MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS DIX-SEPTIÈME JOUR

Première épine du Cœur de Jésus : L’ÂME EN ÉTAT DE PÉCHÉ MORTEL

 

l'enfer
l’enfer

CONSIDÉREZ que l’âme innocente est la demeure de Dieu, elle devient par la sainte Communion la demeure toute particulière de Jésus-Christ. « Ce n’est pas moi qui vis, s’écrie saint Paul, mais c’est Jésus qui vit en moi ». Oui, Jésus est chez lui. c’est là qu’il trouve ses délices et demande à rester toujours.

Or, commettre un péché un péché mortel, rester volontairement dans cet état, c’est admettre le démon dans notre âme, c’est l’en constituer le maître à la place de Jésus, qui sort aussitôt, chassé honteusement, et en s’écriant : « A qui m’as-tu comparé ? Qu’as-tu mis dans la balance contre moi ? »

Et pendant que le mal enchaîne cette pauvre âme et en fait son esclave, Jésus se tient à la porte, frappe amoureusement et exhale ces plaintes : « Qu’ai-je dû faire pour toi que je n’aie pas fait ? Tu étais une belle vigne que j’avais plantée de mes mains, et tu n’as eu pour moi qu’amertume. J’ai répandu pour toi mon sang jusqu’à la dernière goutte, et quel profit en as-tu retiré ? Je t’ai nourri de ma propre chair, et tu m’a méprisé, persécuté, trahi. O vous tous qui passez dans le chemin de la vie, considérez donc et voyez s’il est
une douleur comparable à celle que ressent mon Cœur d’une semblable ingratitude ! Âme coupable, si tu savais le don de Dieu ! si tu savais qui je suis et ce que je donne à ceux qui m’ouvrent leur cœur ! »

— Non, répond cette âme pécheresse, non, je ne veux pas que tu règnes sur moi.

— O ciel ! quel sujet d’angoisse pour la tendresse de Jésus ! « N’y aura-t-il personne, s’écrie-t-il, qui veuille compatir et prendre part à ma douleur, dans l’état où les pécheurs me mettent, surtout à présent ? »

A ces cris de détresse, répondons, par des cris d’amour et de réparation. Venons en aide à Notre-Seigneur ; par nos prières, par nos aumônes et nos communions, convertissons les pécheurs. Sainte Thérèse ne cessait de prier pour eux ; elle demandait toujours des âmes à Jésus-Christ, et nous lisons dans sa vie qu’un jour, où elle priait avec plus d’ardeur, elle jeta un cri si puissant, un soupir si brûlant du fond de son cœur, que Jésus en fut touché et lui révéla que par sa prière elle venait de sauver six mille âmes, qui lui devraient leur salut et qu’elle verrait un jour dans les cieux !

Demandons aussi des âmes au Cœur-Sacré de Jésus ! Si nous pouvons seulement en gagner une, une seule, la nôtre sera aussi sauvée et nous consolerons le Cœur de Jésus. Quel bonheur ! quelle récompense ! Des âmes, ô mon Dieu ! donne-moi des âmes, et garde tout le reste : Père saint, regarde la face de Jésus, Et des pauvres pécheurs, fais autant d’élus !

PRIÈRE

Pardon, Seigneur Jésus, pour tant de chrétiens qui méconnaissent ton amour, refusent de te servir et méprisent tes commandements et ceux de ton Église. Pardon, pour tant de pécheurs qui restent volontairement dans leur triste état. Oublie leur insensibilité, leur ingratitude ; ouvre ton Cœur adorable et laisse s’en échapper des flots de grâces, do miséricorde et de pardon. Ainsi soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Léon XIV appelle les dirigeants à dépasser la peur et à agir

Léon XIV appelle les dirigeants à dépasser la peur et à agir

Le dixième Sommet mondial autrichien s’ouvre ce mardi 16 juin à Vienne en Autriche. Organisé par la Schwarzenegger Climate Initiative, ce rendez-vous annuel est consacré à la protection du climat, à l’innovation et aux solutions durables. Dans un message vidéo, le Pape Léon XIV souhaite que ce sommet «porte ses fruits en favorisant le dialogue si nécessaire à la recherche de solutions efficaces pour protéger le merveilleux don de la création».

«La durabilité, l’écologie intégrale et la sauvegarde de la création sont des préoccupations depuis plusieurs décennies». L’Église a toujours été consciente que la question écologique comporte une dimension morale.  La crise environnementale «n’est pas un problème isolé, mais plutôt l’aspect écologique de la crise socio-économique contemporaine». (encyclique Magnifica humanitas)

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MESSAGE VIDÉO DU PAPE LÉON XIV

À L’OCCASION DU 10E ANNIVERSAIRE

DU SOMMET MONDIAL AUTRICHIEN

[Palais de la Hofburg, Vienne – 16 juin 2026]

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Je suis heureux de saluer tous ceux qui participent au Dixième Sommet Mondial Autrichien. Le développement durable, l’écologie intégrale et la sauvegarde de la création sont des préoccupations depuis de nombreuses décennies.

L’Église a toujours été consciente que la question écologique comporte une dimension morale. En effet, la crise environnementale « n’est pas un problème isolé, mais bien l’aspect écologique de la crise socio-économique contemporaine » (Magnifica Humanitas, 43).

Dans vos efforts pour répondre à la crise actuelle, je vous encourage à garder à l’esprit ce contexte plus large et je vous propose trois thèmes, fondés sur les vertus chrétiennes de foi, d’espérance et de charité, qui, je l’espère, pourront éclairer les travaux de votre Sommet.

Permettez-moi de commencer par la foi. Si, pour certains, la foi peut sembler n’avoir que peu à apporter aux questions de changement climatique et de protection de l’environnement, la dimension religieuse est en réalité essentielle pour aborder ces enjeux de manière adéquate.

Ceux qui croient que notre monde a été créé par Dieu et qu’il est intrinsèquement bon sont appelés à assumer une responsabilité encore plus grande envers la création, car c’est l’exigence de leur foi. « Vivre notre vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est essentiel à une vie vertueuse ; ce n’est pas un aspect optionnel ou secondaire de notre expérience chrétienne » (Pape François, Laudato Si‘, 217).

De plus, les croyants de nombreuses traditions conçoivent la « création » comme un don divin. De même, diverses religions affirment que la vie est sacrée et doit donc être respectée. On peut donc dire que la foi religieuse renforce le désir général de protéger la vie et de prendre soin de la nature.

Cette perspective souligne les fondements éthiques profonds que j’ai mis en lumière dans mon encyclique Magnifica Humanitas, récemment publiée : l’égale dignité de tous les êtres humains et la valeur des droits fondamentaux.

Ces deux principes peuvent être pleinement garantis par la mise en œuvre effective des principes du bien commun, de la destination universelle des biens, de subsidiarité, de solidarité et de justice sociale (cf. Magnifica Humanitas, p. 51-81). Il convient de les considérer collectivement, afin de mettre en évidence leurs liens et leur complémentarité (ibid., p. 46).

Ces enjeux essentiels, tant personnels que sociaux, sont intimement liés à la crise climatique, qui, comme je l’ai dit, est une manifestation – et une manifestation cruciale – de la crise socio-économique plus vaste. En effet, sans une prise en compte de ces enjeux, aucune solution technique de protection de l’environnement ne pourra atteindre son objectif.

Dans cette perspective, il est impératif d’accorder une attention particulière aux plus pauvres et aux plus vulnérables à la dégradation de l’environnement. Je vous encourage à les placer au cœur de vos préoccupations lors de l’évaluation, de la planification et de la mise en œuvre de projets potentiels.

Ceci m’amène au deuxième thème : l’espoir. Face à la dimension mondiale des défis actuels, il est clair que de nombreuses personnes sont préoccupées. On constate en effet une prise de conscience croissante du fait que la paix est menacée par le manque de respect de la création, le pillage des ressources naturelles et la dégradation progressive de la qualité de vie due aux changements climatiques.

Ces défis exigent une coopération internationale, ainsi qu’un multilatéralisme cohérent et tourné vers l’avenir, afin de trouver des solutions efficaces. »

Copyright © Dicastère de la Communication – Libreria Editrice Vaticana

Texte traduit et proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS SEIZIÈME JOUR

Cinquième désir du Cœur de Jésus : LA PROPAGATION DE LA DÉVOTION AU SACRÉ-CŒUR.

Acte de consécration au Sacré-Cœur de Jésus, par Sainte Marguerite-Marie Alacoque
Acte de consécration au Sacré-Cœur de Jésus, par Sainte Marguerite-Marie Alacoque

« NOTRE-SEIGNEUR, dit la Bienheureuse Marguerite-Marie, m’a découvert des trésors de grâces et d’amour pour les personnes qui se consacrent et se sacrifieront à rendre et à procurer à son Cœur tout l’amour et toute la gloire qui sera en leur pouvoir, mais des trésors si grands qu’il m’est impossible de les exprimer !…

Notre-Seigneur m’a fait voir encore que les noms de quantité de personnes étaient écrits dans son Sacré-Cœur, à cause du zèle qu’elles ont pour le faire aimer et honorer, et que pour cela ils n’en seront jamais effacés ! »

— Ces vifs désirs et ces magnifiques promesses du Cœur de Jésus excitaient au plus haut point le zèle de la Sœur de Paray-le-Monial. Il n’est pas possible de raconter tous les efforts, la généreuse persistance de son empressement à propager le culte du Sacré-Cœur. Elle en vint jusqu’à faire le vœu de ne rien refuser de ce qui se présenterait à embrasser et à souffrir, pour populariser cette dévotion.

Voici les belles paroles qu’elle écrivait à l’une de ses supérieures : « Quelles jouissances pour moi, que le Sacré-Cœur de mon divin Maître soit connu, aimé, glorifié ! Je ne respire que pour cela, il n’y a rien que je ne voulusse endurer pour faire régner Jésus-Christ dans toutes les âmes ; ‘ même les peines de l’enfer, sans le péché, me seraient douces. O Dieu ! qu’il m’est bien plus agréable et que j’aime mieux souffrir pour vous faire connaître et aimer, que d’être au nombre de vos Séraphins ! »

Quel zèle ! quel dévouement ! Travaillons, nous aussi, selon notre pouvoir, à propager autour de nous la dévotion au Cœur de Jésus. Voici deux moyens qui sont à la portée de tout le monde. Le premier, c’est la prière.

Demandons souvent à Dieu le Père qu’il fasse honorer dans tout l’univers le Cœur de son Fils bien- aimé ; ce Cœur qui lui a procuré plus de gloire que tous les Saints et tous les Anges ensemble. Redisons sans cesse cette belle oraison jaculatoire : Que partout soit connu et aimé le Cœur de Jésus !

— Le second moyen est d’engager les personnes que nous fréquentons à embrasser cette dévotion, en leur en faisant connaître l’objet et les avantages. Un mot dit avec prudence et conviction, une parole pleine d’à-propos et inspirée par la charité, suffira pour gagner des cœurs au Cœur de Jésus.

Si le feu du divin amour embrasait nos âmes, comme nous saurions communiquer aux autres l’ardeur de nos sentiments ! « Si nous n’avons pas de zèle, dit saint Augustin, c’est parce que nous n’avons pas d’amour. »

Oui. je serai, Seigneur, ton intrépide Apôtre ; Et je mettrai ma’ gloire à procurer la tienne !

PRIÈRE

O Jésus, ô Cœur infiniment aimable et infiniment saint ! à quoi devons-nous consacrer notre vie, sinon à te faire connaître ? T’aimer, Seigneur, n’est pas assez pour nous ; nous voulons te faire aimer. Nous désirerions posséder tous les cœurs, pour les déposer sur le tien. Donne-nous le zèle d’un apôtre, et, en publiant tes bontés, nous sauverons les âmes rachetées au prix de ton sang. Ainsi soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Acte de consécration au Sacré-Cœur de Jésus (page 2)

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