation. Elle y vivra humblement et de façon cachée. Assez vite sa santé va profondément s’altérer, ce qui ne l’empêchera pas de remplir avec amour les tâches à elle confiées. Et le 16 avril 1879 à 35 ans, elle partira pour le Ciel rejoindre celle qui lui était apparu.

Béatifiée le 14 juin 1925, elle sera canonisée le 8 décembre 1933. Son corps retrouvé intact, repose depuis 1925, à l’intérieur d’une châsse en verre dans la Chapelle des Sœurs de la Charité de Nevers et près de lui viennent du monde entier des milliers de pèlerins.

voir aussi SAINTE BERNADETTE et Sainte Bernadette Soubirous