Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

se confesser, sans cacher nos péchés

25-10-2013 source : Radio Vatican

reconciliationAvoir le courage devant le prêtre qui nous confesse d’appeler nos péchés par leur nom, sans les cacher. L’homélie de ce vendredi matin, lors de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Saint Marthe, a été consacrée entièrement par le Pape François au sacrement de réconciliation. Se confesser, c’est aller à la rencontre de l’amour de Jésus avec la sincérité et la transparence des enfants, en accueillant la grâce sans honte.

« Se confesser face à un prêtre, c’est important parce que se confesser tout seul devant Dieu, c’est comme se confesser par e-mail. Dans ce cas, Dieu est lointain, je dis les choses et il n’y a pas de face à face, les yeux dans les yeux. » Le Pape François, partant des lectures de la liturgie du jour, a voulu parler de la confession, rappelant que « Saint Paul, dans l’épître aux Romains, confesse ses fautes à ses frères face à face ». « Certains chrétiens déclarent : « Moi je vais me confesser ». « Mais ils confessent tout un tas de choses abstraites, un peu en l’air, qui ne sont pas concrètes ». « Et alors c’est comme ne pas se confesser, car confesser nos péchés ce n’est pas comme aller chez le psychiatre, ni dans une salle de torture : c’est dire au Seigneur : ‘Seigneur je suis un pécheur, et je suis un pécheur pour telle chose, et telle autre chose ». « La confession des péchés faite avec humilité, voilà ce que l’Église nous demande à tous ». « Et pour se confesser, on va vers notre frère, notre frère prêtre, et on se confesse de manière concrète, comme le faisait Saint Paul ».

la logique de l’avant et de l’après

25-10-2013 source : L’Osservatore Romano

Il faut entrer dans la «logique de l’avant et de l’après» pour ne pas devenir des «chrétiens tièdes» ou «à l’eau de rose», voire même hypocrites. C’est avec cette expression suggestive que le Pape François, au cours de la Messe célébrée jeudi matin, 24 octobre, dans la chapelle Sainte-Marthe, a reproposé l’attitude avec laquelle les chrétiens doivent s’approcher du mystère du salut accompli par Jésus.

La référence initiale a été la lettre aux Romains (6, 19-23), dans laquelle saint Paul  «cherche à nous faire comprendre ce mystère si grand de notre rédemption, de notre pardon, du pardon de nos péchés en Jésus Christ». L’apôtre avertit qu’il n’est pas facile de comprendre et d’entendre ce mystère. Pour nous aider à le comprendre, il utilise «la logique de l’avant et de l’après: avant Jésus et après Jésus», comme cela est résumé dans le chant à l’Évangile de la liturgie du jour (Philippiens 3, 8).

Cette foi «nous devons la ré-assumer et la mener de l’avant avec notre manière de vivre. Et vivre en chrétiens signifie mener de l’avant cette foi en Christ, cette re-création. Mener de l’avant les œuvres qui naissent de cette foi. L’important est la foi, mais les œuvres sont le fruit de cette foi: menez de l’avant ces œuvres pour la sanctification. Voilà: la première sanctification qu’a faite le Christ, la première sanctification que nous avons reçue dans le baptême, doit croître, doit aller de l’avant».

En réalité, «nous sommes faibles et tant de fois nous commettons des péchés». Cela signifie-t-il que nous ne sommes pas sur la voie de la sanctification? «Oui et non».  «Si tu t’habitues à une vie un peu comme ça et que tu dis: “Je crois en Jésus Christ, mais je vis comme je veux”», alors «cela ne te sanctifie pas, cela ne va pas bien, c’est un contre-sens». Mais «si tu dis: “Moi oui, je suis pécheur; je suis faible”» et que «tu vas toujours vers le Seigneur et dis: “Seigneur, tu as la force, donne-moi la foi; tu peux me guérir”» à travers le sacrement de la réconciliation, alors «nos imperfections aussi s’insèrent sur cette voie de sanctification».

Il y a donc toujours cet avant et après: «Avant, l’acte de foi. Avant l’acceptation de Jésus Christ qui nous a re-créés avec son sang, nous étions sur la voie de l’injustice ; après, nous sommes sur la voie de la sanctification, mais nous devons la prendre au sérieux». Cela signifie faire «des œuvres de justice». Tout d’abord adorer Dieu; et ensuite «faire ce que Jésus nous conseille: aider les autres, donner à manger aux affamés, donner à boire aux assoiffés, rendre visite aux malades, visiter les prisons. Ces œuvres sont les œuvres que Jésus a faites dans sa vie, des œuvres de justice, des œuvres de re-création. Quand nous donnons à manger à un affamé, nous re-créons en lui l’espérance et de même avec les autres. Mais si nous acceptons la foi et ensuite nous ne la vivons pas, nous sommes seulement chrétiens, mais en souvenir: oui, oui j’ai été baptisé, c’est la foi de mon baptême, mais je vis comme je peux».

Si on ne prend pas au sérieux cette sanctification, on devient «des chrétiens tièdes: oui oui, non non non… C’est un peu comme le disaient nos mères, des chrétiens à l’eau de rose: un peu comme ça, un peu de vernis chrétien, un peu de vernis de catéchèse, mais à l’intérieur il n’y a pas de véritable conversion, il n’y a pas cette conviction de Paul: j’ai accepté de tout perdre, je considère tout comme déchets, afin de gagner le Christ, et d’être trouvé en lui».

Marie modèle de foi charité union au Christ

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 23 octobre 2013
condensé


Année-de-la-foi-2012-13Marie est image et modèle de l’Église. Elle est un modèle de foi car elle a toujours vécu immergée dans le Mystère de Jésus, elle a été son premier et son plus parfait disciple. Du « oui » de l’Annonciation, où sa foi reçoit une lumière nouvelle, jusqu’à l’heure de la croix, Marie a toujours vécu dans une relation profonde avec son Fils, même dans les évènements les plus ordinaires de la vie. Marie est un modèle de charité. De même qu’elle porta à Élisabeth et à Zacharie la joie de la présence de Jésus, Marie nous donne son Fils, et avec lui son amour, sa paix sa joie. Il en est ainsi de l’Église qui annonce l’Évangile et porte aux hommes la charité du Christ. Enfin, Marie est modèle d’union au Christ, union qui culmine au Calvaire. C’est l’obéissance à la volonté du Père, telle que l’a vécue Marie, qui donne la victoire sur le mal et sur la mort.

Je salue cordialement les pèlerins francophones, particulièrement le pèlerinage du diocèse d’Angoulême, avec son Évêque Mgr Dagens, ainsi que les paroisses et les jeunes venus de France, de Suisse et de Belgique. Frères et sœurs, comme Marie, soyons toujours unis à Jésus, dans les joies comme dans les peines, et ayons à cœur de communiquer son amour et sa joie tout autour de nous.  Bon pèlerinage.

© Copyright – Libreria Editrice Vaticana