Archives de catégorie : Informations

sur l’Association, la Chapelle, la vie de l’Église

l’université est un lieu d’éducation à la solidarité

Pour sa visite à l’Université Roma Tre, dans la matinée de ce vendredi 17 février 2017, le Pape François a remis au recteur le texte du discours  qu’il devait donner. En voici les principaux points.

«L’instruction et la formation académique des nouvelles générations est une exigence première pour la vie et le développement de la société.» «L’université est un lieu privilégié dans lequel se forment les consciences, dans une confrontation entre les exigences du bien, du vrai et du beau, et la réalité avec des contradictions». Face aux réalités douloureuses du monde contemporain, comme les guerres entretenues par les trafics d’armes, il faut éviter toute attitude «de découragement ou de défiance».

On doit éviter de se laisser piéger par les «marchands du rien», ceux qui tirent profit de la drogue ou des jeux de hasard, «des choses qui procurent des bonheurs momentanées et apparents, mais qui en réalité introduisent dans des voies dans sortie, sans futur, de vrais labyrinthes existentiels. Les bombes détruisent les corps, les dépendances détruisent les esprits, les âmes, et aussi les corps.»

Face aux transformations du monde actuel, et notamment la révolution numérique et la place de plus en plus grande des réseaux sociaux dans la communication, «la valeur centrale de la personne humaine» doit être préservée à travers «un sain discernement», afin de faire fructifier les éléments positifs de ces innovations.

Jésus est «une Personne qui est venue à ma rencontre, quand j’avais plus ou moins votre âge, et qui m’a ouvert des horizons et m’a changé la vie». Parler de ce «compagnon de route», ne signifie pas propager «des illusions ou des théories philosophiques ou idéologiques», ni faire du prosélytisme, – ce texte destiné aux étudiants d’une université laïque -, mais simplement donner une chance aux jeunes de se construire en laissant leur cœur ouvert aux surprises spirituelles.

«N’ayez pas peur de vous ouvrir aux horizons de l’esprit, et si vous recevez le don de la foi, parce que la foi est un don, n’ayez pas peur de vous ouvrir à la rencontre avec le Christ, et d’approfondir le rapport avec Lui. La foi ne limite jamais le champ de la raison, mais l’ouvre à une vision intégrale de l’homme et de la réalité.»

Enfin, face à la peur de l’Occident face à l’étranger qui pourrait menacer la culture chrétienne de l’Europe,  la première menace pour la culture chrétienne en Europe provient de l’intérieur, à travers les tentations du repli sur soi. Le Pape invite donc à une formation universitaire qui pousse les jeunes vers la solidarité et non pas l’individualisme.

17-02-2017 source : Radio Vatican

Le Pape a remercié le Père Pedro pour son œuvre

Lors de sa visite au père Pedro Opéka et au village d’Akamasoa, voici ce qu’a dit le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État au Vatican : « Je suis venu partager avec eux la joie et apporter la présence et l’affection du Pape François. Vous savez que le Pape François est très proche des pauvres, il est un grand défenseur des pauvres. Je pense qu’ils se sentiraient très à l’aise avec ces personnes.»

Il a remercié spécialement dans son discours ce prêtre,  argentin comme le Saint Père,  qui a passé près de 47 ans de sa vie à lutter contre la pau­vreté à Madagascar. « Au nom du Pape François, nous remercions particulièrement le père Pedro et toutes ces personnes qui se lancent dans les œuvres sociales. »

Père Pedro et des enfants d’Akamasoa

Depuis 28 ans, le père Pedro Opéka a retiré des milliers de familles de la pauvreté à Antanana­rivo, en créant Akamasoa. Actuellement, Akamasoa compte 26 000 résidents, 13 500 élèves, collégiens, lycéens et universitaires. 30 000 personnes par an y passent également pour bénéficier des assistances nutritionnelles et sanitaires. L’association compte une centaine de bénéficiaires qui ont réussi leurs études.

Le père Pedro, le maître d’œuvre de cet «oasis d’espoir», comme me dit Miangaly Ralitera dans L’Express de Madagascar, rappelle aux dirigeants, qu’ils ne doivent pas s’attendre à la «gloire», en rendant service à la Nation. « Pour moi, en tant qu’homme d’Église, le service est ma seule devise. Si vous ne rendez pas service à la population, qu’est-ce que vous avez à faire à votre place ? C’est un honneur d’aider nos enfants, nos jeunes, nos populations.»

système financier qui détruit des millions de familles

Dan Nuttall a competitive exclusuion (2016) – source : Osservatore Romano

En dénonçant l’idolâtrie d’un système financier qui détruit des millions de familles, François invoque un changement dans les règles du capitalisme qui continue à produire des mises à l’écart. Tel est le vœu contenu dans son discours adressé aux participants à la rencontre sur l’économie de communion – promue par le mouvement des Focolari – reçus dans la matinée du samedi 4 février. Le Pape s’est inspiré de deux termes dans sa réflexion, « économie » et « communion », que la « culture actuelle garde bien séparés », allant même jusqu’à les « considérer opposés ». Les héritiers spirituels de Chiara Lubich ont voulu les unir, en accueillant l’invitation de la fondatrice.

Le Pape a approfondi trois thématiques concernant l’argent, la pauvreté et l’avenir. En ce qui concerne la première, il a souligné l’importance de la « communion des utiles », car l’argent « est important, surtout lorsque l’on en n’a pas et de lui dépendent la nourriture, l’école, l’avenir des enfants ». Mais le fait d’en faire une idole est autre chose, or « lorsque le capitalisme fait de la recherche du profit son unique but, il risque de devenir une forme de culte. »

Concernant la pauvreté, le Souverain Pontife a fait l’éloge des « multiples initiatives, publiques et privées » pour la combattre. Et il a rappelé que « la raison de l’existence des impôts » tient « aussi à cette solidarité, qui est rendue impossible par l’évasion et la fraude fiscale ». Néanmoins, « le capitalisme continue à produire les mises à l’écart qu’il voudrait ensuite soigner. » Une hypocrisie évidente qui doit être combattue en s’orientant vers un changement des règles du jeu du système économique et social.

Concernant l’avenir, enfin, le Pape espère une augmentation de cette « expérience qui pour l’heure est limitée à un petit nombre d’entreprises ». Un espoir inspiré du principe de réciprocité, car – comme il l’a rappelé – « la communion n’est pas seulement le partage mais également la multiplication des biens ». Son souhait conclusif a été celui de « continuer à être les graines, le sel et le levain d’une autre économie », dans laquelle « les riches savent partager leurs richesses » et où « les pauvres sont appelés bienheureux. »

En dénonçant l’idolâtrie d’un système financier qui détruit des millions de familles, le Pape François invoque un changement dans les règles du capitalisme qui continue à produire des mises à l’écart. Tel est le vœu contenu dans son discours adressé aux participants à la rencontre sur l’économie de communion – promue par le mouvement des Focolari – reçus dans la matinée du samedi 4 février. Le Pape s’est inspiré de deux termes dans sa réflexion, « économie » et « communion », que la « culture actuelle garde bien séparés », allant même jusqu’à les « considérer opposés ». Les héritiers spirituels de Chiara Lubich ont voulu les unir, en accueillant l’invitation de la fondatrice.

4 février 2017 source : Osservatore Romano