Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Marie nous précède sur le chemin de la foi

Notre-Dame d'AviothComme chrétien, pourquoi est-il si important de rencontrer Marie ?

Il est important de la rencontrer parce qu’elle est comme une maman, qui nous précède sur le chemin de la foi en son fils Jésus, foi qui ouvre à l’Espérance et dilate notre cœur aux dimensions du monde.

Au début de notre pèlerinage auprès de notre mère, la Vierge Marie, peut-être est-il bon de nous rappeler que cette année a été promulguée par le Pape émérite Benoît XVI, Année de la Foi, et je voudrais aujourd’hui vous inviter à la vivre sous le signe de la joie. Cet appel à la joie peut paraître déplacé dans un monde où il y a tant de malheur et de souffrance. Autour de nous, combien de visages tendus et inquiets ? Il est vrai que les difficultés économiques, l’insécurité, les drames familiaux, les soucis de santé et de l’âge … tout cela n’est pas très réjouissant. Alors, on se contente souvent de joies artificielles où le bruit et l’agitation font oublier …. pour un moment. Notre monde manque terriblement de joie, de vraie joie, de joie simple. Le plus grave, peut-être, c’est que nos Églises sont souvent elles-mêmes bien tristes, sans enthousiasme, tiraillées par des problèmes internes.

Et, pourtant, comme chrétiens, nous sommes appelés à être les témoins de la Bonne Nouvelle en Jésus Christ. L’Évangile de l’incarnation est un message de joie et de salut. Comme le prophétise Sophronie : « Ne craint pas, Sion ! Le Seigneur, ton Dieu est en toi … Il y aura en toi sa joie et son allégresse ». La naissance du Sauveur est une source d’immense joie car, en Marie, la joie promise à la fille de Sion trouve son accomplissement.

Il est important que la prière accompagne notre démarche car, sans la prière, l’année de la Foi n’atteindra pas son objectif qui est de fortifier la foi de chacun. Une manière toute simple et accessible à tous est de prier avec Marie le rosaire et, ainsi, de partager sa joie d’être avec Jésus. Voilà une école de la joie toute évangélique : méditer avec Marie les joies de la venue du Sauveur, au-delà de la croix, la grande joie de Pâques et la joie plénière du ciel où Marie nous précède et nous attend auprès de son fils.

Demandons à Marie d’intercéder pour nous pour que, dans la force de l’Esprit Saint, nous puissions grandir dans la foi et que notre joie soit le rempart de notre foi.

« Les bergers découvrirent Marie et Joseph et le nouveau né … Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de l’enfant. Et tous ceux qui les entendirent s’émerveillèrent de ce que les bergers leur avaient dit … Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur ».

L’évangéliste Luc concentre toute notre attention sur le cœur de Marie, celle qui a crû. Elle est le modèle du croyant.

« Ô Marie, Mère de tous les croyants, tu nous précèdes sur le chemin de la foi. Sois notre guide sur la route qui, par Jésus ton fils, mène à Dieu, Notre Père dans la force du Saint-Esprit. »

Homélie Notre-Dame d’Avioth, le 16 juillet 2013 

Ne soyons pas des chrétiens hypocrites

14-10-2013 source : Radio Vatican

Il faut combattre le ‘syndrome de Jonas’ qui nous porte à penser hypocritement que pour nous sauver nos œuvres suffisent. Dans son homélie durant la messe célébrée ce lundi matin en la chapelle de la Maison Sainte Marthe, le Pape a déclaré : « Jonas avait les choses bien au clair à l’esprit: la doctrine c’est cela et c’est cela qu’il faut faire, que les pécheurs se débrouillent, moi je m’en vais. Ceux qui vivent selon ce ‘syndrome’, Jésus les appelle hypocrites, parce qu’ils ne cherchent pas le salut de petites gens, des ignorants et des pécheurs. »

« Et ce ‘ syndrome de Jonas ‘ ne fait pas preuve de zèle pour la conversion des gens, il cherche une sainteté de ‘teinturerie’, belle et bien faite, mais sans ce zèle d’aller annoncer le Seigneur ».

« Tellement de chrétiens, a fait remarquer le Pape, – et il y en a tellement – pensent qu’ils seront sauvés juste par ce qu’ils auront fait, par leurs œuvres. Les œuvres sont nécessaires, mais sont une conséquence, une réponse à cet amour miséricordieux qui nous sauve. Car les œuvres seules, sans cet amour miséricordieux ne servent à rien. Et ce ‘ syndrome de Jonas ‘, justement, n’a seulement confiance qu’en la justice personnelle, dans ses œuvres ».

« Donc, le ‘ syndrome de Jonas ‘, a souligné le Pape, nous pousse à l’hypocrisie, à la suffisance d’être des chrétiens tout propres, parfaits, parce que nous faisons ces œuvres : nous accomplissons les commandements, tout. Mais c’est une sérieuse maladie » !

Marie aide à se laisser surprendre par Dieu

Année-de-la-foi-2012-13Lors de l’Angélus ce dimanche place Saint-Pierre devant près de 100 000 pèlerins, le Pape s’est exprimé ainsi : « Aujourd’hui, à Tarragone , en Espagne, environ cinq cents martyrs ont été béatifiés [dont 28 Filles de la Charité et 14 Prêtres de la Mission], tués pour leur foi au cours de la guerre civile espagnole des années trente du siècle dernier. Louons le Seigneur pour ces courageux témoins et pour implorer leur intercession afin de libérer le monde de la violence. Je remercie tous ceux qui viennent en grand nombre de Rome, d’Italie et de tant de parties du monde pour cette célébration de la foi dédiée à Marie notre Mère. »

Auparavant, il a présidé la messe et l’a terminée par un acte de confiance en présence de la statue de Notre-Dame de Fatima. Une célébration qui marquait le point d’orgue des deux journées mariales organisées à Rome dans le cadre de l’année de la foi. Dans son homélie, le Saint-Père a demandé à la Vierge qu’elle aide les hommes à se laisser surprendre par Dieu. « Dieu nous surprend toujours, il rompt nos schémas, bouleverse nos projets. »

MESSE POUR LA JOURNÉE MARIALE
À L’OCCASION DE L’ ANNÉE DE LA FOI

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Place Saint-Pierre à Rome
Dimanche 13 octobre 2013

Dans le Psaume, nous avons récité : « Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles » (Ps 97, 1).

Aujourd’hui nous sommes devant une des merveilles du Seigneur : Marie ! Une créature humble et faible comme nous, choisie pour être Mère de Dieu, Mère de son Créateur.

En regardant justement Marie, à la lumière des lectures que nous avons écoutées, je voudrais réfléchir avec vous sur trois réalités : La première, Dieu nous surprend ; la deuxième, Dieu nous demande la fidélité ; la troisième, Dieu est notre force.

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