Léon XIV clôt le Jubilé en invitant l’Église
à diffuser le parfum de la vie

À l’occasion de la solennité de l’Épiphanie du Seigneur, Léon XIV a fermé la Porte Sainte de Saint-Pierre, la dernière encore ouverte parmi les basiliques papales de Rome, clôturant ainsi officiellement l’Année Sainte. «Cette Porte Sainte se referme, mais la porte de ta miséricorde ne se fermera jamais», «afin qu’à la fin de notre pèlerinage terrestre, nous puissions frapper avec confiance à la porte de ta maison et goûter les fruits de l’arbre de vie».
Le Pape met en garde contre la violence qui tente de s’emparer du Royaume de Dieu et contre «l’économie faussée» qui tire profit de tout. Il exhorte à rechercher la paix et à ne pas transformer les lieux sacrés en monuments, mais à y diffuser «le parfum de la vie».
«Chaque fois qu’il s’agit des manifestations de Dieu, l’Écriture Sainte ne cache pas ce genre de contrastes: joie et trouble, résistance et obéissance, peur et désir» «Oui, les Mages existent encore. Ce sont des personnes qui acceptent le défi de risquer chacun son propre voyage, et qui, dans un monde tourmenté comme le nôtre, repoussant et dangereux à bien des égards, ressentent le besoin d’aller, de chercher».
«C’est un Dieu qui peut nous troubler, car il ne reste pas immobile entre nos mains comme les idoles d’argent et d’or: il est au contraire vivant et vivifiant, comme cet Enfant que Marie a trouvé dans ses bras et que les Mages ont adoré».
Mais, les cathédrales, les basiliques, les sanctuaires doivent «diffuser le parfum de la vie, l’impression indélébile qu’un autre monde a commencé». «Demandons-nous: y a-t-il de la vie dans notre Église? Y a-t-il de la place pour ce qui naît? Aimons-nous et annonçons-nous un Dieu qui remet en route?»
«Combien il est important que ceux qui franchissent la porte de l’Église sentent que le Messie vient de naître, qu’une communauté née de l’espérance s’y rassemble, qu’une histoire de vie s’y déroule!» «Le Jubilé est venu nous rappeler qu’il est possible de recommencer, et même que nous n’en sommes qu’au début, que le Seigneur veut grandir parmi nous, qu’il veut être Dieu-avec-nous».
La joie de l’Évangile «libère», «rend prudent», certes, mais aussi «audacieux, attentif et créatif; elle suggère des voies différentes de celles déjà empruntées». Elle suggère les voies de Dieu, bien différentes de celles du monde: «Ses voies ne sont pas nos voies, les violents ne parviennent pas à les dominer, et les puissants de ce monde ne peuvent les bloquer».
«Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le royaume des Cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer» (Mt 11,12), qui ne peut «ne pas nous faire penser aux nombreux conflits par lesquels les hommes peuvent résister et même agresser la Nouveauté que Dieu réserve à tous».
«Autour de nous, une économie faussée tente de tirer profit de tout». «Nous le voyons: le marché transforme en affaires même la soif humaine de chercher, de voyager, de recommencer». «Si nous ne réduisons pas nos églises à des monuments, si nos communautés sont des foyers, si nous résistons ensemble aux flatteries des puissants, alors nous serons la génération de l’aurore».
«Marie, Étoile du matin, marchera toujours devant nous! En son Fils, nous contemplerons et servirons une humanité magnifique, transformée non pas par des délires de toute-puissance, mais par Dieu qui, par amour, s’est fait chair».
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Textes présentés par l’Association de la Médaille Miraculeuse

