Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Trouvera-t-il la foi sur la terre ?

Le Fils de l’homme trouvera-t-il la foi sur terre ?

Dans l’évangile de ce 29ème dimanche ordinaire, cette question vient juste après la parabole de la veuve importune, elle nous montre que la foi est une question de confiance et de persévérance, et c’est la prière qui l’exprime.

Le Christ veut « montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager ». Si la prière a un sens, elle doit être profondément motivée. Pour la veuve, c’est de lui rende justice. Mais pour nous, qu’est-ce qui motive notre prière ? L’habitude ? La recherche d’un meilleur confort, d’une plus grande facilité pour vivre le jour ?

Un véritable acte de foi est à faire lorsque nous prions. « C’est lorsque tu seras parvenu, dans ta prière, au‐dessus de toute autre joie, qu’enfin en vérité tu auras trouvé le vrai sens de la prière ». (Un disciple d’Origène, IIIe siècle) Que notre prière soit un véritable abandon à Dieu, un acte de foi qui nous décentralise de nous‐mêmes pour mettre Dieu au centre de notre vie !

C’est d’ailleurs la seule façon d’admettre les occasions où nous ne pensons pas être exaucés. Donnons toute la place à Dieu dans notre prière, sachant que l’absence de réponse spontanée de sa part prépare l’acte d’amour plus grand qu’Il nous donnera en temps voulu.

Persévérer est important, sans pour autant le confondre avec s’obstiner. La prière non exaucée, il faut savoir la remettre en question et nous remettre en question. Là aussi, l’abandon à Dieu est un bon critère pour savoir si nous sommes en droit d’insister, pour savoir si ce sont nos exigences que nous présentons à Dieu ou bien la mise en lumière de sa volonté.

A l’approche de la Toussaint, n’hésitons pas à solliciter nos saints patrons, chargés d’intercéder pour nous auprès de Dieu, – et bien sûr notre Sainte Mère Marie par excellence, – pour qu’ils interprètent exactement nos demandes, tout en remplissant nos cœurs de la présence de Dieu. Ainsi, le Christ à défaut de trouver la foi sur la terre, la trouvera-t-il au moins dans nos cœurs.

les deux extrémités de l’existence

18-10-2013 source : Radio Vatican

Moïse, Jean-Baptiste, Saint Paul. Lors de la messe célébrée ce vendredi matin en la Chapelle de la Maison Saint Marthe, le Pape François a axé son homélie sur trois personnages, en soulignant qu’aucun n’a été épargné par les angoisses mais que le Seigneur ne les a jamais abandonnés. En pensant ensuite à tant de prêtres et de sœurs qui vivent dans les maisons de repos, il a invité les fidèles à leur rendre visite car ils sont de vrais « sanctuaires de sainteté et d’apostolicité ».

Le début de la vie apostolique et le crépuscule de l’Apôtre Paul. Le Pape François s’est inspiré des lectures du jour pour s’attarder sur ces deux extrémités de l’existence du chrétien. Au début de la vie apostolique,  les disciples étaient « jeunes » et « forts » et même « les démons s’en allaient face à leur prédication ». La Première Lecture nous montre par contre Saint Paul à la fin de sa vie. Et le crépuscule de l’Apôtre :

« L’apôtre connaît un début joyeux, enthousiaste avec Dieu en lui, n’est-ce pas ? Mais le crépuscule ne lui a pas été épargné. Et ça me fait penser au crépuscule de l’Apôtre…trois icônes me viennent à l’esprit : Moïse, Jean-Baptiste et Paul. Moïse est le chef du Peuple de Dieu, courageux, il luttait contre les ennemis et il luttait avec Dieu pour sauver le peuple : C’est grandiose! Et puis à la fin, c’est seulement sur le Mont Nébo, il regarde la terre promise mais il ne pouvait pas y entrer. Jean-Baptiste : dans les derniers moments, il n’a pas été épargné par les angoisses ».

Les extrémités de l’existence

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L’Évangile pour tous, j’y crois

<b>l'Evangile pour tous j'y croisSemaine Missionnaire Mondiale (13-20 octobre 2013) : « L’Évangile pour tous, j’y crois ».

Le mois d’octobre est consacré aux Missions. La Semaine Missionnaire Mondiale appelle les catholiques à la prière et au partage, pour soutenir la vie et la mission des Églises locales du monde. Les Œuvres Pontificales Missionnaires en sont chargées.

Leur point de départ  est une jeune laïque, Pauline Jaricot (1799-1862). À l’âge de 17 ans, elle tourne le dos à sa vie aisée et s’associe avec de jeunes ouvrières des usines de son père pour collaborer à la propagation de l’Évangile par la prière et l’animation missionnaire. Après trois années, prenant conscience des nécessités matérielles en « pays de mission », Pauline invente un système ingénieux de collecte. Elle convainc dix personnes de remettre un sou par semaine pour les missions, tout en recrutant dix autres donateurs qui, à leur tour, en trouvent dix chacun et ainsi de suite. L’entreprise fait boule de neige et amasse des sommes considérables pour l’époque.

Trois ans plus tard, la chaîne financière et spirituelle compte 500 membres. Elle devient officiellement l’Association de la Propagation de la Foi le 3 mai 1822. Sa croissance rapide à travers toute l’Europe attire l’attention du Saint-Siège, qui demande à l’accueillir dans ses offices. C’est ainsi que, un siècle après la fondation de l’Association de la Propagation de la Foi, le 3 mai 1922, l’œuvre de la Propagation de la Foi voit le jour. Elle continuera de s’étendre à travers le monde, regroupant trois autres œuvres, pour former les Œuvres Pontificales Missionnaires et se retrouver aujourd’hui dans plus de 120 pays.

Une Journée missionnaire mondiale en 1926

Pour amplifier le travail des Œuvres Pontificales Missionnaires, le pape Pie XI accepta de créer une Journée missionnaire mondiale en 1926 pour qu’elle soit « la fête de la catholicité et de la solidarité universelle ». Cet objectif rejoint l’intuition de départ de Pauline Jaricot : « De la part de tous, selon les possibilités, à tous, selon les nécessités ! ». La journée est fixée à l’avant dernier Dimanche du mois d’octobre. Elle est désormais « célébrée le même jour dans tous les diocèses, dans toutes les paroisses et dans tous les Instituts du monde catholique… et pour demander l’obole pour les Missions » (S. Congrégation des Rites : 14 avril 1926).

En France, depuis plus d’une trentaine d’années, l’animation est étendue à une semaine pour donner plus de visibilité aux activités missionnaires dans les diocèses et permettre aux paroisses de vivre cette semaine, ou au moins cette journée, éventuellement le dimanche précédent le dimanche de la Mission, selon leurs possibilités.

© – conférence des évêques de France