Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

le chrétien doit dire non au mal et oui au bien

Ce dimanche 12 août, place St Pierre à Rome, plus de 70 000 jeunes d’Italie étaient rassemblés pour la conclusion d’un pèlerinage organisé en vue du prochain synode qui leur sera consacré en octobre. Les jeunes ont prié l’Angélus avec le Pape François, qui les exhortés avec force et insistance à dire «non» au mal et «oui» au bien.

Le Saint-Père a centré sa courte catéchèse sur ces paroles de St Paul, entendues lors de la seconde lecture de ce dimanche : «n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, qui vous a marqués de son sceau en vue du jour de votre délivrance » (Ep 4, 30).

Qu’est-ce renoncer au mal?

Pour ne pas l’attrister, Lui que nous avons tous reçu par notre Baptême et notre confirmation, il est nécessaire de vivre «de manière cohérente et sans hypocrisie» avec les promesses de ces deux sacrements : la renonciation au mal et l’adhésion au bien.

Renoncer au mal, «c’est dire non» aux tentations, au mal, au péché, à cette culture de mort qui nous environne et nous fait miroiter un bonheur fallacieux et illusoire.

Pour vivre de cette vie nouvelle donnée par le baptême, l’apôtre Paul nous enjoint à enlever «amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes, ainsi que toute espèce de méchanceté» de notre cœur. «Ces six vices bouleversent la joie de l’Esprit, empoisonnent le cœur et portent à proférer des insultes contre Dieu et son prochain».

«Il est bien de ne pas faire le mal, mais il est mal de ne pas faire le bien.»

Cependant, le chrétien ne peut se satisfaire de ne pas faire le mal. Cela ne suffit pas, il faut adhérer au bien.

«Nous entendons souvent certains dire : ‘je ne fais pas de mal à personne’. D’accord, mais est-ce que tu fais le bien ? Combien de personnes ne font pas de mal, mais ne font pas de bien non plus, et leurs vies coulent dans l’indifférence, dans l’apathie, dans la tiédeur».

Cette attitude est contraire à l’Évangile, contraire même à la nature passionnée et courageuse des jeunes. «Il est bien de ne pas faire le mal, mais il est mal de ne pas faire le bien», a affirmé François, faisant répéter aux jeunes à plusieurs reprises cette phrase attribuée au saint chilien Albert Hurtado.

«Tout le monde est responsable du bien qu’il pourrait faire et qu’il n’a pas fait. Il ne suffit pas de haïr, nous devons pardonner ; il ne suffit pas d’être rancunier, nous devons prier pour nos ennemis ; il ne suffit pas de ne pas être une cause de divisions, nous devons apporter la paix là où elle n’existe pas ; il ne suffit pas de ne pas dire du mal des autres, nous devons interrompre quand nous entendons quelqu’un qui parle mal. Si nous ne nous opposons pas au mal, nous le nourrissons tacitement. »

Car le mal ne demande qu’à proliférer et à se répandre là où manquent des chrétiens audacieux capables de s’opposer à lui avec courage.


© Copyright – Libreria Editrice Vaticana

Les idoles donnent l’illusion de la liberté mais nous rendent esclaves

Lors de l’audience générale de ce mercredi matin, le Pape François est revenu sur le thème des idoles, dans le cadre de sa série de catéchèses sur les Dix commandements.

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 8 août 2018


Frères et sœurs, nous approfondissons aujourd’hui le thème de l’idolâtrie avec l’idole par excellence, le veau d’or. Dans le désert, lieu où règnent la précarité et l’insécurité, alors que Moïse tarde à redescendre de la montagne, le peuple demande un dieu visible pour pouvoir s’identifier et s’orienter. Car la nature humaine, pour fuir la précarité, cherche une religion « à faire soi-même ».

Nous comprenons ainsi que l’idole est un prétexte pour se placer au centre de la réalité, en adorant les œuvres de ses propres mains. De fait, le peuple obtient d’Aaron un veau d’or, symbole de la richesse et de tous les désirs qui donnent l’illusion de la liberté mais qui asservissent l’homme en réalité.

Tout vient de l’incapacité à faire confiance à Dieu, à placer en lui notre assurance, à lui laisser donner une vraie profondeur aux désirs de notre cœur. Or, quand on accueille le Dieu de Jésus-Christ, on découvre que la reconnaissance de notre faiblesse n’est pas un malheur mais la porte par laquelle entre le salut de Dieu qui nous permet de refuser les idoles de notre cœur.

Ainsi, en Jésus-Christ, visage du vrai Dieu, notre fragilité n’est plus une malédiction mais le lieu de la rencontre avec le Père et la source d’une nouvelle force venue d’en haut.

Je souhaite que cette période estivale nous aide à tourner notre regard vers le Christ crucifié qui a pris jusqu’au bout notre précarité pour la combler d’amour et de force. Que le Seigneur nous aide ainsi à refuser les idoles de notre cœur. Que Dieu vous bénisse !


© Copyright – Libreria Editrice Vaticana

Les condoléances du Pape François après le séisme en Indonésie

Le Pape a fait envoyer un télégramme ce lundi 6 août aux autorités ecclésiales d’Indonésie, où un tremblement de terre de magnitude 6,9 sur l’échelle de Richter a tué au moins 98 personnes dimanche soir (et bien plus en fait), endommageant des milliers de bâtiments.

Apprenant avec «grande tristesse» les pertes en vie humaine et les destructions massives de biens causées par le séisme, il a exprimé sa «profonde solidarité» à tous ceux qui ont été touchés par «la tragédie». Le Pape a dit prier en particulier «pour le repos des personnes décédées, pour la guérison des blessés et la consolation de tous ceux qui pleurent la perte de personnes bien aimées».

Il encourage également les autorités civiles et tous ceux qui sont en train d’œuvrer pour trouver des survivants et porter secours aux victimes du désastre. Il invoque enfin la consolation et la force divine sur tout le peuple d’Indonésie .

Ce lundi 6 août en Indonésie, les équipes de secours indonésiennes ont évacué plus de 2 000 touristes de petites îles touristiques proches de celle de Lombok, où des sauveteurs sont à la recherche de survivants dans les décombres de maisons, mosquées et écoles détruites, au lendemain du séisme qui a tué au moins 98 Indonésiens.

Le tremblement de terre  a eu lieu une semaine après un autre séisme qui avait provoqué la mort d’au moins 17 personnes dans le pays.


© Copyright – Libreria Editrice Vaticana