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Neuvaine à la Nativité de Marie 9

Nativité de Marie – Neuvième jour de la neuvaine – Sainte Marie, bienheureuse enfant

Nous vous saluons enfin, Bienheureuse Enfant, ornée de toutes les vertus dans un degré infiniment supérieur aux Saints ; c’est pourquoi, Mère digne du Sauveur, vous avez mis au monde le Verbe par la puissance du Saint-Esprit. 

Annonciation - Baroche - 1582-1584 - Pinacothèque du Vatican
Annonciation – Baroche – 1582-1584 – Pinacothèque du Vatican

Évangile (apocryphe) de la nativité de Sainte Marie :

Or, en ces jours-là, c’est-à-dire au premier temps de son arrivée en Galilée, l’ange Gabriel lui fut envoyé de Dieu pour lui raconter qu’elle concevrait le Seigneur et lui exposer la manière et l’ordre de la conception.

Étant entré vers elle, il remplit la chambre où elle demeurait d’une grande lumière, et, la saluant avec une très grande vénération, il lui dit : « Je te salue, Marie, Vierge du Seigneur, très agréable à Dieu, pleine de grâce ; le Seigneur est avec toi ; tu es bénie par-dessus toutes les femmes, tu es bénie par-dessus tous les hommes nés jusqu’à présent. » 

Et la Vierge, qui connaissait déjà bien les visages des anges, et qui était accoutumée à la lumière céleste, ne fut point effrayée de voir un ange, mais son seul discours la troubla, et elle commença à penser quelle pouvait être cette salutation si extraordinaire, ce qu’elle présageait ou quelle fin elle devait avoir.

L’ange, allant au devant de cette pensée, lui dit : «Ne crains pas, tu concevras sans péché et tu enfanteras un fils. Celui-là sera grand, parce qu’il dominera depuis la mer jusqu’à la mer, et depuis le fleuve jusqu’aux extrémités de la terre. Et il sera appelé le Fils du Très-Haut, parce qu’en naissant humble sur la terre, il règne élevé dans le ciel. Et le Seigneur Dieu lui donnera le siège de David son père, et il régnera à jamais dans la maison de Jacob, et son règne n’aura point de fin. Il est lui-même le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, et son trône subsistera dans les siècles des siècles. »

La Vierge crut à ces paroles de l’ange, mais, voulant savoir la manière, elle répondit : « Comment cela pourra-t-il se faire? Car, puisque, suivant mon vœu, je ne connais point d’homme, comment pourrai-je enfanter sans cesser d’être vierge ? »

A cela l’ange lui dit : « Ne pense pas, Marie, que tu doives concevoir d’une manière humaine. Car, sans avoir de rapport avec nul homme, tu concevras en restant vierge ; vierge, tu enfanteras ; vierge, tu nourriras. Car le Saint-Esprit surviendra en toi, et la vertu du Très-Haut te couvrira de son ombre contre toutes les ardeurs de l’impureté. Car tu as trouvé grâce devant le Seigneur, parce que tu as choisi la chasteté. C’est pourquoi ce qui naîtra de toi sera seul Saint, parce que seul conçu et né sans péché, il sera appelé le Fils de Dieu. »

Alors Marie, étendant les mains et levant les yeux, dit : « Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait suivant ta parole. »

Évangile de la nativité de Sainte Marie, ch. IX

*

« Que toute la création soit en fête et chante le saint enfantement d’une sainte femme, car elle a mis au monde un trésor impérissable. Par elle, la Parole créatrice de Dieu s’est unie à la création entière, et nous fêtons la fin de la stérilité humaine, la fin de l’infirmité qui nous empêchait de posséder le bien. La nature a cédé le pas à la grâce. Comme la Vierge Mère de Dieu devait naître d’Anne, la stérile, la nature est restée sans fruit jusqu’à ce que la grâce ait porté le sien. Il fallait qu’elle ouvre le sein de sa mère, celle qui allait enfanter « le Premier-né de toute créature », en qui « tout subsiste » (Col 1,15-17). Joachim et Anne, couple bienheureux ! Toute la création vous est redevable ; par vous, elle a offert au Créateur le meilleur de ses dons : une mère digne de vénération, la seule mère digne de celui qui l’a créée ». (Saint Jean Damascène)

Prières quotidiennes

Neuvaine de Notre-Dame des Sept Douleurs 1

Premier jour de la neuvaine – Une épée te transpercera l’âme

Mater dolorosa
Mater dolorosa

Luc, 2 33-35 : « Son père et sa mère étaient dans l’admiration des choses qu’on disait de lui. Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère: Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l’âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées.»

« Première douleur : La prophétie de Siméon. A mesure que Jésus croissait en âge… A mesure qu’approchait le temps marqué pour la Passion de son fils, elle sentait en son cœur de Mère, plus cruellement déchiré par le glaive prédit par Siméon dans le temple. Si donc Jésus, notre Roi, et sa très sainte Mère, n’ont pas refusé, par amour pour nous, d’endurer durant toute leur vie, une peine si amère, avons-nous le droit de nous lamenter, quand nous avons quelque chose à souffrir ? » Saint Alphonse de Liguori

Ô Mère des douleurs, je compatis à la souffrance qui accabla votre cœur très aimant lors de la prophétie du saint vieillard Siméon en laquelle vous fut révélée toute l’ampleur de vos peines à venir : par votre cœur si éprouvé, obtenez-moi, Vierge très aimable, la grâce d’adhérer toujours plus parfaitement à la sainte volonté de Dieu.

Reine des Martyrs, Marie, Mère des Douleurs ! Au nom de la douleur si vive que vous avez éprouvée lorsque le saint vieillard Siméon vous prédit la Passion et la mort de votre divin Fils Jésus, Douleur à laquelle votre cœur fut constamment en proie jusqu’au trépas de ce même Fils divin ; je vous prie de m’obtenir à moi aussi le souvenir continuel de la Mort et de la Passion de Jésus, avec une vraie et incessante douleur de mes péchés, qui en furent la cause, tant qu’il me restera un souffle de vie. Amen.

O Mère du Perpétuel Secours, que j’aime à venir prier au pied de votre image miraculeuse ! Elle éveille en moi les sentiments de la confiance la plus vive et la plus filiale. Vous tenez entre vos bras Jésus, mon Sauveur et mon Dieu. Il est le Tout-Puissant, le Maître absolu de la vie et de la mort, le Dispensateur souverain de tout bien et de toute grâce. Et vous êtes sa Mère ! vous avez donc tout droit pour le prier et tout droit pour en être exaucée. Il a d’ailleurs souvent prouvé, à nous autres pécheurs, qu’il ne savait et ne voulait rien vous refuser. Je m’adresse donc à votre toute-puissante intercession, ô Mère de Jésus, et vous supplie de m’accorder pendant cette neuvaine la grâce … [désigner ici l’intention de la neuvaine]. Je viens vous prier avec une confiance totale, persuadé que vous ne cessez jamais vous-même de prier pour vos enfants, et donc aussi pour moi.

Notre Père, Je vous salue Marie, Souvenez-vous.

Prières quotidiennes (page 2)

Angélus: l’amour mutuel est une dette qui libère

Angélus: l’amour mutuel est une dette qui libère

Depuis la fenêtre des appartements pontificaux sur place Saint-Pierre, Léon XIV a commenté l’Évangile de ce dimanche 6 septembre portant sur l’amour mutuel et fraternel. Celui-ci s’exerce à la fois en faisant preuve de sincérité et de charité, mais aussi en apprenant à se mettre d’accord avec son prochain, a expliqué le Pape aux milliers de pèlerins venus l’écouter.
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PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

La Parole de Dieu proclamée lors de la liturgie de ce dimanche nous offre quelques critères fondamentaux de réflexion et d’action. Dans la Lettre aux Romains, nous lisons que tout commandement « se résume dans cette parole : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même” » (Rm 13, 9).

Saint Paul insiste sur ce point à l’aide d’une image très forte que l’on retrouve également dans le “Notre Père”. Il écrit en effet : « Frères, n’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel » (v. 8).

Jésus nous a enseigné à invoquer et à pratiquer la remise des dettes. Il existe cependant une dette que nous avons les uns envers les autres, sans pour autant en rester prisonniers : c’est la dette d’un amour mutuel. L’attention, le soin et le bien que nous avons reçus nous rendent plus libres et plus aptes à assumer nos responsabilités.

Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus suggère à chaque communauté chrétienne au moins deux façons d’exercer l’amour mutuel. La première consiste à pratiquer la correction fraternelle.

C’est un art délicat et trop souvent oublié, qui exige franchise et progressivité. Se parler sincèrement – d’abord en tête-à-tête, puis si nécessaire à deux ou à trois, et enfin, quand il le faut, avec toute la communauté – c’est affronter la réalité et transformer les problèmes et les conflits en étapes de croissance.

Les plaintes et les médisances sont faciles, mais elles ne mènent à rien et paralysent bien des situations. L’Évangile, en revanche, nous éduque à la liberté, dans la charité.

Il existe ensuite une deuxième manière d’aimer fraternellement, qui, pour Jésus, transforme même la prière : se mettre d’accord. Non seulement en cas de conflit, mais aussi pour demander à Dieu un don quelconque. Le Seigneur dit : « Si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux » (Mt 18, 19).

Cette promesse suggère que nous pouvons avoir des désirs communs, des souffrances communes, des espoirs communs, et grandir dans l’unité par la prière. Sans la foi, chacun pourrait se sentir seul et se méfier des autres, les considérant comme des étrangers et des ennemis.

Par la grâce, nous sommes au contraire des frères et sœurs capables de nous mettre d’accord : en nous rencontrant, en nous pardonnant et en nous écoutant dans le Seigneur.

Demandons à Marie, qui, après l’annonce de l’ange, s’est empressée de rejoindre sa cousine Élisabeth pour partager la joie et les difficultés de la grossesse, de nous enseigner aussi le devoir joyeux de l’amour fraternel.

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À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

C’est le cœur attristé que j’ai suivi les nouvelles des violentes attaques qui ont touché récemment plusieurs villes et infrastructures civiles en Ukraine, causant la mort de personnes innocentes.

Mon cœur se joint à la souffrance de la population qui vit dans l’angoisse et la peur depuis des années.

Je lance un nouvel appel pour que l’on mette fin à la violence, que l’on arrête la destruction et que l’on ouvre les cœurs au dialogue et à la      paix ! J’espère que les efforts entrepris ces derniers jours pour reprendre les négociations porteront des fruits concrets et ouvriront la voie à la diplomatie.

Élevons notre prière vers le Seigneur, afin que la concorde prévale dans tous les conflits du monde.

Je souhaite la bienvenue à vous tous, Romains et pèlerins venus de divers pays. Merci d’être ici !

Alors que nous reprenons progressivement nos activités habituelles après la pause estivale, demandons au Seigneur de nous accompagner et de nous soutenir par sa lumière.

Je souhaite à tous un bon dimanche !

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse